29 février 2012

Pourquoi les règles du parisien intégré ?

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Etre parisien ne s’improvise pas. Etre reconnu comme tel impose de respecter certaines règles, non écrites, mais édictées par le petit Cénacle des « pièces rapportées de province ». Ces règles, souvent amusantes ou stupides (au choix), répondent à certains critères précis.

Parisien en rodage, sur les conseils précieux de mes amis, je tiens ici à en relever quelques unes qui ne manquent pas de sel. A défaut d’être un mémo utile, il permettra d’alimenter de futures conversations. En période de crise et d’incertitude, il convient d’égayer quelque peu les esprits…

Première règle stupide : une distinction existe entre « parisien » et « francilien ». On ne se mélange pas ! Le parisien prendra toujours soin de vérifier la validité de son passeport, de la mise à jour de ses vaccins et de louer une voiture lorsque, ce dernier se décide –de manière tout à fait exceptionnelle- à sortir des limites fixées par le périphérique. Allez en banlieue, c’est comme aller à la campagne !

Deuxième règle amusante : prenant acte de cette distinction, le parisien sait qu’il est de bon ton de préférer la carte Navigo Intégrale de la RATP plutôt que la carte Navigo simple qui oblige à passer au guichet tous les débuts du mois. En conséquence de quoi, vous pouvez en déduire que les queues interminables devant les guichets regorgent de franciliens ! CQFD…

Troisième règle amusante : le parisien du centre fait ses courses non alimentaires au BHV. Pour les novices, c’est bien connu, on trouve tout au BHV ! Le parisien de la rive gauche ira lui au Bon Marché. Question de priorité. Les deux entités, qui se mélangent rarement, se croiseront occasionnellement au Printemps ou aux Galeries Lafayette.

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Quatrième règle amusante : le parisien aime le beau et le cher. Pour ses courses alimentaires il n’entend pas être surpris dans un supermarché quelconque. Monoprix et autre Daily Monop se taillaient jusqu’ici la part du lion. La crise touchant tous les ménages, le parisien ne trouve désormais son bonheur que dans les Carrefour Market !

Cinquième règle stupide : le parisien boit du café. Moderne, il n’a pas su résister au charme de George Clooney. Sa cafetière est donc logiquement une Nespresso et il se presse dans les boutiques de la marque pour acheter les capsules plus chères qu’ailleurs. Le parisien boit aussi du thé. Il sait qu’il devra se fournir en premier lieu chez Mariage Frères ou au Palais des Thés en dernier ressort !

Sixième règle amusante : le parisien vote toujours dans le sens contraire de l’Ile-de-France ou de la banlieue. Quant la France vote à droite…Paris vote à gauche ! Quant la France adoube François Hollande, Paris console les larmes de Martine Aubry ! Attendons mai prochain…

Septième règle stupide : le parisien dispose d’une kyrielle d’enseignes lui permettant d’entretenir son corps et de muscler sa carcasse couleur Doliprane. Toutefois, il n’est pas concevable de choisir une autre option que celle proposée par le Club Med Gym. C’est bien connu : « y’a des salles partout dans Paris ».

Huitième règle amusante : le parisien est multilingue. Sa vie se joue en Version Originale only. A ce titre, il n’est pas concevable ou acceptable de poser son séant dans une salle de cinéma qui diffuse un film en VF. Le parisien aime entendre la vraie voix des acteurs. Il adore l’anglais et le pratique à loisir. Si Intouchables avait été doublé en anglais et sous-titré en français, les salles obscures parisiennes lui aurait permis de battre Bienvenue chez les Ch’tis !

Vous l’aurez compris, cette liste n’est pas exhaustive. Ma formation parisienne est encore balbutiante. Par contre, et je resterai ferme sur ce point, il est hors de question de céder aux sirènes du Club Med Gym ! Amis lecteurs, soyez patients, je vous explique pourquoi très bientôt… Et dire que j’ai manqué cela pendant dix ans…

A la manière d’Alexandre Dumas : « Dieu a inventé le parisien pour que les étrangers ne puissent rien comprendre aux Français. »

27 février 2012

Pourquoi les français sont-ils désabusés ?

