24 octobre 2011

Pourquoi ma dernière chronique putéolienne ?

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Promis, juré, craché ! C’est la der des der ! Je viens clore par la présente, le récit de mes chroniques putéoliennes. J’ai entendu, ici ou là, les reproches amicaux adressés par quelques lecteurs assidus qui s’étonnent de ne plus me lire.

Certains ont compris qu’il n’est pas possible d’être au four et au moulin et que depuis quelques semaines, je suis bien plus passionné par le choix de mes futurs meubles qu’un énième récit des cocasseries de la terre putéolienne qui m’a accueilli dix longues années durant.

Pourtant, c’est de bonne grâce que je me soumets à la volonté populaire aujourd’hui en rendant compte dans mes modestes colonnes de deux faits marquants venus troubler l’existence des habitants de Puteaux, la ville où il fait bon vivre !

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Le premier, sans doute en guise de bonus de départ, c’est la remise en route des deux escalators de la sortie B Le Dôme, permettant de s’extirper du hall des transports de La Défense et de vous conduire au bas de la majestueuse Grande Arche.

Il était temps ! Après trois ans de zone sèche pour les riverains comme pour les honnêtes travailleurs du quartier, ces escalators flambant neufs et tournants à vide depuis près de dix jours, viendront ravir et soulager les pieds et les dos endoloris.

Pour ceux qui vous mènent du célèbre Mac Do’ au Dôme, il faudra encore attendre que l’EPASA passe la commande au constructeur et se décide, une bonne fois pour toute, à faire chasser nos amis « les vilaines racailles » qui tiennent le squat depuis des années et qui se font un malin plaisir de maintenir ces appareillages salvateurs en mode « OFF ».

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Le second fait est plus troublant, plus surprenant mais terriblement putéolien. Concitoyens putéoliens et amis visiteurs, après l’invasion hideuse d’escargots et de lapins bleus ayant défiguré la bourgade alto-séquanaise en juin 2010, les rues de Puteaux ont été victimes ce week-end d’une invasion de canards ! Oui, des canards !

L’article paru dans le Canard Enchainé de la semaine passée évoquant la possibilité de comptes cachés de la Député-Maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud au Luxembourg ou dans d’autres paradis fiscaux, aurait du laisser les yeux et les oreilles des putéoliens en odeur de chasteté.

Comme par habitude, comme de bien entendu, une telle information aurait du passer comme une lettre à la Poste. Il est triste de devoir reconnaitre que les soupçons touchant un élu sont devenus monnaie courante. Mais à trop vouloir tout cacher, on fait en sorte que le plus grand nombre soit au courant ! La possibilité que les kiosquiers locaux soient empêchés de vendre librement ledit Canard, a provoqué la rébellion du journal, des élus locaux (de l’opposition uniquement je précise) et au final….de la France entière !

Ainsi donc, la marre aux canards s’est mutée en océan de bouses ! A Puteaux, c’est la manière humoristique de mettre les petits plats dans les grands !

Je ne résiste pas à l’envie de confier une nouvelle fois ma joie immense de quitter ce sinistre bourbier et de citer l’illustre Zaza Napoli dans la Cage aux Folles : « C’est vrai Renato, ces gens là sont dans une sacrée merde….Ca fait plaisir ! ».

Une promesse est une promesse, cette chronique solde mes dix de vie putéolienne. Promis, juré, craché ! Je ne vous ennuierais plus avec Puteaux….jusqu’à la prochaine fois !

A la manière de William Hazlitt : « Certaines personnes font des promesses pour le seul plaisir de ne pas les tenir ».   

05 mai 2009

Pourquoi l'opposition putéolienne fait encore des siennes ?

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Francis Poézévara nouveau et tout jeune Secrétaire de Section PS de Puteaux, l'affirme sur son blog : « Puteaux : le web est dans l'opposition ! ». Sa vision n'est pas faussée alors que le microcosme de l'internet putéolien s'est réveillé à l'annonce surprise du ralliement de Frédéric-Michel Chevalier à la majorité UMP de Puteaux emmenée par sa patronne Joëlle Ceccaldi-Raynaud !

On s'étonnera presque que cette information soit passé inaperçue dans les récits objectifs du Conseil Municipal parus ces derniers jours sur MonPuteaux. Sans doute « mon candidat éphémère» Christophe Grébert n'a guère apprécié -pour une fois- de ne pas être la fève qui aiguise les papilles de la jolie galette putéolienne qui nous sert de Conseil Municipal.

