31 juillet 2013

Pourquoi la dysphasie estivale ?

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Lorsque les vacances ne sont programmées pas avant le 15 août les travailleurs ne varient guère leurs habitudes. Si la trêve estivale est propice à un allègement de l’emploi du temps, les bonnes vieilles habitudes poussent les accros de l’info du matin à zapper sur toutes les chaines comme LCI, I-Télé ou BFM TV.

Seul hic, amis journalistes du quotidien se sont fait la malle. Les chaines de télévisions, toujours en quête de nouvelles stars, profitent de la période du 14 juillet au 15 août pour lancer quelques mulets dans le grand bain. Et là, soyons sincères, c’est le drame !

Non contents que ces nouveaux journalistes annoncent une météo médiocre ou s’étendent plus que de raison sur les faits divers les plus sordides, ils offrent au téléspectateur un véritable spectacle de dysphasie organisée !

Entre l’humour potache, les erreurs de syntaxe, l’écorchement du nom des personnalités et le fait d’être contraint de refaire deux ou trois fois sa phrase pour être sûr que nous ayons bien compris : les cerveaux des travailleurs qui devraient s’orienter en mode repos… pataugent sévèrement !

De grâce mesdames et messieurs ! Faites un effort et soignez votre dysphasie qui est, et doit demeurer, une maladie infantile. Préservez nous en épargnant nos oreilles... Pour le bal des illettrés Secret Story est amplement suffisant ! Oufff c'est la rentrée !

A la manière de Plutarque : « Pensez deux fois avant de parler et vous parlerez deux fois mieux ».

10:00 Publié dans Aimer ma vie ?, Bien s'engager ? | Lien permanent | Tags : france, été, information, télévision, journalisme, lci, itélé, bfmtv | |  Facebook

05 juin 2013

Pourquoi nos amis les think tank ?

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« Innover, ce n'est pas d'avoir une nouvelle idée mais arrêter d'avoir une vieille idée » c'est en substance ce que m'inspire la citation d'Edwin H. Land au sujet des nombreux Laboratoires d'Idées qui se dissimulent sous l'anglicisme de « Think tank » (NDRL : la traduction littérale est réservoir de pensées).

La paternité de ces clubs est attribuée à la Fabian Society, née au début du siècle dernier -cela ne surprendra personne- dans les salons feutrés et enfumés londoniens, connus pour égayer les soirées de vieux messieurs distingués venus refaire le monde et assurer la prospérité de leurs affaires autour d'un verre de Brandy. Le décor est posé.

La mode de la pensée en réunion se propagea très rapidement en s'exportant dans les grandes capitales européennes et aux Etats-Unis. Les premiers échanges s'axaient principalement autour de considérations sociales et d'évolutions sociétales, avant que les adeptes du développement économique et des relations internationales s'en servent bientôt comme accélérateurs de leurs propres desseins.

Si l'on en comptait seulement quelques dizaines au cœur des années 30, la seconde guerre mondiale et la constitution des deux grands blocs opposés qu'ont été les Etats-Unis et l'URSS viendront modifier la donne. C'est lors des années 70 et 80, riches en révolutions sociales et techniques, que la création de think tank trouvera son apogée. A ce jour, à travers le monde, on en recense environ 7.000 reconnus comme tels, dont près des trois quarts sont implantés sur les continents américains et européens.

Les livres et les rapports qu'ils éditent ou rédigent sont disséqués, relayés ou interprétés. Preuve de leur intérêt sur des sujets géopolitiques, géostratégiques ou géoéconomiques, ils font même l'objet d'un classement annuel et mondial de la célèbre Université américaine de Pennsylvanie qui fait référence.

Respectant les principes démocratiques par une neutralité affichée, personne ne peut douter de la volonté de ces clubs (souvent très fermés et incontestablement élitistes) d'influer directement sur les politiques publiques conduites. Ils jouent et assument parfaitement le rôle d'influenceurs d'opinions plutôt que celui de relais direct des considérations populaires. Dans les pays anglo-saxons où l'élitisme est érigé en religion, ils constituent des réservoirs d'importance où les deux grands partis viennent puiser leur matière intellectuelle et physique au travers des membres qui y sont partie prenante.

