06 février 2012
Pourquoi l'art de la polémique ?

Notre Peuple est-il devenu à ce point stupide pour que seule la polémique suffise à le nourrir ? Voilà bien en substance la seule question qui me vient à l'esprit en observant les débats qui nous animent aujourd'hui. Les français sont enfants de polémique.
Un mot, une boutade ou autre gauloiserie bien calée, suffit désormais à satisfaire leur appétit politique. A écouter les échanges fleuris dont nous sommes les otages, on se surprend à retrouver quelques scènes héritées des récréations de notre enfance. A qui aura le calot le plus gros, le plus grand nombre de soldats ou la barbichette la plus longue, emportera les cœurs que la raison ne saurait ignorer !
Il est toujours utile de préciser que la controverse est un art bien né qu'il faut savoir manier avec la plus grande dextérité. La controverse est fille de l'art polémique et, à ce jeu, je ne suis pas certain que nous suffisamment armés pour l'affronter en toute tranquillité.
Notre pays dit-on, à défaut d'avoir du pétrole, regorge d'idées qui ne demandent qu'à jaillir pour inonder la société. Soyons utiles et raisonnés et laissons aux artistes, aux vrais, le seul art qu'ils manient avec génie, celui de polémiquer pour le bien de l'Humanité !
A la manière de Paul Gauguin : « La vérité ne se dégage pas de la polémique, mais des œuvres qu'on a faites. »
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03 février 2012
Pourquoi la fouille à nu systématique ?

Au moment du vote de la Loi Pénitentiaire de novembre 2009, un rapport de la Commission nationale de déontologie de la sécurité avait pointé du doigt l’usage abusif des fouilles corporelles et des menottes lors des gardes à vues. Jean-Marie Delarue, contrôleur des lieux privatifs de liberté, avait estimé que certains gestes (un peu trop zélés) effectués par les forces de l’ordre, devaient être considérés comme « vexatoires » et « attentatoire à la dignité humaine de la personne qu’aucune exigence de sécurité ne peut justifier ».
Prenant appui sur les règles N°54-3 et N° 54-4 relatives aux fouilles et aux contrôles des R.P.E (Règles Pénitentiaires Européennes), l’Observatoire International des Prisons multiplie les procédures judiciaires contre les établissements qui ont « institutionnalisé » de telles pratiques dans leur règlements intérieurs. L’OIP souligne que malgré l’entrée en vigueur de la nouvelle Loi Pénitentiaire et les condamnations répétées de la Cour Européenne des Droits de l’Homme contre notre pays sur ces points, les Chefs d’Etablissements pénitentiaires –chargés de la rédaction des règlements intérieurs- ont maintenu la pratique quotidienne des ces fouilles pourtant jugées indignes.
Interpellée par certains détenus de la prison de Vivonne (Vienne) -qui estimaient être victimes de ce « zèle » au sortir des parloirs qui leurs avaient été accordés- l’association a demandé au Directeur de cette prison d’abroger l’article concerné du règlement intérieur. Devant son refus catégorique l’OIP a saisi le Tribunal Administratif de Poitiers où le juge des référés les a jugées « illégales » et les a suspendues jusqu’à ce que le Tribunal statue sur le fond de l’affaire.
Soutenu par les syndicats des personnels pénitentiers qui qualifient la décision de « non-sens absolu » et d’une « stupidité affligeante », le refus du Directeur était motivé par le fait que ces fouilles à nu répétées, constituaient des mesures de protection pour les personnels et visaient à empêcher toute introduction d’objets interdits dans l’enceinte de l’établissement.
Si l’Observatoire n’a jamais contesté les fouilles à nu, prévues dans la Loi Pénitentiaire et reconnues par la RPE N°54-2, elle entend batailler contre le systématisme dont elles font l’objet aujourd’hui dans nos prisons. Une analyse renforcée par la plainte d’un détenu de Salon-de-Provence qui avait contesté le systématisme de ces fouilles et avait obtenu gain de cause.
La décision prise par le Tribunal de Poitiers pourrait bien faire jurisprudence et pourrait faire boule de neige dans tous les tribunaux chargés de statuer sur cette question. Elle obligerait ainsi le Ministère de la Justice et l’Administration Pénitentiaire à revoir leur copie et à statuer sans délai.
Ce sujet hautement sensible pour les personnels de surveillance que pour les détenus eux-mêmes, mérite que l’on s’y attarde un moment.
Une prison étant rarement un lieu de villégiature prisé des locataires qui y élisent domicile, personne ne niera que certains puissent révéler un caractère particulièrement nerveux et violent. Dans le même temps, « l’économie souterraine » aussi vivace qu’à l’extérieur donne une résonnance particulière aux rackets, trocs et trafics en tout genre qui y subsiste. Quelque soit les mesures renforcées engagées, ces derniers ne disparaitront pas de sitôt.
A l’intérieur de toutes nos prisons, la sécurité des détenus et des personnels de surveillance est un impératif absolu. Des évènements récents comme des évasions ou des prises d’otages nous invitent à ne pas sombrer dans l’angélisme. A cette nécessité, comme celle de la modernisation et de l’humanisation des prisons, le Chef de l’Etat a répondu en septembre dernier par un projet de création de 30.000 places supplémentaires qui ne viendront en rien résoudre les problèmes existants.
Bien que l’Homme dispose d’une faculté inouïe de dissimulation, les fouilles à nu n’en constituent pas moins une obligation dégradante et profondément humiliante pour la personne qui la subi. Lorsque cette mesure n’est pas mesurée et qu’elle est répétée à l’envie sur un même individu (parfois jusqu’à 10 fouilles par jour sur un détenu), elle constitue clairement une atteinte à sa dignité et peut donc engendrer des réactions violentes.
Pour ceux qui demandent à être convaincus : souvenez-vous du plaisir éprouvé lors d’un examen de proctologie, et imaginez que vous subissez un tel examen jusqu’à 10 fois dans la même journée ! Ais-je besoin de détailler où tout le monde a compris ? Soyons justes jusqu’au bout en ayant une pensée émue pour celui qui examine…