 

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Désabusés... Voilà bien l'étrange climat qui plane actuellement dans les rues de France et de Navarre ! Alors que dans une soixantaine de jours, la France connaîtra le nom de son futur président, les français semblent forts dépourvus dans l'attente du jour tant attendu.

Rarement une campagne présidentielle n'aura présenté un caractère aussi inédit. Si comme dans tout scrutin des surprises de dernière minute peuvent subvenir, cette fois-ci, la mayonnaise ne prend pas ! Les meetings ressemblent à des réunions militantes, quant les débats radiotélévisés traitent bien plus de la forme que du fond.

Nous vivons une période longue et ennuyeuse. La magie et l'entrain, pourtant habitués de ces grands enjeux, sont partis en congés. Au nom des intérêts particuliers et des postures momentanées, c'est la démocratie qui s'en trouve abandonnée.

Observateurs et chroniqueurs font aussi pâle figure. Les voilà obligés de souligner que le prochain Chef de l’État sera élu bien plus par défaut que par un vaste mouvement populaire. Hors, crise ou pas crise, défiance ou pas défiance, pour relancer une machine quelque peu enrayée, un Président doit surprendre et émerveiller.

Les français n'ont-ils pas fini d'hiberner ou sont-ils réellement désabusés ? Vivement le printemps, nous serons enfin fixés !

A la manière d'un anonyme : « Être raisonnable c'est être désabusé ».

24 février 2012

Pourquoi le complexe français ?

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Les résultats d’une enquête donnés ce mercredi, indiquent qu’une majorité assez large de nos compatriotes pense que l’influence de la France dans le monde a largement décliné dans les 20 dernières années. Une position paradoxale aux étrangers interrogés, qui pensent exactement le contraire.

Relayant cette information censée lutter contre la morosité ambiante, certains journalistes ajoutent qu’il est de tradition franco-française de penser que nous ne sommes que de vulgaires bons à rien, et que notre pays est sur le point de sombrer.

Si les français, peuple révolutionnaire dans l’âme, est coutumier de son misérabilisme ou de son sentiment d’infériorité, le résultat de cette étude revêt un caractère bien particulier. Un peuple qui se flagelle en permanence, est un peuple qui doute de ses propres capacités !

Beaucoup trouveront une relation de cause à effet avec les difficultés économiques ou les errements politiques rencontrés ou non compris par les français. Pourtant, si les sceptiques sont toujours majoritaires chez nous, personne ne peut nier que notre peuple, aussi surprenant soit-il, est capable de trouver une unité pleine et entière.

Oui c’est vrai, on ne gagne pas la Coupe du Monde de Football tous les ans…

A la manière d’Yves Bonnefoy : « L'être humain est une réalité complexe qui inscrit dans son environnement une nécessaire diversité. »

22 février 2012

Pourquoi le cinquième pouvoir ?

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Lors de la campagne présidentielle de 2007, la communication politique n’avait pas encore intégrée l’art et la manière d’exploiter le nouveau support internet. Dans son ouvrage, Thierry Crouzet, blogeur très connu sur la toile, parlait déjà du cinquième pouvoir.

De la même manière qu’en 1995 les Guignols de Canal + avaient boosté la campagne de Jacques Chirac et, qu’en 2007 la militante SégoSphère avait amoindrie la défaite annoncée de Ségolène Royal, internet permettra t-il d’emporter la décision d’un côté comme d’un autre ?

Convaincu que le vote par internet ne sera jamais un rempart contre l’abstention, je prédis toutefois un sombre avenir au candidat qui viendrait à négliger sa communication virtuelle ! Si internet ne vaut pas vote, il se présente désormais comme un média d’influence incontestable. L’outil internet est un atout essentiel en termes de mobilisation militante, il permet en outre de relayer et d’amplifier la parole politique. Internet demeure sans doute le seul support médiatique où l’égalité de « traitement » entre tous les candidats est une réalité.

Conforté par ma propre expérience à l’échelon local putéolien lors des dernières élections municipales de 2008, je ne doute pas qu’internet présente certaines vertus communicatives. Un lieu ouvert, un espace d’échanges et de confrontations d’idées, qui révèle parfois certaines surprises dans les urnes.

