05 mai 2009

Pourquoi l'opposition putéolienne fait encore des siennes ?

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Francis Poézévara nouveau et tout jeune Secrétaire de Section PS de Puteaux, l'affirme sur son blog : « Puteaux : le web est dans l'opposition ! ». Sa vision n'est pas faussée alors que le microcosme de l'internet putéolien s'est réveillé à l'annonce surprise du ralliement de Frédéric-Michel Chevalier à la majorité UMP de Puteaux emmenée par sa patronne Joëlle Ceccaldi-Raynaud !

On s'étonnera presque que cette information soit passé inaperçue dans les récits objectifs du Conseil Municipal parus ces derniers jours sur MonPuteaux. Sans doute « mon candidat éphémère» Christophe Grébert n'a guère apprécié -pour une fois- de ne pas être la fève qui aiguise les papilles de la jolie galette putéolienne qui nous sert de Conseil Municipal.

Frédéric-Michel Chevalier tente d'expliquer son choix sur son blog. L'exercice n'est pas facile et malgré quelques élans de sincérité dans son propos, comment faire comprendre que la politique de Joëlle Ceccaldi-Raynaud jugée très durement il y à peine quelques mois en pleine campagne municipale soit aujourd'hui totalement en phase avec sa conviction ? La grande famille UMP s'est réunie au grand dam des électeurs de droite qui pensaient en mars 2008 qu'une autre voie était possible. La déviance intellectuelle de Christophe Grébert (et non politique, soyons sérieux) ne suffit pas à expliquer ce grand écart.

Les commentaires sur son blog expriment, sauf en de rares exceptions, qu'il sera désormais très difficile à Frédéric-Michel Chevalier de faire entendre sa différence ou de porter les réflexions inscrites au programme de Puteaux Ensemble.

Stéphane Vazia, Président du Groupe des élus PS au Conseil Municipal, reprend sur le blog des élus PS des morceaux choisis de certaines critiques formulées par F-M. Chevalier encore élu de l'opposition. La manœuvre est habile et parfaitement politique, puisqu'elle oblige le bélligérant à faire face à ses propres contradictions. S. Vazia parle de ralliement naturel tout en invitant F-M. Chevalier comme C. Grébert à se démettre d'un mandat qu'ils ne seraient plus en droit de revendiquer car contraire à leur engagement initial devant les électeurs.

Sur cette note les commentaires sont de la même teneur que sur celui de F-M. Chevalier à l'exception d'un internaute qui ne comprend pas que suite à ce ralliement l'opposition putéolienne ne se structure pas mieux et que C. Grébert continue d'être diabolisé alors qu'une concorde municipale s'impose. Le seul souci réside dans le fait que pour qu'une concorde existe il faille encore que tous les intervenants y soient favorables !

Nadine Jeanne, Conseillère Municipale PS, est plus mordante et incisive. Elle parle de moquerie vis-à-vis des électeurs, parlant même de trahison honteuse en soutenant l'appel à la démission lancé par Stéphane Vazia. Elle note que les électeurs PS comme ceux de Puteaux Ensemble ont clairement marqué leur opposition à la politique conduite par Joëlle Ceccaldi-Raynaud.

Personne ne la traitera d'hérétique sur ce point en relevant pour ma part, que je n'ai envers Christophe Grébert aucune indulgence particulière à son égard en considérant son « travail » d'élu comme une usurpation de mandat vis-à-vis des putéoliens. Sa « détermination dans le combat local » me semble aujourd'hui concentrée sur ses intérêts personnels au détriment des intérêts de la population putéolienne.

Ici, c'est un échange franc entre Nadine Jeanne et F-M. Chevalier qui s'est engagé. La pilule ne passe pas pour l'élue putéolienne qui assomme son collègue de Conseil de nombreuses mauvaises intentions. Le ton est donné et la charge est sévère !

A travers tous ces récits, il existe un « OFF » qui reste interdit aux putéoliens extérieurs au cercle restreint de la politique politicienne à la putéolienne. Les appareils se contractent et les basses manœuvres se font à visage découvert.

Dans le sérail, c'est l'amazone Evelyne Hardy qui est au centre de toutes les préoccupations. L'incorruptible élue indépendante est désormais la seule à pouvoir se faire l'écho de la pensée exprimée par ses anciens colistiers de Puteaux Ensemble.

Elle ne fait pas de bruit mais travaille avec assiduité à dénicher les petites perles -notamment sur le budget- qui chatouillent les aisselles de notre Députée-Maire. Discrète mais efficace : en conseil l'Amazone sonne la charge...

Evelyne Hardy est choyée et respectée....même par la majorité qui espère sincèrement la voir rejoindre le groupe PS de manière à ce qu'elle ne dispose plus d'une liberté de parole et d'intervention qui se révèle bien gênante en de nombreuses occasions. Vaille que vaille, l'Amazone entend tenir sa position !

Pendant ce temps là Joëlle Ceccaldi-Raynaud « Innove dans la continuité », jubile et continue de nous gratifier de ses choix « précieux » pour l'avenir de la Cité. Pour s'en convaincre je vous conseille la lecture du dernier numéro de mai de Puteaux-Infos. Un joli catalogue de nouveautés et de photos avec en prime une couverture du Palais de la Médiathèque où de joyeux putéoliens colorés sifflote qu'il fait « bon vivre à Puteaux ».

Mais à votre avis, parmi les 43 conseillers municipaux de Puteaux, qui c'est qui, qui va tomber à l'eau ???

Régis Sada

 

28 mars 2009

Pourquoi Christophe Grébert a-t-il dérapé ?

