26 février 2010
Pourquoi l’impossible photographie des prisons parisiennes ?
Une fois n'est pas coutume, les prisons s'ouvrent aux grand public à travers une exposition regroupant quelques 3.800 clichés pris au sein des prisons parisiennes entre 1851 et 2010.
Un regard porté sur les conditions de détention d'hier à aujourd'hui. On ne doute pas que les clichés réalisés ces dernières années ne reflète pas l'exacte réalité de la situation des conditions de détention actuelles.
Toutefois cette exposition lève une partie du voile et permet aux « regardants » de s'immiscer dans l'univers carcéral.

L'impossible photographie, du 10 février au 4 juillet 2010 au Musée Carnavalet
L'exposition photographique proposée par le musée Carnavalet sur les prisons parisiennes du milieu du XIXe siècle jusqu'à nos jours est l'occasion d'un « arrêt sur images » opportun. D'abord, parce que la capitale a vu apparaitre puis disparaitre pas moins d'une vingtaine de « bastilles » sur son territoire, depuis l'époque de l'invention de la chambre obscure par Niepce.
Il est bon de ne pas l'ignorer et d'en garder mémoire. Ensuite, parce que sa conceptrice, Catherine Tambrun, dit s'être intéressée au-delà de la prison « aux représentations de la prison », ce qui l'a conduite à s'inscrire dans une démarche qu'elle qualifie de « polyphonique ». Autrement dit, loin d'organiser un simple parcours thématique à base de photos légendées - au risque pour le visiteur d'en rester aux clichés d'une certaine imagerie carcérale - elle a voulu donner une place à la vidéo, et plus encore aux mots.
C'est ainsi qu'elle a invité l'anthropologue Philippe Artières, l'historien Christian Carlier, le sociologue Gilles Chantraine, et bien d'autres, à poser leur regard sur le corpus qu'elle avait rassemblé. Avec la ferme volonté de faire parler ces calotypes, phototypes et autres supports photographiques apparus au rythme des découvertes techniques. Et nous donner accès à l'essentiel, à tout ce que ces captations d'images nous disent de la condition pénitentiaire au fil des 150 dernières années. Et elles en disent long.
Sur l'hybridation permanente de ces forteresses dédiées à une peine - l'enfermement - qui n'en finit pas de chercher son sens. Et, à défaut de l'avoir trouvé, sur l'extraordinaire capacité de l'homme à se perdre dans la punition des corps, ou à s'égarer dans le redressement des comportements et le relèvement des âmes.
À cet égard, l'initiative de Carnavalet ne nous enseigne pas seulement que la prison, comme l'enfer, peut se paver des meilleures intentions, elle nous avertit aussi de la perpétuelle démesure des moyens de contrainte mis en œuvre, du raffinement infini des méthodes de coercition employées, et de la nature profonde des souffrances infligées. Prisons d'autres temps et d'autres mœurs ? À vous de juger !
Sébastien Daniel sur le site de l'O.I.P.
Ouvert tous les jours de 10h à 18h, sauf les lundis, jours fériés et dimanches de Pâques et de Pentecôte. Du 10 février au 4 juillet 2010. Fermeture des caisses à 17h30.
Musée Carnavalet 23 rue de Sévigné, 3e. Tél : 01 44 59 58 58, www.carnavalet.paris.fr
Accès - Métro : Saint-Paul, Chemin vert. Bus : 29, 69, 76, 96 - Vélib': 36 rue de Sévigné ; terre-plein Saint-Paul ; 26, rue Saint-Gilles.
Tarif : 7/ 5/ 3,50 € - Gratuit jusqu'à 13 ans inclus et pour les Amis du musée Carnavalet - Groupes : Renseignements et réservation obligatoire au 01 44 59 58 31/32, du lundi au vendredi, de 9h à 17h, sans interruption.
Visites - conférences d'une durée d'1h30 tous les jeudis et samedis à 15h30, du 11 mars au 26 juin 2010 (sans réservation).
