10 mars 2010
Pourquoi les élections régionales ?

Les 14 et 21 mars prochains se dérouleront les élections régionales. Ces scrutins sont les dernières consultations d'importance avant les élections présidentielles de 2012.
Souvent utilisées comme arme de contestation populaire contre le pouvoir en place, chacun doit garder en conscience que les majorités qui sortiront au soir du 21 mars 2010 influencerons le devenir des régions avant celui de la France.
Une fois de plus, nous serons nombreux à regretter que la campagne menée par les états majors politiques se caractérise par un déballage incessants d'insultes et de provocations. Une campagne qui ne répond pas aux enjeux des territoires et des citoyens.
Une campagne où la calomnie l'a emporté sur le reste, à l'image de ce que chacun à pu lire ou entendre en Ile de France avec le triste exemple de l'affaire Ali Soumaré. Ces pratiques ne grandissent pas la démocratie, salissent la République et favorisent soit les extrêmes, soit l'abstention.
A chaque scrutin son enjeu. Voter est un droit. Voter est le devoir de chaque citoyen. Ne laissez pas aux autres le soin de décider pour vous.
A la manière de Thucydide : « un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile ».
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02 mars 2010
Pourquoi le Conseil Constitutionnel ouvre ses portes aux français ?

Articles 61-1 et 62 de la Constitution, cette réforme dite de « contrôle de constitutionnalité par les citoyens » est entrée en vigueur le 1er mars 2010. Elle accroit la protection des libertés de chacun et renforce la notion au combien essentielle d'Etat de droit.
Certains Parlementaires n'ont pas caché leur opposition à cette évolution estimant que c'était une pierre jetée dans leur pré carré, ouvrant la voie d'une possible vulgarisation des lois adoptées par le Parlement.
Le Chef de l'Etat a reconnu devant les sages que cette réforme obligerait désormais à une plus grande rigueur dans la rédaction des projets de lois, et de préciser que dans tous les cas : « le dernier mot appartient toujours au Peuple souverain ».
A la manière d'Alfred Sauvy : « L'opinion publique est souvent une force politique, et cette force n'est prévue par aucune Constitution ».
La réforme constitutionnelle détaillée sur le site du Conseil Constitutionnel
Discours du président de la République
Discours du président du Conseil Constitutionnel
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23 février 2010
Pourquoi la France selon le Médiateur de la République ?

« notre société a plus besoin que jamais de rapports humains »
« notre société plonge dans le chacun pour soi au détriment du vivre ensemble »
Jean-Paul Delevoye - Médiateur de la République
23 février 2010 : remise du rapport annuel du Médiateur de la République
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15 décembre 2009
Pourquoi la France marche à l'envers ?

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11 décembre 2009
Pourquoi la France n'a pas de leçon à donner à la Suisse ?

Les suites du référendum suisse sur les minarets et l'intervention du Président de la République sur le sujet, n'arrêtent pas de délier les langues -parfois les plus mauvaises- et de faire couler beaucoup d'encre.
Dans son édition du 11 décembre 2009, le journal Le Monde publie une tribune d'un de ses journalistes Luc Bronner au titre évocateur de « Pourquoi la France n'a pas de leçon à donner à la Suisse », où en quelques phrases très ciblées le fond du problème est abordé avec notamment le regard que les français peuvent porter à ce qui est différent.
Un article à lire et à méditer, qui ne manquera pas de faire débat tant il montre le visage d'une France qui a la fâcheuse tendance de chercher les responsabilités des maux qu'elle a parfois elle-même initié. Revue de détail :
« Mais comment ne pas voir que la société française participe tous les jours à un référendum contre les "jeunes à capuche" ? Non pas avec des bulletins glissés dans les urnes. Mais un vote avec nos pieds, dans nos choix d'employeurs, d'élus, de parents, de voisins. Car cette catégorie sociale cristallise, à tort ou à raison, une triple angoisse dans notre société vieillissante : la jeunesse, l'immigration et l'islam. Une génération à laquelle on prête toutes les menaces, parfois contradictoires : du "repli communautaire" au communautarisme conquérant, de l'intégrisme religieux à la boulimie de consommation, de l'absence d'identité au trop-plein identitaire.
