08 mars 2010

Pourquoi le 8 mars : les femmes ont tous les droits ?

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28 décembre 2009

Pourquoi le Mouvement pour l’Egalité Maintenant ?

 

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Mieux que le débat sur l'identité : le combat pour l'égalité !

Le Mouvement pour l'Égalité, Maintenant ! (MÉM !) a pour objectif de promouvoir l'égalité des droits au mariage civil et à l'adoption par les couples de même sexe, à travers une campagne de sensibilisation et d'information. Porté par une aspiration citoyenne, il n'est en rien communautariste et entend rassembler sans aucune distinction, toutes celles et tous ceux qui partagent la même notion d'égalité.

L'article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen dispose que «les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits». Pourtant, alors que dans un souci d'équité et de justice, de plus en plus de pays à travers le monde légalisent le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe, la France, berceau des Droits de l'Homme, perpétue une discrimination à l'égard des homosexuels. «Liberté, Égalité, Fraternité», s'enorgueillit notre République. Mais où est la Liberté quand la loi interdit à un couple qui s'aime de se marier ? Où est l'Égalité quand le droit autorise à certains ce qu'il refuse à d'autres ? Où est la Fraternité quand toutes les familles ne jouissent pas de la même protection ?

Engagement laïc, le mariage civil est, contrairement au mariage religieux, le seul mariage reconnu par la loi française, et ce depuis 1792. Aucun principe républicain ne peut justifier que les couples homosexuels en soient privés. L'homosexualité n'est pas un choix, se marier doit en être un pour tous les couples qui le désirent. Même si le Pacs instauré en 1999 fut un premier pas vers la reconnaissance officielle des couples de même sexe, il reste, comparé au mariage, très insuffisant en matière de droits et de devoirs. En outre, aucun Pacs, union civile ou autre formalité administrative, ne symbolisera jamais l'amour entre deux êtres avec autant de force que le mariage. En exclure les couples homosexuels infériorise non seulement leur sentiment amoureux, mais nie aussi leur aptitude à fonder une famille. Cette marginalisation légitime de fait une citoyenneté de seconde zone, qui entretient dans l'inconscient collectif une homophobie latente aux conséquences trop souvent dramatiques.

Mettons fin à l'hypocrisie qui prétend vouloir lutter contre le fléau de l'homophobie sans s'attaquer à l'une de ses causes principales qu'est l'inégalité devant la loi. Mettons fin à cette idée reçue selon laquelle les homosexuels n'auraient aucune vocation à vivre en couple et à élever des enfants. Pensons à ces familles homoparentales qui partagent leur vie sans avoir les mêmes droits ni la même protection que les autres. Pensons à l'idéal républicain, et mettons fin ensemble à cette injustice qui entache l'honneur de notre pays. Seule une mobilisation citoyenne de grande ampleur, dépassant toutes communautés et tous clivages, forte d'un soutien médiatique, culturel, économique et politique, conduira les pouvoirs publics à l'abolition de cette discrimination.

Que le droit au mariage et à l'adoption soit enfin accordé aux couples de même sexe : voilà notre appel, voilà notre engagement, voilà l'exigence du Mouvement pour l'Égalité, Maintenant !

 

MÉM !

Maison des Associations du 1er

Forum des Halles Cidex n° 209

75045 Paris Cedex 01


contact@mouvementegalite.org

 

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10 juin 2009

Pourquoi le don du sang reste interdit aux homosexuels français ?

 

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Communiqué de presse du 10/06/2009 des Elus Contre le Sida

Le don du sang : un don de soi ... interdit à vie aux homosexuels alors que 76% des français y sont favorables !

Les responsables politiques : une fois de plus un décalage avec les Français

Le 14 juin marquera la 6ème Journée mondiale des donneurs de sang. L'objectif de cet évènement est de promouvoir, auprès du grand public, une cause noble: le don du sang. Les besoins étant de plus en plus importants (la consommation de produits sanguins augmente en moyenne de 5% chaque année), il est essentiel de faire ce simple geste afin de sauver des vies et d'aider les malades à recouvrer la santé. Geste noble s'il en est, le don du sang n'est pas un droit. Aussi, pour assurer la sécurité sanitaire, le don du sang est notamment interdit aux personnes ayant des comportements à risque. Bien évidemment normal si l'on se base sur des critères de santé public, intolérable si l'exclusion est motivé par des préjugés !

