04 janvier 2012
Pourquoi l’année des grandes décisions ?

Après avoir partagé avec vous mes bonnes résolutions pour 2012 tout en images, je ne résiste pas à l’envie d’en rajouter une couche ! Peste soit de la politique, il est encore bien trop tôt pour lancer les appels à la mobilisation des citoyens pour les futures échéances électorales, sachant que la mémoire politique des français –ou instant de cristallisation des votes- n’excède pas les deux semaines précédant les scrutins.
Je laisse donc ce sujet un moment pour concentrer mon écrit sur les grandes décisions qui guideront désormais mes pas, remettant ainsi en cause mon habituelle rhétorique sur le sens de la vie et mettant un terme définitif à mon côté psychorigide qui ont jusqu’ici faussé mon jugement sur bien des points et contraint à supporter les encombrantes œillères de ma vie sociale.
Souvent, l’Homme âgé voyant arriver douloureusement le terme de son existence, ressent le besoin de faire amende honorable en dressant le bilan des réussites et des échecs qui ont ponctué sa vie. Je suis encore loin du terme de ma propre vie, mais, la maturité pointant son nez lentement, j’exprime la nécessité d’extérioriser deux ou trois petites choses qui n’ont pas vraiment fonctionné. Pour être encore plus franc, ces deux ou trois petites choses m’ont déplus au plus haut point !
La première évidence est que je suis un gentil… un vrai gentil. Je pensais que cette empathie quasi-naturelle était une très grande force. Elle s’est révélée comme ma plus grande faiblesse. N’est pas Sainte-Rita de toutes les causes désespérées qui veut ! Et dans ce rôle là, je concède que j’ai excellé ! Là où j’ai souvent placé la main, c’est mon bras tout entier qui s’est trouvé englouti !
La deuxième évidence est le triste reflet d’une trop grande naïveté ! Longtemps resté cramponné à mes certitudes, pensant que celles-ci étaient guidées par le bon sens, je me suis égaré pour me perdre au final dans le dédalle des sentiments amicaux. Ami du jour n’est pas ami de toujours ! Etre moins attentiste permet souvent de mieux appréhender certaines déconvenues.
La troisième évidence, et non des moindres, est qu’il est toujours nécessaire de ne point trop se dévoiler. Adepte des grands mystères, des sous-entendus, des non-dits et autres secrets partagés, j’ai souvent mal mesuré la nécessité de ne point trop en dire. Toujours garder quelques atouts dans ses manches permet de se prémunir des revers de fortune !
2012 sera l’année utile ou ne sera pas ! L’année des grands changements, des grandes mutations et donc, l’année des grandes décisions. A toutes les évidences ci-dessus énoncées, j’indique avec la plus grande fermeté les avoir bien assimilé. Ce qui est dit est acquis ! Foi d’auvergnat, on ne m’y reprendra pas !
Le trou d’air de quelques semaines s’est révélé bénéfique. Le retour de la clairvoyance est de mise. Certains y verront peut-être un désir de vengeance quant d’autres comprendront la profonde volonté de changement qui m’anime. La mièvrerie cède sa place à une vigueur renouvelée ! Chacun devra désormais s’y accoutumer.
A la manière d’Isocrate : « Réfléchis avec lenteur, mais exécute rapidement tes décisions. »
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26 décembre 2011
Pourquoi mon meilleur souvenir de 2011 ?




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28 novembre 2011
Pourquoi la loi des pectoraux ?

