02 septembre 2010

UE Medef 2010 : Pourquoi j’existe donc je suis ?

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C’est un grand classique des Universités d’Eté du Medef. Comme chaque année différents intervenants sont venus disserter sur cette société morcelée et rongée par tous les méfaits de l’individualisme et de l’égoïsme.

C’est une constante : l’homme a besoin de se faire du mal dans l’espoir que cela lui offres quelques motifs pour expier ses propres excès.

Une salle comble unie dans l’idée que rien n’est perdu s’est trouvé rapidement échaudée par les commentaires dressant un état des lieux au mieux alarmant, au pire désastreux, sur cette jeunesse sacrifiée et cette société que le sociologue Alain Touraine présente comme brisée et éclatée.

Quelques lueurs d’espoir pourtant en entendant Olivier Lajous, directeur du personnel de la Marine Nationale, nous dire qu’il faut avoir confiance dans cette jeunesse, qu’il faut lui donner l’envie de rêver, l’envie d’exister et de lui donner tous les moyens pour y parvenir.

Un soupçon de réalisme lorsque le Ministre de la Jeunesse, Marc-Philippe Daubresse, appelle à compléter les valeurs républicaines par celle du respect que les jeunes affectionnent. Un rictus de satisfaction en entendant Maria Nowak insister que cette société de vieux à été construite par des vieux et pour des vieux.

Comment ne pas aimer Sihen Habchi, présidente de Ni Putes Ni Soumises qui martèle que pour revenir à l’idée de Fraternité quelques libertés individuelles devront s’effacer. Comment ne pas vibrer aux propos de Christophe Barbier qui affirme qu’il n’y a pas de salut en dehors de la République !

Individualisme et égoïsme rongent probablement la société, mais ces termes impropres n’ont pas réussi à se conjuguer avec fatalisme. Le fatalisme c’est l’idée que tout est pour les autres et que rien ne nous appartient. Les jeunes avec leurs mots, avec leurs codes, ont compris que l’avenir leur appartenait.

Avoir confiance dans la jeunesse, c’est avoir confiance dans la République et dans la France. C’est donner à toutes et à tous la place qui lui appartient.

A la manière d’Ivan Illich : « A l'instar de l'idée voulant que l'État garantisse la recherche du bonheur, la quête moderne de la santé est le fruit d'un individualisme possessif ».

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