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Dans un post publié ce vendredi sur son blog MonPuteaux, le blogeur Christophe Grébert -qui ne se revendique plus conseiller municipal MoDem pour l'occasion- a lancé son « appel du 27 mars » dans un texte aux accents gaulliens en détournant presque honteusement le titre évocateur de « Résistance ! ».

Résistons donc !

Oui, il faut résister tous ensemble contre un ultra libéralisme qui a conduit certains dirigeants de grandes entreprises à croire que tout leur était dû et permis.

Oui, il faut résister tous ensemble contre un climat social détérioré à un point tel, que certains de nos compatriotes sombrent lentement dans la désespérance, dans la violence ou pire, attentent à leur vie en guise de seul échappatoire.

Oui, il faut résister tous ensemble contre le développement de la pauvreté, de l'exclusion ou de la précarité.

Oui, il faut résister tous ensemble, tous les jours, contre la pensée unique, la pensée rigide qui entretient tous les racismes, toutes les intolérances et toutes les négations.

Oui, il faut résister tous ensemble pour contester les atteintes répétées à la laïcité, pour préserver une démocratie pleine et entière, et pour protéger une République qui donne à tous les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Oui, il faut résister tous ensemble.

Au cœur d'une période difficile où ces questions sont posées chaque jour, il est utile, voire nécessaire, que les élus portent la voix du Peuple pour exprimer ce qu'il ressent. Mais porter la voix du Peuple ne veut pas dire la détourner !

Hors, dans son appel à la résistance, Christophe Grébert dérape de manière incontrôlée en se perdant dans les méandres de l'Histoire et en usant d'un parallèle douteux entre son mandat de conseiller municipal d'opposition et de résistant à l'envahisseur Nazi durant la seconde guerre mondiale.

Non, le seul chemin d'un conseiller municipal à Puteaux, comme ailleurs, ne peut se cantonner à la collaboration ou à la résistance.

Pourquoi ? Car Puteaux n'est pas une ville en guerre et n'est pas occupée. La majorité municipale a été élue incontestablement de manière démocratique. Le nier c'est rejeter la décision des putéoliens qui se sont exprimés.

Car les conseillers municipaux de l'opposition, leurs familles et plus généralement les putéoliens qui ne se reconnaissent pas dans cette majorité, ne sont pas opprimés, pourchassés ou agressés. Ils paient parfois le prix de leur engagement à découvert par une privation d'égalité à l'accès de certains « privilèges putéoliens » qui restent très difficiles à quantifier et à prouver. Le bénéfice du doute malheureusement.

Non, la collaboration est un mot bien trop fort pour la résumer à la faiblesse ou au calcul.

Pourquoi ? Car juger la faiblesse en la liant à la passivité ou à l'activité apparaît bien réducteur. Quand on sait que des « passifs » discrets agissent tous les jours sans jamais rien demander et sans attendre une quelconque médiatisation. Quand on sait que certains « actifs » passent leur temps à jouer les moulins à vent en usant du pouvoir de la parole ou de l'écrit, sans jamais rien proposer, sans jamais participer à des actions utiles aux autres.

Car prétendre que le calcul est une nature commune à tous les hommes par souci de confort matériel, c'est ne rien comprendre à la société d'aujourd'hui qui pousse certains au devoir de discrétion pour ne pas mettre en danger leur vie personnelle, sociale ou professionnelle. Ce n'est pas comprendre que le véritable pouvoir n'est pas toujours entre les mains de ceux qui sont censés en être les représentants.

Non, il n'y a pas de place pour de prétendus « collaborateurs » qui se justifient soi-disant de participer à un hypothétique ordre installé. Sinon, qui sont-ils ? D'autres conseillers ? Des employés municipaux ? Des putéoliens peu exigeants ? Lorsque l'on partage une pensée ou que l'on participe à quelque chose, on assume ses choix au grand jour. Personne n'a la capacité de juger des actions des autres, lorsque celles-ci ne portent pas préjudice.

La résistance pour la défense des principes et des valeurs ? Beaucoup auraient aimé que le projet porté par l'équipe Puteaux Ensemble ne se résume pas aux délires littéraires d'un patriote nouvellement né, et que la Charte Ethique signée en début de mandat ne soit pas piétinée sur l'autel de desseins encore mal affirmés !

La résistance en sachant mettre le holà, dire NON ou pour conserver sa dignité ? Nombre de putéoliens n'ont pas à rougir de leur engagement lorsqu'un simple citoyen était interdit d'entrée dans sa Mairie, lorsque l'intégrité de ce même citoyen a été lourdement attaquée, quand des soupçons de pédophilie étaient propagés par le Maire ou enfin, lorsque toujours ce même citoyen était étouffé sous des procédures judiciaires aussi cyniques que fantasmagoriques !

La résistance pour un changement de système ? Oui, une résistance par les idées, par un travail de terrain, par une écoute permanente de ses concitoyens lorsque l'on est un élu. Une résistance juste et loyale, et en démocratie cette résistance porte un nom : la voix des urnes ! Des candidats ont la liberté de proposer, mais seul le Peuple à le pouvoir de disposer !

L'Histoire a effectivement donné raison aux gens qui ont su résister dans l'honneur lorsque leurs vies en dépendaient ou que leur pays était soumis à une dictature assassine. Mais on ne résiste jamais seul par des « moi » ou des « je » incessants.

La fin du texte de Christophe Grébert nous fait sombrer dans le néant. Il parle du « régime putéolien » d'aujourd'hui en évoquant un douloureux rappel historique nous ramenant à la trahison pétainiste, une France placée sous le joug Nazi et l'héroïsme du Général de Gaulle !

La gauche putéolienne présente durant toute cette période a toujours relevé les écarts de comportement, les paroles douteuses ou les « misères » faites à certains putéoliens qui ne respectaient la ligne fixée depuis 1969. Mais la gauche putéolienne, parfois mal affirmée, n'a jamais osé franchir les limites de son devoir de responsabilité. Le devoir de comparer ce qui est comparable.

