18 mai 2012
Pourquoi la République est-t-elle de retour ?

L’avions nous trop blessé au point qu’elle nous ait délaissée ? L’avions nous trop froissé au point qu’elle se soit envolée ? Nous voici rassurés, la République tant aimée est aujourd’hui retrouvée !
Beaucoup jugeront ces vers trop marqués. Je ne dis pas ici que nous avions succombé à une quelconque autocratie. Mais emphatique au possible, je persiste et je signe. On n’en fera jamais trop pour réaffirmer que la République est une idée aussi belle que généreuse. On n’en fera jamais trop pour rappeler que la République concède à tous les mêmes droits et les mêmes devoirs.
Je ne brise aucun tabou. Tout au long du quinquennat qui vient de s’achever, je n’ai jamais cessé de croire et jamais renoncé à défendre ma conception de cette République à laquelle je suis tant attaché. Nombre de mots prononcés, nombre de faits avérés m’ont fait un temps douter que la République de tous, la République pour tous, soit à jamais oubliée.

Lors de sa journée d’investiture, le nouveau Chef de l’Etat a ponctué ses discours de références qui m'apparaissent aussi simples qu'essentielles :
Au Palais de l’Elysée il a souligné son devoir de contribuer à faire vivre les français sans distinction autour des mêmes valeurs. Il a insisté sur une lecture non déviée de notre Constitution. Il a martelé la primauté de la jeunesse et en a appelé au nécessaire devoir d’exemplarité dans la conduite des affaires de l'Etat.
Au jardin des Tuileries, un brin décrié, il n’a pas vacillé, il n'a pas renoncé en venant rendre hommage au Jules Ferry initiateur de l’Ecole de la République. L’Ecole laïque, obligatoire et gratuite. L’Ecole de tous les savoirs et lieu de la véritable égalité. Il a mis fin à une incohérence passée qui voulait que l’enseignement d’un maître soit relégué derrière celui d’un prêtre ou d’un pasteur, en réaffirmant que « si le savoir n'est pas le monopole du maître, celui-ci garde la responsabilité d'en ordonner le sens ».
Sur ce même élan un jour sans doute, nous serons amenés à rendre un hommage identique à Jean Zay qui en sa qualité de Ministre de l'Education Nationale, entendait utiliser l'Ecole comme base d'expression du civisme et de toutes les intelligences citoyennes.
Ne faisons pas de procès en mauvais républicanisme. Liberté est donnée à chacun d'en interpréter le sens souhaité. Il convient toutefois de revenir aux fondamentaux, à nos fondamentaux, véritables ferments de notre identité nationale et de replacer les curseurs au bon endroit. La République française n'est pas n'importe quelle forme de République. Elle est une, indivisible, laïque et humaniste.
La République n’était pas partie fâchée. Elle s’était juste éclipsée quelques temps. Ce temps est révolu, la République authentique est de retour !
A la manière de Victor Hugo : « la République affirme le droit et impose le devoir ».
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14 septembre 2011
Pourquoi l'immoralité de la morale ?

La décision du Ministre de l’éducation Nationale Luc Chatel de faire à nouveau planer un soupçon de moralité chez nos écoliers ne m’a ni surpris, ni éveillé chez moi un quelconque sentiment d’injustice frappant nos chères têtes blondes.
Pas de surprise si l’on tient compte de l’inclinaison imposée à la France ces dernières années, où il est de bon ton de ressortir les vielles formules du passé pour entretenir un sentiment de culpabilité chez ces maudits français qui ont, semble-t-il, souhaité passer outre leur identité nationale et leur éternel devoir de mémoire.
Pas de sentiment d’injustice non plus car l’Ecole de la République, en plus de sa mission de transmission du savoir, se voit contrainte aujourd’hui de pallier les déficits de repères d’une société déboussolée et, reconnaissons-le, des défaillances d’éducation parentale observées ces dernières années.
Le retour de la morale dans le sanctuaire du savoir -au même titre que la lecture de la lettre de Guy Mocquet pour les lycéens- coulait de source pour des gouvernants qui ne savent plus comment rappeler les français à leur devoir de reconnaissance nationale.
