24 avril 2013
Pourquoi la lettre à tous les homosexuels qui nous ont précédés ?

C’est à vous, femmes et hommes, homosexuels français de tous les temps qui nous ont précédés ;
C’est à vous, femmes et hommes homosexuels français, qui avez dû assumer, cacher ou protéger votre différence et vos amours durant de si longues années ;
C’est à vous, femmes et hommes homosexuels français, qui durant la seconde guerre mondiale avez été victimes de déportations, de tortures, de mutilations ou d’expériences scientifiques ;
C’est à vous, femmes et hommes homosexuels français, que cette lettre s’adresse et vers qui nos pensées s’envolent au moment où la France, notre pays, vous rend enfin la justice qui vous est due.
Nous, qui vous avons succédé, nous avons observé la lente évolution des mentalités de notre société. Il aura fallu attendre le 27 juillet 1982 pour que l’homosexualité ne soit plus un délit en France. Il aura fallu attendre toujours, 1997 pour que l’OMS retire l’homosexualité de sa liste des maladies mentales. Il aura fallu attendre encore, le 15 novembre 1999 pour que soit adopté le Pacte Civil de Solidarité ouvrant à une timide reconnaissance des couples homosexuels.
Il aura fallu attendre enfin, ce 23 avril 2013 pour que la France reconnaisse une pleine et entière égalité entre les couples et familles hétérosexuels ou homosexuels.

Désormais, la République Française que vous avez aimée, autant que nous l’aimons, reconnaît à tous ses citoyens, tous ses enfants, la Liberté de naître et de demeurer égaux en droits.
La Liberté de ne plus vivre cachés. La Liberté de ne plus se sentir discriminés. La Liberté d’aimer et d’être respectés. La Liberté pour deux femmes ou deux hommes d’élever leurs enfants sans être contraints de justifier une évidence. La Liberté d’être des citoyens soumis aux mêmes devoirs et, désormais, aux mêmes droits que tous les autres.
Cette Loi pour « le mariage pour tous » et l’adoption d’enfants par des couples de même sexe sera, nous l’espérons, le plus bel hommage et la plus grande reconnaissance que nous pouvions vous apporter.
Nous, homosexuels français qui vous avons succédé, nous n’avons pas subi les outrages, les humiliations ou les blessures dans les mêmes termes que les vôtres. Nous nous sommes confrontés aux violences de notre temps.
Nous n’avons pas tout réussi, mais peut-être que ceux qui nous succéderont nous rendront justice à leur tour en se souvenant que nous avons participé et contribué à gommer une non-conformité de l’Histoire.
Notre mission était de faire en sorte que nos enfants, que tous les enfants de la France d’aujourd’hui et de demain, n’aient pas à rougir de leurs propres amours, n’aient pas à renier la différence qui peut être la leur et mieux encore, qu’ils n’aient plus de questions à se poser.
Notre devoir était de ne pas oublier, de ne jamais oublier, de saluer et de remercier toutes les femmes et tous les hommes français homosexuels qui nous ont précédés.
Nous espérons que de là où vous êtes, femmes et hommes français homosexuels de tous les temps, nous avons réussi à vous rendre la fierté dont vous n’avez jamais bénéficié et donné définitivement les moyens de vivre en paix.
La Liberté et l’Egalité dont nous bénéficions en France, aujourd’hui, c’est à vous que nous les devons. C’est la juste récompense de tous les combats que vous avez mené.
23 avril 2013
L'Egalité, fille de la République et de la France...

MARDI 23 AVRIL 2013
La République
offre l'Egalité des Droits
à tous les français

ENFANTS DE FRANCE
Désormais, Aimez-vous
et mariez-vous comme vous voulez !

TOUS DIFFERENTS
TOUS EGAUX


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19 avril 2013
Pourquoi la dernière ligne droite du Mariage Pour Tous ?

14:00 Publié dans Bien s'engager ?, Elever la République ?, Garçonnière & Homosexualité ?, Habiter Paris ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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Pourquoi les "assassins" de la République ?

