08 juin 2009
Pourquoi les élections européennes ont signé la fin de la politique à la « papa » ?
Les résultats du scrutin européen du 7 juin ont marqué un véritable tournant dans la vie politique de notre pays.
Il convient d'en tirer deux enseignements majeurs : une abstention record qui marque une défiance des français face au refus de nos partis politiques d'expliquer l'Europe, et la fin de la politique à la « papa » avec cette vilaine habitude de vouloir mener campagne en parlant de tout sauf du sujet concerné.
S'en défendant hier toute la soirée, les dirigeants de l'UMP ont eu beaucoup de difficultés à masquer leur exultation. Pourtant la droite comme l'UMP n'ont guère de raisons de pavoiser avec un résultat aux environs de 28%, bien en deçà de ceux observés ailleurs en Europe par les autres listes de conservateurs.
Une pôle position presque gênante ce matin avec l'élection imprévue du Ministre du Travail Brice Hortefeux, 3ème de liste dans la circonscription du Centre Massif Central. Que les europhiles convaincus se rassurent, Brice Hortefeux ira bien siéger.....rue de Grenelle, à son bureau du Ministère du Travail. C'est beau la conviction européenne....
La plus belle surprise est venue de la liste Europe Ecologie conduite par le triumvirat de choc : Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové. Contre toute attente celle-ci a recueillie plus de 16% des voix en faisant jeu égal avec le PS. La liste des Verts écrase littéralement ce dernier en Ile de France où elle obtient plus de 20% contre à peine 12% pour la liste socialiste.
Certains voient dans le résultat des écologistes une conjoncture favorable ou un épiphénomène, certes. Toutefois, il serait hasardeux et suicidaire de ne pas entendre le message que les électeurs ont envoyé ce dimanche alors que près du quart des électeurs de Ségolène Royal du premier tour des Présidentielles de 2007 ont apporté leurs suffrages à la liste de « Dany le Rouge ».
C'est très certainement aussi une forme de prime à ceux qui ont parlé d'Europe aux français et qui ne se sont pas égarés dans les méandres de la politique nationale et stérilement anti-sarkozyste.
Les deux grands perdants de ce scrutin sont incontestablement le MoDem de François Bayrou et le Parti Socialiste de Martine Aubry, qui n'ont recueilli respectivement que 8,4 % et 16,4% des suffrages.
Certains ténors ont parlé dimanche soir de « coup de tonnerre » ou de « 21 avril light ». Il faut sans doute y voir une forme de sévère correction pour un François Bayrou qui s'est recroquevillé sur son destin personnel en oubliant son idéal européen, et pour un PS inaudible empêtré dans ses divisions qui n'a pas su convaincre car fixé sur l'espoir d'un vote sanction à l'égard de la politique conduite par Nicolas Sarkozy.
Pour le reste, il faut noter le très beau parcours de la liste du Front de Gauche emmenée par Jean-Luc Mélenchon et Marie-Georges Buffet qui avec 6% des voix prend le meilleur à l'extrême-gauche, et notamment sur le NPA d'Olivier Besançenot qui pour seul discours européen avait appelé encore ces derniers jours à un « mai 68 » version 2009. La gauche de la gauche est certainement la plus grande perdante d'une faible mobilisation des électeurs, puisque chacun sait que c'est essentiellement les classes populaires qui ne se sont pas rendues aux urnes ce dimanche.
Le PS sort littéralement sonné de ces élections européennes. Ce résultat faible (voir faible dans certains endroits) sera-t-il le choc salutaire pour un Parti Socialiste qui n'est à ce jour toujours pas sorti de ses querelles intestines de longue date et notamment du dernier congrès de Reims ? Il faut l'espérer et le souhaiter.
Le Sénateur-Maire de Lyon Gérard Collomb appelle ce matin à un changement de direction à la tête du PS. Il est suivi par le Maire de Paris Bertrand Delanoë qui n'a guère apprécié l'écrasement du PS dans sa ville par Europe Ecologie et rejoint par le Député-Maire d'Evry Manuel Valls qui met la pression sur la direction en indiquant que si le PS ne se régénère pas -il dit que le PS parle désormais une langue morte- il est en grand danger voir en voie de disparition.
