29 juin 2007
Pourquoi ce week-end je serai fier d’être un citoyen comme les autres ?
Demain, samedi 30 juin 2007, c’est la Marche des Fiertés. Je profiterai de cette réunion annuelle, pour revendiquer une fois de plus mon droit à la différence. Pour aimer les autres, il faut s’aimer un peu soi-même.
Demain, comme tous les jours, je serai fier d’être un citoyen engagé, fier d’être français (malgré certaines difficultés), fier de refuser que certains refusent aux autres l’égalité des droits, fier d’être ce que je suis et fier de lutter contre la médiocrité.
La Gay Pride est symbolique. Au-delà des chars, de la musique techno et de milliers d’homosexuels déjantés, il y a ce sentiment que l’on existe et que l’on dispose de sa place, de toute sa place, dans cette société si injuste.
Le thème 2006 était « Egalité pour tous en 2007 ». Un vœu pieux au regard du choix respectable des français à l’occasion de l’élection présidentielle et des législatives. Cette année, le slogan est emprunt d’une grande fermeté : « Egalité : ne transigeons pas ! »
Les priorités définies, sont des causes dans lesquelles je me reconnaît. C’est le sens de mon combat personnel noyé dans un océan d’individualités et d’indifférence. Que m’importe, usons de cette liberté de crier aux yeux du monde la fierté d’être ce que nous sommes
La lutte contre les discriminations
Il s’agit notamment que le principe d’égalité dans l’article premier de la Constitution prenne enfin en compte l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou l’état de santé, de la signature du protocole 12 à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme sur l’interdiction générale de la discrimination…
Le combat contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie
L’Inter LGBT demande une action pour "l’abolition universelle et en toutes circonstances de la répression des minorités sexuelles", d’accorder le droit d’asile aux personnes LGBT persécutées du fait de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre…
La reconnaissance de la diversité des unions
Réforme du PaCS, suppression des différences entre couples mariés et couples pacsés non justifiées par la définition des deux statuts (exemple : droits liés au décès du partenaire), réforme du code civil pour "ouvrir le mariage aux couples de même sexe."
La volonté de réformer la famille
Assurer la non-discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, faciliter les procédures de partage de l’autorité parentale, ouvrir la possibilité d’adopter à tous les couples non mariés, assurer l’égalité d’accès aux procédures de PMA.
Vous aussi, venez rejoindre cette marche des fiertés et dites à celles et ceux qui vous refusent ce droit : nous sommes des citoyens comme les autres. La République du respect et des différences.
Régis Sada
18:49 Publié dans Garçonnière & Homosexualité ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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Pourquoi la trahison est redevenue à la mode ?
2.000 ans d’histoire n’ont rien effacé. Depuis 2.000 ans, Judas porte le sceau de celui qui a trahi.
La trahison désigne le fait d'abandonner, de livrer à ses ennemis ou de tromper la confiance d'un groupe (politique ou religieux), d'une personne (ami, amant, famille) ou de principes.
L'épithète de « traître » a souvent été utilisé à des fins politiques, notamment à l'issue d'une guerre civile ou insurrection, les vainqueurs prenant soin de désigner les vaincus comme traîtres.
L'utilisation politique de ce terme peut être également courante, désignant les personnes d'un camp opposé qui manqueraient supposément à leurs devoirs envers le peuple.
La trahison offre aux hommes une occasion unique de se dépasser soi-même et d’oublier l’essentiel. La trahison permet de renier son père, sa mère, sa patrie ou ses convictions, et pour les plus faibles, de se croire ainsi invincibles.
La trahison est redevenue à la mode dans ce monde moderne qui se cherche mais qui ne se trouve pas. Elle détruit les hommes et la confiance que l’on porte en eux. Elle reste de mauvais augure comme le chemin qui n’amène à rien d’autre que la potence.
12:24 Publié dans Aimer ma vie ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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26 juin 2007
Pourquoi les socialistes-libéraux peuvent survivre au départ de Jean-Marie Bockel ?
L’entrée de Jean-Marie Bockel au Gouvernement en qualité de Secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie a suscité une désorganisation des militants PS engagés derrière lui depuis la présentation de la motion »Pour un parti Social-Libéral » à l’occasion du Congrès de Dijon en 2005.