A ceux de mes amis qui font l'effort de m'écouter, j'avais promis de ne pas réagir, de ne pas parler et de demeurer bâillonné jusqu'à l'adoption définitif du projet de Loi sur le Mariage Pour Tous. Le temps du débat était engagé et il appartenait à ceux qui font la Loi de s'exprimer sur le sujet.
A ceux de mes amis qui me disaient encore à l'automne qu'il n'était pas nécessaire de tergiverser plus longtemps et qu'il était venu le temps de faire voter cette Loi prestement je m'étais opposé en arguant du fait que la République méritait un grand et un beau débat. Je m'étais fourvoyé.
Mes amis avaient raison, j'avais tort. Ils me pardonneront aisément mon égarement du moment, me sachant profondément attaché à la confrontation des idées. Lorsqu'en juillet 2012 j'évoquais la future bataille de France sur la question du Mariage Pour Tous je ne pensais que cela se révélerais être une sinistre prémonition.
Cette période fera date dans l'Histoire de notre pays. Jamais nous n'avions vu et entendu autant de français se battre avec un tel acharnement dans les rues et au Parlement, pour refuser à d'autres français la possibilité d'acquérir plus de droits. La seule fois où des français ont retiré des droits à d'autres français, c'était en 1940. Ces "autres" français étaient des juifs, la France était occupée, l’État avait succédé à la République protectrice.
Lorsque le débat s'est engagé, je ne doutais pas de la détermination des opposants au texte. J'ai pensé qu'il n'étaient pas prêts à tout sacrifier, à tout piétiner et qu'ils préserveraient l'essentiel. Encore une fois j'ai eu tort, les opposants ne nous ont rien épargné et ils ont tout saccagé sous prétexte de s'être laissé débordé par quelques "acharnés".
J'ai toujours assumé d'être différent. J'ai encaissé l'idée d'être désigné coupable d'un comportement déviant. J'ai accepté l'idée que ma demande de pleine égalité soit considérée comme de l'égoïsme boboisé. J'ai avalé amèrement que l'on me soupçonne d'être un pédophile polygame incestueux. Je refuse que l'on m'accuse aujourd'hui d'être un "assassin d'enfant".
Vous, mesdames et messieurs les Parlementaires qui entendez porter la voix des contestataires du moment. Vous, les représentants de cette France soi-disant silencieuse, bien née, saine et digne de foi. Je vous ai écouté. Je vous ai entendu. Je vous ai vu. Certains d'entre-vous sont restés francs et droits quand d'autres se sont laissé aller à tous les excès !
A ces derniers je veux clamer ma part de vérité : sous couvert de défendre vos opinions vous avez sali et insulté les homosexuels, vous avez piétiné des enfants de la République. Vous portez la honteuse responsabilité d'avoir fait de l'homophobie un délit équivalent à une vulgaire variable d'ajustement naturelle. Vous avez souillé le temple de notre démocratie par vos propos outranciers et orduriers.
Vous ne vous êtes pas contentés de porter atteinte à la République, vous l'avez simplement assassinée ! Cela, jamais je ne pourrais vous le pardonner !
Les paroles s'envolent et les écrits restent dit-on. Pourtant, le mardi 23 avril lors du vote solennel à l'assemblée Nationale, si la joie et les larmes l'emporteront sur l'instant, le peu de conscience de ces tristes personnages continuera encore longtemps à les tarauder. Nous serons nombreux à entretenir la flamme de cette mémoire...
La République ne reprend jamais un droit qu'elle accorde.
A la manière de Monique Larue : « Notre vie ne nous suffit pas, le secret de celle des autres nous taraude. »
10:56 Publié dans Bien s'engager ?, Elever la République ?, Garçonnière & Homosexualité ?, Habiter Paris ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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11 mars 2013
Pourquoi le Conclave originel ?

L’élection de l’homme vêtu de blanc -aussi canonique soit-elle- n’a pas toujours été le fruit d’une émanation directe de l’Esprit Saint qui fut lui-même souvent contrarié par les nombreux esprits chagrins des différentes cours européennes.
Bien rares sont les scrutins électoraux qui peuvent se targuer de faire l’objet d’une aura (ou d’une curiosité) aussi importante à travers le monde. Voilà bien une chose que nos amis américains ne sont pas prêts de voler à ce vieux continent qu’est l’Europe...
Le Conclave qui s’ouvre au Vatican au sein de la Chapelle Sixtine et, qui débouchera sur le nom du 266ème successeur de saint-Pierre, demeurera au centre de l’actualité jusqu’à ce que la fumée blanche (et divine ?) s’élève dans le ciel de la ville éternelle.
De manière à lutter contre les ingérences politiques, c’est en l’an 1059 sous le pontificat du pape Nicolas II que la papauté sera réservée aux seuls Cardinaux. Avant cette date, tout chrétien baptisé pouvait accéder au trône pontifical.
Il faudra néanmoins attendre le Concile de Lyon en juillet 1274 sous le pontificat de Grégoire X pour voir la forme de Conclave la plus proche de celle que nous connaissons actuellement. Après une période de près de 3 ans sans pape, les autorités romaines avaient décidé d’emmurer les cardinaux pour les obliger à désigner un Pape. Dans sa Bulle Ubi Periculum, Grégoire X conservera le principe de cet enfermement en y ajoutant d’une part une restriction d’alimentation à du pain, de l’eau et à du vin à partir du 5ème jour de Conclave et, d’autre part, une vie collective sans séparation d’intimité avec obligation de parler à voix haute pour tous les Cardinaux. C’est de là que les fameuses « messes basses » trouvent leur origine.
Le Conclave connaitra des lors quelques modifications à la marge avant d’être définitivement formalisé en 1996 sous le pontificat de Jean-Paul II au travers de la constitution apostolique Universi Domici Gregis.
Ainsi donc, avant l'ouverture du conclave, les cardinaux, qui n'ont pas le droit de voter pour eux, sont appelés à évoquer le futur de l'Église lors de Congrégations générales, pour préparer l'élection du nouveau Pape qui sera élu lorsqu'il aura recueilli les 2/3 des votes. Le matin du premier jour du Conclave est réservé à la célébration de la messe. L'après-midi est consacré à l'entrée en conclave, puis au premier scrutin qui peut être remis au lendemain. Les jours suivants, on organise une session de vote le matin et une l'après-midi. Lors de chaque session, si les résultats d'un premier scrutin ne sont pas concluants, on procède immédiatement à un second scrutin, ce qui peut porter le nombre de scrutins quotidiens à 4. Les bulletins électoraux dépouillés sont à chaque session brûlés dans un poêle.

