30 janvier 2012

Pourquoi Mein Kampf plane à nouveau sur l’Europe ?

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« Verba volant scripta manent » : les paroles s’envolent, les écrits restent. Nous avions cru Adolf Hitler, Führer de l’Allemagne Nazie, mort suicidé le 30 avril 1945 dans les ruines fumantes de sa Chancellerie à Berlin. Sa dépouille est demeurée introuvable pour le monde.

« Mein Kampf » livre-recueil de l’idéologie nazie, responsable de plus de 60 millions de morts au lendemain de la seconde guerre mondiale, revient hanter l’Europe soixante ans après. Et si finalement Adolf Hitler n’était pas mort ?

C’est du moins la question à laquelle nous sommes contraints de répondre, dèlors que ses écrits tomberont dans le domaine public le 1er janvier 2016 et, au moment où le Land de Bavière –détenteur des droits- éprouve les pires difficultés à étouffer la diffusion de ces derniers en repoussant les arguments des défenseurs de la liberté d’expression.

Terriblement surprenante en effet, cette position qui veut que l’on puisse lire ou acquérir Mein Kampf dans sa version originale (NDRL : de l’époque) et, dans le même temps, empêcher toute réédition sans que celle-ci soit assortie d’une notice ou d’un texte faisant référence aux atrocités commises au nom de l’idéologie nazie prônée par Adolf Hitler et clairement explicitées dans son livre.

Si la France a adopté la même philosophie sur ce brûlot, elle laisse la consultation des tomes I et II disponible sans restriction sur des sites étrangers via internet. Le livre traduit en français tombera dans le domaine public en 2054, ce qui lui laisse encore le temps nécessaire pour modifier sa propre législation sur le sujet.

Près de 70 ans après la fin d’une guerre terriblement meurtrière, et tenant compte de l’évolution des sociétés qui ont directement été concernées par celle-ci, comment justifier d’une protection aussi rapprochée entourant ces écrits ? Ces mêmes sociétés, démocratiques depuis si longtemps, n’ont-elles pas été capables d’instruire et d’informer suffisamment leurs opinions publiques pour avoir besoin de les préserver des inepties contenues dans Mein Kampf ?

Visiblement non, ou du moins en surface… Car si l’on se réfère à l’article du psychosociologue Alexandre Dorna : la crise financière, la défiance des peuples envers leurs élites ou la perte de repères sociaux et familiaux, fragilisent les populations qui encensent le besoin de liberté tout en recherchant une figure ou une pensée derrière laquelle se ranger. De là à l’endoctrinement, il n’y a qu’un pas. Pour s’en convaincre, il suffit de constater avec quelle rapidité les idées défendues par le Front National ont imprégné la société française.

Marc Ferro, historien de référence, ne dit pas autre chose en appelant nos démocraties à rester vigilantes face à la diffusion d’écrits violents, accusateurs et profondément monstrueux par les théories qui y sont décrites. Il invite à ne pas laisser d’espace vital aux fanatiques, à toutes les formes de fanatisme. Pour lui comme pour beaucoup d’autres, tout autoriser au nom de la sacro-sainte liberté d’expression est un appel non dissimulé au suicide collectif de notre conscience et de notre devoir de mémoire face aux atrocités perpétrées.

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La transmission orale de celles et ceux qui ont vécu cette période ou subi cette rage de destruction, les livres de témoignages ou d’explication, les émissions ou documentaires consacrés au sujet, les commémorations, les musées, tout cet ensemble construit et érigé en barrière contre Hitler, le nazisme et la barbarie dont ils ont été les auteurs, n’auront pas suffi aux hommes d’aujourd’hui (pourtant mieux informés) de se prémunir contre ce cancer de l’Humanité.

Partant de ce constat, il demeure très difficile de considérer Mein Kampf comme une littérature ordinaire. Une explication de texte ou un accompagnement historique apparait donc indispensable.

Oui, l’Homme moderne doit user de la liberté, de toutes ses libertés. Mais l’Homme moderne doit aussi consentir à voir certaines de ses libertés amoindries du moment où il n’est pas en mesure de contrôler ses propres pulsions et donc, de chasser l’ensemble de ses vieux démons.

L’Homme est capable du meilleur comme du pire. Ce pire, l’Homme a été capable de l’exercer et de le retourner contre d’autres hommes. A ce titre, il convient de le préserver en ayant le courage de le protéger contre son gré.