L’éducation politique des plus jeunes qui jadis, était scellée au sein de la cellule familiale, se trouve aujourd’hui transportée sur la toile. L’accès aux sources d’informations, aux réseaux sociaux et aux divers forums consacrés à la politique, ne sont pas étrangers à cette évolution. Toutefois, cette nouvelle éducation politique n’exonère en rien les candidats de travailler leurs argumentaires, de détailler leurs propositions et de ne pas tenter de modifier leur image personnelle pour paraitre plus jeune ! Seuls un habillage soigné et le choix des thématiques s’adressant à tous les publics trouveront l’écho escompté.

Cinquième pouvoir ou pas, média d’influence ou pas, internet ne devra pas se contenter d’ouvrir les esprits à la politique. Il devra, comme pour la télévision ou la radio, trouver la formule miracle pour conduire massivement les électeurs aux portes des bureaux de vote !

A la manière de Valentin Lacambre : « Le peuple n’a jamais eu autant de pouvoir que sur Internet ».

20 février 2012

Pourquoi refuser l'opacité de l'Administration Pénitentiaire ?

 

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Article repris du blog de Pierre V. TournierArpenter le champ pénal

La direction de l’administration pénitentiaire se garde bien de diffuser certains chiffres : "Au 1er février 2012, 11.314 personnes bénéficient d'un aménagement de peine sous écrou, soit 19,3 % de l'ensemble des personnes écrouées condamnées", indique-t-elle dans son bulletin mensuel publié vendredi 17 février 2012 (dépêche de l’agence AISG).

Mais la direction de l’administration pénitentiaire oublie de nous dire aussi que le nombre (absolu) de condamnés sans aménagement de peine a atteint, à cette date, un nouveau record historique : 46.945, le précédent record était de 46.357 au 1er décembre 2011.

Cette administration oublie tant d’autres choses. Ce ne sont pas ici questions de spécialistes : en période électorale, plus qu’à tout autre moment, nous avons le droit de savoir, les citoyens ont le droit de savoir, quelle est la situation des prisons de la République, de nos prisons.

Inflation

Au 1er février 2012, le nombre de personnes sous écrou a atteint un nouveau record historique : 75.222 (France entière) : 16.463  prévenus détenus, 49.236 condamnés détenus, 8.424 condamnés placés sous surveillance électronique en aménagement de peine, 500 condamnés placés sous surveillance électronique en fin de peine et 599 condamnés en placement à l’extérieur, sans hébergement pénitentiaire. Le précédent record était de 74.108, au 1er décembre 2011.

La population effectivement détenue a elle aussi atteint un nouveau record historique : 65.699 (16.463  prévenus détenus + 49.236 condamnés détenus). Le précédent record était de 65.262, au 1er décembre 2011.

En un an, la population sous écrou a augmenté de 9,2 %, la population détenue de 6,4 %. Pendant la même période, le nombre de places opérationnelles a augmenté de seulement 1,3 % : 57.213 places contre 56.454, 759 places de plus en un an, pour 3.928 détenus de plus.

Surpopulation

Malgré notre insistance, l’administration pénitentiaire se refuse toujours à communiquer le niveau réel de surpopulation, c’est à dire le nombre de "détenus en surnombre" : somme des écarts entre le nombre de détenus et le nombre de places dans les seuls établissements surpeuplés. Au 1er février 2012, le nombre de détenus en surnombre, calculé par nos soins est de 11.705. Il a augmenté de 27 % en un an (9199, il y a douze mois, soit 2506 de plus).

Au 1er janvier 2012, Le nombre de détenus dormant sur un matelas posé à même le sol était de 629, contre 204, un an avant, soit 3 fois plus. L’administration pénitentiaire ne nous a pas encore fourni le chiffre au 1er février 2012.

