01 février 2010

Pourquoi avoir changé mon blog ?

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Les premiers indices du printemps approchant amènent quelques changements. C'est donc en toute logique que depuis le 1er février 2010 mon blog a connu quelques transformations. Changement dans la forme, dans les couleurs et dans la présentation générale. Le fond reste lui inchangé et ma « plume » demeure intacte.

Le printemps est également synonyme d'annonces. Je ne manquerais donc pas de m'en faire l'écho dans un prochain post des variations saisonnières qui interviendront dans ma vie. Et il y en aura ! Pour les inquiets ou autres chroniqueurs mondains friands de nouvelles croustillantes : non, je n'ai pas décidé de prendre ma carte à l'UMP ! Soyez rassurés...

Une longue période de remise en question, de désillusions, de déceptions et de peine s'achève. Le moment est venu d'évoluer vers et sous d'autres cieux. Ces évolutions se moquent de la météo ou du rallongement des journées. Elles dépendent de ce que la vie vous réserve.

Mes « stats » 2009 sont venues me rappeler que je disposais de quelques lecteurs très réguliers, donc, que vous soyez bien ou mal intentionnés à mon égard : un grand merci pour votre fidélité. C'est donc naturellement à ces gentilles groupies que le prochain post s'adresse pour expliquer comment s'y retrouver dans cette nouvelle formule de mon blog.

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28 janvier 2010

Atelier des Idées : Coup de gueule contre les charities business

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A lire sur : http://www.atelier-idees.org

Marre, marre, marre de recevoir tous les jours et, généralement le lendemain du jour où j'y ai déjà répondu favorablement, une nouvelle demande d'argent de la part d'un organisme patenté pour s'occuper des autres.

J'ai écrit, dit et redit par téléphone que nous donnions selon nos revenus et que ce n'était pas la peine de nous relancer jusqu'à dix fois par an ; que l'argent consacré à ces relances grevait le budget de l'organisation au lieu d'être employé sur le terrain. J'ai expliqué que cette façon de faire était agaçante, énervante, exaspérante ; qu'elle était perte de temps, d'énergie, de papier. Rien à faire. Au contraire, les envois postaux sont maintenant couplés d'appels téléphoniques pour relancer les heureux bénéficiaires d'un courrier.

Que dire devant cet acharnement, ce déploiement extraordinaire d'énergie épuisant ceux qui en sont l'objet ?

Donner, c'est normal. Donner c'est faire preuve de fraternité, de solidarité. Ca peut aussi être se dédouaner de toute responsabilité subsidiaire.

Ne pas donner tous les mois aux vingt-cinq organismes qui nous sollicitent plusieurs fois par an est culpabilisant, inhumain, égoïste et tout ce que vous voudrez.

Je ne fais pas d'ironie.

Je suis simplement profondément choquée de recevoir tant de demandes systématiques ; de réaliser, en me retrouvant sur les listes d'organismes dont je n'ai jamais entendu parler, que mon refus de diffusion de mes coordonnées exprimé en cochant la case, a été ignoré par les autres. Mépris du libre arbitre ? De constater que les demandes d'un même organisme peuvent provenir de canaux différents et que, par conséquent, la gestion des fichiers est mal faite et son coût plus élevé.

Je m'effare de la rivalité entre organisations : le samedi du Téléthon, la Croix Rouge vendait des ours en peluche à l'entrée du Monoprix non pour la recherche médicale mais pour financer ses propres besoins en équipement.

Je ne reprends pas la déclaration de Pierre Berger au sujet du Téléthon. Je me dis que la 'Com.' à tout prix et les méthodes de démarchage sans discernement, font de l'Argent la seule mesure de la citoyenneté, de la solidarité, de la fraternité. Et là, il y a matière à réflexion.

Les rapports de la Cour des Comptes sur les Associations soulignent les insuffisances de gestion, le manque de clarté des comptes présentés, l'oubli des objectifs annoncés; ils fustigent les fautives et mettent en avant des orientations précises les incitant fortement à se conforment aux règles énoncées par la Loi.

Ils condamnent les placements dangereux (spéculatifs ?) contraires à une saine gestion financière des dons récoltés. Ils félicitent les Organisations qui ont redressé la barre ou font les efforts nécessaires pour y arriver. Publiés officiellement, ces contrôles éclairent la nécessité absolue d'une gestion rigoureuse : placements sécurisés de l'argent en attente de redistribution, éthique des buts poursuivis, engagement des responsables rémunérés et des bénévoles.

