21 juillet 2010
Pourquoi l’insécurité à Grenoble n’est pas un fait nouveau ?

Les français sont pris pour des imbéciles. Ils sont condamnés à la politique du moment, à la politique de l’émotion.
La mort d’un des deux braqueurs du casino d’Uriage, et les incidents qui s’en sont suivis, ont contraint medias et Gouvernement à nous dévoiler toute la vérité, rien que la vérité, la seule vérité.
L’insécurité (mêlant précarité et insalubrité) des quartiers voisins de Villeneuve et de Teisseire à Grenoble, n’a pas démarré avec ce fait-divers.
De 1995 à 1999, j’ai vécu à Grenoble. De 1995 à 1997, j’étais interne au Lycée Professionnel André-Argouges de Grenoble, situé en plein cœur des quartiers de Teisseire et de Villeneuve.
Mon cousin a passé son service national dans le bureau de Police de la Galerie de l’Arlequin dans le quartier de Villeneuve, le même qui s’étale aujourd’hui sur les images à la télévision.
Cette zone de Grenoble était déjà considérée comme malfamée et dangereuse. Les grenoblois biens informés ont toujours évité d’y rôder la nuit. Délinquance, voitures brûlées et trafics en tout genre y avaient déjà droit de cité.
Entendre dire que de tels débordements ne sont jamais intervenus dans cette partie de la ville est un mensonge. Une infamie.
L’ordre républicain n’y est pas respecté depuis plusieurs décennies. Les habitants de ces quartiers sont des orphelins de la République. Ils ont été abandonnés à leur triste sort.
Le Président de la République Nicolas Sarkozy entend ramener l'Etat de droit et la sécurité aux habitants. Il n'a pourtant rien fait de plus lorsqu'il était Ministre de l'Intérieur.
Ces incidents, presque des scènes de guerre, sont représentatifs d’une société délaissée. Une nouvelle forme de République assassinée.
A la manière de Mark Twain : « Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques ».
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13 juillet 2010
Pourquoi faut-il fêter la République ?

Un 14 juillet bien morose. Voilà sans doute ce qu’il faudra retenir de notre Fête Nationale pourtant si emblématique
Crise financière, crise démocratique et crise de défiance du Peuple envers ses dirigeants : voici le menu aigre-doux de cette année 2010.
Les français doutent et pourtant, ils ne doivent pas renoncer à porter haut les couleurs et à fêter la République comme il se doit !
Le 14 juillet est une date essentielle. Chaque année elle rappelle à qui veut bien l’entendre, que la France n’est pas une terre où la médiocrité s’épanche aisément en toute impunité.
La France est une terre imbibée de valeurs essentielles qui s’expriment avec force dans sa devise : « Liberté, Egalité, Fraternité ».
A la manière de Noël Mamère : « La République est là où respire la société ».
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20 juin 2010
Pourquoi les discriminations raciales persistent-elles en France ?

Dans son rapport du 15 juin 2010, le Conseil de l'Europe juge que les mesures prises en France contre les discriminations sont insuffisamment dissuasives.
Ces discriminations à l'embauche, dans l'éducation ou dans la recherche d'un logement touchent particulièrement les musulmans, les roms ou les gens du voyage.
Internet est la cible des plus vives critiques du Conseil de l'Europe qui entend dénoncer l'essor des préjugés et des stéréotypes racistes.
La France souffre de la non reconnaissance de sa diversité qui représente, pourtant, toute la force d'une Nation qui a encore des choses à dire au monde.
Notons que certains débats comme celui de l'identité nationale ou de la future loi sur l'interdiction de la burqa (ou du nikab), n'ont pas permis de faire évoluer les esprits et les comportements dans le bon sens.
La situation est grave mais pas désespérée !
Une société qui refuse de changer est une société appelée à disparaitre. Les français connaissent désormais le chemin qui leur reste à parcourir.
Ci-dessus la nouvelle campagne de SOS Racisme contre toutes les formes de discrimination.
A la manière de Fernand Braudel : « La France se nomme diversité ».
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03 juin 2010
Pourquoi consentir à un effort pour réformer nos retraites ?