Tout est loin d'être parfait à Puteaux. Certains n'ont pas manqué de le faire savoir et continueront à le faire. Oui pour continuer à opposer des idées fondées, sans se résigner, sans jamais renoncer, pour construire une alternance qui viendra lorsque les putéoliens l'auront décidé.

Résister c'est avant tout rendre hommage à celles et ceux qui nous ont redonner la liberté. Résister c'est dire à Christophe Grébert qu'il a lourdement dérapé.

Puisque Christophe Grébert a choisi de résister à tout, et surtout au bon sens et à la raison, un choix s'impose : celui de prendre le maquis pour dénoncer une dérive populiste teintée de névrose obsessionnelle. Cette tribune n'était pas utile, elle est insultante pour les putéoliens qui lui ont confié un mandat qu'il se borne à refuser d'assumer.

Régis Sada

17 mars 2009

Pourquoi Puteaux de mars 2008 à mars 2009 ?

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Revenons plus en détail sur l'état de Puteaux un an tout juste après l'élection municipale de mars 2008 et le premier bilan dressé par la majorité municipale emmenée par la Députée-Maire UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud.

Dire que tout va mal est un mensonge. Lorsqu'une commune (ou une collectivité locale) dispose d'une aisance financière, il lui est possible de se moderniser plus facilement ou d'apporter des preuves de sa prospérité à ses habitants. Sur ce point, bon nombre de ses collègues maires doivent considérer Joëlle Ceccaldi-Raynaud comme une Bienheureuse.

Dire que tout va bien n'est pas convenable non plus. Gérer une commune aisée oblige bien plus qu'elle ne permet ! Les fonds consacrés aux structures et à leur entretien, font souvent défaut à celles et ceux qui y réside.

Puteaux est ville très bien équipée en structures il n'y aucun doute là-dessus, mais lorsque je découvre aux pages 6 et 7 du Puteaux-Infos de mars 2009 que notre Maire estime que le lien social avec les habitants se tisse seulement au travers de « grands rendez-vous festifs », par le « maintien de l'ordre », « l'amélioration des déplacements », ou encore la mise en place de « zones 30 et 20 en centre-ville », je manque de peu de m'étouffer !

C'est ici la confirmation que la vision d'un véritable projet de ville qui associe les élus, les responsables associatifs et les habitants, n'est pas la priorité de Joëlle Ceccaldi-Raynaud qui s'enferme désespérément dans son schéma autocratique de : « mon idée à moi, rien que mon idée à moi, toujours mon idée à moi ».

Réalisons, créons : il en restera toujours quelque chose !

Sur les nombreuses réalisations évoquées par la majorité, toutes ne sont pas à jeter au pilori. Etre dans l'opposition ne dispense pas d'être intelligent, ainsi : comment regretter les efforts consentis pour l'amélioration des conditions de circulation et d'accessibilité des personnes handicapées ? Comment renier la création d'une nouvelle structure médicale de soins palliatifs, d'une nouvelle maison de retraite ou de nouveaux berceaux pour les bébés ?

Lors de l'un de mes premiers entretiens en qualité de Représentant de Quartier (les rires sont proscrits) avec Joëlle Ceccaldi-Raynaud, nous avions évoqué la future Médiathèque (ouverte depuis). La réponse de cette dernière avait été sans appel : « je veux toujours offrir le meilleur pour les putéoliens » ! Une affirmation bien cruelle à mes yeux.

Cette déclaration de bonne intention vis-à-vis de ses concitoyens ne mange pas de pain. C'est sympathique, c'est louable, mais ce n'est pas à mon sens la juste définition d'une volonté politique affirmée. Un Maire n'est pas élu pour offrir le meilleur à ses administrés. Il est élu pour écouter, entendre et répondre aux besoins de sa population en réfléchissant sur le long terme, ce que tel ou tel équipement, tel ou tel engagement, aura comme incidence sur le devenir de sa commune (tant sur le plan financier que sur son rayonnement). Pour le reste, tout est une question de goût ou de conviction.

« Le goût est le sourire de l'âme ; il y a des âmes qui ont un vilain rictus, c'est ce qui fait le mauvais goût. » Léo Ferré

Sur le goût, ne soyons pas avares, celui de la majorité reste très personnalisé et je doute qu'il ne soit réellement majoritaire. Je ne reviendrais pas sur le fameux Temple d'Amour qui veille sur les nuits des habitants de Lorilleux, et encore moins sur les palmiers, fontaines ou autres arbres en pots qui jalonnent les ruelles putéoliennes. Ces diverses expériences sont bien assez douloureuses pour ne pas être mentionnées.

Je me contenterai d'évoquer les touches vertes qui ont fleuries ici où là sur la commune et qui sont censées apporter un côté nature aux habitants. Là il faut bien avouer que si notre Députée-Maire souhaite « innover dans la continuité », les putéoliens ne devraient pas être déçus !

Citons les exemples du carré de lavande qui agrémente le parking rue Lavoisier, la bambouseraie et le Jardin du Sud proches du Pont de Puteaux et la prochaine trouée verte (version gréco romaine) entre les rues Jean-Jaurès et Roque de Fillol. Il y en a pour tous les genres, tous les styles et toutes les envies. Sans remettre en question la nécessité de cette verdure si essentielle en ville, et si un futur jardin des Eléphants et un autre des Pandas sont promis, il n'est pas inutile de demander un brin de cohérence urbanistique. Ne faisons pas n'importe quoi, n'importe où, n'importe comment ! Puteaux dispose d'une âme et d'une identité historique, n'est-il pas préférable de les mettre en valeur plutôt que d'importer des concepts parfois risibles ?