Ce n’est un secret pour personne : la vie est une jungle. Rions un peu après la tempête et le récit de sinistres épisodes de notre vie collective ; voici donc revenu le temps de l’existentialité et des sujets plus légers. Comme vous le savez tous, entre gens bien élevés lors des dîners en ville, il n’est nulle question d’évoquer les attributs propres aux dames qui font souvent couler chez ces messieurs un filet de bave.
Que nenni ! Vous vous doutez bien que, surtout chez nos amis les gays, les attributs féminins –aussi beaux et généreux soit-ils – n’attirent guère la convoitise et ne monopolisent pas les conversations. Non, entre « mecs », lors d’un renommé café littéraire autour d’un verre, les regards s’étirent et se détachent pour se porter en une fraction de seconde sur le bel inconnu, viril et robuste, qui vient affirmer devant ses pairs l’autorité de sa supériorité plastique. Teint halé, dents blanches et corps sculpté, le col V trouve ici sa parfaite utilité en révélant aux regards extérieurs, deux superbes pectoraux ouvertement prononcés et parfaitement galbés !
A cet instant, les esprits coquins (ou chagrins), encore tout remués et bercés par une rhétorique commune, lancent d’une voix unanime une tirade teintée d’un bon fond de jalousie : « Mais que dois-je faire pour avoir les même ! ». Ceux qui en ont tourneront la tête en roulant des yeux tout en lançant un « pffff » de mépris ; ceux qui pensent en avoir se les toucheront pour se rassurer et lancerons à qui veux bien les entendre « m’en fous j’sais ce que je vaux ! » ; enfin, les plus démunis, les sans logis du torse ou les « j’aimerais bien qui poussent un jour ! », baissent la tête honteusement en serrant la mâchoire et en omettant d’ajouter une injure malgré l’affront qu’ils viennent de recevoir.
Voici mesdames et messieurs, la triste vie de l’homme, qui fait que, dans la société dans laquelle nous vivons, règne un châtiment suprême où le mâle qui a depuis longtemps perdu son âme, sait que pour être vu ou aperçu, il doit répondre au critère impérial de la loi des pectoraux !
« Que l’homme à son buste n’a point d’épaules et de pectoraux, sa vie ne sera que lourd fardeau ».
Pour celles et ceux qui demandent à être convaincus, j’en prends pour preuve et j’ajoute que pour celui qui s’égare dans sa penderie, n’aura de vertu à suspendre ses atours que sur des cintres galbés et de qualité ! Oui oui, vous savez, le cintre noir, bien épais avec des bords élargis sur les épaules ! Hors de question d’enfiler sa belle chemise ou son joli veston sur le vilain cintre gris, fin et très effilé, qui vous donnera l’aspect (peu envié) que vous souhaitez gommer du gringalet !
Je concède ici, connaître dans mon entourage, toutes les formes de pectoraux dont je vous aie fait le récit plus haut. Je connais le cintre gris amer, le je m’en foutiste fataliste, le Pinocchio égérie de l’Oréal qui sait ce qu’il vaut, la bombasse formée mais modeste et le bel inconnu qui énerve tout le monde ! Tous, je les connais tous !
Pour ma part, si l’ensemble n’est pas forcément comme je l’aurais souhaité, la nature –guidée par l’addition de ce qu’on pu fait ma mère, la sage-femme et le hasard- ne m’a point donné deux mamelles dures et généreuses. Dans sa funeste bonté, elle a toutefois bien voulue m’en accorder la forme. Ainsi, malgré mes complexes et mes envies, j’ai choisi de répondre avec mes propres armes à la dure loi des pectoraux !
Lors d’un récent passage chez Uniqlo, une fois enjambé les sacs des dames s’étant donné rendez-vous à l’étage des Hommes, j’ai trouvé les quelques atours qui me permettront d’envoyer à mes semblables le message codé du : « t’as vu j’en ai ! ». Même si cela est très exagéré, une fois pris dans les mailles de mon filet, ils seront bien contraints d’avouer qu’ils se sont fait lourdement berné !
Pour parvenir à mes fins, j’ai opté pour l’efficacité ! Qui a des pectoraux (ou seulement la forme) les montrera ! Pour cela, les tailles S et XS sont les seules autorisées. (Ndrl : XS oui, mais faut être sur de tout faire glisser à l’intérieur).
Mesdames, Messieurs, la représentation est terminée ! La seule utilité du spectacle que je viens de donner est de vous prouver une certaine nécessité. Celle de n’avoir point besoin d’être bien né pour rire de tout en société et pour faire de sa vie une Ode à la gaieté !
A la manière de David Ben Gourion : « Vous devez toujours savoir distinguer l’essentiel de la futilité ».
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28 octobre 2011
Pourquoi je suis un psychorigide ?