La France ne fait pas exception et, comme ailleurs, les groupes existants demeurent transparents pour le grand public, tout en s'assurant une relative discrétion. Comme chacun sait, les français nourrissent une vieille rancœur envers celles et ceux qu'ils estiment issus du même sérail. Mais tous ces cercles de réflexion sont pourtant bel et bien devenus les amis de notre quotidien. Le règne du tout info aidant : presse, radios et chaines de télévision offrent chaque jour leur lot de rubriques économiques ou chroniques politiques où se succèdent une quantité de sociologues, spécialistes et autres docteurs en sciences diverses qui viennent donner la réplique à nos journalistes.

En effet, qui n'est jamais tombé sur les tirades d'un Olivier Ferrand de Terra Nova (LCI – émission Think tank), les exposés d'un Dominique Reynié de la Fondation pour l'Innovation Politique dite Fondapol (France 5 – émission C'est dans l'air), les articles de l'Institut Français des Relations Internationales dite IFRI (Le Monde, Les Echos, La Tribune) ou sur les publi-reportages de l'Institut Montaigne (BFM TV et RMC Info – Des idées pour demain) diffusés en amont de la campagne présidentielle ? Au fil des années, les think tanks français ont pleinement investis nos médias et participent chaque jour activement à sonder l'opinion publique et à la faire réfléchir sur les thématiques qui assurent leur propre existence.

Le fameux slogan en vogue dans les années 70 qui affirmait qu’ « en France on n'a pas de pétrole mais on a des idées » n’était donc pas une usurpation et demeure plus que jamais d'actualité ! La fidélité aux principes de la liberté de penser et de la liberté d’association dans notre pays, sonne comme une heureuse évidence tout en lui assurant la vitalité de sa démocratie. Toutefois, il convient aux observateurs vigilants que nous sommes de nous interroger sur certains points contrastés de cette nouvelle masse d’espaces de convivialité :

Tout d’abord, et bien qu'ils cherchent à gommer cette réalité, nombre de cercles de pensées sont ouvertement orientés. La manière dont sont traités leurs travaux entre régulièrement en résonnance directe avec les thèses défendues par nos grands partis politiques. Ainsi, nous pouvons noter que la Fondation Jean-Jaurès, Terra Nova ou la République des Idées penchent aisément vers des idées progressistes revendiquées à gauche quant, dans le même temps la Fondapol, la Fondation Concorde ou l'Institut Montaigne orientent leur réflexion sur des thèses plus libérales chères à l'UMP.

Un exemple récent est venu confirmer ces dires, puisque le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a demandé début avril 2012 à BFM-TV la suspension des publi-reportages de l’Institut Montaigne lors de la campagne présidentielle, au motif que les idées et thématiques qui y étaient présentées étaient jugées trop proches du programme défendu par le candidat Nicolas Sarkozy.

 

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Dans le même temps, nos clubs à la française sont bien plus que de simples associations Loi 1901. Les lotos de campagne ou les kermesses de soutien sont loin d’être leurs sources principales de financement ! On observe ainsi qu’en plus des cotisations de leurs seuls adhérents et de la commercialisation de divers produits, les grandes entreprises (publiques ou privées) ou les fonds publics (grâce notamment à leur reconnaissance d'utilité publique) pourvoient à leurs besoins et permettent à certains de disposer de budgets colossaux pour travailler en toute sérénité. Citons par exemple Terra Nova* (1 M€ - page 11 budget visé en année pleine), Fondapol* (2,2 M€ - recettes prévisionnelles 2011) ou l'Institut Montaigne* (3 M€ - CA 2010 hors actifs et immobilisations). Bien loin du leader qu'est l'IFRI* et ses quelques 6,6 M€ (annexe financière du rapport d'activités 2011) de chiffre d'affaires ! De quoi faire palîre nombre d’associations ou de PME !

Si l’on complète par le fait que ces thinks tank demeurent un vivier permanent de grands entrepreneurs, de vrais intellectuels, de personnalités politiques reconnues ou de jeunes pousses -issues de grandes écoles- qui ne demandent qu’à le devenir, et par le fait qu’ils disposent d’une surexposition médiatique démontrée plus haut, nous sommes en droit d’évoquer un risque de collusion ou de notion contraire à la déontologie.

Certains penseront que je m’égare dans une hypothétique théorie du complot. Ils seront gravement dans l’erreur car je laisse ce type de dénonciation aux adeptes de la pensée rapide et primaire. Cela ne m’empêche pas d’être interpellé lorsque je consulte les sites de nos thinks thank (généralistes) les plus importants, et de lire que tous revendiquent une totale indépendance et une pleine ouverture sur la société civile !