Sans se l'avouer, nous avons basculé dans une société de la peur et du rejet vis-à-vis d'une jeunesse perçue comme une nouvelle "classe dangereuse". Nous, collectivement, sans passer par un vote comme les Suisses, mais par nos pratiques, nos attitudes sociales. Un chiffre témoigne de la gravité de cette coupure : dans les zones urbaines sensibles (ZUS), 41,7 % des hommes de 15 à 24 ans sont au chômage, soit le double de la moyenne nationale pour les garçons du même âge, déjà très élevée par rapport au reste de l'Europe.
Un tel niveau de discriminations traduit un choix collectif, pas simplement une accumulation d'accidents ou de dérives individuelles. Nous ne sommes pas dans le "fait divers" de la discrimination mais bien dans un phénomène de société : même s'il existe des exceptions, même si des grandes écoles et des entreprises jouent le jeu de la diversité, les jeunes de banlieue, en particulier les hommes, peinent toujours autant à trouver leur place.
La faute aux employeurs, coupables de discriminations ? Sans doute. La faute aux jeunes eux-mêmes, "inemployables", trop éloignés des codes de l'entreprise, insuffisamment formés, parfois mal insérés ? Certainement. Mais on voit bien que ce niveau d'explication est insuffisant. Remontons d'une case dans le Meccano social. Les jeunes des ZUS, surtout les garçons, sont deux fois plus nombreux que les autres à n'avoir aucun diplôme à la fin de leur scolarité. Quand ils obtiennent des qualifications, elles sont systématiquement moins élevées que leurs concurrents du même âge sur le marché de l'emploi. »
« ... »
« Le métissage, oui ; mais pas pour ses enfants, que l'on s'empresse de scolariser ailleurs ou dans le privé pour les protéger des menaces supposées de la mixité sociale. Une "sécession sans guerre", selon l'expression du chercheur, qui amène à concentrer dans les quartiers les élèves en difficulté, lesquels échouent ensuite en plus grand nombre et finissent par rejoindre les bancs de Pôle emploi. »
« ... »
« "Le métissage, c'est la volonté de vivre ensemble. Le communautarisme, c'est le choix de vivre séparément", écrit justement Nicolas Sarkozy dans sa tribune publiée dans Le Monde (daté 9 décembre). Mais qui, dans la France actuelle, choisit de vivre séparément ? Pas tant les habitants des quartiers, assignés à résidence, empêtrés dans la pauvreté au point que la moitié des mineurs vit sous le seuil de pauvreté. "La logique du ghetto arrange tout le monde", résume Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois. Surtout les classes moyennes et supérieures, en réalité. »
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06 octobre 2009
Pourquoi Jean-Jaurès ?

A l'image de la puérile polémique de 2007 qui a accompagné la décision d'une lecture de la lettre de Guy Mocquet à tous les lycéens lors de la rentrée scolaire, c'est aujourd'hui l'utilisation du nom et de l'héritage de Jean-Jaurès qui se trouve au cœur de toutes les convoitises.
Des esprits tantôt faibles ou tantôt tourmentés, ils sont nombreux désormais à revendiquer une quelconque descendance avec lui ou à citer ses plus belles tirades.
Comme Guy Mocquet, Jean-Jaurès l'homme ou Jean-Jaurès le Parlementaire est, par ses actes, ses discours et ses pensées avant-gardistes, devenu immortel. Des français bien inspirés ont estimé que celui qui parfois, contre vents et marées, a préféré prendre le parti de la France au détriment du sien propre, méritait d'entrer au Panthéon des Grands Hommes.
