17 mars 2009

Pourquoi Puteaux de mars 2008 à mars 2009 ?

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Revenons plus en détail sur l'état de Puteaux un an tout juste après l'élection municipale de mars 2008 et le premier bilan dressé par la majorité municipale emmenée par la Députée-Maire UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud.

Dire que tout va mal est un mensonge. Lorsqu'une commune (ou une collectivité locale) dispose d'une aisance financière, il lui est possible de se moderniser plus facilement ou d'apporter des preuves de sa prospérité à ses habitants. Sur ce point, bon nombre de ses collègues maires doivent considérer Joëlle Ceccaldi-Raynaud comme une Bienheureuse.

Dire que tout va bien n'est pas convenable non plus. Gérer une commune aisée oblige bien plus qu'elle ne permet ! Les fonds consacrés aux structures et à leur entretien, font souvent défaut à celles et ceux qui y réside.

Puteaux est ville très bien équipée en structures il n'y aucun doute là-dessus, mais lorsque je découvre aux pages 6 et 7 du Puteaux-Infos de mars 2009 que notre Maire estime que le lien social avec les habitants se tisse seulement au travers de « grands rendez-vous festifs », par le « maintien de l'ordre », « l'amélioration des déplacements », ou encore la mise en place de « zones 30 et 20 en centre-ville », je manque de peu de m'étouffer !

C'est ici la confirmation que la vision d'un véritable projet de ville qui associe les élus, les responsables associatifs et les habitants, n'est pas la priorité de Joëlle Ceccaldi-Raynaud qui s'enferme désespérément dans son schéma autocratique de : « mon idée à moi, rien que mon idée à moi, toujours mon idée à moi ».

Réalisons, créons : il en restera toujours quelque chose !

Sur les nombreuses réalisations évoquées par la majorité, toutes ne sont pas à jeter au pilori. Etre dans l'opposition ne dispense pas d'être intelligent, ainsi : comment regretter les efforts consentis pour l'amélioration des conditions de circulation et d'accessibilité des personnes handicapées ? Comment renier la création d'une nouvelle structure médicale de soins palliatifs, d'une nouvelle maison de retraite ou de nouveaux berceaux pour les bébés ?

Lors de l'un de mes premiers entretiens en qualité de Représentant de Quartier (les rires sont proscrits) avec Joëlle Ceccaldi-Raynaud, nous avions évoqué la future Médiathèque (ouverte depuis). La réponse de cette dernière avait été sans appel : « je veux toujours offrir le meilleur pour les putéoliens » ! Une affirmation bien cruelle à mes yeux.

Cette déclaration de bonne intention vis-à-vis de ses concitoyens ne mange pas de pain. C'est sympathique, c'est louable, mais ce n'est pas à mon sens la juste définition d'une volonté politique affirmée. Un Maire n'est pas élu pour offrir le meilleur à ses administrés. Il est élu pour écouter, entendre et répondre aux besoins de sa population en réfléchissant sur le long terme, ce que tel ou tel équipement, tel ou tel engagement, aura comme incidence sur le devenir de sa commune (tant sur le plan financier que sur son rayonnement). Pour le reste, tout est une question de goût ou de conviction.

« Le goût est le sourire de l'âme ; il y a des âmes qui ont un vilain rictus, c'est ce qui fait le mauvais goût. » Léo Ferré

Sur le goût, ne soyons pas avares, celui de la majorité reste très personnalisé et je doute qu'il ne soit réellement majoritaire. Je ne reviendrais pas sur le fameux Temple d'Amour qui veille sur les nuits des habitants de Lorilleux, et encore moins sur les palmiers, fontaines ou autres arbres en pots qui jalonnent les ruelles putéoliennes. Ces diverses expériences sont bien assez douloureuses pour ne pas être mentionnées.

Je me contenterai d'évoquer les touches vertes qui ont fleuries ici où là sur la commune et qui sont censées apporter un côté nature aux habitants. Là il faut bien avouer que si notre Députée-Maire souhaite « innover dans la continuité », les putéoliens ne devraient pas être déçus !

Citons les exemples du carré de lavande qui agrémente le parking rue Lavoisier, la bambouseraie et le Jardin du Sud proches du Pont de Puteaux et la prochaine trouée verte (version gréco romaine) entre les rues Jean-Jaurès et Roque de Fillol. Il y en a pour tous les genres, tous les styles et toutes les envies. Sans remettre en question la nécessité de cette verdure si essentielle en ville, et si un futur jardin des Eléphants et un autre des Pandas sont promis, il n'est pas inutile de demander un brin de cohérence urbanistique. Ne faisons pas n'importe quoi, n'importe où, n'importe comment ! Puteaux dispose d'une âme et d'une identité historique, n'est-il pas préférable de les mettre en valeur plutôt que d'importer des concepts parfois risibles ?

« On appelle "mauvaise foi" les convictions d'autrui qu'on ne partage pas. » Philippe Bouvard.

Sur les convictions, rendons hommage au sieur Bouvard en lui décernant la médaille de citoyen d'honneur de la Ville de Puteaux ! Car dans notre charmante bourgade alto-séquanaise il ne fait pas bon exprimer ses convictions tant elles sont souvent détournées lorsqu'elles ne correspondent pas à l'ordre établi.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud n'aime pas être contestée dans ses choix. Ainsi, lorsque ses opposants tiennent à lui rappeler ses erreurs de jugement ou ses décisions trop hâtives, la Députée-Maire de Puteaux n'a aucun scrupule à tourner ses interlocuteurs en ridicule et à décrier leur mauvaise foi destructrice.

LE marronnier putéolien par excellence demeure celui des voyages organisés par la municipalité à l'attention des jeunes putéoliens. Je rassure ma famille, Clermont-Ferrand et l'Auvergne ont retrouvé un semblant d'attrait pour ma Députée-Maire depuis les dernières élections et si, il est toujours aussi difficile de faire du ski à Bamako, rien n'a d'égal que le catalogue de destinations fournies comme la Laponie, les Etats-Unis ou le Viêt-Nam !

Il faut se satisfaire que 603 jeunes putéoliens aient bénéficié de ces prestations et que la ville couvre 70% du prix total de chacun de ces voyages. Mais il faut regretter que les 700 ou 800 € restant à financer par les familles continuent de priver une majorité de jeunes putéoliens de ces destinations rêvées et que de l'aveu même de Joëlle Ceccaldi-Raynaud en conseil municipal, se soient souvent les même qui partent se détendre pendant que les copains se contentent de Puteaux en plage ou en neige !