D’abord, si le mécénat des grandes entreprises privées est difficilement contestable, au même titre que les cotisations personnelles des adhérents, l’indépendance de la pensée et le devoir de moralité s’accommode mal du mélange des genres lorsque des fonds publics sont en jeu. En effet, comment être assuré de l’impartialité des études menées sur l’état de nos finances publiques, les grands sujets sociaux ou la réforme nécessaire de l’Etat, lorsque ceux qui sont amenés à y réfléchir sont intimement liés aux sujets évoqués, qu’ils font partie des donneurs d’ordres ou qu’ils ne cachent pas leurs liens avec les deux grands partis majoritaires ?

 

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Ensuite, personne ne fera reproche à nos thinks tank d’être d’incontestables catalyseurs d'énergies intellectuelles et industrielles françaises. La rédaction d’une étude sérieuse et approfondie nécessite toujours l’intervention de gens suffisamment qualifiés disposant d’une expertise pointue. Mais au regard de la composition des conseils d’administrations, techniques ou scientifiques de ces grands organismes, nous sommes obligés de relever que la diversité sociale et intellectuelle n’est en rien assurée. Le terme société civile apparait abusif puisqu’il est entendu comme apolitiques. Ainsi, si l'on met en parallèle les sujets majeurs développés lors de la dernière campagne présidentielle et les aspirations du Peuple qui a porté François Hollande à la présidence de la République, peut-on être convaincus d'une réelle convergence ou au contraire, d'un fossé définitivement infranchissable qui empêche les grands d'entendre ce que disent les petits ?

Enfin -et c'est sans doute là où je reste le plus sceptique- il convient pour nous tous de nous interroger sur les motivations qui guident l'ensemble de ces cercles d'intérêts. J'entends les uns parler d'une crise et de son incidence sur la santé des entreprises, j'en entends d'autres élaborer les politiques d'austérité indispensables à mener sans même se soucier des Peuples qui les subiront, j'entends toujours se dessiner les contours des grands ensembles économiques et j'entends surtout, comme l'a dit un jour Coluche, beaucoup de gens s'autoriser à penser dans les milieux autorisés.

Oui, mais les hommes dans tout ça ? Leur a-t-on demandé leur avis et s'est-t-on enrichi de leurs propres expériences ? L'Humanité au sens large du terme, ne serait-elle pas la grande oubliée de toutes ces bonnes idées qu'une minorité souhaite lui imposer ? Sans cette base de l'homme du plus humble au plus fortuné ou du plus inculte au plus cultivé, à quoi sert une idée qui n'est pas concertée et mal partagée ?

A la manière de Benjamin Franklin : « L'humanité se divise en trois catégories : ceux qui ne peuvent pas bouger, ceux qui peuvent bouger, et ceux qui bougent ».

24 avril 2013

Pourquoi la lettre à tous les homosexuels qui nous ont précédés ?

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C’est à vous, femmes et hommes, homosexuels français de tous les temps qui nous ont précédés ;

C’est à vous, femmes et hommes homosexuels français, qui avez dû assumer, cacher ou protéger votre différence et vos amours durant de si longues années ;

C’est à vous, femmes et hommes homosexuels français, qui durant la seconde guerre mondiale avez été victimes de déportations, de tortures, de mutilations ou d’expériences scientifiques ;

C’est à vous, femmes et hommes homosexuels français, que cette lettre s’adresse et vers qui nos pensées s’envolent au moment où la France, notre pays, vous rend enfin la justice qui vous est due.

Nous, qui vous avons succédé, nous avons observé la lente évolution des mentalités de notre société. Il aura fallu attendre le 27 juillet 1982 pour que l’homosexualité ne soit plus un délit en France. Il aura fallu attendre toujours, 1997 pour que l’OMS retire l’homosexualité de sa liste des maladies mentales. Il aura fallu attendre encore, le 15 novembre 1999 pour que soit adopté le Pacte Civil de Solidarité ouvrant à une timide reconnaissance des couples homosexuels.

Il aura fallu attendre enfin, ce 23 avril 2013 pour que la France reconnaisse une pleine et entière égalité entre les couples et familles hétérosexuels ou homosexuels.

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Désormais, la République Française que vous avez aimée, autant que nous l’aimons, reconnaît à tous ses citoyens, tous ses enfants, la Liberté de naître et de demeurer égaux en droits.