Ils insistent sur la mise en place d'organisations sérieuses à tous points de vue : diminution des charges de fonctionnement, formation des bénévoles, clarté des actions. Ils respectent les particuliers en rendant compte de l'usage fait de leur argent. Ils impliquent le contrôle de l'Etat dans un domaine où il s'engage par les réductions d'impôts (proportionnelles et plafonnées) consenties aux donateurs.

J'admire profondément toutes les personnes qui, pour rendre le monde vivable, consacrent beaucoup de temps à améliorer la vie des plus pauvres dans tous les sens du terme. Je les remercie d'être simplement humaines et fraternelles, capables d'initiatives et d'adaptation dans des conditions parfois difficiles. Mais par pitié que les organisations - et il y en a ! - pensent aussi à ceux qui leur permettent d'exercer l'activité de leur choix.

Deux appels de fonds par an seraient suffisants. Comprenez que le prélèvement automatique n'est souvent pas possible.

Arrêtez de nous bombarder de lettres, d'objets inutiles, d'appels téléphoniques. Je me dis, qu'à force de tirer sur la corde elle finira par se casser et que les vaches ne produiront plus de lait. Ce gaspillage est insupportable alors que nous voulons continuer, grâce à vous, à participer à l'humanisation de la société et du Monde.

Aujourd'hui, Haïti dévasté, « ce coup de gueule » semble bien déplacé. Mais non. Il souligne l'importance des principes d'éthique, de rigueur et de compassion qui sous-tendent les actions humanitaires proches et lointaines. Plus que jamais, les fonds récoltés - dons, argent public - devront être employés avec la plus grande attention et les motifs des interventions analysés.

Les puissances présentes sur le terrain devront œuvrer de concert. Espérons que les informations selon lesquelles le but de leur présence en Haïti serait d'asseoir des influences politiques, économiques et culturelles ne sont qu'attitudes passées, reflets de ce qui a été fait lors de catastrophes similaires passées ...

Haïti, pays éprouvé, pays dévasté, a besoin d'une organisation basée sur la coopération des parties en présence ; d'une aide réellement humanitaire libérée de toute aliénation politicienne.

Utilisée de sorte que chaque Haïtien responsable se retrouve en position d'être acteur de son existence propre et de la reconstruction de son pays, cette aide véritable et durable pourrait alors déboucher sur la Construction d'un pays.

Chaque citoyen aurait, ainsi, la possibilité de participer personnellement et collectivement à cette œuvre de longue haleine et Haïti servirait comme exemple mondial de Développement réussi. Oui, nous le voulons.

Claude Klein

25 janvier 2010

Pourquoi la politique pénitentiaire reste dans l’impasse ?

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Le 18 janvier 2010, Michèle Alliot-Marie, la Ministre de la Justice, a tenu une Conférence de Presse sur la politique pénitentiaire actuellement menée par le Gouvernement.

Lors de ce discours la Garde des Sceaux a précisé les conditions d'application des mesures menées dans le cadre de la lutte contre le suicide, la récidive et la condition pénitentiaire, qu'elle a estimé « porter ses (premiers) fruits ».

Cette appréciation ministérielle n'a toutefois pas manqué de heurter les associations comme Ban Public ou l'Observatoire International des Prisons, qui agissent auprès des détenus et de leurs familles, et qui ont répliqué par un cinglant « indécent ».

Sur le suicide en détention, les associations ne remettent pas en cause les mesures en tant que telle, elles estiment qu'elles ne visent qu'à empêcher les détenus de passer à l'acte mais ne qu'elles ne prennent nullement en compte la souffrance ou les conditions de détention génératrices d'une vague de suicides sans précédent dans les prisons françaises.

Pour s'en convaincre, il suffit de consulter le pointage précis de Ban Public et qui appelle au réveil des consciences : 2007 = 97 décès. 2008 = 118 décès. 2009 = 139 décès.

Depuis le 1er janvier 2010 : 12 détenus ont mis fin à leurs jours (soit un suicide tous les 48 heures).

Par ailleurs, la décision du Ministère de la Justice de confier au Ministère de la Santé la prévention du suicide en prison été bien appréciée. Ceci contribue selon-elles à considérer ce sujet comme un enjeu de santé publique.

