05 février 2010
Pourquoi mes catégories riment comme un alphabet ?

Les blogs réservent parfois de nombreuses surprises. Les pépites comme les richesses ne manquent pas. C'est la magie d'Internet qui permet de s'exprimer au gré de sa personnalité.
Si le design, le choix des couleurs et l'agrémentation des colonnes sont de sérieux indicateurs sur la personnalité du rédacteur, les catégories sont souvent les laissées pour compte de nos amis bloggeurs qui renoncent à les personnaliser.
Ainsi donc ais-je choisi de remédier à cet état de fait en donnant aux miennes la jolie forme d'un alphabet. Un alphabet étudié et personnalisé en fonction du sujet abordé.
- A comme...Aimer ma vie ? Les notes les plus personnelles ou liées à des traits de ma personnalité.
- B comme...Bien s'engager ? Les notes d'humeur sur des sujets d'actualités, les hommages aux personnalités et les prises de position assumées.
- C comme...Changer la prison en France ? Les notes dédiées aux conditions de détention dans les prisons françaises, à la défense de la dignité des personnes incarcérées, loi pénitentiaire et actions de la Justice.
- D comme...Décoder la politique ? Les notes dédiées à la vie politique française et aux décodages d'actualités.
- E comme...Elever la République ? Les notes consacrées à la défense d'une République Laïque ouverte à la diversité de sa société.
- F comme...Foudroyer l'obésité ? Les notes de ma lutte contre l'obésité.
- G comme...Garçonnière & Homosexualité ? Les notes sur l'homosexualité et la lutte pour l'égalité des droits.
- H comme...Habiter Puteaux ? Les notes liées à la vie politico-médiatique d'une ville pas tout à fait comme les autres.
- I comme...Importer le monde ? Les notes de voyages, de découvertes à l'étranger et de l'actualité internationale.
- J comme...Journal d'Europe ? Les notes sur les grands enjeux et le développement de l'Union Européenne.
- K comme...Kyrielle Puteaux Ensemble ? Les notes de la saga de la campagne pour les élections municipales 2008 dont j'ai été l'éphémère directeur de campagne.
- L comme...L'Atelier des Idées ? Les notes publiées par un think-thank local de putéoliens réunis dans l'Atelier des Idées.
...Rupture momentanée de l'alphabet...
- U comme...Université d'Eté Medef 2008 et comme...Université d'Eté Medef 2009 Les notes rédigées lors de ma participation aux débats de ces universités qui se réunissent chaque année à la rentrée.
Vous recherchez une ancienne note ? Consultez le bloc « recherche » dans la colonne de droite.
En route pour de nouvelles aventures ! Je vous l'ai dit, en 2010 c'est promis : va y'avoir du changement !
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03 février 2010
Pourquoi mes « pourquoi » restent mes « pourquoi » ?

Mes pourquoi vont-ils disparaitre ?
Non, bien entendu. Mes « pourquoi » demeurent le fil conducteur de mon blog. Une petite touche personnelle qui me rappelle qu'il ne faut jamais cesser de s'interroger sur le sens des choses, de la vie et de la société dans laquelle nous vivons.
A la manière de Pablo Picasso : « Je ne cherche pas. Je trouve ! ».
Certains posts antérieurs ont disparu ?
Non, aucun post, aucune interrogation, aucune dénonciation n'a disparue. Un proverbe bien trouvé donne la réponse : « Les paroles s'envolent, et les écrits restent ». Si certains écrits cèdent parfois leur place à une récrimination inattendue, ils ne seront pas les victimes du syndrome de la girouette. C'est une preuve supplémentaire que rien n'est gravé dans le marbre, que les circonstances ne sont que des impressions du moment et que seuls, les gens changent.
A la manière de Marcel Mélançon : « Renier son passé, c'est se tronquer. L'assumer en le dépassant fait du destin une destinée ».
Nouvelles catégories ?