Cette nouvelle mesure aurait pu paraître anecdotique si elle n’avait pas été noyée au même moment par la proposition de certains parlementaires qui n’avaient rien d’autre à penser que de s’offusquer du traitement de l’identité sexuelle dans les manuels scolaires ! Une ineptie en chasse une autre…
Pour répondre à cette nouveauté scolaire, il m’est apparu intéressant de mettre en parallèle certains sujets d’actualité et d’autres qui me sont chers et de leur appliquer les morales et autres maximes que le Ministère conseille à ses enseignants. Le résultat est surprenant ! Je vous laisse seuls juges :
France, République et identité nationale
« La grande chose de la démocratie, c’est la solidarité. » Citation de Victor Hugo
« Un arbre s'appuie sur les arbres ; un homme sur les hommes. » Citation serbe
« On ne doit pas juger du mérite d'un homme par ses grandes qualités ; Mais par l'usage qu'il en sait faire. » Citation de La Rochefoucauld
« La liberté commence où l'ignorance finit. » Citation de Victor Hugo
« Le premier des droits de l'homme c'est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail. » Citation de Jean Jaurès
« La liberté périt où l'égalité cesse. » Citation d'Antoine-Vincent Arnault
« Nous ramons tous sur le même bateau. » Citation de Zénobios
« Le sage n'est pas celui qui prêche le bien, mais celui qui le fait. » Citation de Mocharrafoddin Saadi
« Il vaut mieux tard que mal, et cela en tout genre. » Citation de Voltaire
« Ce qui, probablement, fausse tout dans la vie, c’est qu’on est convaincu qu’on dit la vérité parce qu’on dit ce qu’on pense. » Sacha Guitry
« Un mensonge en entraîne un autre. » Citation de Térence
Primaires citoyennes (amabilités entre candidats)
« Parole honnête coûte peu et vaut beaucoup. » Citation espagnole
« La loyauté est le bien le plus sacré au cœur humain. » Citation de Sénèque
« Il ne faut pas toujours dire ce qu'on pense, il faut toujours penser ce que l'on dit. » Citation de la Marquise de Lambert
« Je sais, l’erreur est humaine... peut-être... sauf en matière de justice. En matière de justice, l’erreur est inhumaine. » Henri Jeanson
« Exact dans la recherche des fautes, soyez modéré dans la punition ; Que la peine soit toujours au-dessous du délit. » Citation d'Isocrate
« La loi fût-elle injuste, il la faut respecter. » Citation de Casimir Delavigne
« Fortifie de bonne heure ton esprit par le courage et la patience, Afin que tu puisses supporter la peine avec fermeté. » Citation hindoue
« Qui a le courage de réparer ses fautes n'en fait pas longtemps. » Citation chinoise
Garçonnière & Homosexualité (juste pour le plaisir)
« Ce sont toujours nos impuissances qui nous irritent. » Victor Hugo
« La véritable politesse consiste à marquer de la bienveillance aux hommes. » Citation de Jean-Jacques Rousseau
A la manière de Balthazar Gracian : « C’est un grand art que de vendre du vent ».
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27 décembre 2010
Pourquoi l’Artisanat est un vrai passeport vers l’emploi ?
M6 s’était lancé un beau défi : proposer en prime-time un concours valorisant l’artisanat au travers de cinq métiers. De jeunes bouchers, coiffeurs, pâtissiers, fleuristes et autres esthéticiennes ont pour une fois, eu les honneurs du petit écran et ont volé quelques heures la vedette aux starlettes éphémères dont la téléréalité nous arrose abondamment.
L’émission « Espoir de l’année » était un programme décalé et de qualité.
Bien que la faiblesse des audiences ait poussé la chaine à écourter la diffusion, M6 a préféré tenir son engagement en diffusant tous les épisodes prévus. Décidément les français sont bien étranges, ils n’aiment pas observer leur propre reflet dans la petite lucarne en jetant leur dévolu sur des programmes où les interprètes sont formatés.
Pour ma part, j’ai pris beaucoup de plaisir à regarder tous ces concours où les jeunes ont été sélectionnés pour leur savoir-faire, pour la passion qui les animent dans l’exercice de leur profession et pour leur naturel. Les tristes amateurs de belles plastiques et de jolis minois en étaient pour leurs frais.
Parent pauvre de l’Education Nationale, souvent méprisé et méconnu par défaut d’une juste valorisation, l’apprentissage demeure pourtant aujourd’hui la valeur la plus sûre pour un accès facilité et rapide vers l’emploi des jeunes. Convaincus d’avoir enfanté des génies, les parents ont top souvent tendance à pousser leur progéniture vers des filières qui les conduisent plus souvent aux portes du Pôle Emploi que celles des entreprises.
Pourtant au travers de ses 3 millions de salariés répartis sur quelques 920.000 entreprises, l’artisanat ouvre des perspectives d’emploi et d’évolution de carrière inégalés à ce jour. Pour s’en convaincre et juger de ce dynamisme, il suffit de jeter un œil au site de l’Artisanat et sur celui de l’Institut National des Métiers d’Art (INMA).
Si l’audimat n’a pas suivi, saluons l’initiative de M6, pour ne pas dire le courage, d’avoir entaillé les codes du PAF pour offrir la plus belle des vitrines à des jeunes passionnés par leur métier. Enfin, et c’est sans doute l’essentiel, lorsque l’on entend défendre la richesse du patrimoine de notre pays, il n’est pas inutile de penser que celui-ci s’est construit au fil des siècles par le travail d’artisans guidés par l’amour de ce qui est beau et esthétique.
L’artisanat et tout ce qu’il véhicule, c’est aussi une part de notre identité nationale. Apprenons à valoriser un peu plus ce qui le mérite vraiment !
A la manière de Francis Blanche : « S'il est un petit métier français où l'industrialisation systématique et la mécanisation forcée n'aient pas supplanté l'artisanat, c'est bien celui des satyres ».