Oui Madame, VOUS êtes de mauvaise foi ! Etre incapable ou se refuser à comprendre que la base de calcul du prix d'un voyage doit être celle des revenus des parents, et non du montant de l'enveloppe qu'y consacre la commune, c'est négliger l'égalité républicaine et renier l'égalité des chances promise par le président de la République.

De même, la majorité municipale met en avance son travail au niveau de la sécurité et du maintien de l'ordre en brandissant le Contrat Local de Sécurité signé en 2006 ou en justifiant l'extension de la vidéoprotection alors que celle-ci présente un bilan en demi-teinte.

L'insécurité est un vieux chiffon rouge que l'on agite souvent pour masquer d'autres maux parfois gênants. Lors d'un récent Conseil Municipal, sur une question liée sur le Taser posée par Evelyne Hardy, la Députée-Maire de Puteaux s'est refusé à acquérir ce type de matériel en annonçant que sa Police Municipale avait rendue les armes dont elle disposait jusqu'à cette date. La raison principale : Puteaux n'est pas Chicago et il n'y règne pas un climat d'insécurité probant !

Lorsqu'au Conseil suivant la réunion passée du Contrat Local de Sécurité est abordée, on rappelle gentiment que l'opposition critique n'y a pas assisté preuve de son désintérêt. On a oublié de mentionner que celle-ci n'y avait pas été conviée ! Sur le Contrat Local de Sécurité (signé en 2006), une lecture attentive de l'enquête préliminaire ayant servi à son élaboration démontre que ce dernier a été ouvertement orienté et que l'échantillon représentatif des habitants relève de l'imposture pour ne pas dire de la malhonnêteté !

« La démocratie a du bon pour ceux qui savent en profiter. » Charlotte Savary.

Merci Charlotte, car à Puteaux certains savent en profiter ! Non rassurez-vous, je n'attaque pas Joëlle Ceccaldi-Raynaud en procès pour déni de démocratie. Après lui avoir souhaité un bon anniversaire et l'avoir félicité pour la dissolution de son opposition, je laisse le soin à certains professionnels putéoliens de lui en faire la querelle.

Tout de même, je suis à deux doigts de m'énerver ! Agacé un chouillas des représentations théâtrales données à l'occasion des derniers conseils municipaux. Frustré de constater que la majorité (et ses affiliés) préfèrent donner de l'importance à des gens et à leurs propos qui ne servent en rien les putéoliens, en omettant d'entendre celles et ceux qui ont des compétences et des valeurs à défendre pour le bénéfice de tous.

Faut-il parler du Conseil Economique et Social Local de Puteaux ? Notre Maire et sa majorité sont-ils en mesure d'expliquer en quoi ce « machin » est censé porter un regard nouveau sur de futurs chantiers ? Faut-il supporter encore longtemps l'affront d'une mise en valeur de représentants ou de conseillers de quartiers à Puteaux ? Comment accepter que ces deux organes consultatifs soient considérés comme parties intégrantes de ladite démocratie participative ?

La seule démocratie participative viable et propre c'est celle qui associe des habitants qui ne sont pas choisis arbitrairement et de manière totalement opaque, mais désignés par leurs pairs en toute transparence, et qui s'inscrivent dans une structure dont on a préalablement déterminé le périmètre d'action. Cette notion est inexistante à Puteaux et les annonces ci-dessus ne sont que la forme avouée d'une vaste fumisterie organisée.

Enfin, le questionnaire en page 11 du Puteaux-Infos qui invite les lecteurs à donner leur opinion sur leurs priorités ou les projets souhaités reste toujours une bonne initiative. Le paragraphe 5 lié à l'équipe municipale est d'un cynisme rare presque insultant.

Optimisme de rigueur

Non, malgré les quelques coups de canif ci-dessus je reste optimiste pour Puteaux. J'espère, j'espère toujours que la raison l'emportera un jour sur la passion. L'alternance n'est pas venue alors qu'elle était tant attendue. Je ne doute pas, un jour viendra où même la gestion de l'actuelle municipalité sera passée de mode.

Faut-il se résigner ? Faut-il s'opposer sans proposer ? Faut-il tout accepter ? Non, car tout cela c'est renoncer. Pour ma part, je ne veux pas renoncer à l'idée que l'on peut faire tout aussi bien si ce n'est mieux de manière très différente et beaucoup plus égalitaire.

Que souhaiter à Joëlle Ceccaldi-Raynaud ? Qu'elle prenne plus conscience du slogan de sa ville, la ville où il fait bon vivre, car Plutarque l'a dit un jour : « Le commencement de bien vivre, c'est de bien écouter. »

Régis Sada

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30 juin 2008

Pourquoi devrions nous laver plus blanc que blanc à Puteaux ?

puteaux ensemble.jpgLa décision récente de Christophe Grébert d’adhérer au MoDem et ainsi, de favoriser dans un premier temps l’arrêt définitif de l’épopée de Puteaux Ensemble et, dans un second d’amener à l’éclatement du groupe du même nom au Conseil Municipal de Puteaux, semble donner des ailes à certains et à leur faire croire qu’il est possible de tout oublier et de réécrire l’histoire à son propre avantage.

Les anciens colistiers de Puteaux Ensemble ont toujours tenu à préciser que leur décision de mettre leurs désaccords sur la place publique putéolienne n’était pas animée d’une volonté de chavirer dans l’anti-Grébertisme primaire (quelle dénomination horrible !), mais bel et bien de tenir le pacte de transparence et d’honnêteté qu’ils ont conclu avec les putéoliens à l’occasion de la dernière élection municipale. De même, la décision personnelle d’ Evelyne Hardy et de Frédéric-Michel Chevalier de démissionner du Groupe municipal Puteaux Ensemble, visait à apporter une clarification quant à la nature du mandat que leurs ont confié les électeurs le 16 mars dernier.