« On appelle "mauvaise foi" les convictions d'autrui qu'on ne partage pas. » Philippe Bouvard.

Sur les convictions, rendons hommage au sieur Bouvard en lui décernant la médaille de citoyen d'honneur de la Ville de Puteaux ! Car dans notre charmante bourgade alto-séquanaise il ne fait pas bon exprimer ses convictions tant elles sont souvent détournées lorsqu'elles ne correspondent pas à l'ordre établi.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud n'aime pas être contestée dans ses choix. Ainsi, lorsque ses opposants tiennent à lui rappeler ses erreurs de jugement ou ses décisions trop hâtives, la Députée-Maire de Puteaux n'a aucun scrupule à tourner ses interlocuteurs en ridicule et à décrier leur mauvaise foi destructrice.

LE marronnier putéolien par excellence demeure celui des voyages organisés par la municipalité à l'attention des jeunes putéoliens. Je rassure ma famille, Clermont-Ferrand et l'Auvergne ont retrouvé un semblant d'attrait pour ma Députée-Maire depuis les dernières élections et si, il est toujours aussi difficile de faire du ski à Bamako, rien n'a d'égal que le catalogue de destinations fournies comme la Laponie, les Etats-Unis ou le Viêt-Nam !

Il faut se satisfaire que 603 jeunes putéoliens aient bénéficié de ces prestations et que la ville couvre 70% du prix total de chacun de ces voyages. Mais il faut regretter que les 700 ou 800 € restant à financer par les familles continuent de priver une majorité de jeunes putéoliens de ces destinations rêvées et que de l'aveu même de Joëlle Ceccaldi-Raynaud en conseil municipal, se soient souvent les même qui partent se détendre pendant que les copains se contentent de Puteaux en plage ou en neige !

Oui Madame, VOUS êtes de mauvaise foi ! Etre incapable ou se refuser à comprendre que la base de calcul du prix d'un voyage doit être celle des revenus des parents, et non du montant de l'enveloppe qu'y consacre la commune, c'est négliger l'égalité républicaine et renier l'égalité des chances promise par le président de la République.

De même, la majorité municipale met en avance son travail au niveau de la sécurité et du maintien de l'ordre en brandissant le Contrat Local de Sécurité signé en 2006 ou en justifiant l'extension de la vidéoprotection alors que celle-ci présente un bilan en demi-teinte.

L'insécurité est un vieux chiffon rouge que l'on agite souvent pour masquer d'autres maux parfois gênants. Lors d'un récent Conseil Municipal, sur une question liée sur le Taser posée par Evelyne Hardy, la Députée-Maire de Puteaux s'est refusé à acquérir ce type de matériel en annonçant que sa Police Municipale avait rendue les armes dont elle disposait jusqu'à cette date. La raison principale : Puteaux n'est pas Chicago et il n'y règne pas un climat d'insécurité probant !

Lorsqu'au Conseil suivant la réunion passée du Contrat Local de Sécurité est abordée, on rappelle gentiment que l'opposition critique n'y a pas assisté preuve de son désintérêt. On a oublié de mentionner que celle-ci n'y avait pas été conviée ! Sur le Contrat Local de Sécurité (signé en 2006), une lecture attentive de l'enquête préliminaire ayant servi à son élaboration démontre que ce dernier a été ouvertement orienté et que l'échantillon représentatif des habitants relève de l'imposture pour ne pas dire de la malhonnêteté !

« La démocratie a du bon pour ceux qui savent en profiter. » Charlotte Savary.

Merci Charlotte, car à Puteaux certains savent en profiter ! Non rassurez-vous, je n'attaque pas Joëlle Ceccaldi-Raynaud en procès pour déni de démocratie. Après lui avoir souhaité un bon anniversaire et l'avoir félicité pour la dissolution de son opposition, je laisse le soin à certains professionnels putéoliens de lui en faire la querelle.

Tout de même, je suis à deux doigts de m'énerver ! Agacé un chouillas des représentations théâtrales données à l'occasion des derniers conseils municipaux. Frustré de constater que la majorité (et ses affiliés) préfèrent donner de l'importance à des gens et à leurs propos qui ne servent en rien les putéoliens, en omettant d'entendre celles et ceux qui ont des compétences et des valeurs à défendre pour le bénéfice de tous.

Faut-il parler du Conseil Economique et Social Local de Puteaux ? Notre Maire et sa majorité sont-ils en mesure d'expliquer en quoi ce « machin » est censé porter un regard nouveau sur de futurs chantiers ? Faut-il supporter encore longtemps l'affront d'une mise en valeur de représentants ou de conseillers de quartiers à Puteaux ? Comment accepter que ces deux organes consultatifs soient considérés comme parties intégrantes de ladite démocratie participative ?

La seule démocratie participative viable et propre c'est celle qui associe des habitants qui ne sont pas choisis arbitrairement et de manière totalement opaque, mais désignés par leurs pairs en toute transparence, et qui s'inscrivent dans une structure dont on a préalablement déterminé le périmètre d'action. Cette notion est inexistante à Puteaux et les annonces ci-dessus ne sont que la forme avouée d'une vaste fumisterie organisée.

Enfin, le questionnaire en page 11 du Puteaux-Infos qui invite les lecteurs à donner leur opinion sur leurs priorités ou les projets souhaités reste toujours une bonne initiative. Le paragraphe 5 lié à l'équipe municipale est d'un cynisme rare presque insultant.

Optimisme de rigueur

Non, malgré les quelques coups de canif ci-dessus je reste optimiste pour Puteaux. J'espère, j'espère toujours que la raison l'emportera un jour sur la passion. L'alternance n'est pas venue alors qu'elle était tant attendue. Je ne doute pas, un jour viendra où même la gestion de l'actuelle municipalité sera passée de mode.