Après chaque scrutin, les cardinaux communiquent les résultats au reste du monde par l'intermédiaire d'une cheminée, un conduit étant spécialement installé lors du Conclave. Le résultat du vote est annoncé par une fumée noire (vote non concluant) ou blanche (vote concluant).
En cas de fumée blanche, le Conclave prend fin lorsque le pape a répondu favorablement à la question du cardinal doyen « Acceptez-vous votre élection canonique comme souverain pontife ? » (en latin Acceptasne electionem de te canonice factam in Summum Pontificem ?) puis à « De quel nom voulez-vous être appelé ? » (en latin Quo nomine vis vocari ?), le Pape étant finalement proclamé il rejoint la Salle des Pleurs où il peut exprimer ses sentiments devant l’ampleur de la tâche qui lui est confiée, il est drapé dans l’une des trois soutanes blanches provisoire et reçoit l’hommage de déférence de tous les cardinaux.
Le feu est traditionnellement un feu de paille, mouillée s’il faut produire une fumée blanche, ajoutée aux bulletins de vote dans le poêle pour en produire une noire. Depuis le Conclave de 2005, des fumigènes colorants fabriqués par un « poêle électronique » sont utilisés pour éviter les confusions. De plus, on a décidé cette année-là de faire sonner les cloches de Saint-Pierre en accompagnement de la fumée blanche afin d'éviter les hésitations des spectateurs sur la couleur des volutes s’échappant de la cheminée. Le cardinal protodiacre prononce l’Habemus papam depuis le balcon central de la basilique Saint-Pierre.
En la matière, point de pronostic qui tienne, les Cardinaux jurent qu’ils éliront un pape en tenant compte de la manifestation de l’Esprit Saint ! Reste à savoir maintenant de quelle manière ce dernier va se manifester…Mais ça, c’est une autre histoire !
A la manière de saint-Bernard de Clairvaux : « Le Saint-Esprit est le baiser de Dieu ».
17:00 Publié dans Aimer ma vie ?, Importer le monde ?, Journal d'Europe ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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08 mars 2013
Pourquoi ces femmes que nous ne cesseront jamais d’aimer ?

J’ai toujours été un féministe qui s’ignore, surpris de longue date par le fait qu’un pays comme le nôtre dispose d’un Ministère chargé de la condition féminine ou des Droits de la Femme.
Sans doute ais-je toujours considéré les femmes comme strictement égales aux hommes et, trouvé, que cette particularité en vigueur dans le pays des Droits de l’Homme n’était rien d’autre qu’une sinistre anomalie.
Il faut être bien stupide ou être un homme faible d’esprit, pour croire que les femmes n’ont d’autre vocation que d’enfanter ou de tenir le logis propre. En écoutant les gauloiseries et clichés véhiculés par quelques messieurs, je me suis rendu à l’évidence que cette meute de frustrés étaient en réalité effrayés par la force que ces dames ont en elles.
Nous sommes nombreux à penser que si les femmes avaient bénéficié de la place qui leur appartient de droit au cours des siècles, le destin du monde tel que nous le connaissons aurait sans doute était bien différent !
Il ne faut jamais rater une occasion de dire aux femmes, à toutes les femmes, que nous les aimons et que nous les respectons. De dire aux femmes, à toutes les femmes, que sans elles nous ne sommes rien.
En pensant aux femmes d’exception que j’aurais aimé citer en cette journée dédiée, j’avoue mon embarras car elles sont si nombreuses. Je pense naturellement à Christiane Taubira qui a gagné toutes ses lettres de noblesse en défendant bec et ongles une égalité attendue. Et pourtant, je vais innover et sans doute me distinguer quelque peu.