Ô Peuple TVvore rassure toi ! Toi l’habitué des Vis ma vie ou autre Confessions Intimes, le titre de mon post n’est pas celui d’un nouveau navet auquel tu seras bientôt soumis. Non, je tiens ici, en toute humilité, à reconnaitre devant toi le vilain défaut qui est le mien et qui m’est si souvent reproché par celles et ceux qui me connaissent bien.
A l’image de la truculente Bree Vandecamp que les aficionados des Desperate Housewives connaissent bien, je le reconnais bien volontiers : je suis un psychorigide ! Psychorigide ? Diantre, le mot est lâché ! Mais pour fondre ce patronyme à mon identité bien personnelle, il me faut d’abord en donner une définition textuelle :
« Une personne psychorigide est généralement perçue comme froide, logique, cartésienne, désespérément raide et dénuée de fantaisie, d'impulsivité et d'affectivité. En psychologie, la psychorigidité fait partie des mécanismes de défense des personnalités obsessionnelles. Les autres traits de caractère principaux de l'obsessionnel étant le perfectionnisme (chaque détail doit être étudié, planifié, vérifié), l'ordre (tout doit être bien rangé et organisé), le besoin de contrôle et de maîtrise, la rigueur morale (pas d'entorse à la loi, aux règlements, aux horaires...), le doute (la moindre décision soulève interrogations, scrupules et atermoiements) ».
Voilà donc en quelques lignes le résumé argumenté de ma sinistre existence. Ce trait soupçonné de ma personnalité s’est révélée à l’occasion de mon déménagement et de l’organisation millimétrée avec laquelle je me débats depuis quelques semaines. C’est vrai, rien n’a été laissé au hasard et de la fourniture des cartons au sort réservé à la balayette des toilettes, en passant par la date précise de livraison des meubles, j’ai subi et fait subir à mon entourage les ravages de ma profonde rigidité !
Après avoir demandé à mon Docteur si cette attitude était dangereuse pour moi ou pour mes proches, je me suis trouvé rassuré à l’énoncé de son verdict voulu sans appel : « Régis, tu es comme ça et malheureusement pour toi tu n’y peux rien ! ». Ô douleur ! Ô injustice ! Je suis donc condamné à errer dans les tréfonds de ma personnalité si torturée…
Il faut savoir rire de tout et surtout de soi-même. Je reconnais ce trait de caractère qui provoque tantôt l’ire chez les uns tantôt le respect chez les autres. J’assume aussi cette obsession perpétuelle de la perfection qui se veut avant tout le signe volontaire d’accéder à l’excellence intellectuelle et physique.

Rien n’est pas parfait et surtout pas les hommes. Je ne fais pas exception à la règle et je comprends que cette caractéristique personnelle épuise celles et ceux qui y sont étrangers. Vouloir toujours être net, propre, juste, rangé et organisé, relève souvent de l’imposture ou de l’exagération pour ceux qui n’y sont pas coutumiers.
Pourtant, la psychorigidité a aussi son revers de médaille. Cette déformation de personnalité révèle souvent une réalité cachée, la réalité d’une profonde fragilité. Une fragilité synonyme de peur du monde qui entoure la personne détentrice. Une fragilité qui impose de se protéger et de se construire une armure. Une fragilité synonyme d’un cruel manque de confiance en soi. Une fragilité synonyme de plaies qui peinent souvent à se refermer… Cette réalité, cette fragilité, est invisible aux yeux des autres. Elle respire tout autant dans les paroles et les gestes du psychorigide que je reconnais être.
Dans la société à laquelle nous sommes confrontés, il y a de la place pour tous. Pour les psychorigides comme pour les aériens ou les j’menfoutistes de tout poil. Tolérance Ô tolérance ! Ecoute mon appel ! J’existe donc je suis ! Oui c’est vrai, je suis un psychorigide et pourtant j’aime les gens autant que je souhaite qu’il puisse m’aimer et m’apprécier tel que je suis !
A la manière de Jacques Rivière : « La sincérité est un perpétuel effort pour créer son âme telle qu'elle est ».
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10 août 2011
Pourquoi avoir la foi ?