Frédéric-Michel Chevalier tente d'expliquer son choix sur son blog. L'exercice n'est pas facile et malgré quelques élans de sincérité dans son propos, comment faire comprendre que la politique de Joëlle Ceccaldi-Raynaud jugée très durement il y à peine quelques mois en pleine campagne municipale soit aujourd'hui totalement en phase avec sa conviction ? La grande famille UMP s'est réunie au grand dam des électeurs de droite qui pensaient en mars 2008 qu'une autre voie était possible. La déviance intellectuelle de Christophe Grébert (et non politique, soyons sérieux) ne suffit pas à expliquer ce grand écart.

Les commentaires sur son blog expriment, sauf en de rares exceptions, qu'il sera désormais très difficile à Frédéric-Michel Chevalier de faire entendre sa différence ou de porter les réflexions inscrites au programme de Puteaux Ensemble.

Stéphane Vazia, Président du Groupe des élus PS au Conseil Municipal, reprend sur le blog des élus PS des morceaux choisis de certaines critiques formulées par F-M. Chevalier encore élu de l'opposition. La manœuvre est habile et parfaitement politique, puisqu'elle oblige le bélligérant à faire face à ses propres contradictions. S. Vazia parle de ralliement naturel tout en invitant F-M. Chevalier comme C. Grébert à se démettre d'un mandat qu'ils ne seraient plus en droit de revendiquer car contraire à leur engagement initial devant les électeurs.

Sur cette note les commentaires sont de la même teneur que sur celui de F-M. Chevalier à l'exception d'un internaute qui ne comprend pas que suite à ce ralliement l'opposition putéolienne ne se structure pas mieux et que C. Grébert continue d'être diabolisé alors qu'une concorde municipale s'impose. Le seul souci réside dans le fait que pour qu'une concorde existe il faille encore que tous les intervenants y soient favorables !

Nadine Jeanne, Conseillère Municipale PS, est plus mordante et incisive. Elle parle de moquerie vis-à-vis des électeurs, parlant même de trahison honteuse en soutenant l'appel à la démission lancé par Stéphane Vazia. Elle note que les électeurs PS comme ceux de Puteaux Ensemble ont clairement marqué leur opposition à la politique conduite par Joëlle Ceccaldi-Raynaud.

Personne ne la traitera d'hérétique sur ce point en relevant pour ma part, que je n'ai envers Christophe Grébert aucune indulgence particulière à son égard en considérant son « travail » d'élu comme une usurpation de mandat vis-à-vis des putéoliens. Sa « détermination dans le combat local » me semble aujourd'hui concentrée sur ses intérêts personnels au détriment des intérêts de la population putéolienne.

Ici, c'est un échange franc entre Nadine Jeanne et F-M. Chevalier qui s'est engagé. La pilule ne passe pas pour l'élue putéolienne qui assomme son collègue de Conseil de nombreuses mauvaises intentions. Le ton est donné et la charge est sévère !

A travers tous ces récits, il existe un « OFF » qui reste interdit aux putéoliens extérieurs au cercle restreint de la politique politicienne à la putéolienne. Les appareils se contractent et les basses manœuvres se font à visage découvert.

Dans le sérail, c'est l'amazone Evelyne Hardy qui est au centre de toutes les préoccupations. L'incorruptible élue indépendante est désormais la seule à pouvoir se faire l'écho de la pensée exprimée par ses anciens colistiers de Puteaux Ensemble.

Elle ne fait pas de bruit mais travaille avec assiduité à dénicher les petites perles -notamment sur le budget- qui chatouillent les aisselles de notre Députée-Maire. Discrète mais efficace : en conseil l'Amazone sonne la charge...

Evelyne Hardy est choyée et respectée....même par la majorité qui espère sincèrement la voir rejoindre le groupe PS de manière à ce qu'elle ne dispose plus d'une liberté de parole et d'intervention qui se révèle bien gênante en de nombreuses occasions. Vaille que vaille, l'Amazone entend tenir sa position !

Pendant ce temps là Joëlle Ceccaldi-Raynaud « Innove dans la continuité », jubile et continue de nous gratifier de ses choix « précieux » pour l'avenir de la Cité. Pour s'en convaincre je vous conseille la lecture du dernier numéro de mai de Puteaux-Infos. Un joli catalogue de nouveautés et de photos avec en prime une couverture du Palais de la Médiathèque où de joyeux putéoliens colorés sifflote qu'il fait « bon vivre à Puteaux ».