Malgré tout cela, le débat se poursuit et certains n’hésitent pas à lâcher leur fiel sur la toile pour dresser des constats personnels, ressortir de vieilles rancunes et pointer du doigt les responsabilités des uns et des autres dans l’émergence du « danger Grébert » ! A l’image des échanges qui se sont étalés sur le site des élus socialistes de Puteaux, comme sur deux billets publiés par Frédéric-Michel Chevalier sur son blog d’élu local, les analyses font rage et chacun y va de sa petite histoire pour convaincre les foules.

Du côté PS, c’est Nadine Jeanne , Conseillère Municipale de Puteaux réélue en mars qui reçoit les premiers coups de bâton. Tapée par un ancien de la section PS et un soutien de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, elle est accusée d’avoir nourrie la bête Grébert et d’avoir contribuée à son émergence. Cette dernière réplique fermement en rappelant le doux visage de la démocratie putéolienne depuis plusieurs décennies en précisant qu’elle n’avait pas à rougir d’avoir soutenu Christophe Grébert quant celui-ci était présenté (comme hier) comme le « grand Satan » de Puteaux.

D’un autre, ce sont les anciens colistiers de Puteaux Ensemble que l’on traite comme des âmes faibles qui ont péché par bêtise ou par opportunisme en apportant leur soutien à Christophe Grébert dans cette aventure municipale. Mon cas personnel est étudié à la loupe et même si l’on ne doit pas donner trop d’importance aux gens qui ne le méritent pas, je suis catalogué tantôt comme un dangereux collaborateur et conspirateur, tantôt comme un grand benêt naïf adolescent doté d’une intelligence politique artificielle ou encore comme un traite innommable dont Néron pourrait prendre ombrage….

La manœuvre est subtile, rondement menée mais tellement grosse que personne n’est assez stupide pour y donner du crédit tant ses initiateurs divers et variés sont connus et reconnus comme des personnages qui disposent de certaines facilités pour réécrire l’Histoire du moment où celle-ci tourne à leur avantage et permet d’effacer les vieilles casseroles qui trainent derrière une famille qui dirige la ville depuis 1969.

nadine jeanne.jpgC’est en substance ce qu’écrit Nadine Jeanne dans un commentaire : « Rappelez vous les insultes, les attaques physiques, les insinuations odieuses, la surveillance permanente, les procès à répétition... Il n’était pas le premier à subir ces méthodes. Il ne fut pas le seul. Il a su résister et - grâce à son intervention sur le net- faire connaître à tous la réalité du régime dans lequel nous vivions. Rappelez-vous combien les Putéoliens avaient peur de parler, rappelez-vous les tracts diffamatoires... distribués par vos amis... ». Propos auxquels j’ajouterai la honteuse démonstration démocratique donnée à l’occasion des séances du Conseil Municipal de Puteaux où, des gens dénués de tout sens moral, de respect et de dignité : mangent, parlent, hurlent et insultent à qui mieux mieux…. En d’autres occasions j’ai eu le privilège de leur donner le nom de « meute de porcs hurlants ».

Nadine Jeanne comme Christophe Grébert , comme d’autres putéoliens ont subi cela. Si le dernier scrutin a permis Joëlle Ceccaldi-Raynaud d’être confortée comme Député-maire, son équipe, ses soutiens et elle-même ne doivent pas douter que toute victoire est éphémère. On ne réécrit pas l’Histoire ou l’on n’efface pas ce qui est inscrit à jamais dans les mémoires.

Christophe Grébert est un homme avec ses défauts et ses qualités. Malgré ses choix personnels il est juste que Nadine Jeanne , le PS local, les anciens colistiers de Puteaux Ensemble et beaucoup d’autres putéoliens silencieux, lui reconnaissent donc le rôle qui a été le sien durant plusieurs années et notamment celui d’avoir fait connaitre à la France entière comment la famille Ceccaldi-Raynaud a été en mesure de prospérer électoralement sur « ses » terres putéoliennes.

christophe campagne voeux.jpgNon, Christophe Grébert n’est pas le Grand Satan comme le dépeignent certains. Non, Christophe Grébert n’est une « œuvre démoniaque » qui avait germé dans l’esprit de Nadine Jeanne et qui a échappé à son contrôle. Comme Machiavel personnel ou politique, l’Histoire de notre pays nous prouve qu’il ne décroche pas la palme d’or !

Personnellement, malgré mes désaccords avec lui, je reste admiratif de sa capacité à gérer le soupçon de pédophilie qu’on avait voulu faire peser sur lui. Je ne sais pas comment j’aurais réagi à sa place. Il a été digne devant cette épreuve et la Justice de la République lui a rendu son honneur. Pour moi, ce passage de l’Histoire putéolienne reste gravé dans ma mémoire et sur ce point, il m’est impossible de pardonner à ceux qui s’en sont rendus coupables et de faire comme si rien….ne s’était jamais passé ! Si il ne doit rester qu'une voix.....cette voix sera la mienne.

Régis Sada

23 juin 2008

Pourquoi Puteaux Ensemble n’existe plus ?

puteaux ensemble.jpgDimanche 22 juin 2008, Evelyne Hardy et Frédéric-Michel Chevalier, élus conseillers municipaux le 16 mars dernier ont annoncé leur démission conjointe du groupe Puteaux Ensemble au sein du Conseil Municipal de Puteaux.

Ils siègeront désormais en qualité d’élus non-inscrits au sein de cette même assemblée.

Après la tempête qui a secoué l’ancienne équipe de campagne que j’ai dirigé, l’arraisonnage de l’association Puteaux Ensemble qui a pris la forme d’une coquille vide, et l’éperonnage définitif créé par le départ conjoint de deux élus (sur les cinq) du groupe municipal, le navire Puteaux Ensemble n’est pas revenu à son port d’attache et a définitivement sombré en mer.

L’annonce de la sécession d’ Evelyne Hardy et de Frédéric-Michel Chevalier a provoqué deux faits particulièrement marquants : le premier, c’est le changement de bannière. Celle de Puteaux Ensemble s’est vite envolée au profit d’un orange de circonstance. Le second, plus surprenant, est la vague de sympathie qui est venue entourer tous les ex-colistiers plongés selon la rumeur, tantôt dans une mélancolie, une déception ou dans un océan de remords.

Ce formidable soutien émane la plupart du temps de personnes liées de près ou de loin à deux listes qui nous étaient (hier) opposées, à savoir, celle de Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP) et de Stéphane Vazia (PS). Comment imaginer que cette poussée volontaire d’attention soit le fruit d’une quelconque tentative de récupération ou le doux parfum d’un profit électoral que cela pourrai engendrer ? C’est bien connu, les bêtes sont attirées par l’odeur du sang.