Paris, un samedi soir sur la terre, quatre gays en goguette viennent à échanger sur le sens de la vie et la place accordée à la religion.
Ces gays là sont plutôt du genre républicains. La Laïcité reste sacrée et la religion doit rester dans la sphère privée. L’un y est farouchement opposé, le second interrogateur, le troisième très évasif quant le dernier développe un ton suspicieux. Alors à la question : « C’est quoi avoir la foi ? »… les réponses se croisent et ne se ressemblent pas…
Première possibilité : Avoir la foi c’est accepter que quelques hommes et quelques vieux écrits puissent dicter les faits, les gestes et les pensées de plusieurs milliards d’individus…
Deuxième possibilité : La foi c’est quelque chose que l’on a en soi et que personne ne peut expliquer.
Troisième possibilité : Personne n’est obligé de croire…sans pour autant avoir la possibilité de se retrouver dans un groupe le reconnaissant contre non-croyant...
L’un des gays s’étouffe quant un second s’écrit : « C’est des conneries tout ça, y’a personne là-haut ! Vous avez vu une échelle pour y monter vous ? »
Toujours très disert, il poursuit par : « Dieu, s’il existe pour les gays, c’est un mix de Krishna entre Mylène Farmer, Rihanna et Madonna ! ». Blasphème honteux, simple boutade ou raccourci rapide d’un esprit embué…rions un peu…
Il fini par conclure : « Moi, je n’ai pas la foi, car c’est tout simplement contraire à toutes les lois de la physique ! ».
Mais à la fin, après toutes les hypothèses évoquées….personne ne sait toujours pas ce que c’est que d’avoir la foi ! Ce samedi soir sur la terre, une fois de plus…la foi est restée un grand mystère…!
La vraie liberté c’est peut-être ça finalement : celle d’avoir le droit d’avoir, ou de ne pas avoir la foi !
A la manière d’Arthur Koestler : « Il est facile de croire, facile de ne pas croire. Ce qui est dur c'est de ne pas croire à son incroyance ».
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04 août 2011
Pourquoi le Chevalier des Triangles Roses a rendu les armes ?

Le 29 avril dernier, Rudolf Brazda, était fait Chevalier de la Légion d’Honneur. A 97 ans, il était le dernier survivant des hommes ayant été déportés au camp de concentration de Buchenwald pour le seul délit d’avoir été homosexuel.
Décoré dans ma ville de Puteaux, Rudolf Brazda avait pris le temps d’échanger avec quelques élèves du Collège Maréchal-Leclerc sur sa vie, sur sa famille et sur tous ses camarades qui ne sont jamais revenus du camp. Il avait accepté d’être élevé à cette dignité en souvenir de tous ceux qui avaient connus les mêmes souffrances que lui.
Rudolf Brazda, celui que j’avais surnommé le « Chevalier des Triangles Roses », s’est éteint paisiblement dans son sommeil à l’aube du 3 août.
Il ne reste qu’à vos pairs homosexuels de méditer votre exemple et de ne jamais oublier. Cher Rudolf, reposez en paix…
A la manière de Vercors : « L'humanité n'est pas un état à subir. C'est une dignité à conquérir ».
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17 mai 2011
Pourquoi être heureux comme des poissons dans l'eau ?
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08 mai 2011
Pourquoi Rudolf Brazda en Chevalier des Triangles Roses ?

Le matricule 7952 du camp de concentration de Buchenwald est devenu jeudi 24/04/2001 à 97 ans le premier déporté homosexuel fait chevalier de la Légion d'honneur, devant des lycéens impressionnés et très émus par le courage de ce vieil homme frêle.
Lorsque l'hymne de la Résistance française, le Chant des partisans, a retenti dans le collège Maréchal-Leclerc de Puteaux (Hauts-de-Seine), la présence du Français d'origine tchèque Rudolf Brazda, "probable dernier survivant connu des triangles roses", a donné des frissons à toute l'assistante.
Comme Rudolf, quelque 10.000 à 15.000 personnes, selon les estimations, ont ainsi été déportées sous Hitler en raison de leurs tendances sexuelles, les nazis considérant l'homosexualité comme une épidémie dangereuse pour la perpétuation de la race.
C'est devant des élèves de troisième qui étudient la seconde guerre mondiale que Rudolf a reçu ses insignes de chevalier, une cérémonie d'autant "plus singulière que le destin de ces homosexuels déportés pour avoir simplement aimé, est absent des livres d'histoire", selon le président d'Elus locaux contre le sida, Jean-Luc Romero.
"Rudolf incarne un temps nouveau où tout être humain a le droit d'aimer comme il l'entend. Gardez-vous jeunes gens de la renaissance des idées négatives", leur a lancé la présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, Marie-Josée Chombart de Lauwe, qui a remis l'insigne à Rudolf.
Lui semble un peu absent. "Je suis heureux et je reçois ce prix au nom de tous ceux qui ont connu les mêmes souffrances que moi", a dit en allemand, d'une voix lente mais forte, M. Brazda qui semblait goûter davantage la poignée de questions des collégiens que les honneurs.
Son interprète, Jean-Luc Schwab, a d'ailleurs tenu à souligner qu'il était "là pour dire et redire ce qui s'est passé et dans quelles circonstances. L'école, c'est l'apprentissage du vivre ensemble et l'acceptation de la différence".
"Comment vos parents ont-ils accepté votre homosexualité ?", demande en allemand une élève. "Ils m'ont toujours accepté tel que j'étais", répond M. Brazda, qui a tenu à détailler son parcours jusqu'aux geôles nazies.
A la manière du Maréchal Foch : « Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir ».
Visiter les sites les oubliés de la mémoire ou des triangles roses
Texte : Pauline Talagrand AFP / Photo : Frédérick Florin AFP
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11 mars 2011
Pourquoi la QPC du mariage gay est noyée entre égalité et légalité ?