Faut-il se résigner ? Faut-il s'opposer sans proposer ? Faut-il tout accepter ? Non, car tout cela c'est renoncer. Pour ma part, je ne veux pas renoncer à l'idée que l'on peut faire tout aussi bien si ce n'est mieux de manière très différente et beaucoup plus égalitaire.

Que souhaiter à Joëlle Ceccaldi-Raynaud ? Qu'elle prenne plus conscience du slogan de sa ville, la ville où il fait bon vivre, car Plutarque l'a dit un jour : « Le commencement de bien vivre, c'est de bien écouter. »

Régis Sada

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03 février 2009

Pourquoi l’excellence civique et comportementale des élus de Puteaux ?

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Voilà un titre bien étrange pour un post et totalement antinomique au regard du spectacle honteux que les élus concernés ont donné jeudi 29 janvier 2009 à leurs administrés putéoliens.

Mais alors pourquoi ce titre ?

Il existe un responsable à ce choix. Ca va balancer sec aujourd'hui, car c'est mon ami et ex-colistier de Puteaux Ensemble : Laurent Méliz dit Melizo ou dit Melizo le Rouge (selon son humeur et la tendance du propos qu'il souhaite exprimer).

Dans la note orientée « insultes et menaces physiques au conseil municipal de Puteaux », publiée sur le blog personnel de mon ex-patron Christophe Grébert, mon camarade de classe demande où sont passés ses ex-colistiers de la liste Puteaux Ensemble pour lui porter assistance -même en dehors de la campagne- et défendre ainsi l'excellence civique que nous avons tous défendue lors du dernier scrutin municipal.

Justement Laurent, où sont passés les principes de nos élus ? De tous nos élus ? Défendre l'excellence civique et comportementale oui, mais pas à n'importe quel prix et certainement pas avec une assemblée d'élus mal éduqués !

Soyons honnêtes il reste difficile pour ces personnes de venir parler d'éducation des enfants, de respect du bien public ou de défense des plus modestes, alors qu'ils se comportent en adultes attardés au comportement animal. Lorsque l'on représente le Peuple et la République, on se tient et l'on respecte ses interlocuteurs, les personnes qui assistent aux débats et l'on évoque si on dispose du temps nécessaire : des gens qui vous ont accordé leur confiance.

Madame La Députée-maire n'hésitera pas à me faire le reproche de ne pas assister à tous les conseils. Je l'accepte et lui indique que tous ses administrés n'ont pas des horaires aussi flexibles que ceux accordés aux Parlementaires. Sans doute que le « régime spécial » réservé aux salariés est beaucoup moins favorable que celui de l'assemblée Nationale.

Toutefois, j'avoue ne pas être candidat à la perte de temps que représente un conseil municipal où des élus se montrent indisciplinés et où les questions posées trouvent pour seule réponse « on vous a déjà répondu », « je ne peux pas tout savoir » ou « je ne sais pas mais je vais me renseigner » ! Ce n'est pas très sérieux.

Pire : un conseil municipal où les petites phrases assassines fusent de part et d'autre, dignes d'une cour de récréation et où l'on se plaît à briser le propos de son interlocuteur même quant ce dernier est policé et construit.

Encore pire : un conseil municipal où le Maire n'hésite pas à employer un ton condescendant ou à glisser un petit mot gentillet qui initie la provocation relevée illico par des opposants zélés qui n'en demandaient pas tant.

Encore plus pire : une opposition décousue (et non désunie) qui regarde dans l'assiette du copain (t'as le droit à plus de questions que moi !), distille quelques piques acerbes pour exciter une majorité assoupie et parle plus de ses problèmes personnels que ceux des putéoliens.

Non Laurent, les ex-colistiers de Puteaux Ensemble comme bon nombre de putéoliens, n'ont pas de leçons d'excellence civique et comportementale à recevoir de ces élus étranges et n'ont certainement pas de temps à perdre pour soutenir une représentation municipale (théâtrale ?)..... Qui ne sert aucunement l'intérêt général.

L'épisode de jeudi soir, séance levée en urgence, trouve peut-être deux explications : une attitude jugée trop dangereuse du Groupe Alternance-Puteaux ou, le risque pour notre Députée-maire d'être obligée de répondre aux questions du Groupe Socialiste ou d'Evelyne Hardy. En effet, cette dernière proposition aurait obligé la première magistrate de notre commune de laisser de côté ses banalités habituelles, de mettre sur la touche les provocations d'opposants dissipés, pour répondre à des propos réfléchis et construits.

C'est vrai, si l'on commence à échanger des propos intelligents au Conseil Municipal de Puteaux, cela risque de désintéresser les journalistes en mal de sensations fortes ou de répondre aux attentes de la population. Non quant même, nous avons une réputation à tenir !

Enfin, deux observations personnelles vécues lors du précédent conseil du 21 décembre 2008 :

  • Notre ex-tête de liste Christophe Grébert use plus que de raison de l'art de la provocation soutenu par une majorité aiguisée.
  • Notre Députée-maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud dispose certainement de beaucoup de qualités, mais certainement pas de celle -essentielle pour un Maire- de tenir son Conseil Municipal.

Prenant référence sur les frasques de nos élus putéoliens juste une idée amicale pour Joëlle Ceccaldi-Raynaud : « un Conseil Municipal au comportement animalier ça se dresse ! ».

Régis Sada

16 décembre 2008

Pourquoi être élu impose un minimum de retenue ?

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En temps de crise, il faut savoir rire de tout surtout du ridicule !

 

 

Comme je le souligne dans ma note sur la création de l’Atelier des Idées l’année 2008 a été riche en rebondissements. En cette fin décembre, les chaînes de télévision devraient nous abreuver de divers bêtisiers et autres rétrospectives en tout genre.

