06 février 2012
Pourquoi l'art de la polémique ?

Notre Peuple est-il devenu à ce point stupide pour que seule la polémique suffise à le nourrir ? Voilà bien en substance la seule question qui me vient à l'esprit en observant les débats qui nous animent aujourd'hui. Les français sont enfants de polémique.
Un mot, une boutade ou autre gauloiserie bien calée, suffit désormais à satisfaire leur appétit politique. A écouter les échanges fleuris dont nous sommes les otages, on se surprend à retrouver quelques scènes héritées des récréations de notre enfance. A qui aura le calot le plus gros, le plus grand nombre de soldats ou la barbichette la plus longue, emportera les cœurs que la raison ne saurait ignorer !
Il est toujours utile de préciser que la controverse est un art bien né qu'il faut savoir manier avec la plus grande dextérité. La controverse est fille de l'art polémique et, à ce jeu, je ne suis pas certain que nous suffisamment armés pour l'affronter en toute tranquillité.
Notre pays dit-on, à défaut d'avoir du pétrole, regorge d'idées qui ne demandent qu'à jaillir pour inonder la société. Soyons utiles et raisonnés et laissons aux artistes, aux vrais, le seul art qu'ils manient avec génie, celui de polémiquer pour le bien de l'Humanité !
A la manière de Paul Gauguin : « La vérité ne se dégage pas de la polémique, mais des œuvres qu'on a faites. »
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03 février 2012
Pourquoi la fouille à nu systématique ?

Au moment du vote de la Loi Pénitentiaire de novembre 2009, un rapport de la Commission nationale de déontologie de la sécurité avait pointé du doigt l’usage abusif des fouilles corporelles et des menottes lors des gardes à vues. Jean-Marie Delarue, contrôleur des lieux privatifs de liberté, avait estimé que certains gestes (un peu trop zélés) effectués par les forces de l’ordre, devaient être considérés comme « vexatoires » et « attentatoire à la dignité humaine de la personne qu’aucune exigence de sécurité ne peut justifier ».
Prenant appui sur les règles N°54-3 et N° 54-4 relatives aux fouilles et aux contrôles des R.P.E (Règles Pénitentiaires Européennes), l’Observatoire International des Prisons multiplie les procédures judiciaires contre les établissements qui ont « institutionnalisé » de telles pratiques dans leur règlements intérieurs. L’OIP souligne que malgré l’entrée en vigueur de la nouvelle Loi Pénitentiaire et les condamnations répétées de la Cour Européenne des Droits de l’Homme contre notre pays sur ces points, les Chefs d’Etablissements pénitentiaires –chargés de la rédaction des règlements intérieurs- ont maintenu la pratique quotidienne des ces fouilles pourtant jugées indignes.
Interpellée par certains détenus de la prison de Vivonne (Vienne) -qui estimaient être victimes de ce « zèle » au sortir des parloirs qui leurs avaient été accordés- l’association a demandé au Directeur de cette prison d’abroger l’article concerné du règlement intérieur. Devant son refus catégorique l’OIP a saisi le Tribunal Administratif de Poitiers où le juge des référés les a jugées « illégales » et les a suspendues jusqu’à ce que le Tribunal statue sur le fond de l’affaire.
Soutenu par les syndicats des personnels pénitentiers qui qualifient la décision de « non-sens absolu » et d’une « stupidité affligeante », le refus du Directeur était motivé par le fait que ces fouilles à nu répétées, constituaient des mesures de protection pour les personnels et visaient à empêcher toute introduction d’objets interdits dans l’enceinte de l’établissement.
Si l’Observatoire n’a jamais contesté les fouilles à nu, prévues dans la Loi Pénitentiaire et reconnues par la RPE N°54-2, elle entend batailler contre le systématisme dont elles font l’objet aujourd’hui dans nos prisons. Une analyse renforcée par la plainte d’un détenu de Salon-de-Provence qui avait contesté le systématisme de ces fouilles et avait obtenu gain de cause.
La décision prise par le Tribunal de Poitiers pourrait bien faire jurisprudence et pourrait faire boule de neige dans tous les tribunaux chargés de statuer sur cette question. Elle obligerait ainsi le Ministère de la Justice et l’Administration Pénitentiaire à revoir leur copie et à statuer sans délai.
Ce sujet hautement sensible pour les personnels de surveillance que pour les détenus eux-mêmes, mérite que l’on s’y attarde un moment.
Une prison étant rarement un lieu de villégiature prisé des locataires qui y élisent domicile, personne ne niera que certains puissent révéler un caractère particulièrement nerveux et violent. Dans le même temps, « l’économie souterraine » aussi vivace qu’à l’extérieur donne une résonnance particulière aux rackets, trocs et trafics en tout genre qui y subsiste. Quelque soit les mesures renforcées engagées, ces derniers ne disparaitront pas de sitôt.
A l’intérieur de toutes nos prisons, la sécurité des détenus et des personnels de surveillance est un impératif absolu. Des évènements récents comme des évasions ou des prises d’otages nous invitent à ne pas sombrer dans l’angélisme. A cette nécessité, comme celle de la modernisation et de l’humanisation des prisons, le Chef de l’Etat a répondu en septembre dernier par un projet de création de 30.000 places supplémentaires qui ne viendront en rien résoudre les problèmes existants.
Bien que l’Homme dispose d’une faculté inouïe de dissimulation, les fouilles à nu n’en constituent pas moins une obligation dégradante et profondément humiliante pour la personne qui la subi. Lorsque cette mesure n’est pas mesurée et qu’elle est répétée à l’envie sur un même individu (parfois jusqu’à 10 fouilles par jour sur un détenu), elle constitue clairement une atteinte à sa dignité et peut donc engendrer des réactions violentes.
Pour ceux qui demandent à être convaincus : souvenez-vous du plaisir éprouvé lors d’un examen de proctologie, et imaginez que vous subissez un tel examen jusqu’à 10 fois dans la même journée ! Ais-je besoin de détailler où tout le monde a compris ? Soyons justes jusqu’au bout en ayant une pensée émue pour celui qui examine…