Fin janvier 2011, le Conseil Constitutionnel a opposé une fin de non recevoir aux associations homosexuelles qui l’ont saisi d’une QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) sur la possibilité d’ouverture du mariage aux personnes de même sexe.
Pour renvoyer la balle dans le camp du législateur et, estimer la parfaite constitutionnalité des articles 75 et 144 du Code Civil, le Conseil Constitutionnel s’est appuyé sur l’article 34 de la Constitution pour arrêter sa position. Cet article précise que les textes régissant les régimes matrimoniaux et assurant les droits civiques et les droits fondamentaux de chacun sont fixés par la Loi.
La réponse du Conseil Constitutionnel n’est donc pas surprenante. Les titres parus dans la presse sous « le Conseil Constitutionnel s’oppose au mariage gay » étaient au mieux, une simple erreur d’interprétation et au pire, une minable imposture intellectuelle. Les Sages de la rue Montpensier ont bien tranché en plaçant sénateurs et députés devant leurs propres responsabilités.
Sur l’ouverture du mariage aux personnes du même sexe, et comme le souligne les associations LGBT, la France est à la remorque de tous ses partenaires européens. Sous couvert de bonnes intentions ou par souci de conservation de la cellule familiale, les homosexuels doivent s’en tenir au PACS qui prend des allures de « bonté accordée ».
Si le représentant du Gouvernement justifie le statuquo actuel en estimant que le PACS suffit à la reconnaissance sociale des couples homosexuels, il n’évoque à aucun moment l’égalité de ces mêmes citoyens devant la loi.
Le mariage gay sera pour 2012, à condition que les français envoient une majorité de gauche à l’assemblée Nationale. Soyons sérieux, je doute que cette question soit portée en tête de liste de leurs préoccupations du moment.
Quant à la QPC, présentée à la base comme une opportunité offerte à tous les citoyens, elle pourrait rapidement se révéler problématique pour des Sages habitués à statuer dans le calme et la sérénité.
A la manière de Victor Hugo : « Ce que Paris conseille, l'Europe le médite ; ce que Paris commence, l'Europe le continue ».
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14 février 2011
Pourquoi Rita s’oppose à Valentin ?

Comme tous les ans, un évènement redouté ne manque jamais de refaire surface. Si pour le printemps il faudra encore patienter, vous l’aurez compris, ce polisson de Valentin est revenu nous narguer bardé de sa mandoline préférée.
Pourtant en ce 14 février c’est un match inattendu qui nous attend. Valentin (Saint parmi les saints) croise sur sa route de troubadour de l’amour la conquète tant espérée. Cette conquète s’avère finalement être une adversaire de taille : Rita (Sainte parmi les saintes) !
Couples sincères ou de circonstance, vous passerez la soirée avec Saint-Valentin, saint patron des amoureux !
Célibataires de fait ou par obligation, il vous reste la télévision ou une prière (encore une ?) à Sainte-Rita, sainte patronne des causes désespérés !
Dans tous les cas, n’oubliez pas, l’amour n’est jamais chose acquise, de même que la solitude n’est pas une maladie honteuse.
Pour les uns : bonne soirée, pour tous les autres : ben y’a Top Chef à la télé…
A la manière de Mère Teresa : « La vie est une béatitude Savoure-la ».
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