Une production de données toujours aussi défaillante

A la mi-février, nous n’avons pas pu obtenir de données sur les suicides sous écrou, enregistrés en 2011. Les données sur les entrées sous écrou de 2011 ne semblent pas non plus disponibles (aucune donnée sur le 3e trimestre 2011, ni évidemment sur le 4e). Ces données dites de flux sont pourtant indispensables pour analyser les raisons de l’inflation carcérale actuelle : est-elle due à une augmentation des placements sous écrou et/ou à une augmentation des durées (temps passé sous écrou) ?

Et ne parlons pas des données concernant la population des personnes placées sous main de justice en milieu ouvert : prévenus placés sous contrôle judiciaire, condamnés avec sursis et mises à l’épreuve (SME), condamnés au travail d’intérêt général (TIG), condamnés en libération conditionnelle (LC), etc. Aucunes données actualisées depuis plus d’un an !

Des décisions à prendre avant l’été prochain

Au rythme où vont les choses – et en tenant compte des variations saisonnières – le prochain gouvernement pourrait se trouver, au 1er juillet 2012, à gérer 80.000 personnes sous écrou dont 69.000 personnes détenues. Ne devra-t-il pas prendre des mesures d’urgence pour faire face ? Dans quels sens ? Devra-t-il recourir à une loi d’amnistie que le Parlement serait invité à adopter – comme ce fut le cas en 1981, 1888, 1995 ou 2002, mais pas en 2007 ? Le président de la République devra-t-il recourir à son pouvoir de gracier ? Pour le 14 juillet 2006, le président Chirac avait octroyé quinze jours de remise par mois de détention restant à purger, dans la limite de 4 mois maximum. En 2007, le président Sarkozy avait rompu avec cet usage qui s'était systématisé depuis 1991.

Aujourd’hui, les candidats à l’élection présidentielle ne devraient-ils pas prendre position sans attendre, en pensant, qu’en politique, le courage n’est pas toujours perdant ? Souvenons-nous de François Mitterrand affirmant, lors de la campagne de 1981, son opposition radicale à la peine de mort, alors que 2 français sur 3 étaient opposés à son abolition ?

Pierre V. Tournier

Nouveau record historique du nombre de détenus en France

17 février 2012

Pourquoi la RIP Society ?

 

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Mickaël Jackson, Steve Jobs, Amy Winehouse, Whitney Houston ou François-Xavier dit “FX”. Une longue liste de stars adulées (ou détestées) récemment décédées. Jusqu’ici, aucune surprise me direz-vous… sauf si vous avez joué les Robinson Crusoé sur une ile déserte pendant quelques mois !

Ces disparitions n’auront pas pu échapper aux geeks invétérés et autres tweeters du moment, puisque chaque annonce a vu fleurir des RIP au détour d’un message déposé sur un blog ou d’un tweet lancé à la volée.

Si vous avez la correction d’écarter les fautes d’orthographe, les erreurs de syntaxe ou les noms de personnes qui sont confondues et encore bien vivantes, vous serez sans doute saisis par la vive émotion qui envahi tous ces esprits…  

Il est cruel de retirer aux rédacteurs de ces messages la sincérité de leur propos. J’aime beaucoup les messages du type « Je n’ai jamais entendu une de ses chansons mais c’est horrible, je suis super triste, respect quant même et RIP ». Je sens poindre quelques risettes ici ou là…

Si les stars du petit ou du grand écran nous laissent parfois sur notre faim, rien ne remplacera désormais le spectacle que nous offre la communauté internet. Cette déferlante de vives réactions, de grandes émotions et d’immense tristesse partagée marquera -pour longtemps- le reflet d’une société qui a définitivement renoncé à communiquer directement.

Le malheur n’est bon que lorsqu’il est partagé par tous. #RIP Society !

A la manière de Saint Jean Damascène : « Envie. Tristesse du bien d’autrui ».

15 février 2012

Pourquoi le funeste Vanneste révèle la tromperie de l’UMP ?

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A quelques semaines des élections législatives de juin 2012 où il se portera candidat à sa propre réélection, le député de Tourcoing Christian Vanneste récidive dans ses propos ouvertement homophobes.

En 2005 il avait affirmé que l’homosexualité était « moralement inférieure à l’hétérosexualité » et qu’elle constituait un « danger pour la survie de l’Humanité », lui valant d’être amicalement houspillé par Nicolas Sarkozy, alors simple patron de la très jeune UMP.