Plus sérieusement, pour combiner à la fois la nécessité de contrôles de sécurité réguliers sur les détenus et le respect de la dignité de ces derniers (et donc de leur intégrité physique), il n’est pas inutile de se poser la question de la meilleure méthode à employer.
En mettant en parallèle la population carcérale de celle des personnels de surveillance chargée d’effectuer ces contrôles, on comprend rapidement que la multiplication des fouilles constitue une occupation particulièrement prenante réalisée au détriment d’autres tâches. L’effet de répétition et le caractère particulier de ce type de contrôle peut donc, engendrer diverses négligences ou un relâchement de la vigilance des surveillants au détriment de la sécurité collective. Un homme reste un homme, et ce dernier n’est pas infaillible.
La volonté de modernisation et d’humanisation des prisons, comme elle est actuellement définie, n’a certainement pas été assez approfondie pour s’intéresser à certains équipements (modernes) permettant d’éviter les manipulations humaines. Nos hôpitaux et nos aéroports disposent depuis bien longtemps de scanners permettant de détecter ce que le corps humain peut bien receler. Ce matériel pourrait de la même manière être employé dans nos prisons pour assurer des contrôles aujourd’hui contestés. A-t-on seulement envisagé cette possibilité ? Certains opposeront comme toujours la contrainte du prix. Mais justement, quel prix peut bien avoir la dignité d’une personne ?
A la manière de Jean Bruller : « L'humanité n'est pas un état à subir. C'est une dignité à conquérir. »
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01 février 2012
Pourquoi le délicat sujet de la Laïcité ?