Renouvellement des hommes, des idées et de la pensée unique « socialiste-socialisante » : voilà de bonnes résolutions que j'attendais de la part du PS depuis bien des années. Je regrette simplement qu'il ait fallu accepter bien des humiliations et des défaites pour parvenir à un tel constat.
Ce matin les mauvaises langues et autres « langues mortes » qui faisaient la pluie et le beau temps au PS à Puteaux comme ailleurs, doivent se trouver bien dépourvues maintenant que la gifle est une -nouvelle fois- venue ! Il ne faut pas se réjouir de cela....il faut en pleurer.
Sur le registre des pleurs et de ma bonne vieille bourgade de Puteaux, je souhaite donner un coup de projecteur sur les élucubrations de nos deux frères siamois putéoliens qui d'un côté comme d'un autre, ont livré une lecture bien particulière des résultats connus de notre ville. Au jeu de celui qui dira la plus grosse boulette en premier j'avoue que Christophe Grébert et Frédéric-Michel Chevalier demeurent les gagnants incontestables. Du risible au ridicule il n'y a qu'un pas....attention aux croche-pieds messieurs !
Chouette, la politique à la "papa" c'est fini !
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07 juin 2009
Pourquoi l'Europe mérite notre vote le 7 juin 2009 ?
08:00 Publié dans Journal d'Europe ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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28 mai 2009
Pourquoi un OUI ou un NON à la Turquie Européenne ?
15:23 Publié dans Journal d'Europe ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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Pourquoi l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne s’est invitée dans la campagne des Européennes ?
A l'occasion de la sortie du livre de Michel Rocard « Oui à la Turquie ! » en septembre 2008, j'ai clairement apporté mon soutien à l'ancien Premier Ministre de François Mitterrand.
Le 7 juin 2009 les français comme tous les européens seront appelés à désigner leur représentants au Parlement Européen. Un sujet est revenu sur le devant de la scène par les gesticulations ostentatoires de Philippe De Villiers et de Marine Le Pen sur le sort de l'adhésion de la Turquie à L'Union Européenne.
Si toute la droite et le MoDem s'accordent sur un refus clair à cette adhésion potentielle, le plus gênant vient de toute la gauche qui répond à la question par une autre question ou qui souhaite ne pas prendre de position très nette avant le scrutin des européennes.
Entre mythes et réalités, le magazine L'Express publie un détail de ce qu'est la Turquie d'aujourd'hui. Cette étude n'est pas inutile au moment où notre Président de la République Nicolas Sarkozy a créé un incident diplomatique avec la Suède (qui présidera l'UE dès le 1er juillet 2009), suite aux déclarations de son Ministre des Affaires Etrangères Carl Bildt qui avait déclaré au Figaro que : « L'U.E. a besoin de la Turquie pour peser dans le monde ».

Turquie, entre fantasme et réalité - L'Express - Audrey Stiti - 22/05/2009
La Turquie est un pays laïc.
VRAI, mais la laïcité turque n'est pas identique à la laïcité française. En Turquie, la laïcité consiste à contrôler le champ religieux pour éviter les dérives. Il ne s'agit pas comme en France de séparer totalement les affaires de l'Etat des affaires religieuses mais plutôt d'encadrer strictement la pratique des cultes. "En réalité, la laïcité turque se rapproche de la laïcité française telle qu'on la concevait à l'époque de Napoléon III", explique Thierry Zarcone, écrivain spécialiste de l'islam.
La Turquie est un foyer du terrorisme.
FAUX, car même si la Turquie "est un pays à forte signature musulmane", elle reste pour l'instant hermétique aux courants islamistes radicaux. Elle n'abrite pas, comme l'Afghanistan ou l'Arabie Saoudite, de groupuscules intégristes ni ne forme de combattants du djihad.