De nouvelles catégories sont venues remplacer la longue litanie de mes post au fil des colonnes. Pour les plus observateurs d'entres-vous, cela ne vous aura pas échappé, elles se présentent sous la forme d'un alphabet qui n'aura de cesse de se compléter. Un mot clé précède le sujet concerné et je vais tenter de vous les énumérer ci-après.
A la manière de Patrick Coppens : « Rimez, rimez, il en restera toujours quelque prose ».
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01 février 2010
Pourquoi avoir changé mon blog ?

Les premiers indices du printemps approchant amènent quelques changements. C'est donc en toute logique que depuis le 1er février 2010 mon blog a connu quelques transformations. Changement dans la forme, dans les couleurs et dans la présentation générale. Le fond reste lui inchangé et ma « plume » demeure intacte.
Le printemps est également synonyme d'annonces. Je ne manquerais donc pas de m'en faire l'écho dans un prochain post des variations saisonnières qui interviendront dans ma vie. Et il y en aura ! Pour les inquiets ou autres chroniqueurs mondains friands de nouvelles croustillantes : non, je n'ai pas décidé de prendre ma carte à l'UMP ! Soyez rassurés...
Une longue période de remise en question, de désillusions, de déceptions et de peine s'achève. Le moment est venu d'évoluer vers et sous d'autres cieux. Ces évolutions se moquent de la météo ou du rallongement des journées. Elles dépendent de ce que la vie vous réserve.
Mes « stats » 2009 sont venues me rappeler que je disposais de quelques lecteurs très réguliers, donc, que vous soyez bien ou mal intentionnés à mon égard : un grand merci pour votre fidélité. C'est donc naturellement à ces gentilles groupies que le prochain post s'adresse pour expliquer comment s'y retrouver dans cette nouvelle formule de mon blog.
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28 janvier 2010
Atelier des Idées : Coup de gueule contre les charities business

A lire sur : http://www.atelier-idees.org
Marre, marre, marre de recevoir tous les jours et, généralement le lendemain du jour où j'y ai déjà répondu favorablement, une nouvelle demande d'argent de la part d'un organisme patenté pour s'occuper des autres.
J'ai écrit, dit et redit par téléphone que nous donnions selon nos revenus et que ce n'était pas la peine de nous relancer jusqu'à dix fois par an ; que l'argent consacré à ces relances grevait le budget de l'organisation au lieu d'être employé sur le terrain. J'ai expliqué que cette façon de faire était agaçante, énervante, exaspérante ; qu'elle était perte de temps, d'énergie, de papier. Rien à faire. Au contraire, les envois postaux sont maintenant couplés d'appels téléphoniques pour relancer les heureux bénéficiaires d'un courrier.
Que dire devant cet acharnement, ce déploiement extraordinaire d'énergie épuisant ceux qui en sont l'objet ?
Donner, c'est normal. Donner c'est faire preuve de fraternité, de solidarité. Ca peut aussi être se dédouaner de toute responsabilité subsidiaire.
Ne pas donner tous les mois aux vingt-cinq organismes qui nous sollicitent plusieurs fois par an est culpabilisant, inhumain, égoïste et tout ce que vous voudrez.
Je ne fais pas d'ironie.
Je suis simplement profondément choquée de recevoir tant de demandes systématiques ; de réaliser, en me retrouvant sur les listes d'organismes dont je n'ai jamais entendu parler, que mon refus de diffusion de mes coordonnées exprimé en cochant la case, a été ignoré par les autres. Mépris du libre arbitre ? De constater que les demandes d'un même organisme peuvent provenir de canaux différents et que, par conséquent, la gestion des fichiers est mal faite et son coût plus élevé.
Je m'effare de la rivalité entre organisations : le samedi du Téléthon, la Croix Rouge vendait des ours en peluche à l'entrée du Monoprix non pour la recherche médicale mais pour financer ses propres besoins en équipement.
Je ne reprends pas la déclaration de Pierre Berger au sujet du Téléthon. Je me dis que la 'Com.' à tout prix et les méthodes de démarchage sans discernement, font de l'Argent la seule mesure de la citoyenneté, de la solidarité, de la fraternité. Et là, il y a matière à réflexion.