Jean-Jaurès l'homme ou Jean-Jaurès le Parlementaire ne peut être politisé, ne peut être approprié, ne peut être revendiqué ou même associé. Jean-Jaurès l'homme ou Jean-Jaurès le Parlementaire est un intouchable. Il appartient à tous les français et bien au-delà il n'appartient qu'à la France.
C'est souvent en période de crise, lorsque la pensée est tarie, lorsque les convictions sont ébranlées ou lorsque le discours est devenu trop aseptisé, que les rescapés du moment cherchent l'appui des Grands Hommes du passé. Ces Grands Hommes pourtant ont bien mérité de reposer en paix.
Jean-Jaurès le citoyen ou Jean-Jaurès l'humaniste.
Jean-Jaurès ou l'héritage d'une République qui ne renonce jamais à appliquer l'Egalité de tous profitable pour tous. Jean-Jaurès aurait sans doute préféré qu'à 150 ans d'ici, on se dispute bien plus pour son ardent désir d'une République affirmée que pour l'héritage de son seul patronyme...
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23 juin 2009
Pourquoi la Burka relance le débat de la laïcité ?
Lors de l'intervention de Nicolas Sarkozy devant les Parlementaires réunis en Congrès à Versailles, l'un des sujets les plus attendu était la prise de position du Chef de l'Etat sur le port de la Burka (ou Niquab) par certaines femmes musulmanes.
Extrait de cette intervention sur le sujet :
"Où en sommes-nous avec la laïcité ?
Je ne réemploierai pas le terme de laïcité positive pour ne pas alimenter une polémique inutile. Mais je reste ferme sur l'idée que la laïcité ce n'est pas le refus de toutes les religions, ce n'est pas le rejet du sentiment religieux. C'est un principe de neutralité et un principe de respect. La laïcité c'est le respect pour toutes les opinions et pour toutes les croyances. Quand Jules Ferry a écrit aux instituteurs, il leur a dit :
« Au moment de proposer aux élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s'il se trouve à votre connaissance un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu'il nous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire. »
Qui peut oublier que la séparation de l'Eglise et de l'Etat s'est faite dans la douleur ? Mais sommes nous obligés de continuer cette guerre qui n'a plus lieu d'être ? Nous ne sommes pas menacés par le cléricalisme. Nous le sommes davantage par une forme d'intolérance qui stigmatise toute appartenance religieuse. Je le dis en pensant en particulier aux Français de confession musulmane. Nous ne devons pas nous tromper de combat. Dans la République la religion musulmane doit être autant respectée que les autres religions.
Le problème de la burka n'est pas un problème religieux. C'est un problème de liberté et de dignité de la femme. Ce n'est pas un signe religieux, c'est un signe d'asservissement, c'est un signe d'abaissement.
Je veux le dire solennellement, la burka n'est pas la bienvenue en France. Nous ne pouvons pas accepter dans notre pays des femmes prisonnières derrière un grillage, coupées de toute vie sociale, privées de toute identité. Ce n'est pas l'idée que nous nous faisons de la dignité de la femme. Le Parlement a souhaité se saisir de cette question. C'est la meilleure façon de procéder. Il faut qu'il y ait un débat et que tous les points de vue s'expriment. Où ailleurs qu'au parlement pourrait-il mieux s'exprimer ? Mais je vous le dis, nous ne devons pas avoir honte de nos valeurs. Nous ne devons pas avoir peur de les défendre."
Nous sommes ici à la frontière de ce que l'Etat doit faire et de ce que l'Etat peut faire. Nous sommes ici à la frontière de ce qu'est la République en France et ce que doit être la République en France. Nous sommes ici à la frontière de que la liberté des uns ne se fasse pas au détriment de celle des autres.
Certains ont marqué leur soutien de Nicolas Sarkozy à travers sa phrase « Je veux le dire solennellement, la burka n'est pas la bienvenue en France ». D'autres, comme moi, se demande si Nicolas Sarkozy peut affirmer une telle chose au nom de la France, au nom du Peuple qu'il incarne par leur mandat qui lui a été donné.