Lors de son meeting réussi au Bourget, François Hollande a lancé un pavé dans la mare en annonçant que, s’il était élu président de la République le 6 mai prochain, il ferait inscrire la Loi de séparation des Eglises et de l’Etat dans la Constitution.
Cette annonce surprenante n’a pas manqué de faire réagir dans le camp adverse, arguant que le candidat socialiste se lançait dans une réforme de l’inutile puisqu’il y est déjà fait mention dans l’article Ier de notre Constitution. L’avis d’une réforme de l’inutile est également partagé par l’auteur du blog ami et de référence Itsgoodtobeback, qui craint à mi-mot : au mieux un simple effet d’annonce et, au pire, un jeu politique trouble mais risqué.
Ledit bloggeur prête même à François Hollande et à ses conseillers, une manière habile de se défaire du problème épineux de la communauté musulmane de France qui réclame à corps perdus une aide à la construction de nouveaux lieux de culte. Il souligne par ailleurs, qu’une telle réforme constitutionnelle s’avérerait inapplicable dans certaines collectivités d’Outre-Mer ou pourrait conduire à une remise en question du Concordat d’Alsace-Moselle. A un point tel que notre blog très gai s’interroge sur les non-dits de l’équipe de François Hollande qui aurait en arrière pensée une éventuelle réforme du statut des collectivités territoriales. Si rien n’est précisé pour l’Outre-Mer, la 47ème proposition du candidat socialiste annonce que le régime d’Alsace-Moselle ne sera pas remis en question.
C’est justement cette précision qui fait réagir à gauche, puisque les gardiens de l’orthodoxie laïque (NDRL : les radicaux de gauche), pourtant soutiens de François Hollande, prétendent au contraire qu’une telle mesure renforcerait et validerait définitevement le traité concordataire qu’ils n’ont jamais cessé de contester.

La Laïcité, trésor de la République, continue de faire parler d’elle près de 110 ans après son adoption !
Voilà bien un sujet qui place notre personnel politique face à ses propres responsabilités. Notamment, celle de la cohérence avec le projet de société que l’on propose à la France et également, la responsabilité d’affirmer avec courage sa conviction la plus profonde.
Le fameux clivage droite / gauche que beaucoup estime désuet, retrouve ici sa plus belle expression. La loi sur la Laïcité et tout ce qu’elle implique dans la vie quotidienne des français, mérite un vrai débat, un grand débat ! L’élection présidentielle, instant précieux ou le Peuple dessine les contours de l’avenir de notre pays, est le meilleur moment pour chaque candidat, de réaffirmer sa vision personnelle de la Laïcité.
Sur ce point, si je partage les interrogations du blog ami Itsgoodtobeback -que je sais viscéralement attaché aux spécificités en vigueur dans notre France ultramarine- je rejoins tout autant la position défendue par les ultra-orthodoxes de la Laïcité qui ne comprennent pas le choix tangent de leur candidat. La position doit être claire et sans ambiguité.
D’une part, considérer le caractère particulier des départements et territoires d’Outre-Mer (d’ailleurs explicitement reconnu dans la Constitution), c’est reconnaitre avant tout la richesse et la diversité qu’ils apportent à la République et à la France. Si les citoyens de ces bouts de France disposent d’une parfaite égalité vis-à-vis de leurs compatriotes de métropole, leurs traditions et leurs coutumes ne doivent en aucun cas être sous-estimées ou reniées. A ce titre, leur statut actuel demeure de fait intouchable. Il doit être assumé, assuré et protégé.
D’autre part, le droit local et social dont bénéficient les habitants d’Alsace-Moselle parait difficilement attaquable (NDRL : le régime de sécurité sociale), il peut-être mise en parallèle au droit coutumier existant ailleurs ; une réforme de fond se révélerait extrêmement couteuse tant pour l’Etat que pour les français concernés. En revanche, comment trouver encore une justification au régime concordataire qui reconnaît et organise les cultes religieux : catholique, luthérien, réformé et israëlite (Islam exclue), au seul motif d’un héritage passé ou d’une Histoire qui n’a plus aucune réalité à ce jour.
Dans la volonté affichée de François Hollande de réaffirmer l’ancrage laïc de notre République -volonté pleinement partagée- j’aurais souhaité qu’une distinction soit faite entre le respect des spécificités locales et tout ce qui touche, de près ou de loin, la sphère religieuse qui doit être reconnue et protégée certes, mais tenue éloignée de l’organisation publique.
Je suis partisan d’une République « une et indivisible » et non, d’une République « adaptée ». Pour y parvenir, celle-ci doit faire appliquer son principe en tout du point du territoire. Le temps est venu de tourner la page.
A la manière d’André Gide : « La bonne foi est une vertu essentiellement laïque, que remplace la foi tout court. »
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30 janvier 2012
Pourquoi Mein Kampf plane à nouveau sur l’Europe ?