Jeudi 7 mars dans son interview du matin sur BFMTV, Jean-Jacques Bourdin a reçu Latifa Ibn Ziaten, mère d’Imad Ibn Ziaten, militaire et première victime de Mohamed Merah. Son récit personnel et le message qu’elle entend transmettre au travers de son association « Imad, association pour la jeunesse et pour la paix » m’a profondément ému.
Avec dignité et humilité, cette femme, cette maman, a exprimé toute sa fierté pour son fils disparu et appelé tous les parents à leur devoir de responsabilité envers leurs enfants et la société. Sereinement elle lance : « Je suis debout car mon fils et mort debout ! Il a refusé de s’agenouiller et de capituler ».
Latifa Ibn Ziaten est pour moi représentative de ces femmes, de toutes ces femmes, capables de surmonter toutes les faiblesses de l’âme humaine. Cette maman, comme toutes les mamans, apporte la preuve qu’elles sont bien nos égales et que parfois même, elles nous dépassent de loin.
Mesdames, plus qu’hier et bien moins que demain, je suis venu vous dire que nous ne cesseront jamais de vous aimer !
A la manière de Voltaire : « Les faiblesses des hommes font la force des femmes ».
10:00 Publié dans Aimer ma vie ?, Bien s'engager ?, Elever la République ?, Garçonnière & Homosexualité ?, Habiter Paris ?, Importer le monde ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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05 mars 2013
Pourquoi le Peuple des paillettes ?

Toujours à contre courant. Ne jamais se laisser enfermer par la pensée du moment. Ne jamais céder à la facilité. Voilà bien quelques raisonnements bien sentis à mettre en pratique en toute occasion. Surtout, lorsque l’on est fils de France, issu d’un Peuple jadis révolutionnaire et désormais tout acquis aux strass et aux paillettes !
Pessimistes par tradition, abandonnés aux esprits chagrins, ces sacrés français soulignent plus que de raison auprès de leurs gouvernants, que le temps de la guillotine n’est pas si loin et que, si celle-ci s’est mutée de lame tranchante en sanction démocratique, ils entendent se faire entendre et geindre comme bon leur semble.
Hier patrie des grands penseurs et de la géniale mégalomanie, la terre de France s’est asséchée lentement, au fil des années, pour nous offrir aujourd’hui une société quelque peu désordonnée. Le Siècle des Lumières s’est fait la belle sans omettre d’éteindre les lumières, toutes les Lumières. Restons gais, il nous reste les paillettes !
Oui, mes chers amis, nous nous devons de reconnaitre que c’est un spectacle bien attristant, bien affligeant, que nous offrons à la lecture du monde. Certains disent que nous nous sommes appauvris, soit. Si c’est d’économie qu’il s’agit, martelons une fois encore que la crise économique ne pouvait épargner notre pays comme le nuage de Tchernobyl le fit en son temps !
Non, bien au-delà de cette simple rigueur matérielle, c’est de moralité et d’intellectualité que nous nous sommes le plus dépouillé. Sommes nous devenus des êtres trop faibles ou assez stupides pour penser que ce la télévision offre chaque jour à notre réflexion serait un reflet réel et direct de la réalité vécue par chacun d’entre-nous ?
Aux audiences surprenantes de certains programmes de téléréalité ou aux commentaires qui les accompagnent sur les forums internet ouverts à la vindicte populaire, comment ne pas être dépité à l’idée qu’il fut un temps où nous nous bornions à demeurer les fiers héritiers d’un phare de la connaissance dignement légué.

Faisons œuvre de réflexion et de responsabilité. Cessons de geindre, de pleurnicher et de nous laisser berner par des sirènes drapées d’une honteuse futilité. Nous ne sommes pas si faibles que cela pour croire à tout ce que l’on entend nous conter.
Peuple des paillettes, le temps est venu de te réveiller pour faire face à toutes tes contrariétés et combattre contre toutes les formes d’adversité !
A la manière d’Eugène Delacroix : « L’adversité rend aux hommes toutes les vertus que la prospérité leur enlève ».
15:51 Publié dans Bien s'engager ?, Décoder la politique ?, Elever la République ?, Habiter Paris ?, Importer le monde ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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