10 février 2010
Pourquoi mes amitiés particulières ?

Mes amitiés particulières. Les plus cultivés d'entres-vous y verront un clin d'œil au chef d'oeuvre de Roger Peyrefitte qui a échappé à la piètre controverse subie par la « Mauvaise Vie » de Frédéric Mitterrand.
Mes amitiés particulières donc, peuvent pour mon cas, êtres facilement transposées à la citation du poète Jacques Delille : « Le sort fait les parents, le choix fait les amis », et venir résonner ainsi comme un écho à mon post précédent « Pourquoi je vais quitter Puteaux ? ».
Ces amitiés particulières ne suffisent pas à elles seules, à expliquer cette décision de voguer vers d'autres aventures, mais elles en font partie intégrante et ne peuvent en être dissociées.
Mes amitiés particulières font naturellement référence à celles que j'entretiens avec les hommes....oh comme ils disent. Ces amitiés là sont aussi diverses que variées. Il y a celles qui se sont liées autour d'un verre au hasard des soirées, celles nouées grâce aux amis de mes amis (ou les amis des autres), les improbables rencontres aux profils aussi étonnants que détonants, les amourettes, les amoureux de passage et puis.... Et puis il y a les amis, fidèles parmi les fidèles, avec qui vous partagez des moments uniques, vos déprimes, vos envies ou vos coups de cœur ! Ces amitiés là vous colorent la vie et vous font sentir un peu moins seul.
Mes amitiés particulières se réfèrent également à celles liées dans mon exil putéolien. Les antérieures à la campagne municipale de mars 2008 se sont souvent révélées comme mal cadrées ou parfaitement infondées. Ces amitiés de circonstance ou ces inimitiés, m'indiffèrent et ont déjà été chassées de ma mémoire. Il n'en reste rien. Elles ne le mérite pas.
En revanche les amitiés postérieures, qui se sont confirmées au lendemain de la campagne, m'apportent une satisfaction de chaque instant puisqu'étant basées sur des liens forts, profonds et affectifs. Ces amitiés de référence, indéfectibles, ne peuvent subir ni les ravages du temps, ni ceux de la distance (surtout si cette distance n'excède pas les limites du périphérique).
Mes amitiés particulières s'apparentent aussi, parfois, à une rencontre unique et décisive. Une rencontre fortuite, lourde de conséquences, qui mêle l'attente à la surprise et qui conjugue l'engagement au présent. Une amitié aussi précieuse que celle-ci est essentielle dans une vie car frappée du sceau de la rareté.
Mes amitiés particulières ne sont pas complètes si j'omets d'évoquer les passées et les futures. Les amitiés passées sont souvent celles qui vous replongent dans votre jeunesse. Nourrissant de nombreux regrets sur cette période, j'avoue que les amitiés ayant subsisté ne sont pas légion. Elles se comptent sur les doigts de la main.
Quant aux futures amitiés particulières : le destin y pourvoira.
J'aime mes amitiés particulières car elles m'ont permis de me construire. Je ne veux jamais rien regretter, convaincu par la pensée de George Herbert qui dit que « Vivre sans amis, c'est mourir sans témoin ».
Ainsi va la vie et à la manière de Jacques Chardonne : « Ce sont mes amis qui m'ont fait aimer la vie. Ils me rendent meilleur à mesure que je les trouve meilleurs eux-mêmes ».
10:00 Publié dans Aimer ma vie ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : régis sada, amitié, vie, société, jacques delille, george herbert, jacques chardonne, amitiés particulières, roger peyrefitte |
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