« Verba volant scripta manent » : les paroles s’envolent, les écrits restent. Nous avions cru Adolf Hitler, Führer de l’Allemagne Nazie, mort suicidé le 30 avril 1945 dans les ruines fumantes de sa Chancellerie à Berlin. Sa dépouille est demeurée introuvable pour le monde.
« Mein Kampf » livre-recueil de l’idéologie nazie, responsable de plus de 60 millions de morts au lendemain de la seconde guerre mondiale, revient hanter l’Europe soixante ans après. Et si finalement Adolf Hitler n’était pas mort ?
C’est du moins la question à laquelle nous sommes contraints de répondre, dèlors que ses écrits tomberont dans le domaine public le 1er janvier 2016 et, au moment où le Land de Bavière –détenteur des droits- éprouve les pires difficultés à étouffer la diffusion de ces derniers en repoussant les arguments des défenseurs de la liberté d’expression.
Terriblement surprenante en effet, cette position qui veut que l’on puisse lire ou acquérir Mein Kampf dans sa version originale (NDRL : de l’époque) et, dans le même temps, empêcher toute réédition sans que celle-ci soit assortie d’une notice ou d’un texte faisant référence aux atrocités commises au nom de l’idéologie nazie prônée par Adolf Hitler et clairement explicitées dans son livre.
Si la France a adopté la même philosophie sur ce brûlot, elle laisse la consultation des tomes I et II disponible sans restriction sur des sites étrangers via internet. Le livre traduit en français tombera dans le domaine public en 2054, ce qui lui laisse encore le temps nécessaire pour modifier sa propre législation sur le sujet.
Près de 70 ans après la fin d’une guerre terriblement meurtrière, et tenant compte de l’évolution des sociétés qui ont directement été concernées par celle-ci, comment justifier d’une protection aussi rapprochée entourant ces écrits ? Ces mêmes sociétés, démocratiques depuis si longtemps, n’ont-elles pas été capables d’instruire et d’informer suffisamment leurs opinions publiques pour avoir besoin de les préserver des inepties contenues dans Mein Kampf ?
Visiblement non, ou du moins en surface… Car si l’on se réfère à l’article du psychosociologue Alexandre Dorna : la crise financière, la défiance des peuples envers leurs élites ou la perte de repères sociaux et familiaux, fragilisent les populations qui encensent le besoin de liberté tout en recherchant une figure ou une pensée derrière laquelle se ranger. De là à l’endoctrinement, il n’y a qu’un pas. Pour s’en convaincre, il suffit de constater avec quelle rapidité les idées défendues par le Front National ont imprégné la société française.
Marc Ferro, historien de référence, ne dit pas autre chose en appelant nos démocraties à rester vigilantes face à la diffusion d’écrits violents, accusateurs et profondément monstrueux par les théories qui y sont décrites. Il invite à ne pas laisser d’espace vital aux fanatiques, à toutes les formes de fanatisme. Pour lui comme pour beaucoup d’autres, tout autoriser au nom de la sacro-sainte liberté d’expression est un appel non dissimulé au suicide collectif de notre conscience et de notre devoir de mémoire face aux atrocités perpétrées.

La transmission orale de celles et ceux qui ont vécu cette période ou subi cette rage de destruction, les livres de témoignages ou d’explication, les émissions ou documentaires consacrés au sujet, les commémorations, les musées, tout cet ensemble construit et érigé en barrière contre Hitler, le nazisme et la barbarie dont ils ont été les auteurs, n’auront pas suffi aux hommes d’aujourd’hui (pourtant mieux informés) de se prémunir contre ce cancer de l’Humanité.
Partant de ce constat, il demeure très difficile de considérer Mein Kampf comme une littérature ordinaire. Une explication de texte ou un accompagnement historique apparait donc indispensable.
Oui, l’Homme moderne doit user de la liberté, de toutes ses libertés. Mais l’Homme moderne doit aussi consentir à voir certaines de ses libertés amoindries du moment où il n’est pas en mesure de contrôler ses propres pulsions et donc, de chasser l’ensemble de ses vieux démons.
L’Homme est capable du meilleur comme du pire. Ce pire, l’Homme a été capable de l’exercer et de le retourner contre d’autres hommes. A ce titre, il convient de le préserver en ayant le courage de le protéger contre son gré.
A la manière de Voltaire : « Et qui pardonne au crime en devient complice ».
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27 janvier 2012
Pourquoi l'année de François le français ?