Qui sommes nous pour juger que le port de ce voile intégral qui ne laisse entrevoir que les yeux est inacceptable ? Qui sommes nous pour juger que le port de ce même voile n'est pas un juste reflet de la liberté ou de la volonté de ces femmes de se préserver du regard des hommes ?
La burka dérange et heurte les consciences d'une société bien perturbée. Elle dérange car elle est visible et qu'elle renvoi une image négative de la femme. Une image d'épouse soumise et acquise aux décisions de son mari.
Les musulmans de France reconnaissent eux-mêmes que les femmes portant la Burka ne représentent qu'une poignée de fidèles. Un chiffre de 2.000 est annoncé aujourd'hui. La communauté musulmane s'interroge et est elle-même très partagée sur la question. Certains estiment que cela donne une fausse image de la pratique de l'Islam, d'autres brandissent la volonté de jeter une nouvelle fois l'opprobre sur leur communauté.
L'association Ni Pute Ni Soumise soutien avec force l'idée d'un grand débat national sur la question en rappelant que depuis sa création son combat se concentre sur la dégradation de la condition féminine et la montée de l'obscurantisme dans les quartiers populaires. Elle estime que les femmes portant la Burqa sont des prisonnières à ciel ouvert.
Mais dans cette société bien d'autres choses sont dérangeantes et bien visibles. Sur ces points là, nous sommes nombreux à trouver que l'Etat n'assume pas ses devoirs et qu'elle laisse aux autres le soin de gommer ses propres erreurs.
Le débat devra être mené. Dans une République qui affirme sa volonté de faire appliquer les principes de la liberté et de l'égalité pour tous, aucun débat ne peut-être tabou. Faut-il en passer obligatoirement par une loi pour interdire le port de la Burqa, et ainsi repousser ce problème derrière les murs des maisons et des appartements ? Ou faut-il au contraire souhaiter que la question se règle sous l'égide du Conseil Français du Culte Musulman et ainsi, laisser la communauté musulmane gérer seule ce point délicat ?
Un sujet extrêmement sensible et complexe qui place tous les citoyens face à un devoir de conscience. Pour ma part, je ne peux que souhaiter que de la retenue et de la prudence.
Ce débat là en appelle un autre qui n'a à ce jour jamais été tranché : est-on certain que la société française porte un regard égal sur toutes les pratiques religieuses ? Si le judaïsme bénéficie d'une omerta convenue due égard aux persécutions vécues durant la seconde guerre mondiale, l'Islam elle a toujours posé un problème en France car jamais acceptée dans les faits et si souvent stigmatisée.
Le jour où Nicolas Sarkozy s'est rendu au Vatican pour recevoir le titre de Chanoine d'honneur de Saint-Jean-De-Latran dévolu au Chef de l'Etat français, et qu'il a prononcé un discours bien anti-républicain à mon goût, je ne suis pas certain qu'il ai envoyé un signal positif sur ce que doit être une République laïque affirmée qui laisse la religion là où elle doit demeurer : dans la sphère privée.
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22 juin 2009
Pourquoi le Président de la République doit parler devant le Congrès ?

Un Congrès dans l'œil du cyclone !
C'était une caractéristique de la démocratie française depuis 1875. Le Président de la République était le seul Chef d'Etat à ne pas pouvoir s'exprimer devant les deux chambres que constituent le Sénat et l'assemblée Nationale.
Cette disposition avait été voulue dans une époque ballotée entre le principe naissant d'une laïcité affirmée et un retour de la monarchie possible par défaut de républicanisme mal affirmé. Pour éviter toute tentative de coup d'état ou d'influence sur les représentants du Peuple, le Chef de l'Etat était interdit d'expression directe devant ces derniers. En 2008, Nicolas Sarkozy avait ordonné une révision de la Constitution lui permettant de palier à cette spécificité française en souhaitant à l'époque qu'il puisse s'adresser aux Parlementaires dans leurs hémicycles respectifs, ce qui lui avait été refusé par sa propre majorité.