La Turquie est européenne.
VRAI et FAUX. Au niveau géographique, la Turquie représente un pont entre l'Europe et l'Asie, où se situe la plupart de son territoire. Pourtant, sa région européenne (la Thrace, au nord-ouest du Bosphore) reste le coeur économique du pays avec la présence de grands centres urbains comme Istambul. De par son histoire, la Turquie a également un pied dans l'Europe - mythique cité de Troie, échanges culturels et scientifiques, diffusion des courants révolutionnaires européens, etc.
La Turquie est une grande puissance militaire.
VRAI. Depuis la chute de l'Iran et la guerre en Irak, la Turquie possède l'armée la plus puissante de la région. Mais sa capacité d'action reste bien inférieure à celle des armées américaine, britannique ou même israélienne. Pour l'instant, la Turquie respecte le Traité de non-prolifération des armes atomiques et ne possède pas la bombe nucléaire.
La Turquie ne respecte pas les droits des femmes.
VRAI et FAUX. Malgré d'évidentes inégalités entre les sexes, les femmes turques bénéficient depuis une dizaine d'années d'une évolution de leur statut. En 2007, une réforme du code civil a été lancée afin de mettre fin au statut exclusivement masculin du chef de famille. Dans les grandes villes, les femmes ont adopté un véritable mode de vie à l'occidental. Mais leur situation reste encore inquiétante dès qu'on s'éloigne des zones urbaines.
Il n'y a pas de liberté d'expression en Turquie.
FAUX. La Turquie est l'un des seul pays de la région où coexistent véritablement pluralisme politique et élections démocratiques. Plusieurs médias (TV, radio, presse, web) exercent librement leur rôle d'information et d'opposition au pouvoir en place. Cependant, quelques sujets sont sous contrôle, comme les critiques sur Attatürk ou le débat sur l'Arménie.
En cas d'adhésion à l'UE, le vote de la Turquie deviendrait déterminant.
VRAI, car aujourd'hui le nombre de sièges accordés à chaque Etat au Parlement européen est défini en fonction de leur population. Depuis la création de l'Union Européenne, l'Allemagne et la France bénéficient du plus grand nombre de sièges (respectivement 99 et 72). Mais avec une population de 71 millions d'habitants (soit 1/6 de la population totale de l'UE), la Turquie devrait théoriquement peser lourd sur les votes et décisions du Parlement.
Les crimes d'honneur sont encore fréquents en Turquie.
VRAI. Les crimes dits "d'honneur" sont encore nombreux dans les zones rurales et dans les quartiers déshérités des grandes villes. Pourtant, depuis 2005 et sous la pression de l'UE, le nouveau code pénal turc n'accorde plus systématiquement de circonstances atténuantes aux assassins ayant commis ces crimes. Depuis dix ans, plus de 300 femmes sont mortes pour avoir "déshonoré" leur familles ou leur époux.
La Turquie est en guerre avec Chypre.
FAUX. Depuis 1974, une "ligne verte" scinde l'île en deux républiques distinctes et rivales: au nord, la République autoproclamée turque de Chypre, au sud, la République Indépendante de Chypre, que la Turquie refuse de reconnaître officiellement. Ne pouvant intégrer une Union européenne dont elle ne reconnaît pas l'un des membres, la Turquie a entamé depuis 2008 une série de négociations en vue d'une reconnaissance.
15:20 Publié dans Journal d'Europe ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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25 mai 2009
Pourquoi les élections européennes ne tombent jamais au bon moment ?
Dans son édition du jour, le journal Le Monde retrace les couacs survenus au moment des élections européennes depuis 1979 à nos jours.
Moi qui me plaignais ce matin même d'une morne campagne, cet article est venu confirmer mes craintes sur une abstention record le 7 juin prochain !