Adieu Lucas, Mathis, Nathan et autre Mathéo ! A ceux qui sont en perpétuelle recherche du prénom de leur future progéniture pourraient bien être déçus s'ils s'attardent trop sur le classement annuel des prénoms les plus populaires. Foi d'auvergnat c'est juré : 2012 sera l'année de François le français !
N'y voyait aucune malice de ma part, je ne prône pas un quelconque retour vers le passé et donc, vers les vieux prénoms qui ont couvert des générations de bébés nés mâles ou bien nés. Non, mon François à moi, vous l'aurez compris, c'est je l'espère, le prénom que portera le prochain président de la République !
Prochain oui, mais lequel ? Au détour d'un échange -aussi rapide que fugace- avec l'une de mes connaissance très affirmée sur le sujet, je fut interpellé par cette parole de vérité. Dans quelques semaines, il nous faudra choisir le François préféré de tous les français. Si un seul signe ne nous suffira pas, il faut bien l'avouer, entre François le corrèzien et François le béarnais, la bataille des suffrages est déjà engagée et il nous faudra bien trancher.
Point de nécessité d'user d'une littérature trop avancée pour reconnaître que ces deux chères têtes blondes surprennent par le ton donné de leurs campagnes tout justes amorcées. François le corrèzien a rempli son Bourget quant François le béarnais a surpris son monde à Dunkerque. L'un et l'autre se tiennent désormais par la barbichette et s'attirent mutuellement comme deux aimants.

L'un est issu de primaires réussies quant l'autre n'a jamais cessé de se porter candidat. Points communs entre les deux : ils exaspèrent, sont convoités ou sont bruyamment brocardés. Qui de François Hollande ou de François Bayrou remportera la mise ? Bien malin celui qui pourra prédire l'issue d'un scrutin voulu incertain.
Mais de toute évidence, il ne faut point en douter, le François vainqueur ou pas, sera dans tous les cas François le français ! Une élection n'est jamais gagnée d'avance...
A la manière de Napoléon Bonaparte : « La France, c'est le français quand il est bien écrit ».
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25 janvier 2012
Pourquoi le retour de l’info indépendante ?

Faut-il s’en plaindre ou s’en étonner, internet a rendu l’information accessible à tous avec une sinistre instantanéité sont se serait bien passés les gouvernants et autres peoples du monde entier. Si l’information radio est toujours prisée par les français au réveil ; les nouvelles chaines de la TNT et leur format souvent décalé ont donné un sérieux coup de vieux à l’info des grandes chaines traditionnelles. La presse quant à elle et en de rares exceptions, s’étiole et s’affole avant de sombrer lentement vers l’abîme.
Les gouvernants du monde entier sont friands des médias qu’ils peuvent maîtriser ou contrôler. Si la France a abandonné de longue date son Ministère de l’Information, la reprise en main de l’audiovisuel public sous la présidence de Nicolas Sarkozy laisse songeur quant à la justesse de l’information qui est rendue aux français. Par ailleurs, je reste songeur lorsque sur un fait marquant longuement traité, les journalistes arrivent quelques semaines plus tard à s’interroger de savoir s’ils ont bien fait leur métier…
Même s’il est de notoriété publique que l’on trouve de tout sur internet, le bon comme le mauvais, il n’est pas inutile de rendre hommage au travail –parfois confidentiel- mené par certains journalistes qui parviennent à demeurer indépendants.