Ce droit d'expression du Président devant le Congrès est une très bonne chose. C'est un exercice logique qui se révèle être un moment important dans de nombreuses démocraties du monde, à l'image du discours sur l'état de l'Union prononcé chaque année par le Président américain devant son Congrès. Le Président parle devant les représentants du Peuple, et il assume les lignes de la politique qu'il entend conduire pour le pays.
A 15H00, Nicolas Sarkozy pourra s'exprimer librement et sans contraintes devant une majorité béatement acquise à son discours et une opposition clairsemée avec des socialistes présents qui se retireront ensuite et des Parlementaires Verts et Communistes qui boycotteront une cérémonie virant au Sarko' Show.
Si cette nouveauté est une bonne chose, elle apporte une nouvelle fois la preuve que la réforme constitutionnelle voulue par Nicolas Sarkozy en 2008, était une réforme trop faible et qui place la France devant les incohérences d'une Constitution mal adaptée à l'idée d'une hyper présidence opposée à un Parlement qui ne prend pas toute la mesure de son pouvoir législatif. La Vème République initiée par le Général de Gaulle a été pensée pour sortir notre pays des perpétuelles querelles partisanes existantes sous la IIIème et la IVème République, et en donnant à la présidence de la République un rôle de protecteur au-dessus des partis.
Si Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac se sont adaptés à cette forme de pouvoir, celle-ci a volé en éclat avec un Nicolas Sarkozy qui entend assumer une super-Présidence en laissant les miettes de la mise en œuvre à son Premier Ministre. Nicolas Sarkozy a manqué de courage politique. En 2008, il fallait franchir le pas et décider que le Chef de l'Etat élu par tous les français devient également un chef politique -ce qu'il est de fait avec l'UMP- et donc qu'il est en mesure d'engager sa propre responsabilité devant les élus du Peuple. Le poste de Premier Ministre devenait de facto inutile. Cette nouvelle vision nécessitait une réforme plus large : le passage à la VIème République.
Les Parlementaires Verts et Communistes ont choisi de boycotter ce rendez-vous. Le PS après quelques hésitations a choisi d'y être présent en partant ensuite. Ces députés et ces sénateurs contestent le fait que le discours du Président sera suivi d'un débat sans vote....et sans présence de l'intéressé. La démocratie française a encore de nombreux progrès à faire. Le plus amusant reste le fait que celles et ceux qui devraient la faire avancer -les Parlementaires- sont souvent les plus réfractaires à souhaiter que leurs petits privilèges soient confisqués.
Cette nouvelle étape est un petit sillon marqué mais non creusé. Cette réforme constitutionnelle inutile car boiteuse, en appelle une autre plus large et indispensable à un véritable renouveau démocratique en France. Oui à un Président actif à l'intérieur comme à l'extérieur et à un Parlement qui constitue un véritable contre pouvoir.
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30 mars 2009
Pourquoi Mayotte s’attache à la France et à la République ?

« C'est sans surprise que les habitants de Mayotte ont voté "oui", dimanche 29 mars, pour que leur île devienne le 101e département français et le 5e DOM français. Selon les résultats officiels fournis par la préfecture, le "oui" l'a emporté à 95,2% contre 4,8% pour le "non".
Seule insatisfaction pour les élus locaux, qui ont tous fait campagne pour le "oui", le taux de participation de 61,02% est loin du raz-de-marée qu'ils espéraient. Mayotte compte 186.452 habitants, dont un tiers en situation irrégulière. »
« Le passage du statut de "collectivité départementale" en département d'outre-mer, qui devrait être effectif en 2011, est la dernière étape d'un processus entamé en 1974, lorsque Mayotte a choisi de rester française alors que les trois autres îles de l'archipel comorien optaient pour l'indépendance.
Avec un PIB trois fois inférieur à celui de La Réunion, mais neuf fois supérieur à ses voisins immédiats, Mayotte espère aussi tirer de nouveaux bénéfices de la départementalisation.