La Liberté de ne plus vivre cachés. La Liberté de ne plus se sentir discriminés. La Liberté d’aimer et d’être respectés. La Liberté pour deux femmes ou deux hommes d’élever leurs enfants sans être contraints de justifier une évidence. La Liberté d’être des citoyens soumis aux mêmes devoirs et, désormais, aux mêmes droits que tous les autres. 

Cette Loi pour « le mariage pour tous » et l’adoption d’enfants par des couples de même sexe sera, nous l’espérons, le plus bel hommage et la plus grande reconnaissance que nous pouvions vous apporter.

Nous, homosexuels français qui vous avons succédé, nous n’avons pas subi les outrages, les humiliations ou les blessures dans les mêmes termes que les vôtres. Nous nous sommes confrontés aux violences de notre temps.

Nous n’avons pas tout réussi, mais peut-être que ceux qui nous succéderont nous rendront justice à leur tour en se souvenant que nous avons participé et contribué à gommer une non-conformité de l’Histoire.

Notre mission était de faire en sorte que nos enfants, que tous les enfants de la France d’aujourd’hui et de demain, n’aient pas à rougir de leurs propres amours, n’aient pas à renier la différence qui peut être la leur et mieux encore, qu’ils n’aient plus de questions à se poser.  

Notre devoir était de ne pas oublier, de ne jamais oublier, de saluer et de remercier toutes les femmes et tous les hommes français homosexuels qui nous ont précédés.

Nous espérons que de là où vous êtes, femmes et hommes français homosexuels de tous les temps, nous avons réussi à vous rendre la fierté dont vous n’avez jamais bénéficié et donné définitivement les moyens de vivre en paix.

La Liberté et l’Egalité dont nous bénéficions en France, aujourd’hui, c’est à vous que nous les devons. C’est la juste récompense de tous les combats que vous avez mené.

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23 avril 2013

L'Egalité, fille de la République et de la France...

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MARDI 23 AVRIL 2013


La République

offre l'Egalité des Droits

à tous les français


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ENFANTS DE FRANCE

Désormais, Aimez-vous

et mariez-vous comme vous voulez !

 

 

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TOUS DIFFERENTS

TOUS EGAUX

 

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19 avril 2013

Pourquoi la dernière ligne droite du Mariage Pour Tous ?

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Pourquoi les "assassins" de la République ?

 

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A ceux de mes amis qui font l'effort de m'écouter, j'avais promis de ne pas réagir, de ne pas parler et de demeurer bâillonné jusqu'à l'adoption définitif du projet de Loi sur le Mariage Pour Tous. Le temps du débat était engagé et il appartenait à ceux qui font la Loi de s'exprimer sur le sujet.

A ceux de mes amis qui me disaient encore à l'automne qu'il n'était pas nécessaire de tergiverser plus longtemps et qu'il était venu le temps de faire voter cette Loi prestement je m'étais opposé en arguant du fait que la République méritait un grand et un beau débat. Je m'étais fourvoyé.

Mes amis avaient raison, j'avais tort. Ils me pardonneront aisément mon égarement du moment, me sachant profondément attaché à la confrontation des idées. Lorsqu'en juillet 2012 j'évoquais la future bataille de France sur la question du Mariage Pour Tous je ne pensais que cela se révélerais être une sinistre prémonition.

Cette période fera date dans l'Histoire de notre pays. Jamais nous n'avions vu et entendu autant de français se battre avec un tel acharnement dans les rues et au Parlement, pour refuser à d'autres français la possibilité d'acquérir plus de droits. La seule fois où des français ont retiré des droits à d'autres français, c'était en 1940. Ces "autres" français étaient des juifs, la France était occupée, l’État avait succédé à la République protectrice.

Lorsque le débat s'est engagé, je ne doutais pas de la détermination des opposants au texte. J'ai pensé qu'il n'étaient pas prêts à tout sacrifier, à tout piétiner et qu'ils préserveraient l'essentiel. Encore une fois j'ai eu tort, les opposants ne nous ont rien épargné et ils ont tout saccagé sous prétexte de s'être laissé débordé par quelques "acharnés".

J'ai toujours assumé d'être différent. J'ai encaissé l'idée d'être désigné coupable d'un comportement déviant. J'ai accepté l'idée que ma demande de pleine égalité soit considérée comme de l'égoïsme boboisé. J'ai avalé amèrement que l'on me soupçonne d'être un pédophile polygame incestueux. Je refuse que l'on m'accuse aujourd'hui d'être un "assassin d'enfant".