La tête de gondole de cette info pas censurée, travaillée et réellement documentée, demeure incontestablement Edwy Plenel et son journal numérique Médiapart. Le « mis sur écoute » a volé la vedette au regretté Vrai Journal de Karl Zéro sur Canal + qui nous a bien régalé durant quelques années.
En lisant Médiapart vous ne trouverez certainement aucune référence sur la couleur des chaussettes de François Hollande ou sur le pourquoi du comment de la méchanceté de Nadine Morano. Mais bel et bien une information claire, objective, pas seulement franco-française et compréhensible par tous à la condition de faire l’effort… de lire un peu ! Pour un abonnement de 9€ / mois aucun regret à avoir.
Au rayon de ces médias volontairement indépendants et pas si confidentiels que ça, la France compte depuis lundi dernier l’édition locale et gratuite d’HuffingtonPost dirigé par Anne Sinclair qui annonce elle-même la couleur dans son édito : « Les organes de presse meurent aussi, et c'est toujours un recul de la démocratie. Ils ne sont pas les seuls lieux où le débat peut éclore, mais qui peut nier qu'ils en font partie ? Alors, quand naît un nouveau projet éditorial, savourons au moins quelques instants la petite pierre apportée au maintien d'une démocratie pluraliste ».
Quelques mots qu’Edwy Plenel ne reniera pas tant il défend l’idée depuis longtemps que l’information ne vaut que lorsqu’elle est partagée et accessible à tous et par tous. Le retour de l’info indépendante était attendue, souhaitons qu’elle réussisse son pari et qu’elle rende au journalisme ses lettres de noblesse passées et rendues obsolètes au gré du temps et des dirigeants.
A la manière d’Epictète : « La liberté, c’est l’indépendance de la pensée ».
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23 janvier 2012
Pourquoi retrouver l'art de bien communiquer ?





La modernité a du bon quant même :)
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20 janvier 2012
Pourquoi la solitude de Claude Guéant ?

Il y a des moments de vie que l’on ne souhaite à personne tant ils se révèlent parfois difficiles à assumer. Sur ce schéma, la conférence de presse du Ministre de l’Intérieur Claude Guéant affirmant devant les journalistes et les français, qu’en 2011 la délinquance a régressé quant les cambriolages eux, se sont envolés !
Non vraiment, je doute fort que beaucoup ont envié sa position ministérielle où il s’est particulièrement ridiculisé –et à travers ses propos, l’ensemble du Gouvernement avec lui- en annonçant sans rire que : « la délinquance est en recul pour la neuvième année consécutive avec une baisse de 0,34 % (soit 12.000 faits en moins ». Le futur député des Hauts-de-Seine a complété par le fait que les atteintes aux personnes (NDRL : les agressions) sont stables avec une augmentation de 0,1% seulement, et que les infractions économiques et financières étaient-elles clairement en baisse. La seule faute note est venue du chiffre des cambriolages qui a augmenté de 16% en 2011 !
Les braves gens que nous sommes peuvent dormir sur leurs deux oreilles, grâce au bilan exemplaire d’un Gouvernement et d’un président de la République qui n’ont eu de cesse de placer la lutte contre la délinquance et contre l’insécurité, la priorité N°1 de leur action publique ! Après les chiffres énoncés par le Ministre de l’Intérieur, chaque français est convaincu que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes…
Il reste certain que lorsque l’on passe son temps à retrouver une identité nationale soi-disant perdue, à réquisitionner des trams de la RATP pour assurer une pleine efficacité à la chasse aux Roms et, que l’on se contente de comptabiliser le nombre d’étrangers restant à expulser, il demeure difficile de concentrer ses efforts contre les voleurs et autres gentilles racailles qui ne manquent pas de continuer à œuvrer en toute tranquillité…sans risque d’être importunés et d’être comptabilisés !
Il y a des moments de vie que l’on ne souhaite à personne. C’est donc à Claude Guéant qu’est revenu l’honneur d’annoncer aux français que la multiplication des lois créées à l’initiative de Nicolas Sarkozy -ou durant son quinquennat- et visant à lutter contre la délinquance, la récidive, les vols et les agressions aux personnes, se sont révélées de sinistres impostures morales et n’ont servies qu’à alourdir le travail des services de la Police et de la Justice sans résoudre les maux.
Je m’étonne par ailleurs, qu’aucune référence au « sentiment d’insécurité » ressenti par les français n’ait été transmise. Car en 2012, année de référence, c’est bien au travers des questions de « sentiment » et de « ressenti » que les français chercheront à déterminer leur choix lors des prochaines échéances électorales.
A la manière de Gustave Flaubert : « Du moment que vous prouvez, vous mentez ! ».
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18 janvier 2012
Pourquoi la perte du triple A met la France à plat ?