Si un producteur ou un réalisateur de ce type de programme a besoin d’un sujet à traiter, je lui propose la vie politique putéolienne qui regorge de quelques pépites croustillantes !

Ainsi, en cette fin d’année où bon nombre de français se pose la question de savoir s’ils pourront sauver leur emploi en 2009 et au moment où les Restaurants du Cœur et autres Banques Alimentaires font appel plus que jamais à la générosité des français, il convient de s’éterniser sur la situation dramatique que connaissent les élus putéoliens.

C’est le S.O.S. lancé par l’un d’entres-eux qui a attiré mon attention et qui me laisse partagé entre colère et désespoir.

Neuf mois après les élections municipales, on découvre par magie que tous les élus bénéficient d’un panier des merveilles d’un montant de 150 €, et pire encore, que disposer d’un mandat impose nettement plus de contraintes qu’il n’apporte de bienfaits lorsque l’on est pas un professionnel de la politique.

Neuf mois pour découvrir qu’être un simple et modeste conseiller municipal d’opposition –à Puteaux comme ailleurs- demande un minimum de retenue, et que l’on doit accepter ses propres contraintes par sens du devoir. Le devoir c’est tendre la main pour donner (de son temps) ou partager (ses convictions), et non pour attendre un quelconque rendu.

Il en va de même pour les biens dont on souhaite se dessaisir. Si l’on reçoit un présent et que l’on décide d’en faire profiter autrui, la véritable générosité c’est de le garder pour soi et non d’en faire une publicité particulièrement déplacée.

A quelques jours de Noël, c’est un triste hommage rendu aux 13 desserts servis en Provence. Une variante guère appréciable des fameux mendiants.

Non, le Conseil Municipal n’est pas la Cour des Miracles et la situation subie par les conseillers municipaux locaux n’est ni honteuse, ni anormale. Il ne fallait pas avoir les yeux plus gros que le ventre…

Régis Sada

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09 décembre 2008

Pourquoi l'opposition putéolienne ?

Petit moment de détente en pleine période crise ! A votre avis, parmi les neuf membres de l’opposition putéolienne, qui se cache derrière chacun des personnages célèbres ci-dessous ?

 

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Rappel de vos conseillers municipaux : (les filles d’abord) Sylvie Cancelloni, Evelyne Hardy, Nadine Jeanne, Marie-Sophie Mozziconacci, Eric Chaurial, Frédéric-Michel Chevalier, Christophe Grébert, Bruno Lelièvre et Stéphane Vazia.

Rappel des personnages à lier : Bugs Bunny, Daffy Duck, Sylvestre dit « Grosminet », Marvin le Martien, Pépé le Putois, Speedy Gonzales, Taz Mania, Titi (de Grosminet) et Vil Coyote (sans Bip Bip).

Envoyez vos propositions à

commentriredetoutsurtoutdesoimeme@puteauxforever.org

LE GRAND GAGNANT remportera une place pour le spectacle local de l’année « Marlène aime sa Jojo à gogo » (actuellement sur les planches du THS). Il partagera une pizza avec l’artiste à la fin de la représentation.

 

 

 

11:37 Publié dans Habiter Puteaux ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : puteaux, opposition, politique | | | Digg! Digg |  Facebook

24 novembre 2008

Pourquoi le Conseil Municipal de Puteaux n’en fini pas avec les « gauloiseries » ?

interdit.jpgSur son blog, Christophe Grébert –Conseiller Municipal MoDem de Puteaux- indique avoir été victime d’une nouvelle « gauloiserie » à l’occasion du dernier Conseil Municipal du 17 novembre. Un conseiller de la majorité UMP a lancé un « retourne dans le Marais ! » aussi sanglant que puéril.

Cette information a été confirmée par plusieurs sources indépendantes et démontre une nouvelle fois l’incivilité dont font preuve certains élus de la République.

Au-delà des points de vue divergents, il faut avoir la rigueur et la justesse de dénoncer haut et fort ces comportements douteux qui portent atteinte à la dignité des personnes, et contribuent à alimenter le pourrissement naturel de notre démocratie.

Qu’elles soient liées au sexe, à la religion ou à l’orientation sexuelle, les insultes ou les insinuations vexatoires ne sont ni acceptables, ni tolérables. Comment entendons-nous fixer des règles de bonne conduite à nos enfants, si les adultes ne savent pas se tenir en société ?

Ce n’est pas la première fois que ce type de propos est tenu au Conseil Municipal de Puteaux. Cela est devenu presque une habitude tant dans l’enceinte du Conseil que dans la tribune du public, où quelques iconoclastes en mal de reconnaissance prennent part au débats alors que cela leur est interdit !

Le temps est venu d’en finir avec ces gauloiseries permanentes et que ces élus prennent la mesure de leur devoir de responsabilité envers les citoyens qui les ont élus. Non mesdames et messieurs, votre mandat ne vous autorise pas à tous les excès ! Vos concitoyens sont en droit d’attendre de vous une attitude respectable.

En ce sens, je rappelle la Députée-Maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud à sa responsabilité d’exercer son devoir de police dite des « séances ».

Régis Sada

 

 

M.A.J. 26/11/2008 : Suite à ma demande mail faîte auprès de la Députée-Maire de Puteaux, celle-ci ne souhaite pas répondre aux polémiques lancées par Christophe Grébert. Elle s'est par ailleurs engagée à rapeller son effectif municipal à plus de mesure lors du prochain conseil municipal. Dont acte.