« L'Europe, ça ne tombe jamais bien ! » Arnaud Leparmentier - Le Monde 25/05/2009
1979 : MITTERRAND ET CHIRAC EN EMBUSCADE
« Pour la première fois, les députés du Parlement européen sont élus au suffrage universel. Le président Valéry Giscard d'Estaing l'a voulu, les gaullistes en contestent le principe. En vain. Ils crient à la trahison et prédisent que le Parlement va s'ériger en Assemblée constituante. Cette première campagne est la seule où l'on parlera d'Europe. Violemment parfois.
L'affrontement entre gaullistes et fédéralistes, partisans des Etats-Unis d'Europe, est délétère. Dès décembre 1978, Jacques Chirac dénonce dans son appel de Cochin la "voie paisible et rassurante" du "parti de l'étranger" et "l'inféodation de la France" qui se prépare. »
1984 : COLÈRES FRANCO-FRANÇAISES
« L'Europe va repartir, mais nul n'en a conscience. Ce sont les heures sombres de l'"eurosclérose". La Communauté est bloquée par la querelle sur la contribution britannique au budget européen. "I want my money back", martèle le premier ministre britannique, Margaret Thatcher. L'affaire ne sera résolue qu'au conseil européen de Fontainebleau... huit jours après les élections.
"L'année 1985 sera dramatique", prédit, à tort, Simone Veil, qui conduit une liste d'union RPR-UDF. En réalité, François Mitterrand a fait le choix de l'Europe en 1983 : il est resté dans le système monétaire européen.»
1994 : GUERRE ET GUÉGUERRES
« La vraie bataille sur l'Europe a eu lieu deux ans plus tôt, lors du référendum sur le traité de Maastricht, ratifié in extremis par les Français. Les élections sont une répétition sans risque. Il s'agit de compter les eurosceptiques, alors que la monnaie unique, prévue par le traité, semble encore lointaine. C'est la première victoire du souverainiste Philippe de Villiers, qui engrange 12,4 % des voix.
L'Europe désabusée est incapable d'empêcher la guerre qui déchire les Balkans, tandis que la cohabitation (entre François Mitterrand et Edouard Balladur pour l'exécutif, entre Jacques Chirac et Edouard Balladur au RPR) affadit les débats. »
1999 GUERRE ET AFFAIRES
« Cela aurait dû être le triomphe de l'Europe rose. Le premier ministre socialiste, Lionel Jospin, organise à Paris un meeting avec ses homologues, le Britannique Tony Blair, l'Allemand Gerhard Schröder et l'Italien Massimo d'Alema. Mais il s'agit d'une fausse unité, le socialisme français étant bien éloigné du New Labour.
La guerre du Kosovo écrase les débats et force à l'unité nationale en période de cohabitation avec Jacques Chirac. Après l'échec du traité d'Amsterdam sur les institutions, la campagne porte sur le nécessaire approfondissement de l'intégration européenne avant son élargissement. »
2004 TROP TÔT ET TROP TARD
« L'élection arrive trop tôt et trop tard. Trop tard, parce que l'élargissement aux pays de l'Est a eu lieu, le 1er mai 2004, sans qu'on demande leur avis aux Français. Trop tôt, parce que la vraie bataille aura lieu en 2005 avec le référendum sur la Constitution européenne. A cette époque, les Français ne se sentent plus chez eux en Europe. Ils se sont retrouvés minoritaires dans leur opposition à la guerre en Irak. Ils maugréent sur les pays de l'Est tout en ayant mauvaise conscience. Le ministre des finances, Nicolas Sarkozy, dénonce l'octroi d'aides régionales aux pays qui pratiqueraient le dumping fiscal, tandis que le PS a adopté pour slogan "Et maintenant, l'Europe sociale".