Aux élections législatives de 2007, Christian Vanneste n’avait pas reçu l’investiture de l’UMP. Le parti majoritaire n’avait pas présenté de candidat face à lui et l’avait réintégré au sein du Groupe UMP une fois les élections passées.

En 2010, ce même Christian Vanneste avait signé un post sur son blog liant homosexualité et pédophilie dans les termes suivants : « l'opposition outrancière entre pédophilie et homosexualité n'est pas fondée en raison des tendances éphébophiles assez fréquentes dans l'histoire qui ignorent la frontière juridique de l'âge » et « l'éphébophilie, ce que l'on appelait naguère la pédérastie, c'est-à-dire l'attirance des hommes pour les adolescents pubères mais ambigus de traits, ne commence ni ne s'arrête à 15 ans ». L’UMP a brillé par son silence complice.

La récidive du jour porte sur ses propos tenus lors d’une interview accordée au site Liberté Politique, dans lesquels il évoque « la légende de la déportation des homosexuels » en précisant « qu’il n’y a pas eu déportation homosexuelle en France ».

Ces propos ont naturellement créé un tollé général dans la classe politique française, Front National compris. Les intègres dirigeants de l’UMP n’ont pas tardé à réagir puisque Jean-François Copé a immédiatement retiré son investiture à Christian Vanneste et, envisage de faire prononcer son exclusion par le bureau politique de son parti.

Cette prompte réactivité de l’UMP ne trompera cette fois-ci personne ! Si l’UMP avait voulu écarter sa brebis galeuse, elle l’aurait fait bien avant et sans aucune ambigüité. Une fois les législatives passées, s’il est réélu elle le réintègrera, lui donnant la possibilité de récidiver une nouvelle fois dans sa croisade anti-homosexualité.

Je ne suis ni surpris, ni blessé par cette nouvelle sortie médiatique. Christian Vanneste est le pur produit de ce que la démocratie peut produire de plus mauvais. Nier ne serait-ce qu’une seule déportation, c’est les nier toutes ! C’est nier un crime. Un crime commis contre l’Humanité toute entière.

A LA MEMOIRE DE TOUTES LES VICTIMES DU NAZISME

A la manière d’Abraham Lincoln : « Aucun homme n’a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge ».

Pourquoi l’anachronisme de l’austérité ?

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Quel observateur vigilant de l’actualité n’a jamais entendu prononcer le mot d’austérité ? En s’amusant à rechercher sa définition, ce même observateur y trouvera deux significations éloquentes.

La première définie le caractère de quelqu’un ou de quelque chose qui est austère, sévère ou rigoriste, poussant l’imagerie à l’âpreté de la vie monacale !

La seconde est bien plus surprenante lorsqu’elle fait référence à une politique économique visant à une réduction des déficits et à une maitrise des dépenses contribuant à retrouver un juste équilibre.

Une fois ceci évoqué, où se cache donc cet hypothétique anachronisme de l’austérité ?

Sans doute par le fait d’être surpris que l’on puisse trouver à redire sur une volonté –ou une nécessité- de bien gérer et de contrôler les dérapages jugés superflus. En somme, de refuser de dépenser de l’argent que nous ne sommes pas censés avoir. En somme, de disposer de dirigeants capables de renoncer à une forme avancée de gaudriole économique.

L’anachronisme est poussé également dans le choix de nos dirigeants. Ainsi, au nom du sérieux et de la nécessité de rigueur, un président de la République plus mûr dans ses propos et plus mâture dans la gestion qu’il entend donner à ses affaires, aura beaucoup plus de chances de se faire entendre qu’un jeunot souvent maladroit et toujours trop progressiste dans ses propositions.

Enfin, l’austérité (ou rigorisme économique) qui se veut pourtant salvatrice de la bonne gestion d’un Etat, trouve rarement un écho favorable auprès des Peuples qui y sont contraints et soumis. Vous ne trouverez aucun grec qui vous dira le contraire ! Le premier qui dit AUSTERITE ! dans une rue d’Athènes risque fort de se faire tailler de sérieuses croupières…

L’austérité est toujours dictée par le bon sens. L’austérité est nécessaire lorsqu’elle n’est pas imposée au détriment de ceux qui la subissent. L’austérité est une vertu disparue, les hommes l’ayant travestie sur l’autel de leur propre incompétence.  