Si la majorité d’entres-eux ont globalement ont acté une décision strictement personnelle, quelques remous logiques sont venus secouer cette nomination attendue mais non voulue.
Le jour même de la formation du nouveau Gouvernement, François Hollande –premier Secrétaire du PS- n’a pas cru nécessaire de prononcer l’exclusion du Sénateur Maire de Mulhouse, estimant qu’il s’était exclu de lui-même en acceptant son nouveau poste.
Le samedi 30 juin, les militants et sympathisants de Réformisme & Rénovation (Socialistes Libéraux) avaient rendez-vous au Sénat pour transformer leur réseau de pensée en véritable courant socialiste-libéral au sein du Parti Socialiste. La décision de Jean-Marie Bockel a contrarié ce calendrier, poussant les militants socialistes à réfléchir sur leur avenir.
La première option vise à se refonder en un groupe apolitique, ouvert à tous les courants de pensée et soumettant des textes mis à la disposition de tous les « appareils politiques ». Le terme employé est « Think Thank ».
La seconde option vise à se rapprocher du MODEM -voire de l’UMP- pour développer un réseau de centre-gauche collaboratif.
La troisième et dernière option vise à rester proche du Parti Socialiste en conservant l’esprit initial de Réformisme & Rénovation. Ce dernier point est le seul qui retienne mon attention.
Suis-je convaincu que la rénovation du PS peut s’engager dans les cinq prochaines années ? A vrai dire : pas vraiment. Le Conseil National de samedi dernier, les déclarations de divers responsables nationaux et la réélection de Jean-Marc Ayrault à la tête du Groupe Socialiste à l’assemblée Nationale, sonnent comme une véritable douche froide pour tous les militants qui attendent et souhaitent que le PS engage une véritable mutation idéologique.
L’option du « Think Thank » ne me plait guère. Il existe aujourd’hui une quantité de cercles et de groupes de réflexion (politiques ou non) sur des sujets aussi divers que variés. En créer un nouveau viendrai à alimenter un magma déjà conséquent et qui ne dispose d’aucun relais d’influence réelle. Par bonté, il arrive qu’un Ministère ou une personnalité de premier plan consulte ce type de communautés pour obtenir un regard tiers sur un sujet précis. Cela revient à jouer le rôle de passeur de plats : cent qui bossent et un qui en profite.
L’option de rapprochement vers le MODEM, le Nouveau Centre et l’UMP demeure pour moi improbable et d’une malhonnêteté intellectuelle évidente. Au moment même où l’ouverture est devenue un trou béant, cela constituerai un ralliement d’intellectuels de gauche à la politique souhaitée par Nicolas Sarkozy. Si l’on peut reprocher au PS de n’avoir pas su mettre à son profit ses cinq dernières années d’opposition au Parlement et d’avoir toujours préféré l’obstruction systématique à un travail utile de compromis, le but n’est pas de cautionner en totalité une politique qui risque de refroidir nombre de nos compatriotes les plus modestes. Compromis : OUI. Collaboration : NON.
Si j’éprouve de grandes craintes face à un appareil socialiste aussi décrépi dans les idées que certains de ses tenanciers, je crois dans la force de conviction des militants pour transformer un parti qui a encore des choses à dire.
OUI il faut changer les têtes de gondole du Parti Socialiste car elles représentent une génération de femmes et d’hommes qui n’ont pas su faire évoluer leur pensée, leur discours et leur méthode.
OUI il faut transformer le Parti Socialiste en véritable UMP de gauche, dans le sens d’un grand mouvement populaire en prise directe avec les préoccupations des citoyens.
OUI il faut dépoussiérer les logiciels et les dogmes socialistes et les adapter au monde d’aujourd’hui.
OUI le PS n’est pas mort s’il sort de sa logique de motions en la transformant en logique d’écuries présidentielles.
Ce pari d’un PS aussi utile qu’intelligent est tenable, et les militants socialistes qui assument leur vision d’un libéralisme modéré et maitrisé, y ont toute leur place.