Les rapports de la Cour des Comptes sur les Associations soulignent les insuffisances de gestion, le manque de clarté des comptes présentés, l'oubli des objectifs annoncés; ils fustigent les fautives et mettent en avant des orientations précises les incitant fortement à se conforment aux règles énoncées par la Loi.
Ils condamnent les placements dangereux (spéculatifs ?) contraires à une saine gestion financière des dons récoltés. Ils félicitent les Organisations qui ont redressé la barre ou font les efforts nécessaires pour y arriver. Publiés officiellement, ces contrôles éclairent la nécessité absolue d'une gestion rigoureuse : placements sécurisés de l'argent en attente de redistribution, éthique des buts poursuivis, engagement des responsables rémunérés et des bénévoles.
Ils insistent sur la mise en place d'organisations sérieuses à tous points de vue : diminution des charges de fonctionnement, formation des bénévoles, clarté des actions. Ils respectent les particuliers en rendant compte de l'usage fait de leur argent. Ils impliquent le contrôle de l'Etat dans un domaine où il s'engage par les réductions d'impôts (proportionnelles et plafonnées) consenties aux donateurs.
J'admire profondément toutes les personnes qui, pour rendre le monde vivable, consacrent beaucoup de temps à améliorer la vie des plus pauvres dans tous les sens du terme. Je les remercie d'être simplement humaines et fraternelles, capables d'initiatives et d'adaptation dans des conditions parfois difficiles. Mais par pitié que les organisations - et il y en a ! - pensent aussi à ceux qui leur permettent d'exercer l'activité de leur choix.
Deux appels de fonds par an seraient suffisants. Comprenez que le prélèvement automatique n'est souvent pas possible.
Arrêtez de nous bombarder de lettres, d'objets inutiles, d'appels téléphoniques. Je me dis, qu'à force de tirer sur la corde elle finira par se casser et que les vaches ne produiront plus de lait. Ce gaspillage est insupportable alors que nous voulons continuer, grâce à vous, à participer à l'humanisation de la société et du Monde.
Aujourd'hui, Haïti dévasté, « ce coup de gueule » semble bien déplacé. Mais non. Il souligne l'importance des principes d'éthique, de rigueur et de compassion qui sous-tendent les actions humanitaires proches et lointaines. Plus que jamais, les fonds récoltés - dons, argent public - devront être employés avec la plus grande attention et les motifs des interventions analysés.
Les puissances présentes sur le terrain devront œuvrer de concert. Espérons que les informations selon lesquelles le but de leur présence en Haïti serait d'asseoir des influences politiques, économiques et culturelles ne sont qu'attitudes passées, reflets de ce qui a été fait lors de catastrophes similaires passées ...
Haïti, pays éprouvé, pays dévasté, a besoin d'une organisation basée sur la coopération des parties en présence ; d'une aide réellement humanitaire libérée de toute aliénation politicienne.
Utilisée de sorte que chaque Haïtien responsable se retrouve en position d'être acteur de son existence propre et de la reconstruction de son pays, cette aide véritable et durable pourrait alors déboucher sur la Construction d'un pays.
Chaque citoyen aurait, ainsi, la possibilité de participer personnellement et collectivement à cette œuvre de longue haleine et Haïti servirait comme exemple mondial de Développement réussi. Oui, nous le voulons.
Claude Klein
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25 janvier 2010
Pourquoi la politique pénitentiaire reste dans l’impasse ?

Le 18 janvier 2010, Michèle Alliot-Marie, la Ministre de la Justice, a tenu une Conférence de Presse sur la politique pénitentiaire actuellement menée par le Gouvernement.
Lors de ce discours la Garde des Sceaux a précisé les conditions d'application des mesures menées dans le cadre de la lutte contre le suicide, la récidive et la condition pénitentiaire, qu'elle a estimé « porter ses (premiers) fruits ».