A la manière de Voltaire : « Et qui pardonne au crime en devient complice ».

25 janvier 2012

Pourquoi le retour de l’info indépendante ?

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Faut-il s’en plaindre ou s’en étonner, internet a rendu l’information accessible à tous avec une sinistre instantanéité sont se serait bien passés les gouvernants et autres peoples du monde entier. Si l’information radio est toujours prisée par les français au réveil ; les nouvelles chaines de la TNT et leur format souvent décalé ont donné un sérieux coup de vieux à l’info des grandes chaines traditionnelles. La presse quant à elle et en de rares exceptions, s’étiole et s’affole avant de sombrer lentement vers l’abîme.

Les gouvernants du monde entier sont friands des médias qu’ils peuvent maîtriser ou contrôler. Si la France a abandonné de longue date son Ministère de l’Information, la reprise en main de l’audiovisuel public sous la présidence de Nicolas Sarkozy laisse songeur quant à la justesse de l’information qui est rendue aux français. Par ailleurs, je reste songeur lorsque sur un fait marquant longuement traité, les journalistes arrivent quelques semaines plus tard à s’interroger de savoir s’ils ont bien fait leur métier…

Même s’il est de notoriété publique que l’on trouve de tout sur internet, le bon comme le mauvais, il n’est pas inutile de rendre hommage au travail –parfois confidentiel- mené par certains journalistes qui parviennent à demeurer indépendants.

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La tête de gondole de cette info pas censurée, travaillée et réellement documentée, demeure incontestablement Edwy Plenel et son journal numérique Médiapart. Le « mis sur écoute » a volé la vedette au regretté Vrai Journal de Karl Zéro sur Canal + qui nous a bien régalé durant quelques années.

En lisant Médiapart vous ne trouverez certainement aucune référence sur la couleur des chaussettes de François Hollande ou sur le pourquoi du comment de la méchanceté de Nadine Morano. Mais bel et bien une information claire, objective, pas seulement franco-française et compréhensible par tous à la condition de faire l’effort… de lire un peu ! Pour un abonnement de 9€ / mois aucun regret à avoir.

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Au rayon de ces médias volontairement indépendants et pas si confidentiels que ça, la France compte depuis lundi dernier l’édition locale et gratuite d’HuffingtonPost dirigé par Anne Sinclair qui annonce elle-même la couleur dans son édito : « Les organes de presse meurent aussi, et c'est toujours un recul de la démocratie. Ils ne sont pas les seuls lieux où le débat peut éclore, mais qui peut nier qu'ils en font partie ? Alors, quand naît un nouveau projet éditorial, savourons au moins quelques instants la petite pierre apportée au maintien d'une démocratie pluraliste ».

Quelques mots qu’Edwy Plenel ne reniera pas tant il défend l’idée depuis longtemps que l’information ne vaut que lorsqu’elle est partagée et accessible à tous et par tous. Le retour de l’info indépendante était attendue, souhaitons qu’elle réussisse son pari et qu’elle rende au journalisme ses lettres de noblesse passées et rendues obsolètes au gré du temps et des dirigeants.

A la manière d’Epictète : « La liberté, c’est l’indépendance de la pensée ».

18 janvier 2012

Pourquoi la perte du triple A met la France à plat ?

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Ce qui devait arriver….arriva ! La révélation de la surprise de l’année s’est déroulée vendredi soir, histoire d’ôter aux français, la possibilité de passer un week-end tranquille, loin des tracas du quotidien.

Que n’avons-nous pas entendu depuis ! Moults explications et propos volontairement rassurants sur cette dégradation alors, que de l’aveu même de nos gouvernants, la perte du triple A retentirait comme un coup de tonnerre pour un pays qui n’en n’avait vraiment pas besoin !

Il faut donc nous faire une raison : outre le fait sur notre pays soit dégradé financièrement, c’est la Nation toute entière qui se trouve humiliée et placée devant ses propres responsabilités. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, le troisième plan de rigueur jusqu’ici nié, semble re-pointer le bout de son nez. Les français vont devoir raquer !

Certains errent, d’autres s’égarent ! A quelques encablures d’une campagne présidentielle attendue saignante bien plus qu’à point, le Gouvernement et les responsables de l’UMP essayent tant bien que mal de faire bonne figure. En fins limiers de la politique, les grognards sont lancés aux fesses de l’opposition et du principal candidat incarné par François Hollande.