Evelyne Hardy et Frédéric-Michel Chevalier ont pris une décision en leur âme et conscience. Ce n’est pas une mesure anti-Christophe Grébert comme certains le suggère ou l’espèrent, mais bel et bien l’expression de la fidélité aux valeurs qu’ils ont défendu. Ils disposent d’un mandat qui leur confère une responsabilité envers les 4.523 putéoliens qui ont accordé leur confiance à la liste Puteaux Ensemble.

Nos anciens adversaires ne devraient pas si rapidement se réjouir de la scission du groupe Puteaux Ensemble au sein du Conseil Municipal, et même plutôt s’en inquiéter. Et ce, pour trois raisons :

Premièrement : Les apparatchiks de tout poil prennent ici une sérieuse leçon de déontologie politique : on ne badine pas avec le suffrage universel ! On prend des engagements, on les fait adopter une fois en place et on se bat pour les maintenir. Des élus responsables et respectueux tiennent un langage de vérité et, lorsque certaines évolutions ou dérives apparaissent, tirent les conséquences des désaccords et prennent les décisions qui s’imposent.

Deuxièmement : C’est une nouvelle fois la confirmation que les citoyens qui se sont engagés dans Puteaux Ensemble n’étaient pas des opportunistes ou de dangereux idéalistes qu’il fallait très vite écarter. Ces femmes, ces hommes, ont construit et porté jour après jour un projet –certes imparfait- mais qui était le fruit d’une réflexion collective. Sur la base du principe qu’il est possible de travailler ensemble sur un projet local, ils ont infligé une sérieuse déconvenue aux chapelles politiques.

Enfin troisièmement : dire que tout remettre en cause est une chose facile serai un mensonge éhonté. La fin de Puteaux Ensemble est un crève-cœur pour beaucoup d’entres-nous. Les putéoliens doivent toutefois être rassurés par le fait que la majorité des colistiers de Puteaux Ensemble ont exprimé leur désaccord, l’on mesuré et ont souhaité respecter la nature de leur engagement envers eux.

Puteaux Ensemble n’était pas une secte comme celle du Temple Solaire ! Les anciens colistiers de notre liste ne sont donc pas au bord du suicide collectif. Christophe Grébert n’était pas notre gourou et il a choisi de s’envoler vers d’autres horizons. Ses choix personnels ne s’imposent qu’à lui et doivent être respectés.

Quant à nos détracteurs d’hier et soutiens d’aujourd’hui, ils ne devraient pas sourire si près des braises encore fumantes de Puteaux Ensemble. Un feu ne s’éteint jamais aussi rapidement que l’on peut le penser….

Régis Sada

17 juillet 2007

Pourquoi à Puteaux, le ridicule c’est : « jamais deux sans trois ! » ?

8c0e4c50875d276f92de12d9eade830b.jpg A Puteaux, le ridicule ne tue pas ! C’est le triste constat qu’il faut dresser en prenant connaissance d’un point de l’ordre du jour qui sera soumis jeudi 19 juillet au Conseil Municipal de la ville.

Après avoir été récemment condamnée -pour avoir laissé insinué en tant que Directrice de Publication sur le site internet de la commune- qu’un citoyen de sa commune avait des « penchants pédophiles », Mme. Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Députée-Maire UMP de Puteaux, demandera au Conseil Municipal convoqué le jeudi 19 juillet, de valider la troisième action en justice contre le blog MonPuteaux.com.

Le contribuable putéolien appréciera l’acharnement avec lequel sa première magistrate tente de faire plier Christophe Grébert, qui a annoncé sa candidature à la prochaine élection municipale de mars 2008 !

Ce nouveau procès perdu d’avance, est une nouvelle fois le résultat de propos tenus par le bloggeur sur son site, et jugés comme diffamatoires vis-à-vis de la Députée-Maire .

Ces propos ont été publiés en réponse à la condamnation en appel de Joëlle Ceccaldi-Raynaud et de son père –ancien Sénateur Maire de Puteaux- Charles Ceccaldi-Raynaud, pour avoir publié et laissé publié sur le site internet de la commune que Christophe Grébert : « s’approchait facilement de la joue des enfants »… La justice de la République a estimée par deux fois que ce type d’insinuation pouvait laisser supposer aux internautes que ce citoyen présentait un risque éventuel pour les enfants de la commune.

Prenant acte de cette condamnation, Christophe Grébert a estimé que ces élus étaient « indignes » –mot transposé bien entendu- Pour ma part, cette condamnation m’a permis de fixer ces deux personnes à mon tableau de chasse des HONTEUX DE LA REPUBLIQUE.

Madame Joëlle Ceccaldi-Raynaud m’avait même écrit que c’était par « devoir de précaution » et qu’en matière de protection de l’enfance elle « préférait toujours avoir tord trop tôt que raison trop tard»…rien que cela….extraordinaire effectivement…

Notons que bien que condamnés, ni Joëlle Ceccaldi-Raynaud, ni Charles Ceccaldi-Raynaud, n’ont a aucun moment exprimé le moindre remord ou prononcé le moindre mot d’excuse à l’attention du citoyen qu’ils ont –par leur acte condamné- sali, insulté et humilié. Je n’ose penser quelles conséquences auraient pu découler de cet acharnement verbal contre Christophe, si par malheur un enfant de Puteaux avait subi des sévices ! De cela, les Ceccaldi-Raynaud fille et père, n’ont pas semblé beaucoup sans soucier.

La réélection par défaut de Joëlle Ceccaldi-Raynaud à l’assemblée Nationale, n’a pas entamée ma profonde détermination à noter, relever et mettre au jour, sa vision très particulière de la liberté d’expression. Si un ancien Sénateur et une actuelle Députée ne respectent pas les règles qu’ils votent ou qu’ils ont votées, ils n’ont pour moi aucune légitimité à refuser aux autres le droit de dénoncer des pratiques politiques honteuses et indignes.

Une fois de plus, la Ville de Puteaux et ses habitants seront les acteurs involontaires du spectacle lamentable que certains de leurs élus mettent en scène. Notre ville viendra au devant de la scène judiciaire malgré la plus grande exaspération des magistrats.