Cette appréciation ministérielle n'a toutefois pas manqué de heurter les associations comme Ban Public ou l'Observatoire International des Prisons, qui agissent auprès des détenus et de leurs familles, et qui ont répliqué par un cinglant « indécent ».
Sur le suicide en détention, les associations ne remettent pas en cause les mesures en tant que telle, elles estiment qu'elles ne visent qu'à empêcher les détenus de passer à l'acte mais ne qu'elles ne prennent nullement en compte la souffrance ou les conditions de détention génératrices d'une vague de suicides sans précédent dans les prisons françaises.
Pour s'en convaincre, il suffit de consulter le pointage précis de Ban Public et qui appelle au réveil des consciences : 2007 = 97 décès. 2008 = 118 décès. 2009 = 139 décès.
Depuis le 1er janvier 2010 : 12 détenus ont mis fin à leurs jours (soit un suicide tous les 48 heures).
Par ailleurs, la décision du Ministère de la Justice de confier au Ministère de la Santé la prévention du suicide en prison été bien appréciée. Ceci contribue selon-elles à considérer ce sujet comme un enjeu de santé publique.
Sur la question de la récidive, Michèle Alliot-Marie a confié à Pierre Botton, ancien détenu et acteur d'une énième affaire politico-judiciaire dans les années 90, la responsabilité de mener une étude visant à améliorer les conditions de réinsertion des détenus, ciblant ainsi la lutte contre la récidive.
Enfin, la condition pénitentiaire a été abordée dans son ensemble à travers la création de nouveaux établissements augmentant la capacité d'accueil et la rénovation des cellules les plus vétustes. Ce point là apparait bien plus discutable au moment où un documentaire diffusée début janvier sur France 5 a apporté la preuve que plus il y a de prisons, plus il y a de prisonniers.
La nouvelle Loi Pénitentiaire a été vantée par la Ministre et le site Internet du Ministère de la Justice en fait son focus première page ce mois-ci. Celle-ci a pourtant donné des signes de faiblesse lors de sa discussion au Parlement.
De même que l'on a beaucoup de peine à croire le discours de la Ministre lorsqu'elle prétend qu'un régime de peine personnalisé sera proposé au détenu en fonction de son infraction, que près de 5 heures d'activités seront proposées à chaque détenu ou d'une juste information des détenus en matière de droits et de devoirs. Ces perspectives idylliques sont parfaitement infondées.
- Les détenus n'ont aucun loisir de décider la manière dont ils exécuteront leur peine : l'Administration Pénitentiaire s'en charge pour eux !
- Les activités proposées aux détenus (qu'elles soient lucratives comme un emploi ou récréatives comme le sport ou la lecture) sont placées à la seule discrétion des directeurs des établissements pénitentiaires.
- La juste information des détenus sur leurs droits et leurs devoirs est une hérésie lorsque l'on sait que près de la moitié des détenus français sont d'origine étrangère, et que parmi cette moitié près du tiers comprend peu ou pas du tout notre langue !
Sur ces nombreux points, les associations ne sont pas dupes et comprennent que la France entend apaiser les nombreuses remontrances venues du Conseil de l'Europe ou de l'ONU qui reprochent à notre pays d'héberger ses détenus dans des conditions intolérables. Pourtant, le signal envoyé par le Gouvernement et le Président de la République est très clair : une prison répressive avant tout !
En matière de réglementation pénitentiaire, la France contrevient à 20 règles fondamentales édictées par le Conseil de l'Europe. Au premier titre de celle-ci il suffit de citer : « Règles 9 et 93.1 : les conditions de détention et la manière dont les détenus sont traités doivent être contrôlées par un ou des organes indépendants. ».
Les dossiers comme les peines alternatives ou les conditions de détention (hygiène et salubrité), pourtant essentiels voire cruciaux, sont de nouveau restés sans réponse. Le bout du tunnel n'est pas encore à portée de main...
Article à lire : Prisons de France : l'échec du pays des Droits de l'Homme
Sites à visiter : Ban Public - O.I.P. - Ministère de la Justice
18:37 | Lien permanent | Envoyer cette note
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