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29 avril 2010
Pourquoi sexe et homosexualité s’invitent dans les bahuts ?

En prévision de la Journée Mondiale de Lutte contre l'Homophobie le 17 mai 2010, la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL) a lancé il y a quelques jours une vaste campagne de Lutte contre l'Homophobie dans les lycées.
Cette initiative arrive en complément d'une campagne mise en place par le Ministère de l'Education Nationale sur les questions que peuvent se poser les collégiens et les lycéens sur leur orientation sexuelle.

La FIDL a axé sa campagne quelques points précis :
Face à une recrudescence des actes, insultes et violences homophobes autour et à l'intérieur de nos lycées.
Face aux conséquences désastreuses que les pressions homophobes ont sur la santé psychologique et l'intégration sociale des lycéens.
Face aux statistiques sur le suicide des jeunes homosexuels : en effet un jeune homo à 3 à 7 fois plus de risque de se suicider qu'un jeune hétéro du même âge.
La FIDL a choisit de se mobiliser dans la lutte contre l'homophobie. Un lycée doit être un lieu de respect, d'égalité et de partage. Le vivre ensemble est une nécessité à l'épanouissement et l'éducation de la jeunesse. C'est une campagne de conscientisation qui à pour but de pointer du doigt le problème de l'homophobie, d'engendrer un débat de société et d'instaurer un dialogue avec les lycéens de toute la France. L'homosexualité ne doit plus être un tabou, un stigmate ou un motif d'exclusion ! L'homosexualité ne doit plus déranger! L'homophobie est une discrimination punit par la loi, au même titre que le racisme et le sexisme.

Le Ministère de l'Education Nationale entend pour sa part promouvoir les 10 ans de la ligne Azur qui offre aux jeunes (comme aux moins jeunes) une écoute personnalisée sur toutes les questions liées à la sexualité.
Bien que lancées indépendamment l'une de l'autre, ces deux initiatives aux objectifs différents se complètent et offre désormais aux plus jeunes l'occasion de trouver des réponses à toutes leurs questions.
Concernant l'égalité attendue par les homosexuels français : rappelons que c'est sous l'influence des lois votées entre 1981 et 1983 (qui ont officiellement dépénalisé l'homosexualité), la loi sur le PACS votée en 1999 et la création de la HALDE fin 2004, qui ont permis une réelle prise de conscience du droit à la différence dans notre pays.
Site de la FIDL
Site de la Ligne Azur
A La manière d'un certain Jacques Chirac : « La Démocratie, c'est l'égalité des droits, mais la République, c'est l'égalité des chances ».
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02 octobre 2009
Pourquoi l’Académie de Créteil ridiculise l’enseignement professionnel ?

Un vent de modernité souffle sur notre pays ces dernières semaines. Confrontée aux ravages de la crise financière, la France ne s'en laisse pas compter en développement son sens du génie et de l'innovation. Une idée originale nous arrive cette semaine de l'Académie de Créteil qui se lance dans l'Enseignement Professionnel qui « paye » ses élèves pour assister à leurs cours !
Le chantier national de l'Education Nationale visant à lutter contre l'absentéisme à l'école a trouvé, pour l'enseignement professionnel, un porte-parole de choc en la personne du Recteur de l'Académie de Créteil qui justifie cette nouvelle mesure pour palier la désaffection de ses élèves dans trois Lycées Professionnels de son secteur.
Dès le lundi 5 octobre, les élèves concernés signeront un engagement de présence et d'assiduité aux cours qui sera récompensé en retour d'une cagnotte versée à l'ensemble de la classe pour le financement d'un voyage de fin d'année ou des cours de Code de la route. Cette cagnotte pourra s'élever jusqu'à 10.000 €. Cette mesure pourra être étendue à la rentrée prochaine à une trentaine d'autres établissements.
Cette idée n'est en rien novatrice. Elle porte gravement atteinte au travail mis en œuvre par les professeurs de ces établissements qui subissent déjà une ségrégation vis-à-vis de certains de leurs collègues du général. Elle assène un coup violent à l'image de la filière professionnelle où, ses élèves ne seraient qu'un ramassis de cancres qui passent en courant devant la porte de leur Lycée. Elle déresponsabilise un peu plus les parents et les élèves qui pourraient considérer que l'Ecole est devenu un ticket de loterie où si tu grattes au bon endroit tu gagne une récompense !
Pour les professeurs
La question que beaucoup d'enseignants de Lycées Professionnels se pose demeure : comment intéresser mes élèves au contenu de mes cours ? Si cela est moins vrai pour les enseignements « techniques », cette vérité s'impose à bon nombre de professeurs de Lettres, d'Histoire ou de Sciences. Pour remédier à cet état de fait, certains misent sur des projets collectifs qui s'étalent parfois sur une année pleine, d'autres préfèrent contourner les obstacles de leur matière en transposant le sujet à traiter par des situations vécues ou appréciées par les élèves qu'ils ont en face d'eux. Ce n'est jamais évident, mais ces enseignants apprennent avec les moyens qui leurs sont alloués à tisser une relation de proximité. Cet enseignement personnalisé leur fait souvent jouer le rôle d'assistante sociale, car ils connaissent mieux que personne la vie de leurs élèves.