Cette place ne sera pas facile à tenir. Car se revendiquer socialiste-libéral implique de subir l’ire, l’hilarité, l’indifférence ou le mépris des caciques du PS. Mais quel crédit donner à des femmes et des hommes qui ont conduit des millions de français dans une impasse idéologique et aux plus grandes défaites électorales de ces dernières années ? Quel crédit donner, à des gens qui n’entendent donner la priorité qu’à des intérêts particuliers ou personnels plutôt que de consacrer leur temps à être à l’écoute des besoins et des attentes des français ?
Les socialistes-libéraux pourront survivre au départ de Jean-Marie Bockel et de certains de ses proches collaborateurs, s’ils conservent leur sens de l’engagement, leur force de conviction et leur besoin d’être utiles aux autres plus qu’à eux-mêmes !
Loyauté ne veut pas dire suzeraineté. Accepter et faire accepter sa différence sans jamais renier ses propres convictions. Etre utile, c’est d’abord penser que l’on n’est jamais seul dans l’adversité, et jamais seul à détenir la vérité. Au PS de Puteaux comme au national, le mépris et l’intolérance ne m’ont jamais effrayé. Ma conviction et ma détermination sont garants de ma liberté de pensée et d’action.
Régis Sada
18:45 Publié dans Décoder la politique ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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22 juin 2007
Pourquoi, même Ségolène Royal, ne croyait pas au programme socialiste ?
« Même Ségolène Royal ne croyait pas au programme du PS » - Libération 22/06/2007 – Matthieu Ecoiffier
Contre-feux. Alors que le procès en responsabilité continue au PS et pourrait faire des étincelles demain au conseil national (le «Parlement» du parti), Ségolène Royal a voulu prendre les devants. Sur France Info, l'ex-candidate s'est plainte hier, d'avoir «dû reprendre dans son pacte présidentiel» le Smic à 1 500 euros et la généralisation des 35 heures. «Deux idées, a-t-elle ajouté, qui étaient dans le projet des socialistes et qui n'ont pas du tout été crédibles . » En clair, si «le travailler plus pour gagner plus» de Nicolas Sarkozy a écrasé les propositions économiques et sociales de Royal, c'est la faute aux archaïsmes socialistes. Et pas la sienne.
«Provocation». Non contente de s'exonérer de cette faiblesse manifeste de sa campagne, Ségolène Royal l'a par ailleurs attribuée à l'aile gauche du PS, rappelant que l'augmentation du Smic était une «idée phare de Laurent Fabius». Réplique du bras droit de l'ex-Premier ministre, Claude Bartolone : «Avoir dit cela, ce n'est pas simplement une erreur, c'est une faute . » Autre représentant de l'aile gauche du parti, le sénateur de l'Essonne, Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé une «provocation consternante» de la part de Royal, «preuve d'une très grande duplicité».
Pour ne pas être clouées au pilori, les troupes de Royal multiplient les contre-offensives. «Il y a eu les chausse-trapes, les coups bas de son propre camp, expliquait récemment Delphine Batho. On a eu quelques mois pour rattraper ce qui n'a pas été fait pendant des années en terme de programme. Malgré l'élan, l'espoir populaire, les gens ont senti que la gauche n'était pas prête à gouverner . » Et les pro-Royal de faire porter le chapeau de cette impréparation à François Hollande, dont l'art de la synthèse aurait «immobilisé» le PS. Gaëtan Gorce, député de la Nièvre , qui a réclamé à plusieurs reprises la démission du premier secrétaire, a annoncé hier qu'il démissionnait du secrétariat national du parti pour «ne pas contribuer à perpétuer» le «système des éléphants». «Ce qui est en cause, ce n'est pas ta personne, mais une méthode de travail, un système dont tu es la clé de voûte et qui paralyse le parti [...], entrave toute perspective de renouvellement», écrit-il dans une lettre à Hollande.
Suite de l’article à lire sur Libération
Il y a des moments dans la vie où l’on se sent seul au monde. Cette introduction sonne à mes oreilles comme une sorte de maxime vis-à-vis de mon scepticisme lors de la première partie de la campagne présidentielle.