Plein-tarif : 4,50 € ; tarif réduit : 3,80 € + droit d'entrée dans l'exposition. Renseignements au 01 44 59 58 31/32.
Catalogue : L'impossible photographie, prisons parisiennes, Éditions Paris-Musées, 39 € (en vente au musée)
14:00 Publié dans Changer la prison en France ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : prison, france, impossible photographie, paris, exposition, culture |
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Atelier des Idées : Cité de l’immigration, visitez l’exposition « Générations »
Une exposition pionnière à la Cité de l'immigration, à Paris, revient sur un siècle d'histoire culturelle de l'immigration maghrébine en France. Une forme de réponse, très concrète, au débat sur l'identité nationale.
Générations, un siècle d'histoire culturelle des Maghrébins en France (jusqu'au 18 avril 2010). Cité nationale de l'histoire de l'immigration, Palais de la Porte Dorée (métro Porte-Dorée, Paris), du mardi au vendredi, de 10h à 17h30. Le samedi et le dimanche de 10h à 19h.
SITE INTERNET DE L'EXPOSITION GENERATIONS
10:00 Publié dans L'Atelier des Idées ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : atelierdesidees, paris, france, immigration, exposition, culture |
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25 février 2010
Pourquoi le 4ème Congrès contre la peine de mort ?

15:01 Publié dans Bien s'engager ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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Pourquoi les élections régionales sont sur une mauvaise pente ?
Régionales: mauvaise pente
envoyé par LEXPRESS. - L'info internationale vidéo.
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24 février 2010
Pourquoi le suicide en prison retrouve l'intérêt des medias ?

Le suicide de Jean-Pierre Treiber ce samedi dans le quartier d'isolement de Fleury-Merogis a retenu l'attention des medias bien plus pour le statut particulier de ce détenu (assassin présumé de Géraldine Giraud et de sa compagne), que pour la sentence qu'il s'est infligé lui-même.
Selon le triste comptage réalisé par Ban Public, cette mort (par pendaison) porte à 21 le nombre de suicides dans les prisons françaises depuis le début de l'année 2010.
Du fait de son évasion spectacle à l'automne dernier, Jean-Pierre Treiber portait l'étiquette de DPS (Détenu Particulièrement Signalé) et donc placé sous surveillance accrue au sein du quartier d'isolement. La polémique concernant sa mort porte essentiellement sur le fait que Jean-Pierre Treiber n'était pas soumis à l'équipement réservé aux détenus potentiellement dangereux pour eux-mêmes.
Cet équipement dit « kit anti-suicide » se présente de la sorte : un matelas ininflammable, un pyjama à usage unique en papier et des draps indéchirables. Cette description omet de préciser que ces détenus n'ont pas le droit de porter de sous-vêtements, que le pyjama papier ne dispose d'aucun élastique et que, comme les draps, ne supportent aucun écoulement.
Les quartiers d'isolement accueillent les détenus placés sous statut DPS et ceux qui soumis à la punition suite à une mauvaise conduite au sein de l'établissement pénitentiaire.
Quelques points importants passés sous silence : les détenus DPS jugés trop dangereux pour eux-mêmes ou le personnel pénitentiaire, lorsqu'ils sont jugés trop agités, sont régulièrement calmés au moyen de traitements médicaux (euphytose ou antidépressifs) et entravés durant les nuits. Les entraves (bracelets de cuir + chaînes) sont placées aux mains et aux pieds des détenus.
Cette polémique ne répond pas aux enjeux essentiels
- Un détenu qui souhaite mettre fin à ses jours trouvera toujours un moyen d'y parvenir. Ce rapport d'octobre 2000 signé par le Dr. Sophie Baron-Laforet confirme qu'en 10 ans la situation est restée au point mort.
- Plus de 60% des détenus qui mettent fin à leurs jours sont en attente de jugement.
- Le personnel pénitentiaire est-il suffisamment formé pour gérer des caractères instables, en plus d'assumer une population carcérale de plus en plus nombreuse et de plus en plus violente ?
- Quelles missions pour la prison d'aujourd'hui ?