Ainsi, les personnes homosexuelles sont interdites à vie du don du sang... sans qu'une quelconque question relative à leur comportement leur soit posée lors du questionnaire préalable à tout don! Une discrimination criante ! Rappelons qu'un hétérosexuel qui aurait des conduites à risques serait écarté provisoirement... et non pas définitivement comme un homosexuel. C'est pour cela que Jean-Luc Romero, président d'Elus Locaux Contre le Sida, demande depuis longtemps que le concept de « populations à risques » porté par la circulaire de 1983 fondant l'exclusion des homosexuels de la collecte, soit remplacé celui de « conduites à risques ». Ce faisant, il demande simplement que les mêmes conditions soient appliquées aux homosexuels et aux hétérosexuels. C'est bien l'analyse du comportement qui permet d'assurer la sécurité transfusionnelle ! A moins que l'on considère que l'homosexualité en elle-même est une conduite à risques ...

Cette proposition a reçu un aval juridique (cf. délibération de la HALDE de février 2006 sur saisine de Jean-Luc Romero) et surtout politique avec l'engagement de Xavier Bertrand, alors ministre de la santé qui s'était engagé publiquement à revenir sur cette interdiction, la qualifiant de discriminatoire. Depuis, l'interdiction été confirmée par l'actuelle ministre de la santé ....

Pourtant, selon les résultats d'une enquête BVA publiée aujourd'hui, 76% des français estiment injustifiées cette interdiction opposée aux personnes homosexuelles de donner leur sang.

La classe politique est en retard sur l'opinion des français sur cette question mais également sur bien des questions sociétales - on peut penser également à l'euthanasie-. N'est-il pas enfin temps que la classe politique vive avec son temps ?

Pour mémoire, la Russie, dont on raille souvent le caractère réactionnaire, a autorisé le don du sang aux homosexuels et cela il y a plus d'un an ... D'autres pays européens l'ont également fait, notamment le Portugal.

A l'heure où le sang manque cruellement - l'EFS s'en fait l'écho plusieurs fois par an - il n'est pas raisonnable sur le plan sanitaire de maintenir l'interdiction du don du sang aux personnes homosexuelles. Si une mesure est bien dangereuse sur le plan de la santé publique, c'est bien d'empêcher, à cause de préjugés, une partie de la population de donner leur sang !

15 mai 2009

Pourquoi Internet est devenue une terre homophobe ?

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Dans un rapport publié jeudi 14 mai, l'association SOS Homophobie dénonce la "permanence" d'une homophobie "à tous les niveaux de la société", et une forte hausse sur internet. SOS Homophobie demande aux autorités d'être plus vigilants à l'égard des violences visant la communauté gay et transsexuelle. "La visibilité accrue des lesbiennes et des gays ne doit pas masquer la permanence et la violence d'une homophobie présente à tous les niveaux de la société", a affirmé Jacques Lizé, président de l'association.

"Internet est devenu un défouloir"

Dans son rapport, l'association indique qu'en 2008, le premier motif des appels qui lui sont parvenus concerne le milieu professionnel (16% des 1.246 témoignages recueillis en 2008, contre 17% en 2007). En revanche, la part des discours homophobes diffusés sur Internet (15% en 2008 contre 11% en 2007), marquée par une "très forte progression", constitue une nouveauté que le rapport. Selon Jacques Lizé, Internet "c'est un lieu de l'anonymat où se déchaînent des propos homophobes d'une très grande violence". "Internet est devenu un défouloir", a-t-il également souligné. Tous les sites sont concernés par cet état des choses, qu'il s'agisse de sites religieux, blogs, forums de discussions ou des réseaux sociaux comme Facebook où l'on trouve, par exemple, des groupes de "lutte contre l'homosexualité".

Des messages comme "ceci est un sodomite, c'est un pervers" ou "il est temps de mettre un point d'arrêt à la déferlante des pro-homos et à leur terrorisme intellectuel imbuvable", ont été rapportés par 186 témoignages (soit 15% des appels et courriels reçus en 2008).