Mais à votre avis, parmi les 43 conseillers municipaux de Puteaux, qui c'est qui, qui va tomber à l'eau ???

Régis Sada

 

14 avril 2009

Atelier des Idées : Budget primitif 2009 de la Ville de Puteaux

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 BUDGET PRIMITIF 2009 DE LA VILLE DE PUTEAUX

Ce budget a été approuvé par la Majorité UMP en place lors du Conseil Municipal du vendredi 27/03/2009.

Les salaires « fous » de certains patrons qui reçoivent aujourd'hui une ferme désapprobation et le gaspillage de l'argent communal par des actions éphémères de surconsommation sont deux maux à combattre d'une société fondée sur l' INEGALITE et l'INJUSTICE,  une SOCIETE  INTOLERABLE.   

L'ABSENCE DE DEBAT D'ORIENTATION BUDGETAIRE

L'ordre du jour  du précédent Conseil du 29/01/2009 comportait le « débat d'orientation budgétaire *» qui n'a pas eu lieu : des incidents parasites entre certains conseillers de l'opposition « Alternance » et certains conseillers de la majorité ayant entraîné l'interruption du Conseil par le Maire**.

Le Non- Respect du travail des Elus, avec des délais d'information trop courts.

Les 3.3 kg de documents écrits nécessaires au Conseil n'ont pas été adressés aux conseillers assez longtemps à l'avance, même si le délai utilisé est légal. Postés le samedi, les Conseillers, qui travaillent, n'ont reçu cet envoi que le lundi soir 22/03.

Or l'examen sérieux de ces documents, pour un vote responsable, demande une vingtaine d'heures d'autant qu'une visite en Mairie est nécessaire pour des renseignements complémentaires.

Respecter strictement les délais légaux d'information est compatible avec une pratique novatrice d'information. La Mairie devrait s'ouvrir aux bonnes idées du Monde. Le site forum-edemocratie.com décrit, aujourd'hui, l'expérience de l'Iowa, petit état américain dont les 3 millions d'habitants ont été invités à répondre, par internet, à une participation, pour définir un budget de temps de crise, en réduisant les dépenses, en particulier. Deux sites ont recueilli les idées : celui de la majorité démocrate (Open Budget Iowa) et celui de l'opposition républicaine (Budget Saving Ideas)...

Sans oublier que la présentation du budget de Puteaux, document public, est austère, malgré les recommandations nationales portant sur la facilité d'un accès démocratisé au contenu. [Ultérieurement, des présentations remarquables d'autres villes seront publiées].

UN ORDRE DU JOUR TROP CONSEQUENT

Au vote prévu du budget s'ajoutaient les votes du compte administratif 2008 et 82 autres points !

La présentation du compte administratif de l'année antérieure, en même temps que celle du budget, en avance de 3 mois, n'est pas obligatoire mais peut-être perçue comme une très bonne pratique de la Commune qui permet des comparaisons rétrospectives.

Cependant, sur ce plan, d'autres communes ont des pratiques plus élaborées encore en présentant :

-          l'évolution des finances depuis plusieurs années (ex : Cavalaire-sur-Mer, depuis 1998),

-          Une projection budgétaire à 6ans, examinée par un comité communal et les élus (Communauté d'Angers).

Les points à l'ordre du jour furent très nombreux (Une commune voisine n'en a proposé que 38).

LE BUDGET

Ce budget, comme les précédents, se caractérise par des recettes et des dépenses de fonctionnement et d'investissement très élevées, très supérieures aux moyennes de la strate de référence. La commune n'a ni dette ni emprunt.

Des faiblesses persistantes ou nouvelles seraient à supprimer.

1. Une absence de hiérarchie des objectifs qui marquerait une stratégie politique à la hauteur des moyens.

Exemple de l'éducation :

Alors que l'avenir  économique de la France et de l'Europe repose sur l'Education, la Recherche et l'Innovation, la commune de Puteaux  soutient  mal  l'Ecole de la République.

Le pourcentage des dépenses de fonctionnement pour l'école représente 6.50% du budget (10 246 €/ 163 525 €) au lieu de 11.50%, moyenne nationale des communes selon la Cour des Comptes***( rapport de la Cour des Comptes,du 18/12/2008, sur les rôles respectifs et complémentaires de l'état et des communes dans le fonctionnement des écoles). 

Le coût annuel d'un élève, tout compris, (privé intégré) est de 748 € à Puteaux (indication fournie lors du vote de la subvention à l'école Saint Joseph qui perçoit un même prix qu'un élève de l'école publique, selon Mme Le Maire) pour une moyenne nationale de 1950 €.