Pour la filière professionnelle
L'Enseignement Professionnel a longtemps été considéré avec un œil réprobateur. C'était une forme de réceptacle pour les cancres notoires et autres fainéants sans avenir. Ces vieilles idées reçues se sont quelque peu estompées lorsqu'il y a quelques années la société s'est rendue compte que les élèves issus de l'enseignement professionnel comptaient souvent parmi les meilleures intégrations (et rapides) dans la vie active. Apprendre et se former à un métier étaient devenu des gages de réussite sociale. Réservé jadis aux enfants de familles modestes, les mieux aisés se sont progressivement tournés vers une filière qui facilite l'insertion professionnelle. Les campagnes gouvernementales en faveur de l'alternance et de l'apprentissage avaient envahies nos écrans de télévision et nos magazines.
Pour les familles et les élèves
Dans les familles modestes, le fantasme d'une école gratuite et accessible à tous s'est souvent soldé par l'impossibilité de voir leurs enfants poursuivre au-delà du secondaire. La filière professionnelle a donc permis à bon nombre d'enfants de progresser dans leurs études malgré le manque de moyens financiers de leurs familles. Il y a eu des échecs, bien sûr, mais beaucoup d'entres-eux ont fini par trouver leur place dans la vie active en faisant diverses fortunes.
Les élèves, eux, se sont répartis en plusieurs « classes ». Ceux qui échouent par manque de volonté ou d'intérêt. En dehors des autodidactes affirmés, beaucoup vivront des situations difficiles. Ceux qui sortent avec un diplôme en poche, du CAP au Bac Pro, trouveront bon an mal an un emploi avec l'espoir d'une évolution pour les plus courageux. Ceux enfin, qui auront la force ou l'envie d'aller encore plus loin en intégrant le supérieur et en augmentant ainsi, leurs chances d'accéder à des postes à plus forte responsabilité ou mieux rémunérés.
Cette idée est une fausse bonne idée. L'Enseignement ne se négocie en aucun cas. Il se doit d'évoluer en fonction des réalités sociales et des besoins locaux. Cette vérité concerne encore plus la filière professionnelle qui est liée directement aux entreprises de leur région qui reçoivent les élèves en stage et parfois, les embauche à l'issue de leur cursus.
Ce genre d'initiative est dans l'air du temps. Ni fait, ni à faire. Que reste t-il du principe d'émancipation des hommes ? Que reste t-il du refus de la paupérisation des plus modestes valorisant l'ascension sociale ? Que reste t-il d'une République qui juge ses enfants comme de simples consommateurs restant à convaincre ?
Innover et se moderniser, c'est rechercher les solutions visant à s'approcher de l'égalité de tous profitable pour tous.
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22 septembre 2009
Pourquoi l’éducation est en panne ?

Rassurez-vous vous n'aurez pas le droit à une énième opinion sur les problèmes rencontrés dans l'Education Nationale. Il s'agit bien ici de parler de l'éducation. Celle que toute personne normalement constituée est en droit de recevoir étant enfant, d'appliquer une fois devenu adulte et de transmettre à ses propres enfants une fois le temps venu.
Allergique épidermique à toute pensée archaïque soutenant la théorie du « c'était mieux avant », quelques scènes de la vie quotidienne parisienne ont lourdement ébranlé mes convictions, et me poussent donc à m'étonner pour ne pas dire à m'épuiser.
Vendredi soir, sortie de bureau, direction Châtelet pour retrouver mes amis.
Une jeune fille de 25 ans environ, plutôt jolie, bien habillée, entre dans la rame de métro. J'ai droit à un premier coup de sac (mauvaise imitation Vuitton) à travers la figure. Pas d'excuses. Montée sur talons hauts (qu'elle use de manière effrontée pensant qu'elle marche en espadrilles), la princesse cause dans son portable collé à l'oreille. Merci de ne pas la déranger.
Entre deux rires, dignes d'une pintade que l'on porte à l'abattoir, j'ai le droit à une deuxième secousse de sac LV à travers la figure. Pas d'excuses, la miss discute encore avec sa cop's.
Le métro s'arrête un peu violemment, Miss Monde qui tient son portable rate la barre sensée la retenir et écrase lourdement mon pied gauche de son talon qu'elle continue à prendre pour une espadrille haute. Je pousse un cri de tarzan....La demoiselle continue sa conversation sans s'excuser.
Et là, c'est le drame ! J'avoue, au troisième coup de sac dans les gencives : j'ai craqué !