Ce qui devait arriver….arriva ! La révélation de la surprise de l’année s’est déroulée vendredi soir, histoire d’ôter aux français, la possibilité de passer un week-end tranquille, loin des tracas du quotidien.
Que n’avons-nous pas entendu depuis ! Moults explications et propos volontairement rassurants sur cette dégradation alors, que de l’aveu même de nos gouvernants, la perte du triple A retentirait comme un coup de tonnerre pour un pays qui n’en n’avait vraiment pas besoin !
Il faut donc nous faire une raison : outre le fait sur notre pays soit dégradé financièrement, c’est la Nation toute entière qui se trouve humiliée et placée devant ses propres responsabilités. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, le troisième plan de rigueur jusqu’ici nié, semble re-pointer le bout de son nez. Les français vont devoir raquer !
Certains errent, d’autres s’égarent ! A quelques encablures d’une campagne présidentielle attendue saignante bien plus qu’à point, le Gouvernement et les responsables de l’UMP essayent tant bien que mal de faire bonne figure. En fins limiers de la politique, les grognards sont lancés aux fesses de l’opposition et du principal candidat incarné par François Hollande.
Après le caractère dangereux du personnage dénoncé par la poissonière Nadine Morano et la guerre promise par Bernard Accoyer, Gérard Longuet Ministre sur la défensive, compare le leader socialiste au capitaine du Costa Concordia qui a abandonné son Titanic !
Standard & Poors ne s’est pas contenté de nous priver de notre triple A, elle ampute également la France et les français de dirigeants dignes et respectables dans la douleur. Il ne nous reste donc pas grand-chose et notre président semble décidé à poursuivre la vaste entreprise de sabordage en préparant des lendemains difficiles à ses compatriotes.
La promesse de 2007 d’une France forte, riche et tournée vers l’avenir semble désormais asséchée. En quelques jours, bannis du cercle des intouchables aux côtés de nos amis allemands, 2012 sera pour nous l’année des Robinson Crusoé !
A la manière de Dietrich Bonhoeffer : « L’action ne dérive pas de la pensée mais d’une bonne volonté à assumer ses responsabilités ».
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16 janvier 2012
Pourquoi la Légion du désHonneur ?

L’annonce de la promotion du nouvel an de l’Ordre national de la Légion d’Honneur fondé par Napoléon Bonaparte laissera des traces. Si les français ont toujours entendus dans cette distinction la reconnaissance des mérites éminents rendus à la Nation pour nombre de décorés, les quelques fausses notes qui se sont glissées dans les listes de ces dernières années commencent à faire grand bruit.
Si l’élévation à la dignité de Grand Croix de la secrétaire perpétuelle de l’Académie Française Hélène Carrère d’Encausse ou, celle du physicien et Prix Nobel de Médecine Jules Hoffman promu au grade d’Officier ne font pas insulte à la décoration, les esprits s’échauffent lorsque le couple de chanteurs Stone et Charden se voient devenir Chevaliers !
Ces derniers sont ainsi venus grossir les rangs d’une longue litanie de chanteurs, de peoples ou de sportifs ayant reçu la Légion d’Honneur et dont pour nombre d’entres-eux, on se demande bien quels mérites éminents ils ont pu rendre à la Nation ! Napoléon Bonaparte doit se retourner dans sa tombe !
Sur les réseaux sociaux, les commentaires acerbes de quelques nominations n’ont pas manqués. Parmi tout un florilège, j’ai retenu un commentaire posté sur Twitter où un internaute lance : « j’attends désormais les nominations de Casimir et de Steevy Boulay ! ».
La Légion d’Honneur est, et doit demeurer, une distinction d’intouchables ! Une décoration qui honore et reconnait l’excellence au-delà de tout autre considération. La Légion d’Honneur est, et doit demeurer, une distinction exceptionnelle et en aucun cas être bradée pour être ensuite exhibée comme un certificat de bons et loyaux services.
En choisissant délibérément de distribuer la Légion d’Honneur à qui mieux mieux on s’attaque à un symbole sacré. A un véritable symbole républicain. A un symbole de notre identité nationale. A l’impérieux devoir de mémoire envers les femmes et les hommes qui nous ont offert la Liberté, souvent au prix de leur propre sacrifice.
Cet honneur là, cette modestie, n’ont jamais connu les paillettes, les froufrous et la futilité ! Rendons à chacun ce qui lui appartient ! Rendons le prestige et l’honneur perdus de la Légion d’Honneur.
A la manière de Pierre Corneille : « Les affronts à l’honneur ne se réparent point ».
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