Plus sérieusement, pour combiner à la fois la nécessité de contrôles de sécurité réguliers sur les détenus et le respect de la dignité de ces derniers (et donc de leur intégrité physique), il n’est pas inutile de se poser la question de la meilleure méthode à employer.
En mettant en parallèle la population carcérale de celle des personnels de surveillance chargée d’effectuer ces contrôles, on comprend rapidement que la multiplication des fouilles constitue une occupation particulièrement prenante réalisée au détriment d’autres tâches. L’effet de répétition et le caractère particulier de ce type de contrôle peut donc, engendrer diverses négligences ou un relâchement de la vigilance des surveillants au détriment de la sécurité collective. Un homme reste un homme, et ce dernier n’est pas infaillible.
La volonté de modernisation et d’humanisation des prisons, comme elle est actuellement définie, n’a certainement pas été assez approfondie pour s’intéresser à certains équipements (modernes) permettant d’éviter les manipulations humaines. Nos hôpitaux et nos aéroports disposent depuis bien longtemps de scanners permettant de détecter ce que le corps humain peut bien receler. Ce matériel pourrait de la même manière être employé dans nos prisons pour assurer des contrôles aujourd’hui contestés. A-t-on seulement envisagé cette possibilité ? Certains opposeront comme toujours la contrainte du prix. Mais justement, quel prix peut bien avoir la dignité d’une personne ?
A la manière de Jean Bruller : « L'humanité n'est pas un état à subir. C'est une dignité à conquérir. »
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01 février 2012
Pourquoi le délicat sujet de la Laïcité ?