Le Président de la République Nicolas Sarkozy a exprimé le souhait de « nettoyer la banlieue au Karcher », souhaitons que les putéoliens utilisent « l’arme fatale » du bulletin de vote pour rendre à leurs futurs élus de mars 2008 la dignité et l’honneur de les représenter.

Une nouvelle fois j’apporte mon soutien total au citoyen Christophe Grébert dans ce nouvel épisode judiciaire, et une nouvelle fois j’attends que des élus viennent me refuser le droit de dire et d’écrire qu’ils ne rendent pas honneur au mandat que les putéoliens leur ont confié.

Régis Sada

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26 avril 2007

Pourquoi je suis heureux de la condamnation en appel de "ma" Députée-Maire UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud (suppléante de Nicolas Sarkozy), et de son père "mon" Conseiller Général UMP Charles Ceccaldi-Raynaud ?

medium_charles_ceccaldi_raynaud.jpgmedium_joelle_ceccaldi_raynaud.jpg Joëlle et Charles Ceccaldi Raynaud ont été condamnés pour diffamation par la Cour d'appel de Versailles. Celle-ci a confirme cet après-midi le jugement du tribunal correctionnel de Nanterre.

Le député maire UMP de Puteaux et le conseiller général de Puteaux devront payer chacun 2.500 euros d'amendes et solidairement 3.000 euros de dommages et intérêts a Christophe Grébert pour avoir insinue que le militant socialiste avait des penchants pédophiles.

C'est la première fois que les Ceccaldi sont condamnés par une cour d'appel. Ils ont encore la possibilité de se pourvoir en cassation. Les frais de défense des Ceccaldi sont pris en charge par la municipalité de Puteaux. En revanche, les amendes et les dommages devront être payes par les condamnes eux-mêmes.

Ces accusations homophobes ont été lancées par la suppléante de Nicolas Sarkozy à l'Assemblée nationale. Celui-ci, jusqu'ici totalement silencieux, va-t-il réagir ?

Cette décision de justice est une nouvelle victoire que je dédie aux victimes du système Ceccaldi. Cette condamnation est aussi un avertissement pour tous ces élus qui ne respectent pas les règles communes.

Christophe Grébert

A LIRE SUR : MonPuteaux

 

C’est avec une joie intense que j’ai accueilli la condamnation en appel de « ma » Députée-Maire UMP de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud et de son père, « mon » Conseiller Général et ancien Sénateur–Maire UMP de Puteaux, Charles Ceccaldi-Raynaud.

Avec une joie intense, car la justice de la République –rendue au nom du Peuple français- a reconnu une nouvelle fois que des élus n’avaient pas tous les droits et ne pouvaient utiliser les outils de communication d’une commune pour insulter, humilier et porter atteinte à la dignité d’un citoyen du seul fait de sa différence sexuelle.

Avec une joie intense toujours, car je connais les conséquences qu’un tel acte aussi minable peut avoir sur la vie d’un homme. Je connaît Christophe Grébert personnellement, et en tant que personne je me doute des ravages psychologiques qu’un acte aussi minable peut engendrer.

Avec une joie intense une fois encore, car c’est une victoire pour ce garçon qui a réussi à faire condamner et re-condamner deux élus qui ne méritent plus de représenter des citoyens et qui ont perdu leur honneur en portant atteinte à celui d’un homme intègre et « propre ».

medium_christophe_grebert.4.jpgAvec une joie intense toujours, car je rêvais d’une telle condamnation pour ces élus qui monopolisent la vie politique putéolienne depuis plus de 40 ans. Personne jusqu’ici n’avait osé s’attaquer à ces gens qui se sont ici détournés depuis bien longtemps de leur mandat démocratique. Ces élus désormais « indignes », portent le sceau d’une condamnation infâmante. Ils en ont trop fait et se sont fait rattrapés par le justice. MERCI CHRISTOPHE !

Avec une joie intense et bien plus encore, car c’est ici une occasion unique pour les françaises et les français épris de liberté, de juger des agissements que couvrent Nicolas Sarkozy sur….sa propre terre d’élection. Joëlle Ceccaldi-Raynaud n’est rien d’autre que la suppléante de cet homme à l’assemblée Nationale ! Dans la lettre ouverte que je lui ai adressé lors de leur première condamnation, je lui avait soumis l’idée de commencer son nettoyage de banlieue au « karcher », par sa propre circonscription.

Avec une joie intense et non dissimulée, car Madame La Députée-Maire m’avait écrit et fait comprendre qu’elle n’avait pas du tout aimé d’être comparée à son collègue Député UMP du Nord Christian Vanneste. Pourtant, les propos sont différents certes, mais tout aussi ignobles et incompatibles avec ma vision du respect de la dignité dû à chaque citoyen.

Avec une joie intense enfin, car je peux ENFIN accrocher le portrait de ces deux élus que je juge « indignes », au tableau peu glorieux des HONTEUX DE LA REPUBLIQUE ! Le Panthéon reste dévolu aux femmes et aux hommes qui ont fait honneur à la République. Les HONTEUX DE LA REPUBLIQUE , sont des élus qui par leur propos ou leurs actes ont dévié de la mission que les citoyens leur ont confié.

En guise de conclusion, je terminerai simplement en rapellant que je sais mes propos épiés et décortiqués sur ce blog et ailleurs, mais que moi –à la différence de certains- je m’attaque aux mandats occupés et à la moralité des élus, et non aux personnes. A bon entendeur…

La justice sort grandie de cette décision. Christophe Grébert peut relever la tête. Les habitants de Puteaux savent désormais que rien ne sera jamais comme avant maintenant. Ils trancheront sur leur sort « démocratique » l’an prochain pour les élections municipales.

Régis Sada

 

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13 février 2007

Pourquoi j’ai été Représentant de Quartier de Puteaux ?

medium_regis.2.jpgJ’habite à Puteaux dans le Département des Hauts-de-Seine. Ancienne place forte industrielle de la Région Parisienne, cette bourgade s’est transformée au fil des siècles d’une simple ville ouvrière en pseudo paradis de cité dortoir.

Longtemps dirigée par la gauche, cette commune a été happée en 1969 par un Gaulliste-ex SFIO pro Jauressien répondant au nom de Charles Ceccaldi-Raynaud. Symbole de grandeur et de prospérité – ironiquement bien entendu – Puteaux est l’une des deux villes qui constitue avec Neuilly-Sur-Seine, la circonscription d’élection d’un illustre inconnu dénommé Nicolas Sarkozy.

