02 septembre 2008
Pourquoi faut-il se députéoliser ?

Septembre 2007 / mars 2008 : Puteaux connaît sa première « vraie » campagne électorale depuis près de quatre décennies. Une période riche d’enseignements et de découverte –pour les putéoliens- de nouveaux visages qui viennent compléter le panorama politique habituel de la Cité.
La victoire de l’UMP du 16 mars dernier devait sonner comme l’épilogue de ce feuilleton prenant. Pourtant, l’été finissant n’a pas pansé les plaies d’une défaite mal digérée et les rancoeurs (ou les regrets) continuent inlassablement de se déchaîner.
Joëlle Ceccaldi-Raynaud a remporté « sa » victoire teintée d’amertume pour ne pas avoir réussi à gagner dès le premier tour. Reconduite par une majorité cousue de fil blanc elle s’amuse de regarder une opposition si désorganisée….mais malheureusement si indépendante. Jadis, Papa disposait de l’art et la manière de s’attirer les faveurs de son opposition, lui assurant ainsi la paix et la stabilité. Ce temps est révolu et les marionnettes ne sont plus aussi maniables….
Christophe Grébert devenu icône s’est perdu en mer. Renié par beaucoup des siens pour ne pas avoir respecté la parole donnée, il s’est amarré à un nouveau port, celui du Modem, où il espère retrouver un semblant de prospérité. Mais ce nouveau comptoir des délices semble gorgé de denrées quelque peu empoisonnées. Parfois, une traversée du désert isolée et sans eau pour s’abreuver vaut mieux que l’illusion d’une oasis asséchée…
2014 reste un horizon bien trop lointain pour imaginer ce que Puteaux sera devenu à ce moment là. La fausse prospérité de la ville sera-t-elle aussi profitable pour tous ses habitants ? L’opposition aura-t-elle mûrie et réfléchi ? Les acteurs seront-ils les mêmes ? Les enjeux d’alors seront-ils aussi alléchants qu’ils l’étaient en ce mois de mars 2008 ?
Cette campagne a apporté la preuve que les putéoliens sont craintifs mais aspirent à l’ouverture (au monde) plutôt qu’au sacro-saint enfermement auquel ils ont été habitués depuis tant s’années. Cette ouverture au monde est nécessaire et ne peu qu’être profitable pour tous. Aussi convient-il que chacun fasse son chemin et pense aux besoins de demain.
C’est pour toute ces raisons qu’à mon sens, il est utile voire salutaire de solder les échecs d’hier pour construire les victoires collectives de demain. Pour cela un seul remède s’impose : se députéoliser !
Se députéoliser ne veux pas dire se désintéresser du devenir de la commune et de ses habitants, bien au contraire ! Mais pour gagner en efficacité, lutter contre le conformisme de la pensée ou repenser l’utopie d’idées mal ficelées, il faut se référer au vieil adage qui nous rappelle que : « bien mal acquis ne profite jamais » !
Maintenant : RESPIRONS ET VIVONS....
Régis Sada
13:41 Publié dans Habiter Puteaux ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : puteaux, municipale, politique, grébert, ceccaldiraynaud, ump, ps |
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