Vous, mesdames et messieurs les Parlementaires qui entendez porter la voix des contestataires du moment. Vous, les représentants de cette France soi-disant silencieuse, bien née, saine et digne de foi. Je vous ai écouté. Je vous ai entendu. Je vous ai vu. Certains d'entre-vous sont restés francs et droits quand d'autres se sont laissé aller à tous les excès !

A ces derniers je veux clamer ma part de vérité : sous couvert de défendre vos opinions vous avez sali et insulté les homosexuels, vous avez piétiné des enfants de la République. Vous portez la honteuse responsabilité d'avoir fait de l'homophobie un délit équivalent à une vulgaire variable d'ajustement naturelle. Vous avez souillé le temple de notre démocratie par vos propos outranciers et orduriers.

Vous ne vous êtes pas contentés de porter atteinte à la République, vous l'avez simplement assassinée ! Cela, jamais je ne pourrais vous le pardonner !

Les paroles s'envolent et les écrits restent dit-on. Pourtant, le mardi 23 avril lors du vote solennel à l'assemblée Nationale, si la joie et les larmes l'emporteront sur l'instant, le peu de conscience de ces tristes personnages continuera encore longtemps à les tarauder. Nous serons nombreux à entretenir la flamme de cette mémoire...

La République ne reprend jamais un droit qu'elle accorde.

A la manière de Monique Larue : « Notre vie ne nous suffit pas, le secret de celle des autres nous taraude. »

08 mars 2013

Pourquoi ces femmes que nous ne cesseront jamais d’aimer ?

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J’ai toujours été un féministe qui s’ignore, surpris de longue date par le fait qu’un pays comme le nôtre dispose d’un Ministère chargé de la condition féminine ou des Droits de la Femme.

Sans doute ais-je toujours considéré les femmes comme strictement égales aux hommes et, trouvé, que cette particularité en vigueur dans le pays des Droits de l’Homme n’était rien d’autre qu’une sinistre anomalie.

Il faut être bien stupide ou être un homme faible d’esprit, pour croire que les femmes n’ont d’autre vocation que d’enfanter ou de tenir le logis propre. En écoutant les gauloiseries et clichés véhiculés par quelques messieurs, je me suis rendu à l’évidence que cette meute de frustrés étaient en réalité effrayés par la force que ces dames ont en elles.

Nous sommes nombreux à penser que si les femmes avaient bénéficié de la place qui leur appartient de droit au cours des siècles, le destin du monde tel que nous le connaissons aurait sans doute était bien différent !

Il ne faut jamais rater une occasion de dire aux femmes, à toutes les femmes, que nous les aimons et que nous les respectons. De dire aux femmes, à toutes les femmes, que sans elles nous ne sommes rien.

En pensant aux femmes d’exception que j’aurais aimé citer en cette journée dédiée, j’avoue mon embarras car elles sont si nombreuses. Je pense naturellement à Christiane Taubira qui a gagné toutes ses lettres de noblesse en défendant bec et ongles une égalité attendue. Et pourtant, je vais innover et sans doute me distinguer quelque peu.

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Jeudi 7 mars dans son interview du matin sur BFMTV, Jean-Jacques Bourdin a reçu Latifa Ibn Ziaten, mère d’Imad Ibn Ziaten, militaire et première victime de Mohamed Merah. Son récit personnel et le message qu’elle entend transmettre au travers de son association « Imad, association pour la jeunesse et pour la paix » m’a profondément ému.

Avec dignité et humilité, cette femme, cette maman, a exprimé toute sa fierté pour son fils disparu et appelé tous les parents à leur devoir de responsabilité envers leurs enfants et la société. Sereinement elle lance : « Je suis debout car mon fils et mort debout ! Il a refusé de s’agenouiller et de capituler ».

Latifa Ibn Ziaten est pour moi représentative de ces femmes, de toutes ces femmes, capables de surmonter toutes les faiblesses de l’âme humaine. Cette maman, comme toutes les mamans, apporte la preuve qu’elles sont bien nos égales et que parfois même, elles nous dépassent de loin.

Mesdames, plus qu’hier et bien moins que demain, je suis venu vous dire que nous ne cesseront jamais de vous aimer !

A la manière de Voltaire : « Les faiblesses des hommes font la force des femmes ».