Lors de son meeting réussi au Bourget, François Hollande a lancé un pavé dans la mare en annonçant que, s’il était élu président de la République le 6 mai prochain, il ferait inscrire la Loi de séparation des Eglises et de l’Etat dans la Constitution.
Cette annonce surprenante n’a pas manqué de faire réagir dans le camp adverse, arguant que le candidat socialiste se lançait dans une réforme de l’inutile puisqu’il y est déjà fait mention dans l’article Ier de notre Constitution. L’avis d’une réforme de l’inutile est également partagé par l’auteur du blog ami et de référence Itsgoodtobeback, qui craint à mi-mot : au mieux un simple effet d’annonce et, au pire, un jeu politique trouble mais risqué.
Ledit bloggeur prête même à François Hollande et à ses conseillers, une manière habile de se défaire du problème épineux de la communauté musulmane de France qui réclame à corps perdus une aide à la construction de nouveaux lieux de culte. Il souligne par ailleurs, qu’une telle réforme constitutionnelle s’avérerait inapplicable dans certaines collectivités d’Outre-Mer ou pourrait conduire à une remise en question du Concordat d’Alsace-Moselle. A un point tel que notre blog très gai s’interroge sur les non-dits de l’équipe de François Hollande qui aurait en arrière pensée une éventuelle réforme du statut des collectivités territoriales. Si rien n’est précisé pour l’Outre-Mer, la 47ème proposition du candidat socialiste annonce que le régime d’Alsace-Moselle ne sera pas remis en question.
C’est justement cette précision qui fait réagir à gauche, puisque les gardiens de l’orthodoxie laïque (NDRL : les radicaux de gauche), pourtant soutiens de François Hollande, prétendent au contraire qu’une telle mesure renforcerait et validerait définitevement le traité concordataire qu’ils n’ont jamais cessé de contester.

La Laïcité, trésor de la République, continue de faire parler d’elle près de 110 ans après son adoption !
Voilà bien un sujet qui place notre personnel politique face à ses propres responsabilités. Notamment, celle de la cohérence avec le projet de société que l’on propose à la France et également, la responsabilité d’affirmer avec courage sa conviction la plus profonde.
Le fameux clivage droite / gauche que beaucoup estime désuet, retrouve ici sa plus belle expression. La loi sur la Laïcité et tout ce qu’elle implique dans la vie quotidienne des français, mérite un vrai débat, un grand débat ! L’élection présidentielle, instant précieux ou le Peuple dessine les contours de l’avenir de notre pays, est le meilleur moment pour chaque candidat, de réaffirmer sa vision personnelle de la Laïcité.
Sur ce point, si je partage les interrogations du blog ami Itsgoodtobeback -que je sais viscéralement attaché aux spécificités en vigueur dans notre France ultramarine- je rejoins tout autant la position défendue par les ultra-orthodoxes de la Laïcité qui ne comprennent pas le choix tangent de leur candidat. La position doit être claire et sans ambiguité.
D’une part, considérer le caractère particulier des départements et territoires d’Outre-Mer (d’ailleurs explicitement reconnu dans la Constitution), c’est reconnaitre avant tout la richesse et la diversité qu’ils apportent à la République et à la France. Si les citoyens de ces bouts de France disposent d’une parfaite égalité vis-à-vis de leurs compatriotes de métropole, leurs traditions et leurs coutumes ne doivent en aucun cas être sous-estimées ou reniées. A ce titre, leur statut actuel demeure de fait intouchable. Il doit être assumé, assuré et protégé.
D’autre part, le droit local et social dont bénéficient les habitants d’Alsace-Moselle parait difficilement attaquable (NDRL : le régime de sécurité sociale), il peut-être mise en parallèle au droit coutumier existant ailleurs ; une réforme de fond se révélerait extrêmement couteuse tant pour l’Etat que pour les français concernés. En revanche, comment trouver encore une justification au régime concordataire qui reconnaît et organise les cultes religieux : catholique, luthérien, réformé et israëlite (Islam exclue), au seul motif d’un héritage passé ou d’une Histoire qui n’a plus aucune réalité à ce jour.
Dans la volonté affichée de François Hollande de réaffirmer l’ancrage laïc de notre République -volonté pleinement partagée- j’aurais souhaité qu’une distinction soit faite entre le respect des spécificités locales et tout ce qui touche, de près ou de loin, la sphère religieuse qui doit être reconnue et protégée certes, mais tenue éloignée de l’organisation publique.
Je suis partisan d’une République « une et indivisible » et non, d’une République « adaptée ». Pour y parvenir, celle-ci doit faire appliquer son principe en tout du point du territoire. Le temps est venu de tourner la page.
A la manière d’André Gide : « La bonne foi est une vertu essentiellement laïque, que remplace la foi tout court. »
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30 janvier 2012
Pourquoi Mein Kampf plane à nouveau sur l’Europe ?