Manifestations le 17 mai

En 2008, les agressions physiques, qui ont sensiblement baissé par rapport aux six années précédentes, ont le plus souvent été le fait du voisinage (26% des cas), commis dans des lieux publics (25%) ou par la famille (15%). Cependant, les personnes agressées ne sont pas seulement des homosexuels "avérés" puisque la seule apparence vestimentaire a été à l'origine d'agressions, selon des témoignages.

Le 17 mai, journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, plusieurs manifestations seront organisées. L'Assemblée nationale accueillera un colloque et un rassemblement de rue interassociatif se tiendra le dimanche à 16h00 à Beaubourg.

A lire sur Le Nouvel Obs

17 MAI 2009 : JOURNEE MONDIALE CONTRE L'HOMOPHOBIE

Site de SOS Homophobie

Site de la Journée Mondiale Contre l'Homophobie

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14 mai 2009

Pourquoi le malaise des jeunes gays en milieu scolaire ?

 

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Selon une étude, rendue publique mercredi 4 mars, par le MAG (Mouvement d'affirmation des jeunes gays, lesbiennes, bi et trans), c'est en milieu scolaire que les jeunes gays souffrent le plus de l'homophobie. Pour comprendre le ressenti de ces adolescents, l'association a mis en ligne un questionnaire, qui a été rempli par deux cent soixante-cinq jeunes de 14 à 21 ans.

Beaucoup n'éprouvent plus le besoin de cacher leur orientation sexuelle : 30 % des sondés affirment que tout leur lycée est au courant, seuls 15 % ne l'ont dit à personne. Les auteurs précisent que "ces chiffres cachent des réalités variées selon les zones géographiques et la classe d'âge des répondants".

Car malgré la volonté de ces jeunes de s'affirmer, certains chiffres traduisent un réel malaise : 42 % des sondés ont du mal à assumer leur homosexualité, 20 % ont déjà fait une tentative de suicide. "Et le milieu scolaire (...) n'est décidément pas fait pour les aider à s'épanouir", ajoute l'association. Dans leur établissement, 42 % des répondants affirment avoir été témoins d'homophobie envers un autre élève, et 27 % disent en avoir été victimes eux-mêmes.

L'association reproche à l'encadrement scolaire de ne pas lutter assez contre les discriminations, de ne pas sensibiliser assez les élèves. Si 90 % des sondés ont suivi des cours d'éducation sexuelle, seuls 29 % de ces cours abordaient l'homosexualité. Plus grave : les adolescents gays ne font pas confiance à leurs encadrants. En cas d'agression homophobe, 40 % des sondés n'iraient pas en référer à un membre de l'équipe pédagogique. Pour 21 % des jeunes interrogés, le personnel des établissements est homophobe.

Cette enquête permet au MAG de réitérer ses demandes : des opérations de sensibilisation auprès des élèves, une formation des personnels et l'affirmation du refus des discriminations dans les règlements intérieurs.

A lire sur Le Monde du 14/05/2009

17 MAI 2009 : JOURNEE MONDIALE CONTRE L'HOMOPHOBIE

Site du M.A.G.

Site de SOS Homophobie

Site de la Journée Mondiale Contre l'Homophobie

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28 avril 2009

Pourquoi la lutte contre l’homophobie ne préoccupe pas les pouvoirs publics ?

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L'Inter-LGBT tire le signal d'alarme en publiant sur son site un communiqué invitant les pouvoirs publics à réagir devant la recrudescence des actes homophobes commis ces dernières semaines.

Elle pointe notamment l'Education Nationale qui ne semble pas placer les actes homophobes au même niveau que les actes racistes ou antisémites. Les agresseurs sont de plus en plus jeunes et souvent mineurs.

Extraits du communiqué de l'Inter-LGBT :

« L'Inter-LGBT a appris hier qu'une agression homophobe avait eu lieu samedi à Laval, où des jeunes se réclamant du Mouvement catholique de France ont insulté le patron d'un bar gay de la ville avant de le frapper sauvagement au visage, et ont également frappé un client.

