03 juin 2010

Pourquoi consentir à un effort pour réformer nos retraites ?

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La réforme tant attendue de nos retraites fait une nouvelle fois la une de l'actualité. Cette fois-ci, c'est promis, chacun va devoir prendre ses responsabilités et jouer collectif pour tenter de sauver le principe d'une retraite axée sur la solidarité.

Maintes fois évoquée, toujours reportée, le sujet de référence de notre société résonne aux oreilles des français comme une vielle rengaine Arlésienne.

Au moment où le Gouvernement avertit que toutes les catégories seront mises à contribution, les français, eux, attendent de savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Les français sont depuis longtemps résignés au fait qu'ils seront contraints à quelques sacrifices et à une durée de travail comme de cotisation plus élevée.

Certains responsables politiques brandissent les acquis quant d'autres évoquent l'allongement de la durée de vie ou le coût de la dépendance. Retraite à 60 ans, 62, 63 voire 70 ans comme le projette le C.O.R.... On cherche, on regarde, on observe nos voisins européens qui pour une fois deviennent presque des modèles....bref on continue de s'interroger en refusant de trancher.

Nos enfants, petits-enfants et futurs arrières petits-enfants ne sont pas tous nés ? Tant pis pour eux : ils paieront au prix fort notre manque d'audace et de courage.

Toute réforme est bonne à prendre du moment où elle assure l'équité de tous les citoyens devant le droit à la retraite. Fonctionnaire ou salarié du privé, les barrières doivent céder pour que chacun dispose des mêmes droits lorsqu'il s'est acquitté des mêmes devoirs envers la collectivité.

Oui mais voilà... Pour parler d'équité, pour gommer les inégalités entre retraités et pour faciliter le passage d'une réforme juste et adaptée, il ne faut pas habiter en France, le pays où les régimes de retraites n'ont jamais été harmonisés et où l'on s'est amusé à ne créer que des inégalités. La mise à l'écart de la SNCF, de la RATP ou du régime spécial de nos Parlementaires, qui devraient être épargnés  (une fois encore) par la future réforme, témoigne d'une profonde lâcheté de la part de celles et ceux qui appellent le Peuple à l'effort.

Sans disposer de la science infuse sur le sujet. Je demeure conscient des réalités et des défis que notre société est appelée à relever. dans les prochaines décennies. Je suis donc prêt à participer à cet effort collectif sans être lésé, sans être volé. Chacun doit assumer sa part de responsabilité pour que la solidarité puisse continuer à s'exercer.

Pour que la solidarité s'allie à l'équité, je ne vois qu'une seule idée : une retraite bonus-malus axé sur la pénibilité, où celui qui a occupé un poste dur et/ou épuisant bénéficie d'un avantage probant sur celui qui a bénéficié d'un emploi moins contraignant. Pour le reste de ce qu'il y a à réformer, une seule et unique règle : équité rime avec égalité !

A la manière de Philippe Geluck : « Si Dieu était élu démocratiquement par tous les fidèles, si ses revenus étaient soumis à l'impôt et s'il était tenu de prendre sa retraite à soixante cinq ans... Je deviendrais peut-être croyant ».

10:00 Publié dans Elever la République ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique, retraite, syndicat, réforme, ump, ps, france, société | |  Facebook

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