« Verba volant scripta manent » : les paroles s’envolent, les écrits restent. Nous avions cru Adolf Hitler, Führer de l’Allemagne Nazie, mort suicidé le 30 avril 1945 dans les ruines fumantes de sa Chancellerie à Berlin. Sa dépouille est demeurée introuvable pour le monde.
« Mein Kampf » livre-recueil de l’idéologie nazie, responsable de plus de 60 millions de morts au lendemain de la seconde guerre mondiale, revient hanter l’Europe soixante ans après. Et si finalement Adolf Hitler n’était pas mort ?
C’est du moins la question à laquelle nous sommes contraints de répondre, dèlors que ses écrits tomberont dans le domaine public le 1er janvier 2016 et, au moment où le Land de Bavière –détenteur des droits- éprouve les pires difficultés à étouffer la diffusion de ces derniers en repoussant les arguments des défenseurs de la liberté d’expression.
Terriblement surprenante en effet, cette position qui veut que l’on puisse lire ou acquérir Mein Kampf dans sa version originale (NDRL : de l’époque) et, dans le même temps, empêcher toute réédition sans que celle-ci soit assortie d’une notice ou d’un texte faisant référence aux atrocités commises au nom de l’idéologie nazie prônée par Adolf Hitler et clairement explicitées dans son livre.
Si la France a adopté la même philosophie sur ce brûlot, elle laisse la consultation des tomes I et II disponible sans restriction sur des sites étrangers via internet. Le livre traduit en français tombera dans le domaine public en 2054, ce qui lui laisse encore le temps nécessaire pour modifier sa propre législation sur le sujet.
Près de 70 ans après la fin d’une guerre terriblement meurtrière, et tenant compte de l’évolution des sociétés qui ont directement été concernées par celle-ci, comment justifier d’une protection aussi rapprochée entourant ces écrits ? Ces mêmes sociétés, démocratiques depuis si longtemps, n’ont-elles pas été capables d’instruire et d’informer suffisamment leurs opinions publiques pour avoir besoin de les préserver des inepties contenues dans Mein Kampf ?
Visiblement non, ou du moins en surface… Car si l’on se réfère à l’article du psychosociologue Alexandre Dorna : la crise financière, la défiance des peuples envers leurs élites ou la perte de repères sociaux et familiaux, fragilisent les populations qui encensent le besoin de liberté tout en recherchant une figure ou une pensée derrière laquelle se ranger. De là à l’endoctrinement, il n’y a qu’un pas. Pour s’en convaincre, il suffit de constater avec quelle rapidité les idées défendues par le Front National ont imprégné la société française.
Marc Ferro, historien de référence, ne dit pas autre chose en appelant nos démocraties à rester vigilantes face à la diffusion d’écrits violents, accusateurs et profondément monstrueux par les théories qui y sont décrites. Il invite à ne pas laisser d’espace vital aux fanatiques, à toutes les formes de fanatisme. Pour lui comme pour beaucoup d’autres, tout autoriser au nom de la sacro-sainte liberté d’expression est un appel non dissimulé au suicide collectif de notre conscience et de notre devoir de mémoire face aux atrocités perpétrées.

La transmission orale de celles et ceux qui ont vécu cette période ou subi cette rage de destruction, les livres de témoignages ou d’explication, les émissions ou documentaires consacrés au sujet, les commémorations, les musées, tout cet ensemble construit et érigé en barrière contre Hitler, le nazisme et la barbarie dont ils ont été les auteurs, n’auront pas suffi aux hommes d’aujourd’hui (pourtant mieux informés) de se prémunir contre ce cancer de l’Humanité.
Partant de ce constat, il demeure très difficile de considérer Mein Kampf comme une littérature ordinaire. Une explication de texte ou un accompagnement historique apparait donc indispensable.
Oui, l’Homme moderne doit user de la liberté, de toutes ses libertés. Mais l’Homme moderne doit aussi consentir à voir certaines de ses libertés amoindries du moment où il n’est pas en mesure de contrôler ses propres pulsions et donc, de chasser l’ensemble de ses vieux démons.
L’Homme est capable du meilleur comme du pire. Ce pire, l’Homme a été capable de l’exercer et de le retourner contre d’autres hommes. A ce titre, il convient de le préserver en ayant le courage de le protéger contre son gré.
A la manière de Voltaire : « Et qui pardonne au crime en devient complice ».
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25 janvier 2012
Pourquoi le retour de l’info indépendante ?