Lorsque le projet socialiste à été lancé en interne, j’ai comme tout bon militant rempli mon quota de participation en adressant deux textes à la Commission Nationale sur deux thèmes qui me tiennent particulièrement à cœur : « l’état de la citoyenneté et son devenir » et sur « les conditions de vie des détenus dans les prisons françaises ».
A la conclusion de ce dernier, j’avais choisi de ne pas l’adopter en estimant que ce dernier pouvait être considéré comme un vaste « laxatif », n’avait rien de socialiste et rester très éloigné des besoins et des attentes des français. Il n’en reste pas moins que ce projet global avait reçu l’aval des militants du PS, qui avaient voté comme un seul homme sans même en connaître le contenu.
Dès que Ségolène Royal fut désignée, elle avait clairement affirmé que son pacte présidentiel ne serait pas un copié-collé du projet des socialistes. Les réactions n’avaient pas manqué d’animer les débats internes. Malgré cela, la grande famille socialiste est passée au-dessus de ces considérations pour soutenir « loyalement » celle qui porterait le flambeau pour l’élection présidentielle. Plusieurs points du Pacte Présidentiel avaient laissé ma moue dubitative de socialiste-libéral s’exprimer. La généralisation des 35H00 et le SMIC à 1.500 €, en faisaient partie.
Les 35H00 ont toujours été portés en tête de gondole par le PS, sans jamais accepter d’en assumer les conséquences pour les salariés. Si l’idée de partager le temps de travail était une noble idée à la base, elle a été détournée de son axe par la loi Aubry II qui a permis une désorganisation des plus grandes conventions collectives, a paupérisé dangereusement les conditions de vie des salariés les plus faibles et n’a jamais trouvé sa place au sein des PME. Nous ne parlerons pas de leur application dans le secteur hospitalier où les 35H00 ont créées une situation préoccupante au niveau de l’organisation.
Le SMIC à 1.500 € défendu bec et ongles par la « gauche » du Parti Socialiste, a été présenté comme un juste retour des choses et une chance pour les salariés que l’on peut considérer comme des précaires permanents. Quel cadeau extraordinaire… Il fallait bien un package comme celui-ci pour tenter de renforcer la digue qui avait cédée sous le poids de l’application des 35H00. Quelle vision d’avenir pour ces millions de salariés qui peinent à boucler leurs fins de mois ! On ne saura jamais si cette somme était en brut ou en net. Cela n’a plus aucune espèce d’importance. Les salariés « smicards » se contenteront des baisses de charges, de la TVA sociale et des revalorisations que Sarkozy et Fillon leur imposeront dans les cinq prochaines années.
Voilà donc qu’après l’échec de la Présidentielle et l’échec aux élections législatives, Ségolène Royal reconnaît sans se cacher qu’elle n’avait jamais cru à ces deux mesures, tant elles présentaient un caractère cynique couplées à une aberration économique.
Ces deux mesures étaient dogmatiques. Ces deux mesures n’étaient pas de gauche. Ces deux mesures n’étaient pas socialistes. Ces deux mesures étaient des bêtises construites sur l’idée que toutes les entreprises sont faites sur le même schéma, qu’elles sont toutes capables d’assumer des augmentations de leurs charges sans que cela se répercute sur leurs salariés, sur leur productivité, sur leur compétitivité et au final, sur leur survie.
Les 35H00 ne sont pas appliqués et ne seront jamais appliqués ailleurs que dans les entreprises publiques et les grandes sociétés. Les salariés des PME n’en verront jamais la couleur –à part en de rares exceptions- car ils savent que cela ne permet pas à leur entreprise de se développer, de vendre et de produire pour faire face à la demande de leurs marchés respectifs. Ce n’est ni un progrès social car cela a contribué à la paupérisation des salariés modestes et moyens, et n’est pas bénéfique pour les entreprises.
Le SMIC à 1.500 € - brut ou net – sera effectif à la fin de la nouvelle législature. Effectif, car le jeu des revalorisations annuelles permettra d’arriver à ce plafond. Les salariés au SMIC en 2012, toucheront donc ce qui constitue désormais comme la « prévision socialiste », rien de plus.