Vous avez certainement entendu parler de cette joyeuse bourgade aux milles et uns sites internet, qui voient s’opposer les pros et les antis « système clientéliste » initié selon ses propres termes, par l’ex Grand Chef : Charles Ceccaldi-Raynaud.

Sur cette terre des Hauts-de-Seine, l’omerta a régné en maîtresse absolue durant près de quarante ans jusqu’à l’honteuse ouverture médiatique prônée par un journaliste citoyen prénommé Christophe Grébert .

Ce sinistre fou a osé dévoiler la tragédie comique qui se joue tous les jours dans le fief de celui qui revendique sans rire qu’ « Ensemble tout devient possible ». C’est même un slogan emprunté aux amis de la grande famille putéolienne, puisque ces derniers ont exprimé sans relâche qu’ « il fait bon vivre ensemble à Puteaux » !

Donc, lors de mon arrivée imprévue en 2001 dans cette ville qui s’est endormie depuis longtemps, j’ai était particulièrement troublé de découvrir un florilège d’histoires touchant la vie de ce Christophe Grébert .

Un citoyen privé du droit de pénétrer dans la Mairie les soirs de Conseil Municipal, ce citoyen arrêté en pleine rue par une police municipale aux ordres du patron local, un citoyen commun à qui l’on a tenté de faire porter le sceau de la pédophilie, en l’écrivant dans les colonnes du site internet de la commune.

Emu de toutes ces histoires impossibles je me renseigne et vérifie l’exactitude de ces propos abracadabrants. Il s’avère que les dires sont vrais et que la guillotine de la justice municipale frappe lourdement sur ce pauvre citoyen qui n’a fait qu’exercer son droit régalien de délation citoyenne.

 

HISTOIRE DE MON COURONNEMENT

En 2004, Charles Ceccaldi-Raynaud transmet les rennes de la Maison à sa fille Joëlle pour raisons médicales. Comme il l’annonce fièrement un soir de Conseil Municipal : « il y aura toujours un Ceccaldi pour barrer la route au socialo communisme » !

Sa fille s’exécute et reprend le flambeau tout en faisant le choix d’adapter la machine déjà rôdée à sa propre façon.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud donne des signes d’ouverture vers les « petits » de l’opposition en respectant leur temps de parole, en leur donnant un local décent pour se réunir mensuellement, en cédant à Christophe Grébert le droit d’assister aux débats du Conseil Municipal, et essayant ainsi de polir l’image si dure donnée durant quatre décennies par son père.

Au terme de « démocratie participative » elle répond par un choix précis et établi selon sa propre idée personnelle du sujet.

Première idée : Madame La Députée-Maire (suppléante en titre de Nicolas Sarkozy) se présente devant les citoyens régulièrement sous une tente bleue qui fait le tour des quartiers. La formule semble plaire et donne une image de proximité évidente. Dommage que les citoyens venant à sa rencontre soient souvent les mêmes et qu’ils remplissent souvent les travées bruyantes du Conseil Municipal.

Deuxième idée : Le journal municipal Puteaux-Infos demande aux citoyens de la ville de se porter volontaires pour devenir Représentant de leur quartier. Un simple coupon permet de s’inscrire rapidement.

La liste des prétendants n’est pas affichée et les inscriptions sont fermées au bout de dix jours sans aucun préavis, un papillon rouge informatif donne le ton sur le site de la Ville.

La méthode employée pour désigner les Représentants n’est pas communiquée. Et au soir d’un Conseil Municipal, sous couvert d’un tirage au sort « innocent » et inattaquable déontologiquement du Conseil Municipal des Jeunes de la ville, la liste des grands gagnants est donnée !

Une longue litanie de 19 Représentants inconnus…sauf un !

Absent de ce Conseil, mon portable s’agite, vibre et sonne sans arrêt. Le miracle du hasard a frappé aux portes de Puteaux. Moi le sans-grade culotté qui écrit souvent, beaucoup et aux plus grands. Moi le petit citoyen qui revendique sa liberté de parole vient d’être désigné Représentant du Quartier des Rosiers. Merci encore aux enfants, non vraiment…

A partir de cet instant, mon rêve de représenter mes concitoyens est devenu réalité…enfin presque. Presque parce que je reste étonné de certaines étrangetés comportementales.

Je suis reçu en Mairie avec gentillesse et respect selon les usages qui sied à la bienséance. Madame La Députée-Maire est sympathique et souriante. Je signe un « contrat de Représentant » relativement flou sur les tenants et les aboutissants de la tâche qui m’incombe désormais.

Pas une seule fausse note jusqu’au moment où je suis « outé » comme membre du Parti Socialiste local, ce dont je ne me suis jamais caché d’ailleurs, et dont je ne me prive pas de relever que cela demeure du domaine réservé de ma vie privée.

A la deuxième rencontre, mon co-Représentant est présent. Je ressens comme une tension. Tension polie mais forte et presque inavouée. La relâche se précise lors de la réunion où je n’hésite pas à affirmer mes positions et exprimer librement mon opinion sur quelques incohérences relevées ici et là dans mon quartier.

Madame La Députée-Maire attache beaucoup d’importance au facteur sécurité. Sans nier ce souci, je lui ai toujours opposé mon obsession du cadre de vie cher aux habitants de tout quartier.

Les échanges (quatre ou cinq réunions sur deux ans) sont intéressants mais pas suffisamment constructifs à mon goût. L’on tente même de m’associer au projet de fermeture de la Place des Marées. Là aussi pour raisons de sécurité et de calme réclamé par les riverains. Le business des produits dérivés interdits y a pris ses marques parait-il. C’est toujours le cas aujourd’hui même depuis la fermeture du lieu si prisé des « jeunes ».

Madame La Députée-Maire insiste sur le principe de lien social. Notion qui nous est commune. Elle est très friante de la fête des voisins qui se déroule une fois l’an. C’est un moyen efficace de rassembler les gens et de montrer l’engouement de la ville pour ces échanges entre amis. Elle souligne que les résidents de notre quartier ne sont pas très vivaces sur ce type de manifestation. C’est à nous de les inciter à plus de partage avec leurs voisins….ben voyons après tout…

Pour satisfaire mes diverses requêtes, la ville fait un effort sur quelques aménagements fleuris. Un peu léger comme bilan.