La réforme tant attendue de nos retraites fait une nouvelle fois la une de l'actualité. Cette fois-ci, c'est promis, chacun va devoir prendre ses responsabilités et jouer collectif pour tenter de sauver le principe d'une retraite axée sur la solidarité.
Maintes fois évoquée, toujours reportée, le sujet de référence de notre société résonne aux oreilles des français comme une vielle rengaine Arlésienne.
Au moment où le Gouvernement avertit que toutes les catégories seront mises à contribution, les français, eux, attendent de savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Les français sont depuis longtemps résignés au fait qu'ils seront contraints à quelques sacrifices et à une durée de travail comme de cotisation plus élevée.
Certains responsables politiques brandissent les acquis quant d'autres évoquent l'allongement de la durée de vie ou le coût de la dépendance. Retraite à 60 ans, 62, 63 voire 70 ans comme le projette le C.O.R.... On cherche, on regarde, on observe nos voisins européens qui pour une fois deviennent presque des modèles....bref on continue de s'interroger en refusant de trancher.
Nos enfants, petits-enfants et futurs arrières petits-enfants ne sont pas tous nés ? Tant pis pour eux : ils paieront au prix fort notre manque d'audace et de courage.
Toute réforme est bonne à prendre du moment où elle assure l'équité de tous les citoyens devant le droit à la retraite. Fonctionnaire ou salarié du privé, les barrières doivent céder pour que chacun dispose des mêmes droits lorsqu'il s'est acquitté des mêmes devoirs envers la collectivité.
Oui mais voilà... Pour parler d'équité, pour gommer les inégalités entre retraités et pour faciliter le passage d'une réforme juste et adaptée, il ne faut pas habiter en France, le pays où les régimes de retraites n'ont jamais été harmonisés et où l'on s'est amusé à ne créer que des inégalités. La mise à l'écart de la SNCF, de la RATP ou du régime spécial de nos Parlementaires, qui devraient être épargnés (une fois encore) par la future réforme, témoigne d'une profonde lâcheté de la part de celles et ceux qui appellent le Peuple à l'effort.
Sans disposer de la science infuse sur le sujet. Je demeure conscient des réalités et des défis que notre société est appelée à relever. dans les prochaines décennies. Je suis donc prêt à participer à cet effort collectif sans être lésé, sans être volé. Chacun doit assumer sa part de responsabilité pour que la solidarité puisse continuer à s'exercer.
Pour que la solidarité s'allie à l'équité, je ne vois qu'une seule idée : une retraite bonus-malus axé sur la pénibilité, où celui qui a occupé un poste dur et/ou épuisant bénéficie d'un avantage probant sur celui qui a bénéficié d'un emploi moins contraignant. Pour le reste de ce qu'il y a à réformer, une seule et unique règle : équité rime avec égalité !
A la manière de Philippe Geluck : « Si Dieu était élu démocratiquement par tous les fidèles, si ses revenus étaient soumis à l'impôt et s'il était tenu de prendre sa retraite à soixante cinq ans... Je deviendrais peut-être croyant ».
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24 mai 2010
Pourquoi les oubliés de la République ?