Après le caractère dangereux du personnage dénoncé par la poissonière Nadine Morano et la guerre promise par Bernard Accoyer, Gérard Longuet Ministre sur la défensive, compare le leader socialiste au capitaine du Costa Concordia qui a abandonné son Titanic !

Standard & Poors ne s’est pas contenté de nous priver de notre triple A, elle ampute également la France et les français de dirigeants dignes et respectables dans la douleur. Il ne nous reste donc pas grand-chose et notre président semble décidé à poursuivre la vaste entreprise de sabordage en préparant des lendemains difficiles à ses compatriotes.

La promesse de 2007 d’une France forte, riche et tournée vers l’avenir semble désormais asséchée. En quelques jours, bannis du cercle des intouchables aux côtés de nos amis allemands, 2012 sera pour nous l’année des Robinson Crusoé !

A la manière de Dietrich Bonhoeffer : « L’action ne dérive pas de la pensée mais d’une bonne volonté à assumer ses responsabilités ».

31 août 2011

Pourquoi le miracle norvégien ?

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L’attaque sanglante et meurtrière du 22 juillet dernier perpétrée par le psychopathe Anders Behring Breivik, a tristement placé la Norvège sous le feu des projecteurs du monde entier. Ce royaume nordique surprenant qui n’a rien à envier aux pétromonarchies du Moyen-Orient, cultivait jalousement jusqu’alors sa singularité en toute sagesse aux portes de l’Europe.    

Membre du Conseil de l’Europe, membre fondateur de l’OTAN, membre de l’espace économique européen et de l’espace Shengen, les norvégiens ont refusé par deux fois de rejoindre l’Union Européenne à l’inverse de ses voisins et amis scandinaves.

La Norvège vue de France apparait comme une grande inconnue à l’exception notable des exemples de son modèle de société repris ici ou là au gré de nos campagnes électorales ou bien encore, de son emblème le plus visible de par chez nous à travers la truculente Eva Joly, franco-norvégienne, qui bien qu’attaquée par François Fillon sur son manque de connaissance de l’Histoire française revendique ne pas descendre de son drakkar.

Son modèle de société justement, c’est bien ce dernier qui était directement visé lors de ces évènements. Une société en paix, nobélisée de paix où la social-démocratie partage le trône souverain de son Roi Harald V. Une société qui enseigne et applique concrètement à son Peuple les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Une société qui prône le respect et la tolérance. Une société axée sur la confiance, où la police est quasiment invisible et qui pourtant répond aux sirènes du populisme et du nationalisme en accordant le quart de ses voix au parti d’extrême-droite du Progrès.

Etrange société norvégienne qui fait baver bon nombre de français qui se prennent à rêver d’appliquer la miraculeuse formule à notre propre société. Certains tenteront de vagues comparaisons mais buteront rapidement sur l’impossibilité d’une telle éventualité. Les gaulois ne sont pas des vikings. La France partage les valeurs morales de la Norvège, mais crois certainement bien plus dans son patrimoine et son Histoire que dans la possibilité de son Peuple à s’autogérer.

Le drame vécu en Norvège devait sonner le glas de ce miracle et de cet Etat-Providence. Admiratifs du calme et du flegme adoptés par les norvégiens au lendemain de ces attentats, même frappés au cœur le miracle continue ! Le Premier ministre norvégien assène la riposte de son Peuple à l’intolérance : « la seule réponse est plus de démocratie, plus d’ouverture » ! 

A la manière d’Albert Einstein : « Il n'y a que deux façons de vivre sa vie : l'une en faisant comme si rien n'était un miracle, l'autre en faisant comme si tout était un miracle ».

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13 août 2011

Pourquoi le mur de Berlin ?

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HISTOIRE DU MUR DE BERLIN

29 juillet 2011

Pourquoi le retour vers le passé ?

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Le drame survenu en Norvège a pris de court toute l’Europe. A un point tel qu’il est surprenant de constater qu’une fois le bilan des victimes connu, le profil psychologique de l’assassin déterminé et ses motivations évoquées, le seul enseignement tiré par les différents commentateurs de cette tuerie est une résurgence de l’extrême-droite et des idées fascisantes.

S’il fallait en rire, nous pourrions réutiliser un slogan dépassé de La Poste : « pour une nouvelle, c’est une bonne nouvelle ! ».