Nul n'a remarqué la directive sur la libéralisation des services qu'a présentée un an plus tôt un commissaire néerlandais inconnu : Frits Bolkestein. Ce n'est que dans la campagne référendaire sur la Constitution qu'éclatera la polémique sur le "plombier polonais". »
2009 ENCORE RATÉ !
« Trente ans après 1979, la campagne pourrait porter de nouveau sur l'Europe. Le Parlement va voir ses pouvoirs encore renforcés par le traité de Lisbonne, tandis qu'il faut réinventer le modèle européen de l'après-crise. Le débat est atone, non faute d'enjeux, mais parce que la gauche social-démocrate est si mal en point en Europe que peu d'observateurs croient à la possibilité d'une prise de pouvoir politique du Parlement qui empêcherait la reconduction du président de la Commission sortante, José Manuel Barroso. »
Alors ça donne pas envie d'aller voter tout ça ?
17:35 Publié dans Journal d'Europe ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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Pourquoi une campagne indigne pour les élections européennes ?

Dimanche 7 juin 2009 la France s'apprête à connaître un triste record : celui de l'abstention ! Selon les dernières estimations connues à ce jour seuls 46 % des français devraient participer à cette consultation pourtant essentielle pour l'avenir de l'Europe.
A quoi ou à qui doit-on faire supporter le poids de la lourde responsabilité de cet échec annoncé ?
Tout d'abord à l'idée défendue depuis plusieurs décennies qui veut que l'Europe n'intéresse pas les français puisqu'ils la juge bien trop éloignée de leurs préoccupations nationales.
Cette idée est bien entendue totalement infondée puisque chacun sait que les deux scrutins qui recueillent les « suffrages » des français restent les municipales et les élections présidentielles. Tous les autres scrutins apparaissent donc comme secondaires pour les électeurs.
L'Europe a pris de plus en plus d'importance dans notre vie politique nationale et les medias ne manquent jamais de rappeler que nombre de décisions se prennent désormais à Bruxelles et à Strasbourg.
Une Europe étrangère aux français : l'argument ne tient pas !
Certains pensent que le scrutin interrégional -censé rapprocher les élus de leurs électeurs- a fait fuir les français. Là ce n'est pas faux. Le spectacle donné qui veut que l'on case les copains au Parlement Européen où que l'on offre un placard doré à ses meilleurs ennemis n'y est pas étranger. L'idéal européen : on se le met où tout le monde le pense ! L'UMP et le PS tiennent la tête d'affiche sur ce point.
La seconde option, la plus probable, c'est la responsabilité directe de nos partis politiques. Aucun n'a jamais pris soin d'expliquer l'Europe aux français autrement que pour leur expliquer que la majeure partie des contraintes qu'ils vivent proviennent d'une Europe mal gérée, donc coupable de tous les malheurs qui les frappent.
Il est relativement difficile de faire venir les électeurs en masse alors que l'on a passé son temps à estimer que le « machin » ne sert à rien !
Gavé de ces mauvais élus qui placent leur confort personnel et celui de leurs partis avant l'intérêt de leurs compatriotes, mon vote du 7 juin traduira une envie d'élus qui ne me parlent pas simplement d'Europe lors de ces élections et qui vont siéger à Strasbourg comme leur charge leur impose de le faire. C'est ma vision d'un vote efficace...
La campagne européenne de 2009 détient la palme de la médiocrité. Comment ne pas le penser alors que les intervenants politiques ont centré leur discours sur des thématiques nationales en tapant tantôt sur Nicolas Sarkozy, tantôt sur des discours que jugés trop utopiques ? A un point tel que le mot même d'Europe a été occulté !
Au moment où la campagne officielle s'ouvre et que la date du scrutin pointe le bout de son nez, les partis redoutent une abstention record qui pourrait réserver quelques mauvaises surprises quant aux résultats au soir du 7 juin.
Il devrait être des rendez-vous électoraux qui font unanimité. Les élections européennes ne devraient pas être prises en otage des combinaisons partisanes et des intérêts nationaux.
L'Europe n'est plus un simple idéal commun. C'est aujourd'hui une communauté de 500 millions de citoyens qui offrent une diversité unique dans le monde. C'est une monnaie commune. C'est un repère pour les nouvelles générations. C'est le rêve de ses pères fondateurs qui ont misé sur une paix durable et prospère pour notre continent.