Sur la question de la récidive, Michèle Alliot-Marie a confié à Pierre Botton, ancien détenu et acteur d'une énième affaire politico-judiciaire dans les années 90, la responsabilité de mener une étude visant à améliorer les conditions de réinsertion des détenus, ciblant ainsi la lutte contre la récidive.

Enfin, la condition pénitentiaire a été abordée dans son ensemble à travers la création de nouveaux établissements augmentant la capacité d'accueil et la rénovation des cellules les plus vétustes. Ce point là apparait bien plus discutable au moment où un documentaire diffusée début janvier sur France 5 a apporté la preuve que plus il y a de prisons, plus il y a de prisonniers.

La nouvelle Loi Pénitentiaire a été vantée par la Ministre et le site Internet du Ministère de la Justice en fait son focus première page ce mois-ci. Celle-ci a pourtant donné des signes de faiblesse lors de sa discussion au Parlement.

De même que l'on a beaucoup de peine à croire le discours de la Ministre lorsqu'elle prétend qu'un régime de peine personnalisé sera proposé au détenu en fonction de son infraction, que près de 5 heures d'activités seront proposées à chaque détenu ou d'une juste information des détenus en matière de droits et de devoirs. Ces perspectives idylliques sont parfaitement infondées.

  1. Les détenus n'ont aucun loisir de décider la manière dont ils exécuteront leur peine : l'Administration Pénitentiaire s'en charge pour eux !
  2. Les activités proposées aux détenus (qu'elles soient lucratives comme un emploi ou récréatives comme le sport ou la lecture) sont placées à la seule discrétion des directeurs des établissements pénitentiaires.
  3. La juste information des détenus sur leurs droits et leurs devoirs est une hérésie lorsque l'on sait que près de la moitié des détenus français sont d'origine étrangère, et que parmi cette moitié près du tiers comprend peu ou pas du tout notre langue !

Sur ces nombreux points, les associations ne sont pas dupes et comprennent que la France entend apaiser les nombreuses remontrances venues du Conseil de l'Europe ou de l'ONU qui reprochent à notre pays d'héberger ses détenus dans des conditions intolérables. Pourtant, le signal envoyé par le Gouvernement et le Président de la République est très clair : une prison répressive avant tout !

En matière de réglementation pénitentiaire, la France contrevient à 20 règles fondamentales édictées par le Conseil de l'Europe. Au premier titre de celle-ci il suffit de citer : « Règles 9 et 93.1 : les conditions de détention et la manière dont les détenus sont traités doivent être contrôlées par un ou des organes indépendants. ».

Les dossiers comme les peines alternatives ou les conditions de détention (hygiène et salubrité), pourtant essentiels voire cruciaux, sont de nouveau restés sans réponse. Le bout du tunnel n'est pas encore à portée de main...

Régis Sada

 

Article à lire : Prisons de France : l'échec du pays des Droits de l'Homme

Sites à visiter : Ban Public - O.I.P. - Ministère de la Justice

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Atelier des Idées : Hommage particulier à Philippe Séguin

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Premier Président de la Cour des Comptes, Philippe Seguin a permis aux responsables d'organismes divers et, de plus, aux citoyens ordinaires, d'accéder aux rapports sur la légalité et la « qualité » de gestions financières.

Un exemple

Le rapport, du 13/04/2007, comportant les observations définitives arrêtées par la Chambre Régionale des Comptes d'Ile de France sur la gestion du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) de Puteaux, de 2000 à 2004. Ce rapport complet est accessible sur le site www.ccomptes.fr/fr/CR13/documents/ROD/IFR200606-pdf

A partir des informations de ce rapport, prochainement, avant le débat d'orientation budgétaire, le Maire devra fournir au Conseil Municipal l'analyse annuelle des besoins sociaux de l'ensemble de la population. Sur cette base, le CCAS adoptera, en fonction des moyens dont il dispose, les modifications à apporter aux critères d'accès aux prestations et activités relevant de sa compétence. De plus, un rapport municipal regroupant l'intégralité des activités 2009 du CCAS, obligatoire, facilitera le choix d'éventuelles re- orientations.

Les anomalies de gestion, antérieures, devraient avoir disparu. Les quelques rappels suivants en faciliteront le constat.

- L'effectif réel du personnel de 94 personnes au 1/02/2006, était jugé « élevé » pour un CCAS et son écart avec l'effectif budgétaire autorisé, trop grand (164 personnes). La situation de quelques personnels contractuels du secteur administratif était critiquable (un déroulement de carrière particulièrement rapide, la rémunération illégale d'une collaboratrice de cabinet).