Moi : « Eh miss, ça va, je ne te dérange pas trop ? »
Elle : « Heinnnnnnnnnn qu'est qui y'a qui va pas ? »
Moi : « En 5 minutes j'ai eu le droit à trois coups de sac et à un pied écrasé.....ça commence à faire beaucoup sans excuses de ta part ! »
Elle : « Ah euhhh pardon j'avais pas senti »
Moi : « Forcément, si tu parlais un peu moins fort dans ton portable, tu pourrais entendre que les gens vivent à côté de toi ! »
Elle (parlant à sa cop's) : « Non, c'est rien, juste un mec qui me les casse.... »
Moi : « Ca va là t'es sûr ???? » (Très énervé)
Elle : « Ouais bon ça va, pardon, j'ai pas senti.... »
Moi : MOT D'INSULTE CENSURE CAR INJURIEUX ENVERS LA GENT FEMININE BIEN ELEVEE.
Elle descend tranquillement à la station suivante en me faisant un gros doigt d'honneur (boudiné le doigt).
QUE FAIRE ????
Samedi soir, arrivée au Forum des Halles vers 19H00.
D'humeur plutôt joyeuse, je décide de rejoindre la Porte Lescot pour retrouver l'air libre. De pas alerte en pas alerte, j'entends en fond un brouhaha de plus en plus insistant. Ayant eu connaissance de quelques échauffourées au sortir de la Techno Parade à Bastille, je reste sur mes gardes.
Arrivée presque au bas des escalators, je tombe nez à nez avec un groupe d'une trentaine de personnes, qui chante, qui hurle, qui s'invective gaiement dans un langage connu des initiés.
Les personnes souhaitant prendre les escalators ou en sortir, se trouvent rapidement bloqués et rapidement compactés comme dans une cuve de recyclage, tant ce groupe empêche toute allée et venue.
Je parviens tant bien que mal à m'infiltrer dans la file des « montants », et presque parvenu au sommet, j'entends des insultes fuser de toute part et une ambiance qui devient de plus en plus électrique. L'escalier est stoppé net en pleine montée. Un « joyeux drille » a appuyé sur le bouton d'arrêt d'urgence et bouscule tout le monde pour sauter dans la file descendante vexé par les mots des visiteurs compressés. Des coups fusent, je prends mon courage à pleines mains en choisissant l'option : « casse toi vite c'est dangereux » !
QUE FAIRE ????
Dimanche soir, retour de diner, ligne 1 du métro entre Etoile et Sablons
Las et fatigué par un week-end où j'ai tout vu et tout entendu, j'aspire à un brin de calme et de tranquillité avant d'aller rejoindre les bras de Morphée. Station Etoile. Un groupe de cinq jeunes punks de Neuilly (entendez fils et filles de bonne famille avec la raie sur le côté), pénètre dans le métro en hurlant. Usant d'un dialecte mixé entre beuglements sauvages et bruitages d'une guenon en pleine ovulation, les quatre Beatles dans le vent et leur copine Dalida des Champs Elysées croient téter leur goutte chez papa et maman sans se préoccuper des autres usagers de la rame.
Inutile de faire le récit de leur conversation qui relate leur soirée « au musée », bien arrosée et sans doute très distinguée.
Dalida des Champs Elysées, pourtant pas trop alcoolisée, se lance dans une diatribe visant à se moquer des têtes environnantes et à souligner dans un élan intellectuel : « ça pue grave dans le métro....y sont cons ces pauvres ! ». Ouf.....la station Sablons, notre Prix Nobel de Littérature s'éclipse en riant bruyamment.
QUE FAIRE ????
Mesdames, Messieurs, en un seul week-end sur un espace géographique réduit, voici trois spectacles très différents de la vie quotidienne, mettant en scène toutes les couches sociales de notre société.
En trois occasions diverses et variées, à peine exagérées, j'ai subi avec quelques compagnons d'infortune : une violence physique, morale et verbale.
Cette violence est le reflet d'une société qui s'est perdu dans un grand n'importe quoi généralisé où, c'est celui qui crie le plus fort ou celui qui frappe le plus fort, qui a raison. Cette violence est le fruit d'une carence d'éducation de certains parents vis-à-vis de leurs enfants ou d'un manque de discernement de nombreux adultes.
Cette violence est aussi sournoise que dangereuse. Sournoise, car nous en sommes tous les victimes chaque jour dans nos vies quotidiennes. Dangereuse, car elle provoque parfois une exaspération et une lassitude qui entraine des excès de colère irréparables.
La vie en société c'est comprendre que ses propres droits finissent là où ceux des autres commencent. Pour être respecté soi-même, il convient de respecter les autres. Nous ne sommes pas des animaux.
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29 juillet 2009
Pourquoi la Turquie innove dans ses peines alternatives à la prison ?
Courrier International propose un article traitant des peines alternatives à la prison mises en place par le Gouvernement turc. Si le travail d'intérêt général demeure une peine alternative appréciée tant du côté d'Ankara qu'à Paris comme une solution viable pour désengorger les prisons pour des délits mineurs, la Turquie innove dans le bon sens en développement une peine alternative unique et originale : la lecture sous contrôle judiciaire !