Le 22 mars, un groupe prétendant défendre l'honneur du Pape a agressé physiquement et insulté de façon violemment homophobe des militant-e-s de la lutte contre le sida qui menaient une action pacifique à Paris.

La semaine dernière, ce sont trois homosexuels qui ont été agressés dans le 3ème arrondissement par une quinzaine de jeunes, qui les ont roués de coup de poing et de pied.

Vendredi dernier, la police arrêtait deux malfaiteurs qui avaient pris l'habitude de s'en prendre à des homosexuels repérés dans le Marais pour les suivre et leur extorquer sous les coups et la menace leur argent, leur carte bancaire et leur code.

Le 20 avril dernier, six hommes ont été renvoyés devant les assises du Val-de-Marne par un juge d'instruction de Créteil, pour plusieurs agressions à caractère homophobe, dont celle de Bruno Wiel en 2006, retrouvé nu dans le parc des Lilas de Vitry, souffrant d'un traumatisme crânien et thoracique grave et qui garde de très graves séquelles de son agression.

La liste pourrait être égrainée encore longuement, qu'il s'agisse du couple homosexuel agressé au début du mois en Martinique ou de ces deux jeunes homosexuels roués de coups de poing et de pied à Sète en début d'année.

Dans la très grande majorité des cas, ces agressions sont commises par des jeunes hommes, parfois mineurs. »

« L'Inter-LGBT, qui salue la capacité du Ministère de l'éducation à se saisir de ses responsabilités et à mettre en place des actions exemplaires lorsque des agressions à caractère raciste ou antisémite sont commises à l'école comme à l'extérieur de l'école, ne comprendrait pas que des actions d'aussi grande portée ne soient pas menées pour faire reculer la lesbophobie, l'homophobie et la transphobie.

Plus généralement, l'Inter-LGBT estime urgent que les pouvoirs publics condamnent avec la plus grande vigueur l'ensemble des violences homophobes chaque fois qu'il en est commis, et mettent en œuvre une politique publique visant à les éradiquer, particulièrement par l'information, l'éducation et la prévention. La réalisation de l'égalité des droits, toujours attendue par les lesbiennes, les homosexuels et les transsexuel-le-s, contribuerait elle aussi à faire reculer la perception selon laquelle les personnes LGBT sont encore, dans ce pays, des citoyen-ne-s de seconde zone, justifiant alors que des comportements ou des violences discriminatoires leurs soient infligées. »

Ce communiqué parait au surlendemain du vol d'une gerbe commémorative déposée au Monument des Résistants de Montreil (93) en mémoire des 75.000 homosexuels déportés ou internés lors de la Seconde Guerre Mondiale par les Nazi et soutenus par le régime de Vichy.

Une occasion de rappeler que la prochaine Journée Internationale Contre l'Homophobie aura lieu le 17 mai 2009.

Site de l'Inter-LGBT

Site de SOS Homophobie

Site du Mémorial de la Déportation Homosexuelle

Régis Sada

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24 avril 2009

Pourquoi l’enquête PREVAGAY est contraire à la morale ?

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Le bon vieux temps du fichage et du collage d'étiquette est de retour. Parfois il arrive d'une manière honteusement détournée sous couvert d'une enquête pour la recherche médicale. On a besoin d'estimer.....toujours estimer....

Le 14 janvier 2009, la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot a une nouvelle fois justifier l'écartement préventif des homosexuels du don du sang, en justifiant sa décision par un devoir de précaution estimant que les risques d'une éventuelle contamination étaient trop élevés.

Du 28 avril au 5 juin 2009, le SNEG (Syndicat National des Entreprises Gays), l'INVS (Institut National de Veille Sanitaire) et l'ANRS (Association Nationale de Recherche sur le Sida et les Hépatites Virales) s'associent étrangement pour lancer une grande enquête de prévalence du VIH auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.

Voici le texte de présentation sur le site PREVAGAY :

« En effet, depuis le début de l'épidémie, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes restent largement touchés par le VIH-sida. En Europe et en France, la situation est préoccupante puisque les rapports homosexuels masculins sont le seul mode de contamination pour lequel aucune baisse des nouveaux diagnostics n'a été enregistrée depuis le début des années 2000. Parallèlement, on constate une recrudescence des comportements sexuels à risque et une augmentation des infections sexuellement transmissibles.