 

DEBUT DE DECHEANCE

Une chose me trouble toutefois. Ces nombreux illustres inconnus qui représentent les quartiers, fruit du hasard d’un tirage au sort au dessus de tout soupçon, se connaissent souvent. Ils se tutoient même entre-eux. Même devant moi, ils s’échappent en donnant du « Tu » à Madame La Députée-Maire un peu gênée par cette débauche d’enthousiasme. Je reste sur un simple « Madame » plus correct vis-à-vis de sa fonction représentative.

En décembre 2005, je suis convié – comme en 2006 d’ailleurs – à la soirée de fin d’année offerte par la Mairie. Je m’y rends un peu tendu. La soirée est délicieuse voire amusante tant les apartés sont nombreux sur mon cas. Je m’en fais l’écho sur le site de mon ami Christophe Grébert , cela déplaît aux soutiens officiels de Madame La Députée-Maire qui ne trouvera elle, rien à redire sur mon choix de partager cette expérience avec concitoyens.

Les semaines et les mois passent, la folie de la représentation s’estompe. Les réunions sont espacées et souvent fixées à des heures qui conviennent à l’emploi du temps de Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Le samedi soir à 19H reste un horaire difficile.

Je ne serai pas correct si j’oubliais de préciser que je suis souvent invité à diverses manifestations ou expositions. Je ne m’y présente jamais, car je ne vois pas là l’occasion de relayer les attentes des citoyens. Je ne me sens pas l’âme d’un faire-valoir.

La question que beaucoup de mauvaises langues se pose : ais-je profité de menus avantages ? Réponse claire : un stylo, un carnet et un repas de Noël ! Le présent offert aux convives en 2005 a été redistribué par mes soins et je me suis privé de la soirée 2006, tenu par d’autres obligations.

Ais-je usé de ma position pour bénéficier d’un avantage personnel ou vers un tiers ? Non. Une exception notable, j’ai relayé la demande d’un jeune couple putéolien, qui vivent dans un minuscule appartement avec leur jeune garçon, et qui s’étonnaient de n’avoir reçu aucune réponse de l’Office HLM depuis deux ans, et qui avaient souvent été malmenés au Secrétariat de Madame La Députée-Maire lors de leurs demandes de rendez-vous. J’ai servi de boîte aux lettres….si cela se révèle utile pour ces deux personnes : tant mieux, mon « mandat » n’aura pas été si inutile que cela.

 

A PUTEAUX, S’EXPRIMER SUR LE NET PEUT S’AVERER CONTRARIANT

Le 6 septembre 2006, à la suite du procès pour diffamation mené par Christophe Grébert contre la Ville de Puteaux, et qui a vu Charles et Joëlle Ceccaldi-Raynaud être condamnés en première instance (appel rejugé en Mars 2007), je me suis permis de demander à Monsieur Nicolas Sarkozy s’il trouvait normal de vouloir passer le « karcher » en banlieue afin de la nettoyer de sa racaille, et d’accepter sur sa terre d’élection des élus condamnés pour avoir laissé entendre des choses inacceptables.

A la suite de la publication sur le net de cette lettre ouverte, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a fait déposé une lettre « d’outragée » dans ma boîte aux lettres dans les 24 heures qui ont suivies. A la dénomination ridicule de « Monsieur le Représentant de Quartier », j’ai simplement répondu à Madame La Députée-Maire ma façon de défendre mon droit à la liberté d’expression d’un citoyen libre sur des faits avérés et rendus publics. J’ai également remis les pendules à l’heure en insistant sur le fait que le mélange des genres, des styles et des casquettes n’était pas une habitude ancestrale pratiquée dans ma famille.

Peut-être cette nouvelle entorse à la règle de l'omerta me verra gratifié d'un rappel à l'ordre. Pourtant certains le savent : il est coriace l'animal. On se sent si libre quant les doigts n'ont pas trempé dans le pot de confiture.... Le coeur léger j'assume mes propos et mes dires. Aucun échafaudage ne sera assez haut pour me duper....comprenne les initiés.

C’est aussi cela la représentation de quartier à Puteaux, sympathique non ?

 

EPILOGUE D'UNE FIN ANNONCEE

Au final, cette expérience de deux ans environ n’a pas vraiment bouleversé mon emploi du temps ni changé mon opinion sur ce premier pas de « démocratie participative ». Soyons honnêtes : cette Représentation de Quartier aussi bien enveloppée qu’elle soit n’a aucune utilité pour les citoyens de la Ville de Puteaux, et ne peut servir de modèle d’écoute et de participation à la majorité municipale.

Le 31 décembre 2006, j’ai choisi de remettre ma couronne de lauriers entre les mains de celle qui me l’avait décernée quelques mois plutôt. Par cohérence avec moi-même tout d’abord, estimant avoir prêté mon nom assez longtemps à un écran de fumée démocratique. Par déontologie ensuite, car même si je suis membre effectif de l’opposition je met tout d’abord en avant la nécessité de replacer les citoyens de Puteaux au cœur de tout projet politique.

 

MON COMBAT, MES AMIS, MES ENNEMIS…MES ENNUIS

Certains sont tentés de croire ou de laisser croire que je prétends à de futures responsabilités à Puteaux. Je n’ai jamais caché mon envie d’avoir la fierté d’être élu un jour Conseiller Municipal.

Quelque soit mon avenir, je ne sacrifierai pas ma liberté de parole pour quelque avantage que ce soit. Je ne demande rien, je ne revendique rien et je n’attends rien.

Je reste convaincu en revanche que les habitants de Puteaux méritent une ville où règne un climat d’entente cordiale et de respect mutuel.

Une ville où chacun s’exprime librement dans l’exercice de son art ou de sa passion. La ville dispose d’atouts et d’infrastructures impressionnantes…sclérosés aux ordres préalablement déterminés en haute sphère.

Elle mérite mieux que de s’étendre dans les colonnes des quotidiens à la rubrique judiciaire ou insolite. Elle construit des murs là où devraient s’élever des ponts. Elle se referme sur elle-même alors que la logique prône l’ouverture aux autres, au brassage, au métissage et à la diversité.