Je m’étonne en revanche que Ségolène Royal n’ai pas poussé plus loin sa réflexion sur le contenu du Projet Socialiste. Ce projet n’a jamais retenu l’attention, car il était complet sur la forme, mais vide au sens de la manière dont il convenait de répondre aux attentes. Sur les sujets régaliens du PS comme la santé et l’éducation, le projet était vague et ne donnait aucune vision réaliste de l’ampleur de la tâche nécessaire à mener pour redonner la confiance aux français. Partant de ce constat, il était difficile pour Ségolène Royal de porter et de défendre un ensemble qui ressemblait à s’y méprendre comme un voile.
Un voile ne protège pas du froid….une couverture hypothermique si. Le 6 mai 2007, les français ont tranché en recouvrant les espoirs d’une gauche orpheline, d’une jeunesse métissée et de salariés fauchés. Le 6 mai 2007, les français ont tranché en recouvrant le Parti Socialiste de cette couverture hypothermique. Cela suffira-t-il pour réveiller chez certains militants l’instinct de progrès et anéantir à jamais son penchant naturel au dogmatisme destructeur ?
Régis Sada
11:35 Publié dans Décoder la politique ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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19 juin 2007
Pourquoi Jean-Marie Bockel est entré au Gouvernement ?
Cohérence et courage politique pour les uns, trahison pour les autres, la nomination de Jean-Marie Bockel au poste de Secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie , semble déchainer les plumes revanchardes à droite comme à gauche.
Du côté de l’UMP de Mulhouse (où Jean-Marie Bockel est Sénateur Maire), c’est l’amertume et le ressentiment qui règnent. Cette nomination n’est pas du gout de sa challenger UMP qui l’avait battu en 2002 aux élections législatives. Elle prend cette nomination comme un affront et une trahison de la part de Nicolas Sarkozy.
Du côté du PS, le choix personnel de Jean-Marie Bockel attire les foudres de quelques caciques socialistes (notamment du MJS pro-Fabius) et le commentaire acerbe de François Hollande : « Jean-Marie Bockel s’est mis en dehors du PS et a toujours représenté la droite du PS, la droite tout court désormais ! ». Un rien revanchard…
Chez mes amis socialistes-libéraux, cette annonce n’est pas vraiment bien accueillie, surtout à quelques jours de la création de l’association Réformisme & Rénovation, soutenue depuis ses débuts par Jean-Marie Bockel, et qui rallie tous les militants socialistes qui n’entendent pas relayer le message uniforme envoyé par Solferino depuis 2002.
Je ne doute pas qu’au sein de ma propre section PS de Puteaux, certains ne résisteront pas à l’envie de me lancer quelques railleries sur la trahison du « félon » et sur le fondement des valeurs que j’essaye de défendre auprès d’eux. Je suis rassuré dans le fait que ces railleries trouveront leur source auprès de certains de mes camarades qui placent l’intérêt supérieur de l’appareil socialiste, bien avant celui d’écouter les français et de relayer leurs attentes auprès de ce même appareil ou d’exprimer la force de leur conviction personnelle.
Pour ma part, je suis satisfait que les qualités et les compétences de Jean-Marie Bockel trouvent enfin un écho et qu’elles puissent s’exercer auprès des français. Il dit lui-même qu’il a tenté désespérément de faire entendre sa partition au sein du PS surtout dans les dix dernières années, et qu’il exprime ainsi sans doute un sentiment de lassitude devant le manque de discernement de ses futurs ex-camarades.
Je n’ai qu’un seul regret, que tous les gens de talent comme Bockel et Kouchner n’aient pas réussi à trouver leur place dans un appareil socialiste empêtré dans ses propres contradictions. La gauche a besoin de ces personnes et Nicolas Sarkozy à bien compris son intérêt de leur offrir un tel pont d’or. C’est une chance gâchée pour le PS et pour la gauche.
Si ces « ralliements » mal vécus au PS peuvent l’aider à dresser un bilan et inscrire ce parti sur la voie de la rénovation, cela ne peut être que salutaire.
En s’attardant sur cette nomination, certains démontrent une nouvelle fois qu’ils n’ont pas grand-chose d’autre à dire. Les français attendent que la nouvelle majorité et la nouvelle opposition travaillent. Au PS désormais de prouver qu’il est capable d’offrir des propositions concrètes aux français, plutôt que de s’enfermer dans une obstruction systématique et destructrice.