S'agit-il de données erronées tant la situation est paradoxale ?

Des écarts de subventions étonnants :

Le fort écart des subventions entre la PEEP ( 22500 €, plus que doublée depuis 2008) et la FCPE ( 2000 €, voisine de « l'Assistance aux chats libres », de 1500 €), associations de parents d'élèves, doit être d'abord vérifié à partir du nombre d'inscriptions dans chaque association, critère choisi pour le calcul des attributions. Les sommes doivent être aussi vérifiées dans la réalité des attributions. Le critère d'aujourd'hui, critère politique abrité derrière des nombres, doit être abandonné : chaque association milite, non pas pour ses seuls inscrits, mais pour tous les élèves des écoles dans le contexte laïc et neutre de l' EGALITE DES CHANCES DES ENFANTS.

Caractéristiques générales du budget :

Les priorités ne sont pas apparentes, ce budget est «  plat », de nombreux secteurs sont couverts mais sans objectifs définis. L'économie de la connaissance est un secteur très discret. Un Plan de Relance n'est pas apparent.

2. Une insuffisante prise en compte des effets de la crise.

Le logement.

Au lieu de proposer un nouveau « Palais »( un Conservatoire de musique), au coût prévu de 12 Millions d'euros, alors qu'aucun critère de rentabilité ou d'occupation n'est publié pour les édifices existants (un restaurant va occuper le Palais des...Congrès), la commune devrait soutenir les finances des locataires des HLM en assurant l'isolation thermique des constructions, pourrait soutenir les locataires privés en difficultés par un « bouclier logement », comme à Paris par exemple, pourrait accroître les subventions  pour éradiquer les taudis de Puteaux, dans le respect absolu des habitants. Le budget pourrait inclure des structures innovantes : places d'hébergement éducatives ou d'insertion, logements d'urgence. ..

L'emploi.

La commune emploie trop de non titulaires.

La Chambre Régionale des Comptes avait déjà suggéré :

-          un correctif lors de l'analyse des comptes 2000-2004,

-          le recrutement d'un Directeur des Ressources Humaines pour rectifier la précarité, planifier les formations et instaurer une gestion provisionnelle. 

Un nouveau plan local pour l'emploi pourrait inclure les jeunes fragiles ou déscolarisés, les étrangers isolés, les travailleurs âgés licenciés...

Le domaine social.

Le CCAS. La subvention 2009, de 4 350 000 €, était, en 2008, de 3 900 000 €.

Cela représente un peu moins de 3% du budget de fonctionnement de la commune.

L'hypothèse du bien-fondé de cet effort devra être validée à partir de la production des comptes 2009 du CCAS permettant au contrôleur de juger la pertinence des actions entreprises. En Suède, par exemple, le principe de transparence permet à chaque citoyen d'accéder à tous les comptes.

Le Micro- Crédit social. Cette nouvelle action sociale de solidarité contre le chômage, pourrait être lancée, à Puteaux, comme d'autres villes l'ont fait, afin de soutenir, par exemple, les auto- entrepreneurs.

3. Le développement durable.

On observe encore peu,  de résultats positifs, visibles, de la politique communale.

- Le coût de l'eau amorce une baisse, encourageante (voisine de 10%).

- Les dépenses d'électricité ont augmenté  entre 2007 et 2008, la prévision budgétaire prévoit une baisse de 2%.

- Le prix du chauffage urbain augmente, plus que l'inflation, depuis deux ans et va continuer, semble-t-il (de 611 454 € en 2007 à 710 000 € en 2009, soit 16% en 2ans).

C'est par l'observation de ces résultats globaux, les années à venir, que l'on pourra valider ou invalider la politique annoncée d'économies d'énergie pour un développement durable (et non pas par des détails tels que la pose d'ampoules à basse consommation dans un jardin, par exemple !)

4. Un défaut de conformité entre les montants des taux d' imposition et l'existence de placements.

Les taux communaux des impôts ne peuvent augmenter tant que la commune a de l'argent placé : 143 Millions d'Euros, fin 2008. La proposition d'augmentation communale du taux de la taxe sur le bâti, de 1 point, soit 12.60% ne peut être validée, pourtant, elle l'a été lors du Conseil.

D'autre part, cette augmentation est sans nécessité, contraire, semble-t-il, aux engagements de campagne du Maire et contraire aux conseils de la Cour des Comptes.