Le 7 mai dernier, le Nouvel Obs a publié la tribune « Toujours oubliés par la République » rédigée par Naïma Charaï (Députée suppléante de Noël Mamert), Stéphane Hessel (ancien Résistant et rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948) et Alain Rousset (Député de Gironde et Président du Conseil Régional d'Aquitaine).
Cette tribune lancée par l'association « Les oubliés de la République Française » sonne comme un rappel à l'ordre douloureux à cette France qui n'est jamais parvenue à faire la paix avec ses anciennes colonies et les territoires qu'elle a administré durant plusieurs décennies.
S'agit-t-il d'une vieille querelle ? D'une vieille rancune ? Non, rien de tout cela. Juste l'évocation d'une vérité qui doit heurter les consciences et confronter les français à leur nécessaire devoir de mémoire. 50 ans ont passé et à ce jour, les combattants issus de l'ancien Empire Français subissent toujours la discrimination injustifiée qui place le montant de leur pension militaire soumise au barème de la nationalité qui est la leur aujourd'hui.
Ainsi la pension versée par l'armée française à un combattant français (disons plutôt métropolitain) s'élève à 630 € par mois. La même pension pour un soldat venu du Maroc s'élève quant à elle à 54 € par mois. Pour justifier cet écart de traitement, l'Armée insiste sur des points comme la parité de pouvoir d'achat et le fait que certains de ces anciens combattants résident hors de l'Union Européenne !
Extrait de la tribune : « La France refuse que ces hommes puissent percevoir dans leur pays une pension militaire de retraite égale à celle d'un Français mais leur accorde un droit de séjour qui leur permet de bénéficier du minimum vieillesse s'ils résident en France plus de neuf mois. Cette situation est proprement aberrante.
En janvier dernier, au terme d'une bataille juridique épuisante, Mohammed Mechti et 5 autres compagnons marocains ont obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Bordeaux, le Gouvernement se voyant contraint de revaloriser leur pension au niveau de celle des Français. Mohammed Mechti avait 91 ans. Trop tard pour en profiter : il est décédé au lendemain de ce jugement, loin des siens, alors qu'il s'apprêtait à rentrer définitivement au Maroc.»
Le devoir de la République, l'honneur de la France, c'est de ne jamais oublier que ces hommes ont répondu présent lorsque nos valeurs ont été violées. Le devoir de la République, l'honneur de la France, c'est de ne jamais oublier que l'on a demandé à ces hommes de venir combattre pour sauver la Patrie en danger. Le devoir de la République, l'honneur de la France, c'est de ne jamais oublier que le courage de ces hommes ne peut en aucun cas être différencié de celui d'un combattant de la Métropole.
Ces hommes ont participé à faire de la France d'aujourd'hui une terre de libertés.
A la manière de Tacite : « La postérité rend à chacun l'honneur qui lui est dû ».
Blog de l'association Les Oubliés de la République Française
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17 mai 2010
Pourquoi la Burqa révèle le paradoxe de la République?

Au travers de la loi sur l'interdiction du port de la Burqa dans l'espace public, la France, République laïque une et indivisible, nous livre une fois encore une vision paradoxale de sa pensée.
Si certains étaient opposés à une loi quant d'autres défendaient une limitation de celle-ci, les partisans de l'interdiction totale ont régulièrement brandi le spectre suivant : « la République (ou la démocratie) se vit à visage découvert ».
Poussés par une lecture orientée de notre Constitution, ces mêmes partisans ont rappelé tantôt les principes de laïcité, de dignité humaine, d'égalité des sexes ou de droit à la sûreté.
Certes, si ces termes sont bien portés au cœur de notre Loi fondamentale, le Conseil d'Etat avait rejeté le texte précédent sur la base du principe de la liberté individuelle pouvant induire une forme discriminatoire.
Notre République fait face à son destin.
Notre République s'enfonce dans le paradoxe.
Au moment où notre République se sent obligée de lever le voile sur la Burqa pour être vécue à visage « découvert », elle entend le jeter sans scrupules sur certains curriculum vitae pour « couvrir » les effets dévastateurs des discriminations à l'embauche qui noircissent les chances de sa promesse d'égalité.
Alors qu'une loi était devenue indispensable pour faciliter -sans garantir- l'égal accès de tous ses citoyens à l'emploi, celle sur la Burqa se révèle plus hasardeuse lorsqu'elle mêle la liberté individuelle à une interprétation parcellaire d'un texte religieux.
Sur ces deux sujets, comme sur beaucoup d'autres, les réponses apportées aujourd'hui à la hâte sont le reflet des renoncements du passé. Le reflet d'une société qui a mis trop longtemps à mesurer de ses propres évolutions. Le reflet d'une société aussi diverse que variée.
A la manière d'Alice Parizeau : « Rien ne reflète mieux l'âme des gens que le cadre dans lequel ils vivent ».
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26 mars 2010
Pourquoi la baguette comme symbole de l'identité nationale ?