Régis Sada
17:50 Publié dans Décoder la politique ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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13 juin 2007
Pourquoi la maison PS brûle-t-elle ?
Presque comme par habitude, la belle unité affichée au lendemain de l’élection présidentielle par les ténors du Parti Socialiste, n’aura pas résisté longtemps au Tsunami bleu qui menace de déferler dimanche soir à l’assemblée Nationale.
En pomme de discorde unitaire : le cas du Modem, au lendemain de la réprobation du Bureau National du PS sur la conduite de son ex-candidate Ségolène Royal, qui a osé laisser un message « d’ouverture » sur le portable de François Bayrou.
Le seul message positif émis par un petit ténor est à mettre à l’actif du Maire d’Evry, Manuel Valls, qui ne souhaite pas voir sombrer le socialisme avec les socialistes…
Reconnaissons une chose : si Jacques Chirac avait réussi à dissoudre la droite en 1997 (et 2002), Nicolas Sarkozy lui, a dissous la gauche en 2007 !
Quelle position le PS doit-il adopter pour survivre au géant UMP qui a tout englouti en quelques semaines ?
Réformer et reconstruire le PS certes, mais les français ont visiblement insisté pour que cette gauche ne se contente plus de ses thèmes habituels.
Si à gauche, la centralité du PS dans une bipolarisation de l’échiquier politique est évidente, une évidence est mise au jour : cette centralité doit voir l’avènement d’une gauche utile, moderne, adaptée aux enjeux et qui reflète les aspirations du Peuple….et pas seulement du Peuple de gauche noyé dans la masse.
La réformation et la rénovation du PS ne suffiront pas à assurer sa survie dans les prochaines années. Si un risque d’implosion existe, le PS ne pourra pas faire l’économie de ratisser large en créant un UMP….de gauche !
Le trait de génie de Nicolas Sarkozy c’est d’avoir d’abord rassemblé sa propre famille politique en lui donnant des gages sur la politique qu’il souhaitait mener, et d’avoir ensuite dirigé son discours vers un électorat plus populaire. Il ne s’est interdit aucun sujet et à levé tous les tabous….Pendant ce temps là, le PS a regardé passer le train, enfermé dans ses convictions et ses propres certitudes.
Beaucoup parle de réadapter le logiciel de la gauche. Il est évident que l’on ne fait pas tourner la roue du progrès avec des idées du passé….Mais si ce logiciel est calé (ou bloqué) sur certains points, il sera rapidement obsolète et confortera une droite décomplexée qui confirmera sa victoire dans les prochaines années.
La cause principale de l’échec du PS et de la gauche en général, c’est le refus de traiter certaines questions. On ne répond pas à une question ou à un besoin en se contentant de dresser un vague constat. Un sujet se traite en détail et sous tous ses aspects.
La première chance du PS, c’est de disposer en son sein d’une multitude de talents et une diversité d’expériences. Le PS regagnera des scrutins le jour où ces talents et cette diversité, auront enfin l’occasion d’être écoutés et entendus.
La deuxième chance du PS, c’est d’offrir aux français un langage de vérité et d’action. Présenter des candidats ne suffit pas, il faut que les actes suivent concrètement sur le terrain et que le discours soit cohérent.
La dernière chance du PS, c’est d’arrêter de croire qu’il dispose seul de toutes les clés de la réussite et de la vérité. Ses alliés (naturels ou pas) méritent d’être également écoutés et entendus. C’est le sens des choix de Ségolène Royal vis-à-vis du Modem par exemple. Le PS souffre d’une suffisance qui l’éloigne de son électorat.
Tout accepter, ne rien dire ou ne rien tenter, c’est laisser Nicolas Sarkozy et l’UMP paupériser le discours politique et atomiser toute opposition. C’est se rendre complice de la médiocrité portée par quelques ténors socialistes en mal de réélection. Pleurons sur le sort des français qui vont subir une politique bien cerclée. Ne pleurons pas sur quelques Députés battus…qui bénéficieront d’un régime spécial les assurant d’une confortable indemnité durant plusieurs mois. La justice morale c’est ça !