Un panorama rapide des résultats électoraux de ces dernières années, obtenus par des partis d’extrême-droite en Europe suffit pour s’en convaincre :

Autriche : FPO/BZO = 29% des voix aux législatives de 2008. Belgique : Vlaams Belang = 11,9 % des voix aux législatives de 2007. Danemark : 13,2% des voix aux législatives de 2007. France : FN = 11,4% des voix aux régionales de 2010. Finlande : 19,1% des voix aux législatives de 2011. Norvège : FrP = 23% des voix aux législatives de 2009.

En France, le Front National n’a jamais cessé de progresser depuis le début des années 80. Si le suffrage universel uninominal à deux tours lui a empêché de retrouver les travées de l’Assemblée nationale, les dernières élections cantonales de mars 2011 ont montré qu’il parvenait désormais facilement à supplanter l’UMP pour le deuxième tour.

Ces dernières années, certains se sont contenter de juger le président Nicolas Sarkozy et l’UMP comme responsables d’un climat favorable au Front National en lançant des sujets comme celui de l’identité nationale, la chasse aux Roms ou la lutte contre l’immigration clandestine. Si ce sentiment n’est pas erroné sur la forme, il n’en demeure pas moins insuffisant sur le fond.

Comme je l’écrivais déjà en décembre 2009, les français « de souche » ont retrouvé leur identité. Mais l’avaient-ils réellement perdue avant l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République ? 2002 reste une année noire et les débats récurrents sur l’islam ou sur un antisémitisme latent dans notre pays ne nous ont jamais fait défaut.

La vérité c’est accepter de dire haut et fort que la France n’est pas la mieux placée lorsqu’il s’agit d’évoquer les questions de discriminations, de racisme ou d’actes d’intolérance. Elle paye son passé colonialiste et sa difficulté à assimiler la diversité de toutes les populations venues s’installer sur son territoire dans les années 60. 

La parole n’a jamais été aussi libérée qu’aujourd’hui, tous les excès sont autorisés et sont rarement sanctionnés. Les écarts de langage de certains responsables politiques ou intellectuels sont laissés à l’appréciation des français sans qu’aucune réponse appropriée et contradictoire ne soit apportée. La France à renoncer depuis longtemps à son devoir d’information et d’éducation.

La France entretient donc les clichés et utilise des formes nouvelles de stigmatisation pour justifier de certaines erreurs d’appréciation de son modèle économique et social. Elle renie son propre devoir de responsabilité.

Non, la résurgence des idées de l’extrême-droite et fascisantes n’est pas une nouvelle ni en Europe, ni en France. Comme un eczéma mal soigné, si ces idées refont surface plus fortement aujourd’hui, ce n’est ni la faute de la crise mondiale ou des attentats survenus en Norvège, c’est que ces idées n’ont tout simplement jamais disparues des esprits.

L’Histoire a toujours tenu une place importante en France. Dont acte. Que nos journalistes et nos chaines de télévisions fasse un travail d’historien cohérent en expliquant aux français pourquoi et comment le fascisme s’est propagé en Europe dans les années 30. Dans le même temps, qu’ils nous rappellent la triste période vécue par nos compatriotes durant les années de guerre lorsque la « Révolution Nationale » était portée aux nues par le Régime de Vichy.

Quelle que soit son origine ethnique, sa couleur de peau ou sa religion, les extrêmes ont abreuvés les imaginaires collectifs du rejet de l’étranger et de ce qui est différent. Renforcer l’instruction de nos enfants et l’éducation de tous, demeurent les seuls moyens efficaces pour préserver nos idéaux et contrer cette théorie malfaisante.

A la manière de Jonathan Swift : «  Comment peut-on espérer que des hommes acceptent des avis quand ils n'acceptent même pas des avertissements ? ».

18 février 2011

Pourquoi l’éphémère Union Franco-Britannique ?

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L’Histoire ne retient que les faits marquants. Elle abandonne trop souvent quelques anecdotes peu connues au rayon poussiéreux de l’éphémère en oubliant que certaines d’entre-elles auraient pu la transformer en une tout autre réalité.

Le 16 juin 1940, alors que les armées françaises reculent devant la percée des troupes du IIIème Reich, l’histoire de la France et du Royaume-Uni aurait pu basculer et se fondre dans un destin commun. Ce jour-là, Jean Monnet père fondateur de l’Union Européenne- et Winston Churchill –Premier Ministre britannique- soumettent leur projet d’Union Franco-Britannique (Anglo-French Unity) au Gouvernement français par l’entremise d’un Général De Gaulle médusé.