Faut-il s’en plaindre ou s’en étonner, internet a rendu l’information accessible à tous avec une sinistre instantanéité sont se serait bien passés les gouvernants et autres peoples du monde entier. Si l’information radio est toujours prisée par les français au réveil ; les nouvelles chaines de la TNT et leur format souvent décalé ont donné un sérieux coup de vieux à l’info des grandes chaines traditionnelles. La presse quant à elle et en de rares exceptions, s’étiole et s’affole avant de sombrer lentement vers l’abîme.
Les gouvernants du monde entier sont friands des médias qu’ils peuvent maîtriser ou contrôler. Si la France a abandonné de longue date son Ministère de l’Information, la reprise en main de l’audiovisuel public sous la présidence de Nicolas Sarkozy laisse songeur quant à la justesse de l’information qui est rendue aux français. Par ailleurs, je reste songeur lorsque sur un fait marquant longuement traité, les journalistes arrivent quelques semaines plus tard à s’interroger de savoir s’ils ont bien fait leur métier…
Même s’il est de notoriété publique que l’on trouve de tout sur internet, le bon comme le mauvais, il n’est pas inutile de rendre hommage au travail –parfois confidentiel- mené par certains journalistes qui parviennent à demeurer indépendants.

La tête de gondole de cette info pas censurée, travaillée et réellement documentée, demeure incontestablement Edwy Plenel et son journal numérique Médiapart. Le « mis sur écoute » a volé la vedette au regretté Vrai Journal de Karl Zéro sur Canal + qui nous a bien régalé durant quelques années.
En lisant Médiapart vous ne trouverez certainement aucune référence sur la couleur des chaussettes de François Hollande ou sur le pourquoi du comment de la méchanceté de Nadine Morano. Mais bel et bien une information claire, objective, pas seulement franco-française et compréhensible par tous à la condition de faire l’effort… de lire un peu ! Pour un abonnement de 9€ / mois aucun regret à avoir.
Au rayon de ces médias volontairement indépendants et pas si confidentiels que ça, la France compte depuis lundi dernier l’édition locale et gratuite d’HuffingtonPost dirigé par Anne Sinclair qui annonce elle-même la couleur dans son édito : « Les organes de presse meurent aussi, et c'est toujours un recul de la démocratie. Ils ne sont pas les seuls lieux où le débat peut éclore, mais qui peut nier qu'ils en font partie ? Alors, quand naît un nouveau projet éditorial, savourons au moins quelques instants la petite pierre apportée au maintien d'une démocratie pluraliste ».
Quelques mots qu’Edwy Plenel ne reniera pas tant il défend l’idée depuis longtemps que l’information ne vaut que lorsqu’elle est partagée et accessible à tous et par tous. Le retour de l’info indépendante était attendue, souhaitons qu’elle réussisse son pari et qu’elle rende au journalisme ses lettres de noblesse passées et rendues obsolètes au gré du temps et des dirigeants.
A la manière d’Epictète : « La liberté, c’est l’indépendance de la pensée ».
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23 janvier 2012
Pourquoi retrouver l'art de bien communiquer ?





La modernité a du bon quant même :)
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18 janvier 2012
Pourquoi la perte du triple A met la France à plat ?

Ce qui devait arriver….arriva ! La révélation de la surprise de l’année s’est déroulée vendredi soir, histoire d’ôter aux français, la possibilité de passer un week-end tranquille, loin des tracas du quotidien.
Que n’avons-nous pas entendu depuis ! Moults explications et propos volontairement rassurants sur cette dégradation alors, que de l’aveu même de nos gouvernants, la perte du triple A retentirait comme un coup de tonnerre pour un pays qui n’en n’avait vraiment pas besoin !
Il faut donc nous faire une raison : outre le fait sur notre pays soit dégradé financièrement, c’est la Nation toute entière qui se trouve humiliée et placée devant ses propres responsabilités. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, le troisième plan de rigueur jusqu’ici nié, semble re-pointer le bout de son nez. Les français vont devoir raquer !
Certains errent, d’autres s’égarent ! A quelques encablures d’une campagne présidentielle attendue saignante bien plus qu’à point, le Gouvernement et les responsables de l’UMP essayent tant bien que mal de faire bonne figure. En fins limiers de la politique, les grognards sont lancés aux fesses de l’opposition et du principal candidat incarné par François Hollande.
Après le caractère dangereux du personnage dénoncé par la poissonière Nadine Morano et la guerre promise par Bernard Accoyer, Gérard Longuet Ministre sur la défensive, compare le leader socialiste au capitaine du Costa Concordia qui a abandonné son Titanic !
Standard & Poors ne s’est pas contenté de nous priver de notre triple A, elle ampute également la France et les français de dirigeants dignes et respectables dans la douleur. Il ne nous reste donc pas grand-chose et notre président semble décidé à poursuivre la vaste entreprise de sabordage en préparant des lendemains difficiles à ses compatriotes.
La promesse de 2007 d’une France forte, riche et tournée vers l’avenir semble désormais asséchée. En quelques jours, bannis du cercle des intouchables aux côtés de nos amis allemands, 2012 sera pour nous l’année des Robinson Crusoé !
A la manière de Dietrich Bonhoeffer : « L’action ne dérive pas de la pensée mais d’une bonne volonté à assumer ses responsabilités ».
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06 janvier 2012
Pourquoi les métro blagues de la RATP ?