En clôture d'un débat sur la fameuse « identité nationale » soi-disante en danger et qui n'aura profité ni au climat général, ni à ceux qui l'avaient suscité, nous voici obligés de relater un évènement arrivé à point nommé et sur lequel les français n'ont point été informés.
Quoi de plus identitaire pour un français que de reprendre quelques références bien formulées. On pourra ainsi énuméré : la Marseillaise, la Tour Eiffel ou le chabichou du Poitou... Que nenni, en ce temps de disette quoi de plus logique que de concentrer notre attention sur les produits bien ménagers. En guise de symbole bien français prenons donc notre sacro-sainte baguette !
La baguette... Enviée par tous, salivée en pensée de Tokyo à Los Angeles, mais jamais égalée tant la formule est jalousement conservée par nos boulangers bien français.
Le 22 mars 2010, le concours de la Meilleure Baguette de Paris s'est déroulé comme chaque année à la Chambre professionnelle des Boulangers. En pied de nez à un débat bien mal pensé, c'est notre compatriote Djibril Bodian qui l'a remporté. Sa baguette s'est envolée vers les sommets de la renommée et régale tous les voisins du Grenier à Pain des Abbesses alléchés par l'odeur bien dorée.
Djibril Bodian, 33 ans, d'origine sénégalaise, a rendu un bel hommage à la France en confectionnant le pain de qualité qui ornera la table de l'Elysée pendant toute l'année ! Souhaitons au président Nicolas Sarkozy qu'il ne boude pas son plaisir et qu'aucune miette ne lui reste en travers de la gorge.
Djibril Bodian, visage de la France que j'aime !
A la manière d'Aristophane : « L'un sème, l'autre récolte ».
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18 mars 2010
Pourquoi Simone Veil entre au Panthéon des vivants ?

Mme. Simone Veil fait son entrée aujourd'hui sous la Coupole de l'Académie Française. Ancienne déportée, ancienne Présidente du Parlement Européen, ancienne membre du Conseil Constitutionnel et plusieurs fois Ministre, Mme. Simone Veil prend logiquement sa place auprès de celles et ceux que l'on surnomme les « immortels ».
Féministe convaincue et femme politique d'exception, elle est notamment à l'origine de la loi qui dépénalisera l'interruption volontaire de grossesse en 1975, permettant ainsi aux femmes françaises d'acquérir plus de libertés et de prendre toute leur place au sein de la société.
Personnalité féminine préférée des français en 2010, celle qui a longtemps lutté contre la langue de bois, fait logiquement son entrée au sein de l'institution chargée de préserver la langue française.
Une grande Dame devient aujourd'hui immortelle. Une grande Dame entre au « Panthéon des vivants ».
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15 mars 2010
Pourquoi l'abstention est une lâcheté ?

1er tour des élections Régionales
ABSTENTION = 53,64 %
A la manière de Reine Malouin : « L'abstention est un recul avant de devenir une lâcheté ».
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10 mars 2010
Pourquoi les élections régionales ?

Les 14 et 21 mars prochains se dérouleront les élections régionales. Ces scrutins sont les dernières consultations d'importance avant les élections présidentielles de 2012.
Souvent utilisées comme arme de contestation populaire contre le pouvoir en place, chacun doit garder en conscience que les majorités qui sortiront au soir du 21 mars 2010 influencerons le devenir des régions avant celui de la France.
Une fois de plus, nous serons nombreux à regretter que la campagne menée par les états majors politiques se caractérise par un déballage incessants d'insultes et de provocations. Une campagne qui ne répond pas aux enjeux des territoires et des citoyens.
Une campagne où la calomnie l'a emporté sur le reste, à l'image de ce que chacun à pu lire ou entendre en Ile de France avec le triste exemple de l'affaire Ali Soumaré. Ces pratiques ne grandissent pas la démocratie, salissent la République et favorisent soit les extrêmes, soit l'abstention.
A chaque scrutin son enjeu. Voter est un droit. Voter est le devoir de chaque citoyen. Ne laissez pas aux autres le soin de décider pour vous.
A la manière de Thucydide : « un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile ».
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