La Commission de contrôle des impôts directs, si c'est bien cette commission qui en est responsable, devrait annuler les augmentations injustifiées   de la taxe foncière 2008 des logements les plus dégradés (entre +33 et 50%), conséquence de la suppression des classes 7 et 8 et revenir aux taux antérieurs.

La commune devrait supprimer la taxe d'enlèvement des ordures ménagères comme elle en a le droit  et financer ce service avec ses propres ressources. Cette suppression redonnerait plus de 5 millions d'euros aux putéoliens, à comparer à la baisse symbolique proposée dans le budget de 2.23%, soit 0.04 point (de 1.79% à 1.75% : 314 000 €).

5. Une absence récurrente de « sincérité budgétaire ».

Le principe de sincérité  suppose que l'ensemble des produits et des charges inscrit au budget soit évalué de façon sincère.

Le taux de réalisation du budget d'investissement, en 2008,  n'est encore que de 68%. En  2007, il ne fut que de 58%. C'est ainsi qu'avec des reports de 30 ou 40 M €, les équilibres budgétaires présentés au budget primitif ne sont pas sincères.

Ne sont pas sincères :

-          L'évolution de la fiscalité qui semble justifiée lors de la présentation du budget mais ne l'est plus lors de l'exécution du budget.

-          La cession des placements prévue pour 50 M € an 2008 et réalisée pour 20 M €.

-          Une liste de projets jetés sur le papier qui attribue le même montant à la construction d'un nouveau conservatoire et à la rénovation d'un bâtiment de La Falaise. Des travaux de voiries devraient coûter 18 M € !

Aucune analyse d'opportunité n'est présentée, pas plus que les coûts futurs de fonctionnement.

Ces investissements servent-ils l'avenir ?

Image : lorientsportive.wordpress.com

*, ** et *** : se reporter aux textes sur : atelier-idees.org

16 mars 2009

Pourquoi il y a un an : les élections municipales à Puteaux ?

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C'était il y a un an, un an déjà !

La liste conduite par Joëlle Ceccaldi-Raynaud était élue au second tour avec 52,98 % des suffrages exprimés, devançant la liste citoyenne Puteaux Ensemble 25,37 %, celle du Parti Socialiste avec 13,90 % et celle Charles Ceccaldi-Raynaud avec 7,75 %.

La lecture du Puteaux Infos de Mars 2009 et le panorama dressé par l'équipe municipale me font me souvenir que non, je n'ai rien oublié et que non, je ne regrette rien. La lecture du post « spéciale première bougie de mon élection » publié par le Conseiller Municipal MoDem Christophe Grébert m'oblige à sortir une nouvelle fois de ma réserve pour dire que non, les putéoliens et l'équipe Puteaux Ensemble n'ont pas mérité de supporter un tel mépris.

La Députée-Maire de Puteaux dresse le bilan de la première année de mandat qui s'achève. Visiblement elle baigne dans l'auto-satisfaction. Comment le lui en vouloir après tout. En temps de crise on se réjoui de petits riens. Il faut être bon joueur en souhaitant que la politique qui sera conduite jusqu'en 2014 bénéficie avant tout à tous les putéoliens.

« Innover dans la continuité » est la thématique choisie pour défendre cette première année. Un slogan très sarkozien dans l'air du temps...

Le résultat des dernières municipales, bien que favorable, a laissé des traces. Devoir en passer par un deuxième tour reste comme une pilule difficile à avaler. Il faut donc changer quelques trucs pour ne pas donner l'impression que le message des électeurs n'a pas été entendu.

Beaucoup de choses sont annoncées comme abouties ou en cours. Si l'on doit se satisfaire d'une profusion de projets d'aménagement ou d'accessibilité, on se doit de pointer certaines incohérences sur le plan urbanistique ou la lenteur de la mise en chantier de nos différentes ZAC. Je reviendrais sur certaines de ces annonces tant elles sont pour certaines, le reflet du projet présenté par la liste Puteaux Ensemble. Un bel hommage rendu à titre posthume (merci pour ça).

La bête noire reste sans doute la démocratie et la participation des habitants au projet de ville. La création du Conseil Economique Local de Puteaux jumelé au « développement » des représentants de quartier confirment que Joëlle Ceccaldi-Raynaud n'a pas encore compris l'intérêt d'écouter TOUS les putéoliens et pas seulement celles et ceux qui lui sont favorables. Les « machins » sont légions à Puteaux et le Grand Charles retrouverait ici les glorieuses heures de sa jeunesse....Les machins c'est bien, utile c'est mieux......