L'article de Bakr Sidqi paru dans le journal libanais An Nahar, présente ce système original en précisant que « La législation turque autorise à surseoir à une peine de prison en imposant à l'accusé jusqu'à cinq ans de contrôle judiciaire assorti de l'obligation de lire et parfois aussi d'accomplir un travail d'intérêt général - faire le ménage dans une bibliothèque publique, par exemple. Ces jugements concernent des délits pour lesquels la peine encourue ne dépasse pas les trois ans de réclusion. Ils ne peuvent en outre s'appliquer qu'aux condamnés qui n'ont pas d'antécédents, font preuve de bonne conduite et manifestent des regrets. La première condamnation à la lecture d'un livre remonte à 2006. »
Le journaliste poursuit par un entretien d'un détenu turc condamné à quinze jours de prison pour état d'ébriété et tapage en ville, pour lequel la peine a été commuée en une obligation de lire une heure et demi par jour sous surveillance policière. Dans son témoignage Alparslan Yigit, pour qui la lecture relève presque de la torture morale, évoque son émoi lorsque le juge a choisi de lui appliquer cette sanction : « J'ai demandé au juge de me traiter comme tout le monde. Je lui ai dit : 'Si vous me condamnez à lire un livre, les gens vont se moquer de moi !' Pour moi, lire un livre, c'était comme faire la vaisselle à la maison. Mais le juge a maintenu cette peine. Je me suis enfui à Ankara. J'étais très perturbé. »
Autre exemple atypique : celui d'Omar, 33 ans, qui a été condamné à lire un classique de la littérature mondiale chaque mois pendant cinq ans pour avoir giflé son épouse de 28 ans en pleine rue ! Déjà condamné à un travail d'intérêt général de 4 mois et demi pour vol de portable, Omar ayant exprimé des regrets sincères pour son geste envers sa femme, a reçu sa carte d'abonné à la bibliothèque municipale et a commencé la lecture d'un « Guerre et Paix » qui sonne comme un retour souhaité à la morale.
Dernier exemple avec Ozgur âgé de 23 ans et condamné à un an de prison et 375 livres d'amende (environ 180 €) pour avoir tiré en l'air avec son pistolet, a vu sa peine suspendue durant 5 ans s'il lisait des ouvrages sur les dangers des armes à feu durant les trois premiers mois et qu'il distribue des brochures sur le sujet dans les rues de sa ville....
Les peines infligées par les tribunaux turcs doivent en faire sourire plus d'un dans la bonne vieille Europe éduquée. Certains penseront que le taux d'analphabétisme est certainement plus élevé chez nos amis turcs qu'en France. Les sourires s'effaceront lorsque l'on découvre que selon les chiffres de l'Agence Nationale de Lutte Contre l'illettrisme, pas moins de 9% de nos compatriotes ne savent ni lire ni écrire. Selon les chiffres des Nations Unies, le pourcentage de la population illettrée en Turquie était de 13,50 % en 2003.
Cet article permet de mettre en parallèle deux points importants. Le premier c'est l'intérêt de trouver des peines alternatives viables et profitables tant aux détenus qu'à notre société qui cherche des pistes pour limiter la récidive par une réussite des projets de réinsertion. En cela, l'initiative turque ne peut en aucun cas être ridiculisée ou brocardée lorsque l'on sait que près de 40% de la population carcérale française est frappée d'illettrisme, et que ce mal est une résultante directement liée à une sous-éducation (de l'ordre de 18%) qui touche les milieux les plus défavorisés.
Le second point réside dans l'impérieuse nécessité de trouver des peines alternatives à l'incarcération qui permettraient de favoriser un désengorgement de nos établissements pénitentiaires. Ajouté à l'accroissement des peines de travaux d'intérêt général et à un accès beaucoup plus affirmé à l'enseignement professionnel et au monde du travail, nous tenons ici une promesse d'améliorations des conditions de détention et de réinsertion de nos détenus.
Travail, Culture et Education renforcés pour tous, quelle beau programme ! Toujours sceptiques sur la méthode turque ?
14:35 Publié dans Changer la prison en France ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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14 mai 2009
Pourquoi le malaise des jeunes gays en milieu scolaire ?

Selon une étude, rendue publique mercredi 4 mars, par le MAG (Mouvement d'affirmation des jeunes gays, lesbiennes, bi et trans), c'est en milieu scolaire que les jeunes gays souffrent le plus de l'homophobie. Pour comprendre le ressenti de ces adolescents, l'association a mis en ligne un questionnaire, qui a été rempli par deux cent soixante-cinq jeunes de 14 à 21 ans.
Beaucoup n'éprouvent plus le besoin de cacher leur orientation sexuelle : 30 % des sondés affirment que tout leur lycée est au courant, seuls 15 % ne l'ont dit à personne. Les auteurs précisent que "ces chiffres cachent des réalités variées selon les zones géographiques et la classe d'âge des répondants".
Car malgré la volonté de ces jeunes de s'affirmer, certains chiffres traduisent un réel malaise : 42 % des sondés ont du mal à assumer leur homosexualité, 20 % ont déjà fait une tentative de suicide. "Et le milieu scolaire (...) n'est décidément pas fait pour les aider à s'épanouir", ajoute l'association. Dans leur établissement, 42 % des répondants affirment avoir été témoins d'homophobie envers un autre élève, et 27 % disent en avoir été victimes eux-mêmes.