A la manière de Georges Marchais : « L’austérité vise par certaines mesures à avancer l’âge de la mort ».

13 février 2012

Pourquoi les militants de GayLib ne sont pas « folles » ?

 

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Pour tout militant d'un parti politique, outre le simple fait de réussir à se faire entendre des vieux de la vieille qui ont acheté leur strapontin de longue date, il s'agit de déterminer avec précision les limites de son engagement au sein du parti auquel vous avez adhéré.

Selon vos propres centres d'intérêt (sujets locaux, sociaux ou nationaux), l'engagement sous une bannière politique implique que vous en épousiez l'organisation et les valeurs qui y sont défendues. Si vous êtes toujours assuré d'une liberté de pensée et de parole en surface, sachez bien que les positions extrêmes ou jugées trop divergentes par les gardiens de l'orthodoxie du parti, sont rarement les bienvenues et l'on vous fera rapidement comprendre au mieux, qu'il vous faut être un brin conciliant, et au pire, que vous devriez songer à changer de parti !

J'ai moi-même vécu cette amère expérience à Puteaux au sein de la section du Parti Socialiste. Le souvenir de certaines réunions de section particulièrement musclées est encore bien présent. Assumer pleinement ses positions socialistes-libérales n'est jamais aisé au royaume de la Rose et, les exposer avec une assurance parfois déconcertante, peut rapidement virer à un mauvais remake de « petits meurtres entre amis » !

C'est sans doute le même sentiment qui anime aujourd'hui les militants de GayLib engagés au sein de l'UMP au moment où le président-candidat Nicolas Sarkozy expose les grandes lignes de son futur programme dans le Figaro Magazine.

Les passages sur le mariage homosexuel et l'adoption par des couples de même sexe, ne laissent aucune place au doute :

Êtes-vous favorable au mariage homosexuel?

Je n'y suis pas favorable.(...) En ces temps troublés où notre société a besoin de repères, je ne crois pas qu'il faille brouiller l'image de cette institution sociale essentielle qu'est le mariage.

Et l'adoption par des couples de même sexe?

C'est une des raisons pour lesquelles je ne suis pas favorable au mariage homosexuel. Il ouvrirait la porte à l'adoption.(...)

Si les associations homosexuelles n'ont pas été surprises par les annonces du Chef de l’État, elles semblent avoir douché les espoirs des plus farouches soutiens de l'association gay associée à l'UMP. A un point tel que son propre président Emmanuel Blanc a annoncé le retrait du soutien de GayLib au candidat Nicolas Sarkozy !

Si le cas du député Christian Vanneste se révélait être la plus grosse pomme de discorde entre les gays UMP et leur parti, le retour à l'ordre moral et les positions ultra-conservatrices annoncées par leur ancien champion, ont sonné le glas de leur patience. Après un voyage de noces d'une dizaine d'années, le divorce entre GayLib et Nicolas Sarkozy est officiellement prononcé !

Faut-il s'en réjouir ou penser comme certains hurluberlus que l'homophobie est de droite et l'égalité est de gauche ? Certainement pas. Nicolas Sarkozy n'est pas plus homophobe que d'autres. Il est sans doute homo-indifférent. Ni plus, ni moins. Le président-candidat est convaincu en revanche que pour placer un indicateur clairement de droite, son opposition affichée au mariage homosexuel est de bon aloi. Il ne lui reste plus que cela...

Par ailleurs, si le sabordage du cercle GayLib semble se rapprocher à grands pas, quel sera le ressenti de ses militants qui y ont défendu leur point de vue noyé au milieu d'un ensemble de convictions profondément conservatrices ? Serons t-ils déçus ou désespérés au point de porter leur choix sur un autre candidat plus ouvert sur ces questions ?