BON ANNIVERSAIRE à Joëlle Ceccaldi-Raynaud ! Dans son opposition je suis, dans son opposition je demeure. Je rends toujours à César ce qui lui appartient, et je tiens à saluer ici son génie en ayant réussi sans y participer directement à réitérer le coup de maitre de Jacques Chirac en 1997 qui avait réussi à dissoudre sa majorité !

Joëlle Ceccaldi-Raynaud a réussi elle, à dissoudre son opposition ! Sans rancune Madame la Députée-Maire...

De l'autre côté, en lorgnant du côté de l'opposition (la fausse, pas celle utile aux putéoliens), je ne peux laisser divaguer le Conseiller Municipal MoDem Christophe Grébert qui faute de bénéficier du sommeil du juste, s'est attardé un peu trop longtemps sur « son »  programme municipal de 2008 et la révélation magique de son élection il y a un an.

Il doit certainement y avoir eu un bug informatique rue Voltaire. Le mois d'avril étant encore loin, il ne peut s'agir d'un poisson volontaire. Quelle mouche a donc bien pu piquer Christophe Grébert pour faire preuve d'un tel mépris et d'un honteux manque d'humilité ?

Rétablissons la seule et unique vérité.

Un an après son élection, Christophe Grébert fait un usage immodéré du « je ». Il est utile de lui rappeler que deux illustres personnages l'ont fait avant lui :

Le premier s'appelle NAPOLEON BONAPARTE. Il a nous a légué la départementalisation que nous connaissons et le Code Civil. Souvent critiqué à tort ou à raison pour ses campagnes de conquêtes sanglantes, son héritage est encore bien présent.

Le second s'appelle NICOLAS SARKOZY. Il est l'actuel président de la République. Son bilan est en cours d'actualisation et sera jugé par les français en 2012. Son nom s'inscrira dans l'Histoire par la fonction qu'il occupe et la Rolex qu'il porte au poignet, signe de sa réussite avérée à 50 ans passés.

En préférant exploiter une fibre populiste au détriment d'un véritable travail de terrain documenté et argumenté, le Conseiller Municipal MoDem Christophe Grébert exprime un profond manque de considération aux putéoliens qui l'ont élu en mars 2008. A trop chercher de la malice chez ses ennemis, les Ceccaldi-Raynaud, il en arrive à en copier les comportements et à en reproduire les gestes et les attitudes.

Il n'a pas cru nécessaire de rendre hommage aux 42 colistiers et aux putéoliens qui l'ont placé là où il est aujourd'hui. Je répare cet affront pour lui en saluant l'engagement et le dévouement passé de ces citoyens exemplaires qui ont écrit les 202 contributions qui ont permis à la liste Puteaux Ensemble de présenter un projet 100% citoyen.

MERCI A VOUS ET AUX 4.500 PUTEOLIENS QUI NOUS ONT ACCORDE LEUR CONFIANCE EN 2008 !

Il est vrai qu'il était difficile pour Christophe Grébert de faire état de son action municipale tant celle-ci ne laisse aucun souvenir. Mis à part ses « je » perpétuels et sa volonté de s'affirmer comme indispensable au MoDem local et national, son bilan en tant que Conseiller Municipal approche le néant.

Lorsque l'on n'a rien à défendre au bout d'un moment cela commence à se voir et à se savoir. Effectivement Monsieur le Conseiller Municipal MoDem : les putéoliens s'en souviendront...

Etre un génie politique ne se décrète pas. Seule une action affirmée peut constituer un héritage qui laisse une trace dans l'Histoire. A ce jeu là, un an après, je n'ai plus de doute : Puteaux a malheureusement encore été oublié...

Régis Sada

23 février 2009

Atelier des Idées : Puteaux défie la vidéosurveillance

PUTEAUX DEFIE LA VIDEOSURVEILLANCE

 

repartition equipements video paris.JPGLe cas de Paris

Le Conseil de Paris du 20 octobre 2008 a débattu du plan « 1.000 caméras pour Paris » présenté par le Préfet de police Michel Gaudin à la demande de la Ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie.

Ce plan prévoit de porter le chiffre de 330 caméras actuelles sur la voie publique à plus de 1.200 à la fin de l’année 2009. Ce dispositif est complété par les 9.500 caméras mises en place dans les transports urbains de la RATP et de la SNCF.

La gestion du nouveau parc est assurée au moyen d’un partenariat public-privé. La ville de Paris finance les travaux de câblage et de voirie et l’Etat verse un loyer aux sociétés chargées de fournir et d’entretenir le réseau et les matériels.