L'association reproche à l'encadrement scolaire de ne pas lutter assez contre les discriminations, de ne pas sensibiliser assez les élèves. Si 90 % des sondés ont suivi des cours d'éducation sexuelle, seuls 29 % de ces cours abordaient l'homosexualité. Plus grave : les adolescents gays ne font pas confiance à leurs encadrants. En cas d'agression homophobe, 40 % des sondés n'iraient pas en référer à un membre de l'équipe pédagogique. Pour 21 % des jeunes interrogés, le personnel des établissements est homophobe.
Cette enquête permet au MAG de réitérer ses demandes : des opérations de sensibilisation auprès des élèves, une formation des personnels et l'affirmation du refus des discriminations dans les règlements intérieurs.
A lire sur Le Monde du 14/05/2009
17 MAI 2009 : JOURNEE MONDIALE CONTRE L'HOMOPHOBIE
Site du M.A.G.
Site de SOS Homophobie
Site de la Journée Mondiale Contre l'Homophobie
16:13 Publié dans Garçonnière & Homosexualité ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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30 janvier 2009
Atelier des Idées : Les jeux dangereux des cours de récréation

LES JEUX DANGEREUX DES COURS DE RECREATION
Des jeux violents menacent la sécurité des élèves dans les cours de récréation. Inacceptable ! L’Ecole est protectrice. Il faudrait davantage de moyens pour surveiller, dit-on ! Peut-être.
A la condition première que l’imagination responsable ait, d’abord, rentabilisé les moyens existants. Par exemple :
-Le décalage horaire des déjeuners des personnels de direction.
Les Directeurs d’Ecole (déchargés de classe), les Principaux de Collège, responsables de la sécurité interne des établissements partent-ils déjeuner après l’interclasse de midi, moment où tous les élèves demi-pensionnaires sont présents dans les lieux, c’est-à-dire vers 13H30, afin qu’ils puissent « faire des rondes de sécurité » dans l’établissement, aux bons moments ?
En général, le calme parfait régnant entre 13H30 et 14H30, tous les cours ayant repris, ils peuvent alors s’absenter. Ce décalage concerne aussi les Principaux Adjoints, les Gestionnaires, les Documentalistes, certains membres du Personnel de service (volontaires pour des tâches éducatives à l’intérieur de leurs horaires de travail).
-Un slogan simple, partagé.
Y a-t-il eu, lors des réunions de prérentrée, rassemblant tous les acteurs de la communauté éducative, une discussion collective sur l’instauration de règles comportementales communes ? Un slogan simple, partagé, par exemple, « On ne se bat pas à l’école, même pour jouer », remplacera efficacement toutes les théories discutables : « Les batailles entre garçons sont normales », « Untel t’a battu, mais c’est vilain de rapporter »…
- Une zone précise de surveillance pour chaque acteur.
Les surveillants, en collège par exemple, savent-ils, à chaque moment de la journée, de quelle zone précise ils sont responsables ? Ce qui suppose un partage en zones du plan de la surface à surveiller. Ils sont, en effet, plusieurs à chaque moment et cela évite qu’ils ne se retrouvent tous groupés .La surveillance des WC fera l’objet d’une vigilance particulière.
-Des prêts de jeux.
Les élèves peuvent-ils emprunter des jeux pendant les interclasses ? En hiver surtout, ces jeux sont convoités : jeux de cartes, de dames, scrabble, autres jeux de société, puzzles, jeux électroniques sur les ordinateurs du CDI ou de la bibliothèque …Ce qui suppose que les lieux d’accueil soient adaptés, ce n’est pas encore le cas partout.
Une liste des jeux au sol, possibles et sûrs, est-elle affichée dans l’espace collectif, enrichie par les propositions, contrôlées, des élèves ? De grands élèves de 3ème acceptent toujours de former et d’informer les plus jeunes.
-Un référent, situé, pour gérer les conflits.
Quand ils sont en difficulté, lors des récréations, les élèves s’adressent aux surveillants, il doit être toujours possible de les orienter vers un groupe de permanents à la composition variable (délégués des élèves, grands élèves, personnels ATOS, professeur volontaire), afin que l’apaisement naisse de la discussion.
Est-ce tout ? Non.
Il faut prévenir et parfois sanctionner, sans exclure cependant de la scolarité obligatoire.
Le Ministère relève par enquête informatique les actes de violence internes aux établissements scolaires, sans doute pourrait-il aussi « faire remonter » puis « redescendre » les mesures adoptées par ces mêmes établissements, pour y remédier et les diffuser ensuite largement afin que l’imagination efficace des uns soit partagée par tous.
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20 janvier 2009
Atelier des Idées : Les communes et l'Ecole de la République

Les communes et l'Ecole de la République
La Cour des Comptes vient de publier, le 18/12/2008, un important rapport sur les rôles respectifs et complémentaires de l’Etat et des Communes dans le fonctionnement des Ecoles.