Toutes ces chances additionnées sont la richesse du PS. Cette synthèse là, est salutaire et possible à condition que la base soit prête à remettre l’appareil en question. Etre de gauche ne dispense pas d’être intelligent. Etre socialiste n’empêche pas d’avoir parfois tort.
Pour gagner : il faut aussi le vouloir… A lire et à entendre les propos de certains « camarades » proches, je crains que la maison ne soit déjà en proie aux flammes.
Régis Sada
15:50 Publié dans Décoder la politique ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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06 juin 2007
Pourquoi Christophe Grébert gagne pour la 4ème fois contre la Mairie de Puteaux ?
Je reviens du Palais de Justice de Paris. La maire de Puteaux a été déboutée de sa plainte contre moi.
Dans son arrêt, la 11e chambre de la cour d'appel confirme intégralement le jugement de 1ère instance. Le Parisien, qui était poursuivi en même temps, est également relaxé.
4 procès, 4 défaites pour Joëlle Ceccaldi-Raynaud !
Victorieux -de bout en bout- sur le terrain judiciaire, je veux désormais faire gagner Puteaux sur le terrain de la démocratie. J'appelle les Putéoliens à se joindre à moi pour préparer NOTRE victoire collective en mars 2008.
J'ai commencé à mettre en place une équipe et une organisation.
Le projet, nous allons l'écrire ensemble sur www.puteaux.org tout cet été. Ce sera l'"Eté de la démocratie à Puteaux".
Cette campagne municipale qui commence dès aujourd'hui, je la veux ouverte et transparente.
Nous allons changer Puteaux et changer la manière de faire de la politique.
Christophe Grébert
Une fois de plus, « ma Maire » Joëlle Ceccaldi-Raynaud (candidate de l’UMP aux Législatives), son père (et ancien Sénateur-Maire de Puteaux) et tous les gens qui soutiennent leur action, viennent de recevoir une nouvelle gifle infligée par la Justice de la République.
Si je suis très heureux de la relaxe de Christophe Grébert , mon candidat à la Mairie de Puteaux en 2008, je suis tout aussi indigné de la nouvelle sortie « honorable » des dirigeants de ma commune.
En ce grand moment de joie :
Je salue une nouvelle fois l’engagement et la détermination du citoyen Christophe Grébert qui a toujours refusé de se laisser « briser » par une succession de procès intentés au nom de la Ville de Puteaux et payés par l’ensemble des contribuables putéoliens.
Je pense à tous les autres citoyens putéoliens qui n’ont pas osé ou pu combattre la médiocrité politique développée à Puteaux, ils sont ainsi largement « vengés ».
Je souhaite que dimanche 10 juin 2007, les électeurs démocrates et républicains de la circonscription de Neuilly-sur-Seine et de Puteaux « corrigent » une nouvelle fois Joëlle Ceccaldi-Raynaud par le biais des urnes.
J’invite toutes les putéoliennes et tous les putéoliens à garder confiance dans l’avenir, puisqu’ils disposeront en mars 2008 : d’un candidat, d’une équipe et d’un projet, qui leurs permettront de mettre fin à la mascarade démocratique qui leur est imposée et qui insulte leur intelligence.
La démocratie permet ce type de « non-conformité », malheureusement…. Puteaux mérite mieux que de figurer au hit-parade des faits-divers judiciaires.
La future majorité municipale construira un projet autour des valeurs suivantes : HONNEUR, EXCELLENCE ET RESPECTABILITE.
Putéoliennes, putéoliens, soutenez la candidature citoyenne et de rassemblement portée par Christophe Grébert, et venez participer au projet qui construira votre ville de demain.
Alors en mars 2008, il sera de nouveau possible de « vivre bien et ensemble à Puteaux ».
Régis Sada
18:00 Publié dans Mystifier Puteaux ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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03 juin 2007
Pourquoi le 10 juin 2007, je vote Nadine Jeanne pour l’élection législative ?
Le résultat de l’élection présidentielle n’a pas rendu justice à la valeur de Ségolène Royal qui portait l’espoir de françaises et de français, soucieux de vivre dans une France apaisée qui réforme dans la sérénité.