Première du genre en France, cette enquête baptisée « Prevagay » sera réalisée au sein de la population des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes qui fréquentent des établissements gay parisiens. L'objectif de Prevagay est d'estimer la prévalence des infections par le VIH et les virus des hépatites virales B et C. Elle permettra également de déterminer le nombre d'hommes récemment contaminés parmi ceux séropositifs pour le VIH et de décrire les comportements sexuels à risque associés à une séropositivité aux VIH, VHC et VHB.

Cette enquête est soutenue par plusieurs associations de lutte contre le sida (ACT UP, AIDES, LE KIOSQUE, SIDA INFO SERVICE). Elle se déroulera du 28 avril au 6 juin 2009 dans une dizaine d'établissements volontaires parisiens (bars, saunas, backrooms). Il sera proposé aux clients présents dans ces lieux de participer à l'enquête, après avoir reçu une information préalable et donné un consentement. »

J'avoue ne pas comprendre et très mal accepter que des associations qui entendent défendre une reconnaissance et les droits des citoyens homosexuels en France, soutiennent et s'associent à ce que je considère comme une atteinte à la dignité morale des gays.

La République n'applique pas le principe d'égalité des droits. On refuse le don du sang aux homosexuels au nom du devoir de précaution. On refuse ou on trépigne sur les questions de l'adoption, et l'on accepte d'envoyer un message à la société en disant : « les gays ont des pratiques sexuelles à risque et il est nécessaire de l'évaluer » !

Je doute que ce genre de stigmatisation honteuse aide à faire progresser les mentalités et à considérer une bonne fois pour toutes que les gays n'ont pas de comportements plus « dépravés » ou aussi dangereux que les hétérosexuels. A une différence bien réelle : les gays n'ont pas l'art de le camoufler aussi bien que les hétérosexuels !

Cette enquête est mal venue, déplacée et contraire à tous les combats que les citoyens homosexuels français mènent depuis des années. Les associations qui soutiennent cette initiative n'ont pas mesuré les conséquences et se sont lourdement trompé.

Une enquête sur le nombre d'hétéros qui se grattent les parties devant un match de foot, ça intéresse l'INVS ?

Régis Sada

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03 mars 2009

Pourquoi Christine Boutin est repartie en croisade contre l’homosexualité ?

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3 mars 2009 : Christine Boutin (Ministre du Logement) au sujet de la reconnaissance d'un statut pour les parents homosexuels

«Je n'accepterai pas que l'on reconnaisse l'homoparentalité et l'adoption par les couples homosexuels de façon détournée en le glissant dans une loi sur le statut du beau-parent».

«Le fait de reconnaître le statut du beau-parent risque de mener à la reconnaissance objective de l'homoparentalité et de l'adoption par les couples homosexuels», «l'enfant pour se structurer a besoin d'un papa et d'une maman».

Interview accordée à Top Chrétien

 

3 novembre 1998 : Christine Boutin (Députée RPR des Yvelines) lors du débat sur le PACS à l'assemblée Nationale

« Qu'est-ce que l'homosexualité, sinon l'impossibilité d'un être à pouvoir atteindre l'autre dans sa différence sexuelle ? (...) Toutes ces acrobaties biologiques et sociales pour justifier l'accession d'un couple homosexuel à la paternité ou la maternité me semblent relever d'un fantasme narcissique d'auto-engendrement. »

Article de Libération

Ce jour là cette démocrate et républicaine « exemplaire » n'avait pas hésité à souiller la République et le sacro-saint principe de laïcité en brandissant une Bible au perchoir de l'assemblée Nationale.

 

26 août 1789 : Article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen

« Tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit »

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Tout est dit...

Régis Sada

15:27 Publié dans Garçonnière & Homosexualité ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique, boutin, homoparentalité, homophobie, gay | | | Digg! Digg |  Facebook

Pourquoi l’homoparentalité sera bientôt reconnue ?

 

 

 

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Nadine Morano et Rachida Dati devraient très prochainement déposer un projet de loi sur le bureau de Nicolas Sarkozy fixant les nouvelles dispositions de la reconnaissance d’un véritable statut aux beaux-parents.