Cette ville a besoin de sang neuf avec des conseillers municipaux qui ne se contentent pas de dire amen aux décisions prises par son Maire. Chaque Conseiller a un devoir de résultat envers les citoyens qui l’ont élu, même sur une liste proportionnelle. Un Conseil Municipal où seuls le Maire et la Conseillère Municipale d’opposition s’expriment, n’est pas ma vision d’un démocratie apaisée.

Un Conseil Municipal où des citoyens conspuent et insultent d’autres citoyens, n’est pas un Conseil Municipal digne et respectueux des usages républicains.

Les habitants de cette ville ont besoin que l’on s’occupe d’eux et que l’on s’attache à les servir loyalement sans demander s'ils ont bien pensé à s’inscrire sur les listes électorales.

Les putéoliennes et les putéoliens sont des gens simples qui aspirent à la tranquillité et souhaitent vivre dans une ville qui leur ressemble. Cette cité endormie où l’activité s’éteint dès 20 heures. Cette cité perdue où les gens ne disposent d’aucun point de rencontre pour échanger et discuter. Cette cité oubliée aspire demain à se réveiller.

Maintenant parlons clairement. Il n’est pas question de remplacer un système par un autre système. Il est question de projet, de vrai projet, qui offre de nouvelles perspectives de développement pour cette ville si riche en tout point de vue.

Le pari est risqué, mais je ne peux résoudre à l’idée qu’au nom de velléités personnelles, d’acquis instables ou d’avantages empoisonnés, certains citoyens se risquent à soutenir un « régime » qui n’honore pas la République.

J’exagère selon vous ? Et pourtant, certains à Puteaux ont vendu leur âme au diable. Je me sens plus à l’aise à ma place qu’à la leur.

Le fait de s'exprimer, d'écrire et de parler provoque parfois des inimitiés. Tant mieux, même dans mon "camp" j'en suis victime et cela renforce ma détermination. J'ai toujours détester la bassesse et la médiocrité.

Nous en parlerons bientôt, en d’autres lieux…. Entre collaboration et coalition, mon choix est fait, place au projet et aux idées. Relevons ensemble le défi d'une ville meilleure, d'une ville à vivre !

Régis Sada

 

27 novembre 2006

Pourquoi, malgré mon fort engagement politique, je ne serai jamais élu ?

Pour réussir en politique, il n’y a pas de formule miracle ! Soit vous êtes un fils à papa (ou à maman) qui a fait carrière en politique, soit suite à votre engagement militant, vous êtes devenu un mouton qui ne pose jamais de question et de problème à l’ordre établi.

Ne croyez pas que ce raisonnement soit le fruit d’une quelconque frustration de ma part. Le Parti Socialiste ne m’a pas attendu pour exister et pour vivre, de même que je n’ai jamais vécu grâce à l’action du Parti Socialiste.

Alors pourquoi m’être engagé à Puteaux au Parti Socialiste ?

Car au-delà de la simple orientation politique, je suis un républicain convaincu et un démocrate affirmé. Lorsque j’ai découvert par média interposé les « méthodes » de la famille Ceccaldi-Raynaud, je me suis logiquement posé des questions.

Lorsque j’ai constaté par moi-même les dérapages de langage, de comportement et de mise en place de la politique locale à Puteaux…je suis entré en résistance citoyenne.

J’ai donc rejoint les rangs de la section socialiste de Puteaux. Empli d’espoir et de volonté de changer les choses, et j’ai rapidement déchanté.

Je sais qu’à l’UMP, on essaye de faire croire que les gens ont la parole et des moyens d’action. Au final, une seule tête mène le bal et tout le monde suit la cadence (sauf pour Sarkozy !) :o) Au PS, parti de tradition militante, c’est souvent celui qui a parlé le plus fort ou qui dispose des meilleurs appuis à l’extérieur, qui remporte la mise.

La désignation de Ségolène Royal a certainement modifié certains de ces critères, mais dans le fond l’idée est la même.

Quant on est un peu trop grande gueule (comme moi), que l’on accepte pas les idées imposées (comme moi) et que l’on refuse de ne rien changer (comme moi) : on se fait rapidement des ennemis… Surtout ceux qui estimaient avoir gagné leurs galons.

On vous prête des idées ou des pensées qui ne sont pas les vôtres, et on cherche par tous les moyens à vous déstabiliser ou à vous ridiculiser.

Il est interdit de ne pas être d’accord avec la ligne de conduite du Bureau National (le Parlement du parti), il est déconseillé de refuser la synthèse (mot qui fait bander tous les socialistes) et il n’est pas permis de brocarder le projet socialiste (même si vous l’estimez proche du laxatif).

Tout cela m’amuse et m’épuise en même temps. Ma participation militante est formatrice. Elle m’a permis de mieux comprendre pourquoi la France est un pays qui rejette le mot « réforme » et pour quelles raisons le PS avait était sanctionné en 2002.

Avec l’arrivée en masse de jeunes et de salariés du privé au PS, je fonde de grands espoirs d’évolution pour ce parti qui est bien loin des idées de ses fondateurs. Pour moi le mot « progrès » est synonyme de lutte contre les archaïsmes.

A Puteaux en 2008, bien avant de vouloir m’asseoir derrière un pupitre de conseiller municipal, je souhaite avant tout mettre un terme à la dynastie Ceccaldi-Raynaud et à la colonie de moutons qui ont soutenu l’action « politique » de cette famille depuis 1969. Une sorte de libération des citoyens putéoliens...

Je me bats aussi pour la liberté de conscience, de pensée et d’expression qui sont des droits fondamentaux de chaque citoyen français. Enfin, j’entends lutter avec force contre toute forme de discrimination et le pillage de la démocratie par une caste d’élus qui ne méritent que les bancs….de l’ANPE pour leur inefficacité et leur manque de courage dans l’action.

Je viens de me réveiller. Le rêve était trop beau. Je parle et j’écris ce que je pense alors que cela est « déconseillé ». Je suis certain d’être un bon citoyen. Manque de bol je suis un piètre politicien. Je suis un utopiste. Je ne serai jamais élu. Tant mieux si c’est pour rien faire (ou voir) changer dans les prochaines années !

16:51 Publié dans Bien s'engager ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique, puteaux, ps, ceccaldi raynaud, regis sada, ump, militant | |  Facebook