La loi Guizot du 29/06/1833, puis la loi Jules Ferry ont limité les compétences des communes au « matériel », par opposition au « spirituel », domaine d’intervention de l’Etat, pour les écoles.
Les Communes sont responsables des constructions, extensions, réparations, acquisitions de matériels et d’équipement, l’Etat gère, paie les personnels et définit les orientations et les programmes.
Une évolution, basée sur des lois et décrets et sur des initiatives locales, attribue aux communes, actuellement, d’autres missions : éducation, culture, loisirs, garderies, restauration, transports, lutte contre la délinquance, santé, recrutement et paiement de personnels ATSEM et d’entretien, logement des instituteurs ou indemnités, chauffage et éclairage des édifices.
Le conseil municipal, depuis 2005, vote la carte scolaire, le Maire prévoit les effectifs à court et moyen termes, établit chaque année la liste des élèves de la commune et met en place un dispositif d’accueil spécifique en cas de grève des personnels d’enseignement. L’état prend en charge les photocopies pédagogiques à partir d’une convention avec le Centre d’Exploitation du Droit de Copie, participe, (dans le flou des compétences), aux acquisitions de nouvelles technologies éducatives dépassant les seuls logiciels, avec le département, la commune et autres organismes, définit le soutien scolaire en voie de généralisation depuis 2008 et affecte des postes aux écoles.
Contrairement aux lycées et collèges, les écoles n’ont pas de personnalité juridique et, par définition, manquent d’autonomie pour leur gestion. Les commandes de matériels s’inscrivent dans la procédure communale des marchés publics mais s’élaborent, depuis le 1/07/1983, lors de réunions tripartites : Municipalité, Enseignants, Parents.
L’action communale est très imparfaite.
Les actions sont particulièrement diverses et nombreuses faisant intervenir un nombre important d’acteurs, non coordonnés. Les politiques sont rarement explicitées, les indicateurs de performance ne sont pas définis ce qui rend les évaluations impossibles. Les documents pour étudier la pertinence des choix tels que les rapports ou les délibérations sont rares. L’objectif de réussite scolaire, devenu prioritaire pour l’Education Nationale, se perd dans la multitude des actions dont toutes ne servent pas l’égalité et la gratuité de l’école.
La comptabilité actuelle manque de finesse et reste inadaptée aux enjeux. Rares sont les communes qui publient le coût des actions obligatoires et des actions facultatives pour leurs écoles ou encore le coût annuel d’un élève de maternelle ou de primaire : Angers a des aptitudes peu fréquentes. Ces absences de données rigoureuses y compris dans les prévisions, se retrouvent dans les dotations aux écoles privées, dans le calcul du nombre d’ATSEM (agent communal spécialisé nommé par concours) afin qu’il y en ait un par classe maternelle ou enfantine, chacun titulaire du CAP « petite enfance » (article R 412 127 du code de l’Education). Le coût par élève des fournitures scolaires, en 2005, variait du simple au double selon les communes, malmenant ainsi le principe de gratuité ! L’équipement informatique des écoles accuse un retard irresponsable sans, d’ailleurs, que les mesures soient fiables. Combien y a-t-il d’élèves par ordinateur : 8, 12, 15, 22 ? A Meursac, en Charente Maritime, il y en a 1 pour 22 élèves, à Pennes, dans les Bouches-du-Rhône, c’est 1 pour 138 élèves. Qu’en est-il ainsi du principe d’égalité ?
La Caisse des Ecoles, aux rôles essentiels définis, aider les élèves en difficulté et favoriser la réussite scolaire, présente quelques dérives!
L’action de l’Etat est aussi imparfaite.
Il lui faudrait progresser dans son rôle de pilotage, éviter les empilements de dispositifs, réguler le système, articuler les tutelles, instaurer une comptabilité analytique, revoir le statut des directeurs d’école, dont 50% ne sont pas déchargés de classe, afin qu’ils puissent agir avec efficacité, préciser la politique d’informatisation, très en retard. EVALUER enfin !
L’avenir proche.
L’Etat produira, en 2009, une « base élèves », informatisée, facilitant la rigueur, ainsi qu’une « base écoles » informant sur les personnels, les emplois du temps et les locaux. Les Inspecteurs se reporteront au programme « Ofadia » afin d’ouvrir ou de fermer des classes avec plus de pertinence.
Un projet de loi devrait être étudié début 2009, regroupant plusieurs écoles sous une direction unique : structure dotée d’une personnalité administrative et financière. A la tête de ces nouveaux établissements, les Etablissements Publics d’Enseignement Primaire, qui pourraient être intercommunaux , le Directeur serait le lien unique et fort entre les deux tutelles, chargé de la cohérence, de l’efficacité et de la rigueur budgétaire pour sauvegarder l’ Ecole Fondatrice.
Le rapport de 144 pages de la Cour des Comptes, les lettres- réponses, le résumé, l’intervention de Philippe Séguin sont accessibles, dans la rubrique «actualités » du site : http://www.bercy.gouv.fr
Atelier.
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