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21 novembre 2008

Pourquoi Puteaux dit NON au Taser et désarme sa Police Municipale ?

taser.jpgLors du Conseil Municipal du 17 novembre à Puteaux, Evelyne Hardy (Conseillère Municipale Indépendante) a interpellé Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Députée-Maire) sur la question du Taser dans les termes suivants :

« Par décret du 22 septembre 2008, le Gouvernement a autorisé les Maires des communes disposant d’une Police Municipale de doter ses effectifs de pistolets à impulsions électriques (P.I.E.) de type Taser.

Une vive polémique a récemment accompagné le lancement de cette nouvelle arme sur notre territoire. Nous prenons référence notamment sur le rapport du Comité de l’ONU contre la Torture qui a estimé en novembre 2007 que l’utilisation de ce type d’armement « constituait une forme de torture » et « pouvait même provoquer la mort ».

Parmi les 350 villes de France (environ) ayant contacté le fabricant du Taser, une dizaine de communes des Hauts-de-Seine dont Levallois et Rueil-Malmaison se sont déclarées intéressées pour équiper leur propre Police Municipale de ce nouveau pistolet.

Sur la période 2002/2003, le Conseil Municipal de Puteaux a voté en faveur de l’armement à feu de notre Police Municipale, notamment à l’occasion des interventions nocturnes.

Pouvez vous nous indiquer si vous envisagez de doter notre effectif municipal de Pistolets à Impulsions Electriques de type Taser ? Et si oui, combien d’armes souhaitez vous acquérir et dans quel délai ? »

A cette question, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a clairement répondu : « NON » ! La Ville de Puteaux renonce à toute utilisation de ce type d’arme estimant que la commune n’était pas sous « la menace ». La Députée-Maire a profité de cette occasion pour confirmer que lors de la précédente mandature (sur la période 2002/2003) le Conseil Municipal avait voté en faveur de l’armement de sa Police Municipale pour des interventions nocturnes et qu’elle avait choisi d’y renoncer récemment en restituant ces armes à la Police Nationale.

Comme de nombreux putéoliens, je suis satisfait de voir que Puteaux n’ai pas sombré dans la psychose d’insécurité permanente qui ramène certaines communes à alimenter un climat quasi-insurrectionnel. C’est également rassurant pour les habitants : Puteaux n’est pas le Chicago de la prohibition…

L’annonce faite par Joëlle Ceccaldi-Raynaud nous donne l’occasion de jeter un regard attentif sur le Contrat Local de Sécurité signé à Puteaux en 2006. Le document de 80 pages disponible pour les citoyens (sur simple demande en Mairie) dresse un état des lieux global de la situation de la sécurité sur la commune et présente les 17 fiches-action définies à cette occasion.

Puteaux a réuni récemment la deuxième séance plénière de son CLSPD Comité Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance. Cette instance est chargée de la concertation et de l’application des mesures énoncées dans le CLS. Voir page 57 du Puteaux Infos de novembre 2008.

Remerciements à Evelyne Hardy et à Nadine Jeanne (PS Puteaux) pour leur collaboration sur cette question.

Régis Sada

29 septembre 2008

Pourquoi les élus de Puteaux doivent enfin se mettre au travail ?

discorde.jpgMercredi 24 septembre 2008, la 17ème chambre du Tribunal Correctionnel de Paris a rendu son délibéré dans le nouveau procès qui a opposé indirectement la Ville de Puteaux à Christophe Grébert.

Ce procès pour « atteinte au droit à l’image » faisait suite à la plainte de trois policiers municipaux contre une vidéo mise en ligne par Christophe Grébert à l’occasion du compte-rendu de la manifestation des fidèles de l’Eglise Evangélique de Puteaux en juillet 2007. Une manifestation où j’étais présent et où des personnes proches de la Mairie de Puteaux n’avaient pas hésité –une nouvelle fois- à manifester leur agacement par la présence de Christophe Grébert.

Les trois policiers municipaux de Puteaux ont déposé plainte au motif que leurs visages n’avaient pas été flockés sur la vidéo. Une plainte bien mystérieuse et dénuée de sens restant entendu que dans de très nombreux reportages télévisés, des policiers en fonction sont « pris » dans l’exercice de leur fonction et que généralement, seuls les membres du Raid ou les policiers en filature ont le visage protégé afin de conserver leur plein anonymat.

Bien entendu, la Ville de Puteaux a généreusement pris sous son aile la demande de ces policiers, en prenant les frais de ce nouveau procès en charge. Il n’est plus nécessaire de s’interroger sur les motivations de ce choix puisque le Tribunal a tranché une nouvelle fois en faveur de Christophe Grébert en condamnant les trois policiers municipaux à une amende solidaire de 3.000 €.

Au total la Ville de Puteaux a dépensé plus de 100.000 € à fonds perdus dans des procès inutiles n’ayant pour seul but que de destabiliser un citoyen jugé pour des écrits trop « bavards » sur son blog. La campagne municipale de mars dernier n’a rien arrangé, pourtant la situation est aujourd’hui différente puisque ces mêmes acteurs sont tous élus de la même assemblée.

 

Depuis le 16 mars dernier et après les quelques turbulences d'après-élection, les habitants étaient dans le droit d'attendre une rentrée studieuse de la part de nos élus putéoliens. Une rentrée pleine de cohésion, pleine d'action et pleine de propositions pour le bien commun.... Au lieu de cela, nos élus n'hésitent pas à s'étrier par blog interposé ou pire encore : ont oublié de se réveiller et imitent le "paresseux".

 

Nos élus travaillent t-ils ? Personne ne le sait puisque ces derniers ne rendent pas compte de leur travail ! Nos élus préfèrent camoufler leur manque d'intérêt pour leur tâche en se noyant dans la couleur....ou en rédigeant des posts qui ne servent à rien..... Nos élus m'ennuient !

La question utile que les habitants de Puteaux sont en droit de poser à TOUS leurs élus est : la comédie va-t-elle durer encore longtemps ?