La police seule utilise les matériels et peut exploiter les images filmées.

Le coût de ce nouvel ensemble est fixé à 44 millions d’euros. Les loyers annuels versés aux prestataires par l’Etat sont de l’ordre de 6 millions d’euros.

 

Le cas de Puteaux

A Puteaux, à partir des informations fournies par la mairie en 2006, la ville dispose d’un parc de 77 caméras pointées sur la voie publique et de 113 caméras installées dans les parkings de l’office HLM. Ce chiffre ne prend en compte que les caméras installées sur Puteaux intra-muros et ne concerne pas celles déjà existantes sur le quartier d’affaires de La Défense.

La municipalité envisage de porter ce chiffre à 350 caméras en fonction des besoins de la police municipale et nationale, dans le cadre des recommandations du CLSPD* de Puteaux.

Le dispositif de vidéoprotection putéolien a coûté près de 3 millions d’euros (hors coût de fonctionnement). Aucune étude de suivi et de rentabilité n’a été prévue. Aucune passerelle n’est assurée avec le CLSPD.

La supervision est assurée par la Police Municipale qui transmet ses informations à la Police Nationale.

La majorité évoque une question de sécurité des citoyens alors que l’opposition (dans son ensemble) la soupçonne de vouloir épier la vie privée des putéoliens.

*CLSPD : Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance

N.B. : Le site internet de la Ville de Puteaux ne donne aucune information à ses administrés. Les informations récoltées sont issues des délibérations de différents conseils municipaux.

 

videosurveillance.jpgLes français et la vidéosurveillance

La vidéosurveillance est aujourd’hui requise pour assurer la sécurité des bâtiments publics, la lutte contre le terrorisme et la protection des citoyens.

Son suivi, l’amélioration des dispositifs et des législations existants, sont confiés à une Commission Nationale créée en novembre 2007 et mise en place en mai 2008 par la Ministre de l’Intérieur.

Lors de l’installation de la Commission Nationale de la Vidéosurveillance, le Ministère de l’Intérieur a réalisé une étude statistique sur la vision des français sur ce procédé. Cette étude révèle que :

  • 78 % des français sont favorables ou très favorables au développement de la vidéosurveillance dans les lieux publics pour lutter contre l’insécurité ou le terrorisme.
  • 66 % des français se sentent davantage en sécurité dans un lieu équipé de caméras de surveillance.
  • 65 % des français estiment que l’utilisation de la vidéosurveillance ne réduit pas leurs libertés et ne porte pas atteinte à leur vie privée.

Enfin, à la question de savoir à quels endroits la présence de caméras est nécessaire, voici ci-dessous les résultats pour la catégorie qui concerne la ville de Puteaux (de 20.000 à 100.000 habitants) :

  • Transports en commun : 56 %
  • Parkings : 34 %
  • Rues : 24 %
  • Ecoles ou hôpitaux : 22 %
  • Centre commerciaux et magasins : 21 %
  • Parcs et jardins publics : 12 %
  • Halls d’immeuble : 11 %
  • Routes : 6 %
  • Autres lieux ou NSPP* : 3 %

*NSPP : Ne Se Prononce Pas

 

Respect des libertés de chacun

L’étude ci-dessous démontre que les citoyens ne sont pas hostiles au développement de la vidéosurveillance et qu’ils ne se sentent pas observés au point que leurs libertés individuelles soient remises en question.

Pourtant, un récent rapport sénatorial pointe du doigt certaines incohérences dans la gestion de ce patrimoine national de près de 396.000 caméras dont 20.000 pointées sur les voies publiques.

Ce rapport recommande de confier à la CNIL* la gestion des données en évoquant le fait que la législation actuelle demeure floue, que les responsabilités soient encore à ce jour mal encadrées et que l’autorité publique ne soit pas capable d’imposer un cadre complet aux utilisateurs de la vidéosurveillance (notamment les collectivités locales).

Les sénateurs recommandent que les zones surveillées soient clairement signalées par affichage, que les opérateurs soient habilités à visionner les images tournées sur la voie publique et que la surveillance des espaces publics ne soit en aucun cas sous-traitée.

*CNIL : Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés

 

Efficacité affirmée mais non prouvée

Le rapport indique qu’à fin 2009, 242 centres municipaux de supervision devraient être raccordés aux services de police et de gendarmerie, jugeant que : «Ces interconnexions sont cruciales dans la mesure où ces caméras, si elles n'ont pas démontré leur efficacité en termes de prévention, concourent de plus en plus à l'élucidation des crimes et délits».