Le suicide d'un jeune de 16 ans jugé fragile et incarcéré en EPM (Etablissement Pénitentiaire pour Mineurs) ce mardi 23 février, ainsi que celui d'un jeune détenu de 24 ans à Rennes le même jour, doivent amener l'Administration Pénitentiaire et le Ministère de la Justice à se poser l'ensemble des questions évoquées ci-dessus.
Mêmes les sujets les moins sexy ou les moins pourvoyeurs de voix doivent trouver des solutions. Cela impose de leur donner une résonnance minimum au sein du débât public. Cela impose forcément une volonté coordonnée de l'exécutif et du législatif. Cela impose obligatoirement des engagements fermes et du courage politique.
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23 février 2010
Pourquoi la France selon le Médiateur de la République ?

« notre société a plus besoin que jamais de rapports humains »
« notre société plonge dans le chacun pour soi au détriment du vivre ensemble »
Jean-Paul Delevoye - Médiateur de la République
23 février 2010 : remise du rapport annuel du Médiateur de la République
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22 février 2010
Pourquoi je renonce à la vie politique ?
Dernier épisode de mes variations saisonnières qui ont accompagné ce mois de février. Un titre de post volontairement calqué sur l'annonce faite par un certain Lionel Jospin au soir du premier tour de l'élection présidentielle de 2002 qui avait vu son éviction malheureuse au profit de Jean-Marie Le Pen qui n'en demandait pas tant.
Un titre accompagné d'un dessin emprunt d'une profonde ironie venu suggérer la phrase célèbre que le Général De Gaulle avait prononcé le 4 juin 1958 du haut du balcon du Gouvernement Général à Alger, suivi d'un discours où il n'avait rien promis, rien proposé et où il ne s'était engagé sur rien.
Renoncer à la vie politique ce n'est en aucun cas faire l'impasse sur une certaine vision de la France et encore moins sacrifier les valeurs portées par la République. Renoncer à la vie politique ce n'est pas non plus se considérer comme un citoyen en marge de la société qui décide de ne pas décider et donc, qui colle au peloton des abstentionnistes.
Je n'ai jamais pensé avoir la science infuse ès-politique, mais disposer plutôt d'une analyse relativement juste des évolutions de la société. Prendre le métro tous les jours vous donne la température de l'opinion ! Je n'ai jamais prétendu que je pourrais être un meilleur élu qu'un autre, mais sans doute ais-je pensé trop longtemps qu'on entre en politique par simple conviction.
Enfant puis adolescent, je n'arrivais pas à faire la distinction entre l'idéalisme de la vie politique -et donc des débats- et l'idéalisme de ce que représentent notre démocratie et la transcription dans la société de la promesse républicaine. J'ai compris avec surprise d'abord, dépit ensuite, que la politique était avant tout affaire d'intérêts locaux et particuliers.
De même, vos convictions politiques ne peuvent réellement prendre corps qu'une fois les milieux familial ou scolaire délaissés. Vos convictions se forgent à l'usure du temps au regard de votre vie sociale et professionnelle. Vos convictions politiques ne sont que le reflet de votre propre personnalité.
Ces dernières années, et ne le cachons pas, depuis cette élection présidentielle ratée de 2002, j'ai observé bien malgré moi les tribulations de notre vie politique. Avant elle me distrayait et me faisait même rire, aujourd'hui elle m'attriste et m'ennuie profondément.
Renoncer à la vie politique c'est également dire stop aux actes dictés sous le coup de l'émotion, aux petites phrases et autres polémiques qui n'ont pour seule vocation de dresser un vaste écran de fumée devant l'absence de solutions concrètes.
Un slogan récent exprime à lui seul l'étendue de mon désespoir : « Innover dans la continuité ». Une jolie formule certes, mais qui démontre l'étendue des dégâts subie par notre démocratie. On innove pour faire changer les choses. On n'innove pas pour rester statique.