Ce projet de loi comprend notamment une partie concernant la situation des 30.000 enfants français vivants au sein de familles homoparentales. Si l’étude de ce projet de loi provoque quelques remous au sein de la majorité UMP avec l’opposition farouche de Christine Boutin, celui-ci devrait prochainement permettre une reconnaissance indispensable pour ces enfants et ces familles qui vient aujourd’hui en marge d’une société qui ne leur donne aucun droit.

La modification des termes « père et mère » en « parents » constitue un pas non négligeable qui confirme que la modification de la législation française –comme celle sur le mariage- reste avant tout une question de sémantique avant tout autre forme de contestation.

L’Inter-LGBT reconnait que ce texte est une avancée importante en soulignant toutefois que les parents non-biologiques resteront tout de même considérés comme des « tiers » à qui il sera demandé de surmonter de nombreux artifices administratifs pour être totalement reconnus. De plus, les parents biologiques conserveront la liberté d’accorder ou non une autorité sur les enfants.

Seuls les conservateurs ou les associations dites « traditionnalistes » contestent formellement la nature même de cette future loi. Ils affirment que c’est la porte ouverte à la possibilité d’adoption pour les couples homosexuels.

Pour ma part, je suis certain qu’ils ont raison sur ce point et franchement : ça fait du bien en temps de crise ! Les homos sont des parents comme les autres…

Régis Sada

15 janvier 2009

Pourquoi si t’es « PD » ton sang reste suspect ?

 

 

 

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Pour beaucoup de lecteurs le titre de ce post volontairement provocateur semblera déplacé. C’est toutefois le sentiment qui m’anime après la décision du Ministère de la Santé d’appliquer la directive européenne imposant aux Etats membres la rédaction d’un arrêté sur la sélection des donneurs de sang.

 

Cette décision intervient au moment même où comme tous les ans à pareille époque, l’Etablissement Français du Sang tire le signal d’alarme devant la baisse constante des dons alors que les besoins sont en plein essor.

 

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot justifie la décision d’écarter –une nouvelle fois- de la liste potentielle des donneurs potentiels les hommes homosexuels estimant qu’après une étude menée par des experts et des agences sanitaires, les résultats épidémiologiques attestent qu’entre 10% et 18% des gays sont contaminés contre 0,2% chez les hétérosexuels. Appliquant le principe de précaution devant un risque trop élevé, les homosexuels français ne peuvent donc pas donner leur sang.

 

Je ne jette pas l’opprobre sur Roselyne Bachelot qu’aucune association LGBT ne pourra taxer d’homophobe. Elle a en de nombreuses occasions comme sur le PACS ou dans l’affaire de Christian Vanneste, apporté courageusement un soutien inconditionnel à la cause homosexuelle. Je n’aimerais pas être à sa place. C’est aussi cela parfois, assumer les responsabilités qui sont les siennes.

 

Non, je n’exprime ici que de profonds regrets car j’ai moi-même subi cette interdiction en deux fois lorsque j’ai souhaité donner mon sang, extrêmement rare, un sang B négatif. Ma grand-mère paternelle était AB négatif (1% de la population mondiale) et comme mon père je suis du groupe B négatif (2% de la population mondiale).

 

Le don du sang est une tradition familiale. A 35 ans à peine, mon frère ainé est médaille d’or du don de sang….comme mon père. Donner son sang relève d’un acte civique et solidaire. Je souffre d’être empêché d’avoir la fierté de donner mon sang sans assumer ma sexualité.

 

Le Portugal vient de lever cette contre-indication, la France elle une nouvelle fois rechigne ! Que faut-il donc penser de ces donneurs potentiels que l’on refoule par centaines en laissant planer le doute sur la qualité du sang qu’ils souhaitent donner ?

 

« T’es PD donc t’es potentiellement contaminé ! » : celle-là on ne me la fera pas avaler. Joli message adressé qui favorisera sans doute la lutte contre les discriminations. Ce climat entretenu de perpétuelle suspicion nous ramène à une époque pas si lointaine où la sélection rimait avec épuration. Non, cette France qui juge, je ne l’aime vraiment pas !

 

Régis Sada

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