« Les deux gouvernements déclarent que la France et la Grande-Bretagne ne sont plus désormais deux nations, mais une Union franco-britannique.

La Constitution de l'Union instituera des organes communs, pour la défense et la direction de la politique extérieure.

Chaque citoyen français jouira immédiatement de la nationalité britannique, chaque sujet anglais deviendra citoyen français. »

Si ce projet n’était pas un projet sérieux sur le long terme comme le souligne De Gaulle dans ses Mémoires de Guerres, ce dernier n’envisageait probablement pas la possibilité d’un mariage –même de circonstance- entre le Président Albert Lebrun et la Reine Elizabeth II !

Si au contraire ce projet avait vu le jour, nous serions peut-être encore à ce jour des citoyens franco-britanniques qui entonnent tour à tour notre sacro-sainte Marseillaise complétée par le non moins fameux God Save the Queen si chers aux anglais... Fort heureusement la fonte de la gastronomie française à celle de nos amis britanniques n’était pas prévue dans cet accord !

Petit rappel historique et humoristique qui scelle à jamais le curieux mélange de haine et d’affection qui lie la France au Royaume-Uni. Ils s’observent, ils s’aiment mais se détestent cordialement ! I’m chocking Sir !

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Qu’on le veuille ou non, l’Histoire est un éternel recommencement. Si l’Union Franco-Britannique de l’époque n’a pas vécue assez longtemps pour marquer les esprits, cette union s’est tout de même réalisée 50 ans après. Depuis le 6 mai 1994, la France est bel et bien unie au Royaume-Uni non par la grâce de Sa Majesté la Reine, mais par celle du Tunnel sous la Manche !

Consultez le site de la Monarchie Britannique et de l’Elysée.

Consultez les Archives Nationales Françaises et Britanniques.

A la manière de Georges Feydeau : « N'est-elle pas plus morale, l'union libre de deux amants qui s'aiment, que l'union légitime de deux êtres sans amour ? »

22 septembre 2010

Pourquoi doit-on remercier le Luxembourg ?

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Une pensée, une idée, il ne faut point bouder. Une pensée pour nos voisins du Grand-duché. Quelle belle idée d’avoir participé à la création d’une seule et même communauté. Communauté de vie, communauté d’envie.

Le Luxembourg ne doit pas trembler. Le Luxembourg ne doit jamais douter. Sa place demeure aux côtés des grands pays fondateurs de l’Union Européenne qu’elle a rejoint pour la faire vivre et exister.

Vos amis français tiennent à vous remercier. Vous remercier pour les 75.000 frontaliers que vous recevez chaque jour pour travailler au cœur de vos cités.

De cela et en son époque, Napoléon III ne s’était donc pas trompé !  

A la manière de Friedrich Nietzsche : « Une âme délicate est gênée de savoir qu'on lui doit des remerciements, une âme grossière, de savoir qu'elle en doit ».

08 juin 2009

Pourquoi les élections européennes ont signé la fin de la politique à la « papa » ?

drapeau_europeen.jpgLes résultats du scrutin européen du 7 juin ont marqué un véritable tournant dans la vie politique de notre pays.

Il convient d'en tirer deux enseignements majeurs : une abstention record qui marque une défiance des français face au refus de nos partis politiques d'expliquer l'Europe, et la fin de la politique à la « papa » avec cette vilaine habitude de vouloir mener campagne en parlant de tout sauf du sujet concerné.

 

brice_hortefeux.jpgS'en défendant hier toute la soirée, les dirigeants de l'UMP ont eu beaucoup de difficultés à masquer leur exultation. Pourtant la droite comme l'UMP n'ont guère de raisons de pavoiser avec un résultat aux environs de 28%, bien en deçà de ceux observés ailleurs en Europe par les autres listes de conservateurs.

Une pôle position presque gênante ce matin avec l'élection imprévue du Ministre du Travail Brice Hortefeux, 3ème de liste dans la circonscription du Centre Massif Central. Que les europhiles convaincus se rassurent, Brice Hortefeux ira bien siéger.....rue de Grenelle, à son bureau du Ministère du Travail. C'est beau la conviction européenne....

europe_ecologie.jpgLa plus belle surprise est venue de la liste Europe Ecologie conduite par le triumvirat de choc : Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové. Contre toute attente celle-ci a recueillie plus de 16% des voix en faisant jeu égal avec le PS. La liste des Verts écrase littéralement ce dernier en Ile de France où elle obtient plus de 20% contre à peine 12% pour la liste socialiste.