Son secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer Yves Jégo a affirmé qu'il était en train de travailler avec une compagnie aérienne pour qu'il y ait des "vols réguliers directs Paris-Mayotte" avant la fin de l'année.
A l'heure actuelle pour se rendre de Paris à Mayotte, qui ne possède qu'une piste relativement courte, il faut faire escale à La Réunion, puis faire deux heures d'avion supplémentaires. »
« Mais le gouvernement n'a pas caché aux Mahorais que le rattrapage avec la métropole mettrait du temps à se faire sentir, avec certaines aides sociales qui ne démarreront qu'en 2012, et de manière progressive sur au moins 20 ans. Parallèlement, de nouveaux impôts vont apparaître à partir de 2014. Et certaines pratiques culturelles anciennes vont être bousculées, avec l'interdiction définitive de la polygamie - déjà largement tombée en désuétude -, la disparition du tuteur matrimonial ("wali") et la réduction des attributions du "cadi" (juge musulman). »
A lire sur le Nouvel Obs
Comme quoi avec plein de différences, plein de spécificités et malgré un éloignement de la Métropole : on peut aimer la France et souhaiter que la République s'applique à tous et pour tous !
Cette France du bout du monde c'est la plus belle richesse de notre pays. Bienvenue donc à nos compatriotes de Mayotte !
13:03 Publié dans Elever la République ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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26 février 2009
Pourquoi le Figaro Magazine publie un sondage dérangeant sur la Guadeloupe ?

Dans son édition du 28 février 2009, le Figaro Magazine publiera un sondage avec le titre évocateur de « Guadeloupe : le sondage qui dérange ». Aujourd'hui dans un article qui y est consacré sur le site internet du journal, quelques résultats sont rendus publics en avant-première.
51% des français de métropole seraient favorables à l'indépendance de la Guadeloupe (dont 58% des électeurs de Nicolas Sarkozy).
68% des français de métropole jugent la Guadeloupe comme un atout pour la France en contribuant à son rayonnement international. 32% la perçoive comme un poids financier.
46% des électeurs de Nicolas Sarkozy estiment que la Guadeloupe représente un poids pour l'hexagone contre 16% des électeurs de Ségolène Royal en 2007.
16% des français de métropole jugent que le conflit est une résultante de l'héritage colonial contre 5% des guadeloupéens.
80% des guadeloupéens restent quant à eux attachés à la France...
Selon le journal, ce sondage dérange en métropole comme aux Antilles. Si l'on tire quelques enseignements des résultats on notera que la France de Nicolas Sarkozy (et donc de ses électeurs), se rigidifie et contribue allégrement à rechercher en Guadeloupe comme dans les conflits sociaux vécus en métropole, les moyens de justifier les maux d'une société qui doute et qui n'est en rien rassurée par les décisions prises pour faire face à la crise qui la touche.
La bonne vieille méthode du « c'est pas moi c'est lui » prend un coup de jeune, et il faut répondre à la colère des guadeloupéens, des martiniquais ou des métropolitains, par une volonté de faire sécession avec des gens qui ne comprennent pas les bienfaits qu'on leur prodigue chaque jour.
La Guadeloupe dirigée par une Lucette Michaux-Chevry n'a jamais dérangé la droite qui s'y estimer chez elle. La Guadeloupe et nos Dom-Tom étaient jusqu'ici des motifs d'orgueil pour une France qui se voulait présente sur les cinq continents.
Pourquoi le Figaro Magazine n'a jamais proposé un sondage sur le cas corse ? Je reste convaincu que la barre des 51% en faveur de l'indépendance serait largement dépassée !
Non vraiment, moi ce qui me dérange c'est qu'un grand journal comme Le Figaro en mal de lecteurs, se sente obligé de publier les résultats d'un sondage honteux.
Non vraiment, moi ce qui me dérange c'est que l'on cherche toujours à faire peser le poids de ses propres échecs et de ses responsabilités sur les autres.
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