L’élection de Nicolas Sarkozy ne m’a pas rendue heureux, et si je n’attends pas grand-chose de toutes ses promesses de campagne, je reste un citoyen engagé et fidèle à ma vision de la République et de la France.
N’étant pas dupe de sa tentative d’ouverture au centre et à gauche, je suis conscient qu’une victoire de la gauche et du Parti Socialiste reste une douce illusion. Aussi, je souhaite que les françaises et les français fassent un choix de raison en permettant à une vraie opposition d’exister dans la prochaine législature.
Il ne faut pas pour la France une concentration totale des pouvoirs à la seule UMP et à ses vassaux. Ce serait une erreur pour la démocratie et un danger pour la République.
Sur ma circonscription de Neuilly / Puteaux ancien « fief de Nicolas Sarkozy », 16 candidats s’affronteront.
L’UMP présente la candidature de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, condamnée en appel le 26 avril dernier pour avoir laisser diffuser un message insinuant que Christophe Grébert avait des « penchants pédophiles ».
Je ne souhaite pas aux habitants de Neuilly-sur-Seine et de Puteaux d’être représentés à l’assemblée Nationale par cette élue qui s’est rendue indigne de recevoir confiance et adhésion. J’espère sincèrement sa défaite au nom des valeurs auxquelles je crois.
Le 10 juin prochain, premier tour des élections législatives, je vote et j’appelle à voter pour une candidate « propre » et digne de représenter aux mieux les intérêts de mes concitoyens.
Je vote Nadine Jeanne , conseillère municipale de Puteaux et candidate du Parti Socialiste, soutenue par le Parti Radical de Gauche.
Nadine Jeanne , c’est l’assurance pour moi de disposer d’une élue exemplaire et soucieuse d’accomplir son mandat pleinement.
PROFESSION DE FOI DE NADINE JEANNE
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Pour la première fois en France, nous avons un Président de la République qui n’hésite pas à montrer ses liens étroits avec le monde de la finance et des grands médias. A qui son élection va-t-elle profiter sinon à ceux qui espèrent bénéficier du "bouclier fiscal" ?
La formule «Travailler plus pour gagner plus» n’est qu’un leurre. Depuis quand les salariés peuvent-ils décider librement de leur temps de travail ? Combien d’entreprises préféreront payer des heures supplémentaires exonérées de cotisations sociales plutôt que d’embaucher ? Nous voulons un travail pour tous et non davantage de travail pour quelques-uns. Nous demandons une aide ciblée sur les PME, principales productrices d’emplois, ainsi qu’un investissement massif dans l’innovation et la recherche.
Nous voulons des services publics accessibles à tous et un toit pour chacun. Dans notre département -que Nicolas Sarkozy présidait- l’argent public a été utilisé pour développer des services accessibles aux seuls citoyens les plus aisés (crèches, université privée Léonard de Vinci pour laquelle nous payons pour 2.000 étudiants autant que pour les 72.000 collégiens du département...). La construction de logements sociaux a été limitée au maximum alors que les prix des loyers et du foncier explosaient.
Nous voulons une société apaisée où les valeurs républicaines prennent corps et où un droit effectif à la sécurité et la tranquillité soit assuré. Contrairement aux conservateurs, nous affirmons que l’acquis prime sur l’inné. Nous plaçons donc l’éducation et la culture en tête de nos priorités.
L’avenir est à gauche. La dynamique enclenchée par Ségolène Royal pour "faire la politique autrement" ne s’arrêtera pas. Les propositions qu’elle a élaborées avec vous, nous continuerons avec vous à les porter et à les améliorer. Le 10 juin, pas une voix de gauche ne doit manquer : nous devons constituer un contre-pouvoir efficace pour faire avancer nos idées. Le 10 juin, réaffirmez votre choix de société. Je compte sur vous tous.
Votre candidate
Le contrat de Nadine Jeanne avec les habitants de sa circonscription
12:00 Publié dans Mystifier Puteaux ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : régis sada, nadine jeanne, puteaux, neuilly, législative, politique, assemblée nationale |
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