Un élu se doit de rester fidèle aux engagements qu'il a pris devant ses électeurs. Mais un élu a le devoir d'inscrire ces mêmes engagements dans une vue globale qui dépasse souvent les seuls intérêts de la collectivité dont il a la charge. Il est trop facile d'appeler sans cesse à la cohésion et à la solidarité nationale lorsque ces mots, forts et porteurs d'idéaux qui doivent nous être communs, s'évaporent aux portes des circonscriptions électorales des uns et des autres.
Que dire également de cette vie politique moderne où chacun dispose du droit de tout dire -surtout de faire du mal- sans qu'il ne soit tenu responsable des paroles qu'il a prononcées ? Que dire de ces mots cassants, parfois blessants, qui sont tournés de telle manière à ce qu'il incline tantôt vers une provocation volontaire, tantôt vers une vérité difficile à assumer ? Nous ne lisons pas tous dans le marc de café ! La France, la République et les français ont le droit d'entendre des paroles claires, nettes et qui ne laissent place à aucune forme d'ambigüité.
Enfin, le vrai courage politique, la vertu suprême, celle prôné en son temps par le Général De Gaulle, c'est de ne pas faire subir aux français l'éternel diktat des partis. Toutes les intelligences, toutes les initiatives, toutes les convictions sont bonnes à prendre et à entendre lorsqu'elles sont mises au service de la Nation et de l'intérêt général.

La France ne peut être retenue en otage des dogmes et des vérités établies. La France a brillé en d'autres temps car elle a souvent pris le Monde à contre-pied. Elle n'a pas tout réussi, mais elle a souvent marqué son empreinte de manière indélébile. Cette France là, comme son Peuple, méritent qu'on les respecte.
Ma décision de renoncer à la vie politique est dictée aussi aujourd'hui, parce que j'ai compris que le pouvoir, le vrai pouvoir, n'est pas toujours entre les mains de ceux qui s'en prévalent. Le pouvoir invisible, qui présente parfois un jeu mêlé d'ombres et de lumières, existe au sein des associations, des relais d'opinion ou des fondations philosophiques et politiques.
Renoncer à la vie politique c'est enfin tenir le rôle que j'affectionne sans doute le plus : celui de Sainte-Rita patronne des causes désespérées. Disparaitre pour mieux lutter pour des causes oubliées comme l'Egalité de tous, l'obésité ou les conditions de détention en France. En clair, se faire oublier pour faire de la politique autrement.
A la manière de François Mitterrand : « Je crois dans les forces de l'esprit et je ne vous quitterai pas ».
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19 février 2010
Pourquoi je fais du sport ?

Avant-dernier épisode de mes variations saisonnières pour évoquer ma modeste contribution à la campagne nationale de l'INPES qui appelle les français à pratiquer une activité physique régulière pour être en bonne santé, en complément d'une alimentation allégée et équilibrée.
Pour la partie alimentation, c'est devenu de notoriété publique, avec la quantité d'allergies dont je suis gratifié depuis ma plus tendre enfance, il y a bien longtemps que le terme équilibré rime avec limité et étudié.
En revanche pour la partie activité physique régulière, j'ai fini par succomber à l'impérieuse nécessité de m'inscrire dans une salle de sport pour apprendre -sans en avoir eu le goût ou l'éducation- à suer en société et avec le sourire encore !
Ainsi depuis le 15 septembre 2009 (on retient toujours les dates marquantes) j'ai tenu tête à la horde sauvage des pro-Club Med Gym pour prendre un abonnement dans un club Amazonia qui me procure le grand avantage d'être situé à quelques centaines de mètres seulement de mon lieu de travail.
Trois fois par semaine -pas moins- je m'adonne aux plaisirs solitaires des rameurs, vélos, tapis, step's et autre TotalAbdos pour raffermir ma carcasse. Obligation m'est faîte de reconnaitre des débuts quelque peu douloureux, transformés désormais en moment de détente active.
Pour les sceptiques, je confirme que la pratique régulière d'une activité physique (vibrer devant sa Wii et pousser un Caddie au rayon sucreries en sont exclus) contribue à maintenir une bonne forme.