Voilà une petite chronique parisienne qui ravira bon nombre d’usagers du métro. Braves franciliens que nous sommes, ne soyons pas ingrats ! Rendons grâce à notre mère transporteuse (ndrl : la RATP) et à son « alarme sociale » de nous avoir épargnés les affres de grèves à répétition qui venaient régulièrement pourrir notre quotidien.
Cette même mère transporteuse avait mis les petits plats dans les grands lorsque, début décembre 2011, elle avait eu l’insigne honneur de transporter le Chef de l’Etat en RER jusqu’à la Grande Arche de La Défense sans aucune avarie de matériel.
Heureux Nicolas Sarkozy et son ministre des transports Thierry Mariani, qui ne manquent jamais une occasion de vanter les mérites de celle qui, chaque jour, transporte gaiement mais pas gratuitement, près de 10 millions d’usagers enjoués !

Crétins de parisiens que nous sommes, nous n’avions pas compris que pour parvenir à notre destination sans encombre, il suffisait d’emprunter les lignes du réseau RATP les jours de visite présidentielle ! Sauf que, Nicolas Sarkozy n’est pas réputé pour être un usager régulier…
Notre mère transporteuse, jamais avare de compliments sur les bienfaits modernistes qu’elle prodigue au bon peuple de Paris, tente toujours de planquer ses cadavres au fond de ses vieilles rames !
Petite comptine de la mère transporteuse
Les malheureux de la ligne 13 –puisqu’il faut bien les appeler ainsi- ont bataillé durement avec maman avant de parvenir à retrouver un brin de stabilité dans leur trajet quotidien. En quelques semaines la ligne 13 est presque devenue paradisiaque de régularité ! Nous n’en demandions pas tant !
Depuis cette date, les sinistres « avaries matériels », « arrêt momentané pour assurer la régularité du trafic » et autres « suite à un incident d’exploitation » erraient sans ressource, ici et là, tantôt sur la ligne 4, tantôt sur la ligne 6, sans espoir de dénicher un logis où ils pourraient exercer leur loisir préféré de pourrissement de vie sur ces têtes de veaux de parigots.
Fort heureusement, la bienveillante mère transporteuse, eue l’ingénieuse idée de retrouver un HLM à bon prix sur l’une de ses lignes pour héberger ses sinistres compères. Elle décréta donc que le temps était venu d’automatiser complètement la ligne 1 de son bébé métro !
Dès lors les sinistres, cousins de la vieille « nous nous excusons pour la gêne occasionnée », ont pris pleinement leurs quartiers sur celle-ci ! Ils l’aiment cette ligne 1 ! A un point tel que désormais, c’est dit, ils jouent et gambadent tous les jours dans leur nouveau logis !
La mère transporteuse quant à elle, affiche fièrement sur ses cloisons de sécurité, que grâce aux travaux qu’elle a engagés, le bon peuple de Paris aura la chance d’emprunter un métro tout beau !
Ouais sauf que, le métro, il est beau quant il ne reste pas à quai du matin au soir ! Il est beau aussi quant le pass Navigo n’augmente pas de 4% tous les ans ! C’est Vélib’ qui va être content…
A la manière de Philippe Jaenada : « Il n'y a pas de meilleur endroit que le métro pour haïr l'humanité. »
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01 janvier 2012
Pourquoi le grand défi de 2012 ?