- L'éventail des 10 prestations était particulièrement large, certaines s'écartaient des mesures prises au niveau national, avec des risques pour les allocataires. D'autres privilégiaient des jeunes sans condition de ressources des familles...

- Les activités sociales et médico- sociales du CCAS auraient dû être retracées dans un budget annexe, appliquant les règles budgétaires et comptables de l'instruction M22.

- La situation financière de l'unique foyer- logement pour les personnes âgées, la Résidence Wallace, était déséquilibrée. Les faibles taux de couverture des dépenses par les produits de gestion étaient dus à des défaillances dans l'analyse des besoins d'hébergement, des possibilités de facturation et des coûts. Cette politique du CCAS ne tenait pas compte des possibilités d'aide personnelle au logement ni des capacités contributives d'une moitié des résidents. (La fermeture du foyer Edgar Quinet en 2003, suppose une information sur l'usage actuel de ses locaux).

- L'activité des repas à domicile, devait être rattachée au CCAS et financièrement intégrée au budget annexe « Maintien à domicile ».

- Le club 102 était très peu financé par ses bénéficiaires, avant 2004.

La faiblesse du suivi et de l'analyse des besoins était illustrée par le manque de maîtrise des activités payantes (foyer- logement, aide- ménagère, animation).

La Cour Régionale des Comptes exigeait, du CCAS, une politique rigoureuse.

Philippe Séguin est décédé le 7 janvier 2010. Sa mémoire a été unanimement saluée par l'ensemble de la classe politique française qui a reconnu en lui « l'éternel Républicain ».

Annie Keszey

15 janvier 2010

Pourquoi le sort s'acharne sur Haïti ?

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11 janvier 2010

Pourquoi la haine et la vengeance ?

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12:47 Publié dans Aimer ma vie ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : vengeance | | | Digg! Digg |  Facebook

05 janvier 2010

Pourquoi la Conférence des Grandes Ecoles réfute l’égalité des chances ?

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Pour une nouvelle, c'est une mauvaise nouvelle ! Le Gouvernement envisage d'instaurer un quota de 30% d'élèves boursiers pour les Grandes Ecoles afin de garantir l'égalité des chances, et permettre ainsi à des élèves issus de milieux modestes d'accéder à cet Enseignement Supérieur de notre future élite française.

Cette initiative soutenue par le directeur de Sciences-Po Paris Richard Descoings, et dont son école -pionnière en la matière- a prouvé que les résultats étaient très positifs.

C'était sans compter l'opposition de la Conférence des Grandes Ecoles qui, dans un communiqué daté du 23 décembre 2009, dit clairement NON à cette volonté du Gouvernement en prétextant une baisse générale du niveau de ses écoles et en insistant sur le principe d'égalité devant les épreuves des concours d'entrée.

Ainsi donc, les responsables des Grandes Ecoles regroupées au sein de la CGE tentent de faire croire que tous les élèves désireux d'accéder à leurs établissements sont égaux et que leur milieu social n'a aucune influence sur la possibilité pour eux d'y accéder sans contrainte.

Bien entendu cette position est un leurre et constitue une véritable imposture intellectuelle. C'est un débat vieux comme le monde où les familles les plus modestes continueront de penser que l'Elite convoite ses faveurs sans jamais autoriser ses enfants à la pénétrer !

La Conférence des Grandes Ecoles frise ici l'hérésie sociale. Les étudiants ne sont pas égaux devant l'enseignement. Certains sont contraints de travailler pour financer leurs études, d'autres empruntent, d'autres encore ne disposent pas de matériel informatique ou sont tenus d'assurer une forme de soutien de famille.

Il n'est pas question de sombrer dans le pessimisme ou de refaire une énième lutte des classes. Il est question de permettre aux meilleurs d'entre-nous d'accéder aux Grande Ecoles sans que leur origine sociale ne freine leur possible ascension.

En cela, la CGE sera bien inspirée de relire sa déclaration de bonnes intentions sur « l'ouverture sociale » en rappellant qu'avec son obstination elle se prive elles-mêmes de certains talents....

Régis Sada

 

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01 janvier 2010

Bonne Année 2010 !

 

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POUR LE BONHEUR PRENEZ A DROITE !

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