Non, je n'en crois rien, car lorsque l'on décide de militer dans un parti politique, aussi proche soit-il de ses propres valeurs ou convictions, on accepte de fait d'y partager ses propres idées et d'y rencontrer parfois une forme d'hostilité. On comprend aisément que ses propres intérêts personnels ne peuvent en aucun cas prendre le pas sur l'intérêt général. Ses attentes personnelles, aussi légitimes soit-elles et lorsqu'elles sont minoritaires, trouvent toujours le moyen d'émerger lorsqu'elles rencontrent un intérêt pour la majorité.

J'ai un profond respect pour toutes celles et tous ceux qui expriment leurs convictions et qui les défendent avec force. Les militants de GayLib ne font pas exception à cette règle. A ce titre, je les invite à poursuivre leur engagement et à déterminer, le moment venu, les limites ce celui-ci.

A la manière d'Alice Parizeau : « Il faut critiquer, il faut constamment tout remettre en cause. Cela permet de rester jeune et de progresser ».

10 février 2012

Pourquoi l’appel utile précède le vote utile ?

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C’est bel et bien une période de glaciation qui s’est abattue sur la France. Déjà un tantinet épuisé par ce froid qui empêche ma vieille carcasse de se réchauffer, me voici transi et meurtri par l’incessant procès d’intention qui a fini par geler bon nombre d’esprits politisés.

Au cas où certains auraient sombré dans une totale léthargie, il n’aura échappé à personne que les français seront appelés à désigner leur futur Chef de l’Etat d’ici au printemps. Ainsi donc, cette élection est-elle déjà jouée au point qu’il n’est quasiment plus nécessaire de s’embarrasser à y convier les électeurs.

Le décor est à peine posé et, tous les acteurs pas encore entrés en scène, que l’on observe ici ou là, tantôt que les jeux sont faits, tantôt que les français ne sont que de sombres ânes bâtés pour s’être faits enfumés par les discours des géants ou les mesquineries de journalistes mal intentionnés.

Les petits candidats se sentent mal traités et pestent –ou font pester- contre cet ordre établi qui les empêchent d’exister. Entre les parrainages difficiles à trouver ou des temps d’antenne pas toujours bien réglés, la démocratie est amputée et la République est bernée. Non, vraiment, personne ne veut les écouter.

Nous vivons le règne des éternels insatisfaits. Un dégel pas encore annoncé, une campagne présidentielle pas encore démarrée et l’assassin de la démocratie déjà tout trouvé : le vote utile est pilonné ! Le souvenir du 21 avril 2002 est à ce point estompé pour que certains se risquent encore à oublier qu’avant d’arriver au 6 mai il nous faudra d’abord voter ?

La coupe est pleine ! Trop c’est trop !

Que l’on arrête d’harceler et d’agresser les français de propos ou de pensées qui leurs retire leur intégrité ou leur sincérité. Pour vouloir intéresser ou fidéliser cette meute de crétins que l’on entend grimer, que chacun s’exprime et mette en musique le bénéfice de sa propre partition.

Que celles et ceux qui ont des choses à dire parlent ! Que celles et ceux qui ont des projets à porter les portent ! Et que celles et ceux qui se contentent de jouer les éoliennes intellectuelles se cassent les pales et nous foutent définitivement la paix !

Une élection n’est jamais jouée d’avance. Un vote n’est pas moins utile lorsqu’il donne à celui qui en use, l’occasion de se déterminer en conscience. Il n’y a pas de bon et de mauvais vote, il n’y a que des citoyens qui entendent dessiner le destin de la France.

Suggérons à ceux qui mettent en doute cette nécessité, de proposer la suppression du suffrage universel pour laisser aux politisés ou autres bien-pensants du moment, le choix de décider de tout pour tous !

La route est encore longue. Décrier un hypothétique vote utile est une imposture morale. La seule posture qui convienne à cette heure, c’est de lancer aux français un appel franc et déterminé à se déplacer en masse le moment une fois arrivé. Les 22 avril et 6 mai prochains sont les dates « utiles » où se construira le destin de la France.

A la manière de Montesquieu : « Ce qui n’est point utile à l’essaim, n’est point utile à l’abeille ».

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