Souhaitons que le 7 juin 2009 ne soit pas un copié-collé de ce triste dimanche du 29 mai 2005 où les français avaient voté massivement NON au référendum sur le projet de Traité Constitutionnel. Une grave erreur de jugement à mon sens. Après des mois de vrai débat démocratique, ils avaient lourdement sanctionné leurs dirigeants en prenant l'Europe comme échappatoire de leurs problèmes nationaux.
L'Europe mérite un vrai débat. L'Europe mérite notre vote !
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14 mai 2009
Pourquoi une campagne "sexy" pour les élections européennes ?
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09 septembre 2008
Pourquoi comme Michel Rocard, je suis favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne ?
« Oui à la Turquie: je le dis sans ambages car j'en suis de plus en plus convaincu, l'avenir de l'Europe passe par la Turquie.
Oui à la Turquie: je le dis sans ambages car j'en suis de plus en plus convaincu, l'avenir de l'Europe passe par la Turquie.
L'Union européenne doit intégrer la Turquie en son sein. Nous avons nous, les Européens, un intérêt au moins aussi grand que celui des Turcs à arrimer ce pays à notre continent.
L'adhésion de cette nation musulmane, puissante et en plein essor économique ne servira pas les seules ambitions de cette dernière. L'adhésion de la Turquie, c'est une assurance - vie pour l'Europe.
La question turque est l'occasion rêvée pour faire ce que nous n'avons pas su faire correctement et plus tôt, poser enfin les vraies questions: celles qui touchent à l'identité de l'Europe, à sa véritable vocation maintenant qu'elle s'est décidée à s'élargir, à sa mission dans le monde, laquelle est certainement de contribuer à rapprocher les peuples.
Et je pense que c'est justement aussi parce que la Turquie est musulmane que nous avons intérêt à ce qu'elle intègre l'Union européenne.
Michel Rocard »
Je n’aime pas le conformisme. Je n’ai jamais aimé le conformisme, et c’est sans doute pour cette raison que j’ai attendu la sortie du livre de Michel Rocard pour appuyer et soutenir son appel en faveur de l’intégration de la Turquie dans l’Union Européenne.
En quelques lignes (ci-dessus), l’ancien Premier Ministre de François Mitterrand rappelle les arguments les plus simples qui viennent interpeller l’opinion publique française sur la nécessité de cette intégration et rejeter l’hypocrisie qui s’est instaurée sur le principe que la Turquie n’a pas vocation à rejoindre l’UE à la seule raison de sa position géographique.
Même si le président de la République Nicolas Sarkozy s’en défend -comme beaucoup d’autres qui préfèrent ne pas avoir d’avis sur la question-, le problème turc version « made in France » ne se situe pas pour une vulgaire question de frontières, mais bel et bien pour une raison purement religieuse liée au fait que la Turquie est un pays laïc habité par 99% de musulmans…..
La France qui a déjà bien du mal à accepter sa propre diversité culturelle et cultuelle, semble campée sur son ancestral héritage chrétien qui lui interdit toute évolution……
Françaises, français, ne soyons pas bêtes et devenons favorables à l’entrée de la Turquie dans une Grande Europe !
Régis Sada
Le 3 septembre 2008, Michel Rocard a créé l'événement en publiant chez Hachette Littératures Oui à la Turquie, un plaidoyer incisif et sans concession pour l'adhésion de la Turquie à l'Europe.
« Oui à la Turquie » fait le point sur les atouts et les faiblesses de la Turquie (Chypre, la reconnaissance du génocide arménien, la minorité kurde), mais surtout alerte l'opinion sur le danger du blocage européen actuel, et en particulier français qui risque, s'il perdure, d'amener la Turquie à se détourner de l'Europe pour nouer d'autres alliances (Iran, Russie).
Ce livre peut être l'occasion de relancer sur le débat sur l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne à un moment où les données géopolitique, en mer noire et ailleurs, changent.
Le site de Michel Rocard : http://www.ouialaturquie.fr
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