A la manière de Michael Jordan : « Il faut se fixer des buts avant de pouvoir les atteindre ».
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17 février 2010
Pourquoi je reprends confiance ?

Suite des variations saisonnières qui trouveront leur épilogue dans un prochain post. Changer de blog, c'est fait. Quitter Puteaux, c'est acté. Devenir propriétaire, c'est lancé. La liste continue.
Dimanche 14 février, outre les simples tribulations de notre ami Cupidon, nous sommes rentrés dans l'année du Tigre à l'occasion du Nouvel An Chinois. Pour ce Tigre synonyme de décisions radicales chez les hommes, 2010 s'annonce comme une année de grands changements dans ma maison astrale.
Reprendre confiance en soi. Evidence pour quelques menteurs ou privilégiés de la vie, cauchemar pour la grande majorité des autres. La confiance en soi n'est jamais un acquis. Elle s'apprend et se construit à différentes étapes de l'existence.
Usée à l'excès, la confiance en soi vire souvent au narcissisme ou à l'orgueil. Incomprise ou sous évaluée, elle conduit l'homme au repli sur soi, à une défiance quasi-naturelle et à une sensibilité exacerbée.
Comme beaucoup, je suis très -trop- longtemps resté prisonnier de mon passé. Comme beaucoup, je suis resté très -trop- longtemps sous l'influence de mauvais conseillers. Comme beaucoup, j'ai pris de l'âge, du recul et de la maturité. Mes amitiés particulières n'y sont pas étrangères, et les années 2008 et 2009 m'ont ouvert autant les yeux que l'esprit.
En 2010, conscient de mes défauts et de mes qualités, j'assume pleinement tous les aspects de ma personnalité. Au contact des autres j'ai compris comment progresser en toute humilité sans jamais rien renier du passé.
Le Grand Livre de ma vie ouvre un nouveau chapitre. Ma confiance à moi c'est juré : ne conjuguera plus la tendresse avec celle d'un vulgaire chamallow !
A la manière de Ralph Waldo Emerson : « La confiance en soi est le premier secret du succès ».
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15 février 2010
Pourquoi je veux devenir propriétaire ?

Il y a quelques jours à peine, j'ai annoncé mon « Pourquoi je vais quitter Puteaux ? » illustré au moyen d'une affiche haute en couleurs qui exprimais le fond de ma pensée par un expressif : tout quitter pour changer de vie.
Le temps de la sagesse m'ayant enfin rattrapé, la prospérité (ou du moins la stabilité) s'étant enfin décidé à frapper à ma porte, j'ai donc choisi de me lancer dans le parcours du combattant pour devenir propriétaire. Et c'est loin d'être une mince affaire !
Pas une mince affaire car : lorsque vous avez des origines modestes, l'éducation que vous avez reçue de vos parents ne vous encourage pas vraiment à franchir le pas. D'autant plus lorsque cette même famille est auvergnate, donc quelque peu économe !
Pas une mince affaire car : redite, quant l'éducation que vous avez reçue et qui consiste en Auvergne à vous rappeler sans cesse « qu'un chou' c'est un chou' », l'idée même de vous endetter pour les trente prochaines années de votre vie ne vous fait pas réellement sauter de joie.
Pas une mince affaire car : crise économique ou pas, la recherche d'un bien et du financement qui l'accompagne, prend rapidement la forme d'une jungle hostile qui décourage plus d'un téméraire !
Ces quelques embûches n'ont toutefois pas réussies à entamer ma détermination et donc, à sauter le pas pour acquérir dans les prochains mois mon petit Versailles à moi !
A défaut d'être connu ou reconnu, concrétiser un tel projet, aussi commun soit-il, est une preuve de confiance en soi. Il faut quant même mettre pimenter un peu dans son quotidien, non ?
A la manière de Marc Lévy : « Personne n'est propriétaire du bonheur, on a parfois la chance d'avoir un bail, et d'en être locataire. Il faut être très régulier sur le paiement de ses loyers, on se fait exproprier très vite. »
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