Certains voient dans le résultat des écologistes une conjoncture favorable ou un épiphénomène, certes. Toutefois, il serait hasardeux et suicidaire de ne pas entendre le message que les électeurs ont envoyé ce dimanche alors que près du quart des électeurs de Ségolène Royal du premier tour des Présidentielles de 2007 ont apporté leurs suffrages à la liste de « Dany le Rouge ».

C'est très certainement aussi une forme de prime à ceux qui ont parlé d'Europe aux français et qui ne se sont pas égarés dans les méandres de la politique nationale et stérilement anti-sarkozyste.

Les deux grands perdants de ce scrutin sont incontestablement le MoDem de François Bayrou et le Parti Socialiste de Martine Aubry, qui n'ont recueilli respectivement que 8,4 % et 16,4% des suffrages.

Certains ténors ont parlé dimanche soir de « coup de tonnerre » ou de « 21 avril light ». Il faut sans doute y voir une forme de sévère correction pour un François Bayrou qui s'est recroquevillé sur son destin personnel en oubliant son idéal européen, et pour un PS inaudible empêtré dans ses divisions qui n'a pas su convaincre car fixé sur l'espoir d'un vote sanction à l'égard de la politique conduite par Nicolas Sarkozy.

front_de_gauche.jpgPour le reste, il faut noter le très beau parcours de la liste du Front de Gauche emmenée par Jean-Luc Mélenchon et Marie-Georges Buffet qui avec 6% des voix prend le meilleur à l'extrême-gauche, et notamment sur le NPA d'Olivier Besançenot qui pour seul discours européen avait appelé encore ces derniers jours à un « mai 68 » version 2009. La gauche de la gauche est certainement la plus grande perdante d'une faible mobilisation des électeurs, puisque chacun sait que c'est essentiellement les classes populaires qui ne se sont pas rendues aux urnes ce dimanche.

martine_aubry.jpgLe PS sort littéralement sonné de ces élections européennes. Ce résultat faible (voir faible dans certains endroits) sera-t-il le choc salutaire pour un Parti Socialiste qui n'est à ce jour toujours pas sorti de ses querelles intestines de longue date et notamment du dernier congrès de Reims ? Il faut l'espérer et le souhaiter.

Le Sénateur-Maire de Lyon Gérard Collomb appelle ce matin à un changement de direction à la tête du PS. Il est suivi par le Maire de Paris Bertrand Delanoë qui n'a guère apprécié l'écrasement du PS dans sa ville par Europe Ecologie et rejoint par le Député-Maire d'Evry Manuel Valls qui met la pression sur la direction en indiquant que si le PS ne se régénère pas -il dit que le PS parle désormais une langue morte- il est en grand danger voir en voie de disparition.

Renouvellement des hommes, des idées et de la pensée unique « socialiste-socialisante » : voilà de bonnes résolutions que j'attendais de la part du PS depuis bien des années. Je regrette simplement qu'il ait fallu accepter bien des humiliations et des défaites pour parvenir à un tel constat.

Ce matin les mauvaises langues et autres « langues mortes » qui faisaient la pluie et le beau temps au PS à Puteaux comme ailleurs, doivent se trouver bien dépourvues maintenant que la gifle est une -nouvelle fois- venue ! Il ne faut pas se réjouir de cela....il faut en pleurer.

Sur le registre des pleurs et de ma bonne vieille bourgade de Puteaux, je souhaite donner un coup de projecteur sur les élucubrations de nos deux frères siamois putéoliens qui d'un côté comme d'un autre, ont livré une lecture bien particulière des résultats connus de notre ville. Au jeu de celui qui dira la plus grosse boulette en premier j'avoue que Christophe Grébert et Frédéric-Michel Chevalier demeurent les gagnants incontestables. Du risible au ridicule il n'y a qu'un pas....attention aux croche-pieds messieurs !

Chouette, la politique à la "papa" c'est fini !

Régis Sada

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07 juin 2009

Pourquoi l'Europe mérite notre vote le 7 juin 2009 ?



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