La voici venue l’année de tous les défis ! Prédictions des uns contre fantasme des autres, le calendrier de nos amis mayas viendra clore un cycle de plus de 5.000 ans le 21 décembre prochain. Encore quelques mois de patience pour voir se concrétiser une véritable apocalypse ou la révélation d’une imposture savamment organisée !
Mettons les prophéties de côté un instant en pensant qu’au printemps prochain, c’est le destin de la République et de la France qui est appelé à s’accomplir. Au travers des échéances cruciales que représentent les élections présidentielles et législatives, les français dessineront le visage de notre pays pour les 5 prochaines années.
L’année 2011 nous laissera le souvenir d’une surprenante nature qui reprend ses droits sur ce que l’Homme entend lui laisser et, sur la parole de tous ces Peuples qui ont usé de l’arme révolutionnaire pour s’assurer des lendemains plus démocratiques. Les crises financières, monétaires ou européennes, n’ont pas entaché la détermination des hommes à voire émerger des sociétés plus justes…plus humaines.
Comme à chaque nouvelle année, il est de bon ton de souhaiter que les plus pauvres soient un peu moins pauvres et que les plus riches soient un peu plus généreux. Vœu pieux.
Je veux avant tout autre considération souhaiter que la France de 2012 opère un retour à ses fondamentaux. Que la France de 2012 s’imprègne d’une nécessité de droits et de devoirs pour tous. Que la France de 2012 retrouve l’essence même de sa devise de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.
L’avenir de demain se construit dès aujourd’hui ! Soyons optimistes…le meilleur est pour demain !
En attendant ce bonheur qui nous tend les bras, je vous souhaite à toutes et à tous une très belle et très heureuse année 2012. Bonne année !
A la manière de Voltaire : « J’ai décidé d’être heureux car c’est bon pour la santé ! ».
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30 décembre 2011
Pourquoi mes visiteurs de 2011 sont formidables ?

2011 s’éteint lentement… Rendus à quelques heures de la nouvelle année, la tradition du bilan de fin d’année sera cette fois-ci encore respectée.
Fin 2010 je me suis étendu sur cette merveilleuse invention qu’est internet, en soulignant la facilité pour chacun d’entre-nous de partager ses émotions, ses sentiments et autres coups de gueule.
Amis internautes, si je donne foi à mes indicateurs : vous aimez la politique française ! Mes gentilles diatribes sur le sujet semblent encore vous avoir passionné cette année. Quoi que nous réserve 2012, ne doutons jamais de l’impérieuse nécessité de nous engager avec clarté ! La République et la France se conjuguent au présent et leur destin passe aussi par le media 2.0 et l’ensemble des réseaux sociaux !
S’engager, c’est aussi dénoncer ! Comment donc, ne pas vous être redevable de l’incontestable intérêt que vous portez à tous mes billets liés à la Justice, aux prisons et aux conditions de détention dans notre pays. Cet appui marque sans doute l’idée qu’une démocratie comme la notre ne peut faire l’économie d’une Justice juste et, que le devoir d’Excellence est la seule réponse que la France doit apporter au respect de la dignité humaine, dans ses prisons comme ailleurs…
2011 c’était aussi le 30ème anniversaire de l’abolition de la peine de mort. La célébration de cette belle promesse du président François Mitterrand élu en 1981 et mise en chantier par un certain Robert Badinter. Sujet ô combien douloureux quant cette barbarie désuète continue à s’exercer lourdement en Iran, en Arabie Saoudite ; a emporté Troy Davis dans l’Etat de Géorgie et qu’Hank Skinner lutte contre elle dans le couloir de la mort du Texas.
Que les sujets soient lourds, denses, amusants, dithyrambiques et parfois tristes, ils avaient conduit 56.000 d’entres-vous au hasard de ces pages en 2010 pour 176.000 pages vues.
En 2011, toujours plus nombreux et toujours plus fidèles, vous avez été plus de 105.000 à vous bousculer ici même et à avoir consulter près de 280.000 pages ! Encore plus qu’en 2010 et bien moins qu’en 2012 (je l’espère) soyez en toutes et tous chaleureusement remerciés !
A la manière de Madeleine Ferron : « Dans la vie, les hommes sont tributaires les uns des autres. Il y a donc toujours quelqu'un à maudire ou à remercier. »
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