Bien entendu, tous les protagonistes répondront en fonction de leurs intérêts personnels et donc, ne tomberont jamais d’accord sur la réponse à y apporter.

Dont acte. Mais mesdames et messieurs les conseillers municipaux de la majorité et de l’opposition sachez qu’en mars 2008 les putéoliens ne se sont pas déplacé en masse aux urnes pour supporter votre spectacle minable durant les six prochaines années !

Ils ont voté dans leur diversité pour :

1/ Que vous assuriez la gestion de la commune (ou la surveillance de celle-ci).

2/ Que vous répondiez à leurs attentes et à leurs besoins quotidiens (ou que vous proposiez de solutions alternatives ou/et que vous dénonciez les carences qui peuvent exister).

3/ Que vous respectiez le mandat qu’ils vous ont confié.

Ce point comprend de ne pas vous donner en spectacle à l’occasion des conseils municipaux, de ne pas dilapider l’argent de la collectivité dans des dépenses inutiles ou de ne pas créer des polémiques stériles (la première et la deuxième).

4/ Que vous n’abusiez pas trop des termes : démocratie, République ou Charte Ethique (sinon cela fini par devenir des gros mots).

Les putéoliens doivent être nombreux à attendre de TOUS leurs élus : un vrai travail de fond, une cohésion sur des sujets qui dépassent les clivages habituels et de vrais débats sur les grands chantiers ou les orientations prises par la majorité élue en mars 2008.

Tout cela inclus naturellement de ne pas oublier celles et ceux qui sont les premiers destinataires des politiques que vous entendez défendre : LES PUTEOLIENS eux-mêmes. Essayez de vous souvenir un peu……faîtes un effort……même un petit.

Puteaux a besoin de débat, d’idées et de renouvellement. Mais son Conseil Municipal n’est pas une annexe du Cirque Pinder ! Sinon, nous n’avons pas besoin de vous, nous disposons de la Star Ac’ sur TF1 ou des chaines LCP-Assemblée Nationale et Public Sénat pour palier cette carence. Croyez-moi, comme euphorisant c’est nettement suffisant !

 

Un putéolien célèbre m'a dit un jour sans rire : "Je suis élu et tu ne l'es pas. Le jour où tu le seras nous pourrons comparer nos actions...". Ouais, sympa, mais ce que je vois c'est pas la joie ! Faut-il encore qu'il y ai quelques chose à comparer !

Régis Sada

09:00 Publié dans Habiter Puteaux ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : puteaux, cirque, politique, ps, ump, grébert, ceccaldiraynaud | | | Digg! Digg |  Facebook

02 septembre 2008

Pourquoi faut-il se députéoliser ?

respirer.jpg

Septembre 2007 / mars 2008 : Puteaux connaît sa première « vraie » campagne électorale depuis près de quatre décennies. Une période riche d’enseignements et de découverte –pour les putéoliens- de nouveaux visages qui viennent compléter le panorama politique habituel de la Cité.

La victoire de l’UMP du 16 mars dernier devait sonner comme l’épilogue de ce feuilleton prenant. Pourtant, l’été finissant n’a pas pansé les plaies d’une défaite mal digérée et les rancoeurs (ou les regrets) continuent inlassablement de se déchaîner.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud a remporté « sa » victoire teintée d’amertume pour ne pas avoir réussi à gagner dès le premier tour. Reconduite par une majorité cousue de fil blanc elle s’amuse de regarder une opposition si désorganisée….mais malheureusement si indépendante. Jadis, Papa disposait de l’art et la manière de s’attirer les faveurs de son opposition, lui assurant ainsi la paix et la stabilité. Ce temps est révolu et les marionnettes ne sont plus aussi maniables….

Christophe Grébert devenu icône s’est perdu en mer. Renié par beaucoup des siens pour ne pas avoir respecté la parole donnée, il s’est amarré à un nouveau port, celui du Modem, où il espère retrouver un semblant de prospérité. Mais ce nouveau comptoir des délices semble gorgé de denrées quelque peu empoisonnées. Parfois, une traversée du désert isolée et sans eau pour s’abreuver vaut mieux que l’illusion d’une oasis asséchée…

2014 reste un horizon bien trop lointain pour imaginer ce que Puteaux sera devenu à ce moment là. La fausse prospérité de la ville sera-t-elle aussi profitable pour tous ses habitants ? L’opposition aura-t-elle mûrie et réfléchi ? Les acteurs seront-ils les mêmes ? Les enjeux d’alors seront-ils aussi alléchants qu’ils l’étaient en ce mois de mars 2008 ?

Cette campagne a apporté la preuve que les putéoliens sont craintifs mais aspirent à l’ouverture (au monde) plutôt qu’au sacro-saint enfermement auquel ils ont été habitués depuis tant s’années. Cette ouverture au monde est nécessaire et ne peu qu’être profitable pour tous. Aussi convient-il que chacun fasse son chemin et pense aux besoins de demain.

C’est pour toute ces raisons qu’à mon sens, il est utile voire salutaire de solder les échecs d’hier pour construire les victoires collectives de demain. Pour cela un seul remède s’impose : se députéoliser !

Se députéoliser ne veux pas dire se désintéresser du devenir de la commune et de ses habitants, bien au contraire ! Mais pour gagner en efficacité, lutter contre le conformisme de la pensée ou repenser l’utopie d’idées mal ficelées, il faut se référer au vieil adage qui nous rappelle que : « bien mal acquis ne profite jamais » !

 

Maintenant : RESPIRONS ET VIVONS....

Régis Sada

13:41 Publié dans Habiter Puteaux ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : puteaux, municipale, politique, grébert, ceccaldiraynaud, ump, ps | | | Digg! Digg |  Facebook

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