Dans le même temps au Royaume-Uni (pays précurseur de l’utilisation de la vidéosurveillance), un rapport identique rendu par la Chambre des Lords (équivalent de notre chambre basse), indique que si les citoyens britanniques ne vivent pas dans un régime totalitaire ils restent néanmoins confrontés à une « société de la surveillance » et que celle-ci apporte un « impact très limité non seulement sur la réduction des crimes, mais tout autant sur la réduction de la peur du crime ».

Dans le pays au 4,2 millions de caméras (dont 84% sont gérées par des opérateurs privés), la CCTV* aurait également des effets différents selon les délits et les lieux. Elle aurait ainsi beaucoup moins d'effet sur les violences aux personnes que sur les vols de voitures. De même, pas d'effet notable dans les centres villes, mais une baisse des crimes dans les parkings. En clair, il n'est pas sûr que la CCTV ait plus d'effet sur la criminalité qu'un bon éclairage public, en termes de prévention, le rapport ne niant pas son utilité ponctuelle dans le cadre des enquêtes.

*CCTV : Closed-Circuit Television

 

Conclusion et propositions de l’Atelier des Idées

1/ Arrêtons de jouer sur les mots

Le détournement sémantique du terme « vidéosurveillance » en « vidéoprotection » utilisé par la Ville de Puteaux, reste illusoire et ne constitue pas un élément supplémentaire permettant aux habitants de s’habituer plus aisément à ce mode sécuritaire.

 

2/ Nécessité d’un véritable Contrat Local de Sécurité (C.L.S.)

La viabilité et la possible extension d’une vidéosurveillance sur le territoire de la commune doit être mis en relation avec les conclusions et les recommandations fixées avec le CLS ou le CLSPD défini depuis 2006 par la Ville de Puteaux.

Une lecture approfondie du dossier du CLS remis en Préfecture à cette date –et qui fera l’objet d’un détail approfondi- laisse apparaître de nombreuses incohérences quant aux enquêtes menées auprès de la population et de différents intervenants locaux.

Ce dernier, clairement et volontairement orienté, ne permet pas de déterminer avec précision le degré de perception d’insécurité des putéoliens.

 

3/ Relier les différents services

Comme le préconise le rapport sénatorial, le centre municipal de supervision de la police municipale de Puteaux doit être relié directement aux services de police nationale.

 

4/ Information impérative de la population

La municipalité doit être tenue de mesurer annuellement la contribution des images filmées sur la voie publique à l’élucidation des crimes et/ou des délits.

Dans le même temps, elle se doit d’informer loyalement la population sur le coût global de l’investissement et de l’entretien de son parc en édictant une carte reprenant les différents ratios, et ainsi d’envisager une modulation des zones qui nécessitent une surveillance accrue par rapport à d’autres.

05 février 2009

Atelier des Idées : Budget 2009 de la Ville de Puteaux (constat et propositions)

 

budget 2009.jpg

Rappel des observations faîtes par la Chambre Régionale des Comptes sur les comptes de la Ville de Puteaux, sur les exercices de 2000 à 2004.

Charles Ceccaldi-Raynaud était Maire en exercice

Ce rappel de comptes passés, facilitera l’analyse du budget communal pour l’année 2009.

 

LA SITUATION FINANCIERE

Un très haut niveau de recettes de fonctionnement : 3267 €/ hab (+ 11.9% par rapport à la moyenne nationale).De 1999 à 2004, les produits de fonctionnement ont augmenté de 2.8% par an avec des augmentations de taux fiscaux en 2001, 2002, 2003 (en 2006 aussi).

Un très haut niveau de dépenses de fonctionnement: 2825 €/ hab (double de la moyenne).

Poids important des achats.

Un niveau d’excédents de fonctionnement permettant de financer des investissements importants sans emprunt. Les investissements ont fortement cru, notamment à partir de 2003 avec le lancement du Palais des Sports et de la Médiathèque.

De 1999 à 2004, les excédents cumulés de fonctionnement, dépassent le montant cumulé des investissements, ce qui a permis de rembourser toute la dette, de financer les investissements sans emprunter et de placer les excédents budgétaires restants.

Fin 2004, l’encours des placements atteint 228 M€, soit 6000 €/ hab. 66.5 M€ d’intérêts ont ainsi été générés.

La régularité des placements budgétaires avant 2004 est incertaine dans la mesure où ils n’étaient autorisés qu’à la condition que l’excédent ne fût pas susceptible d’être employé à réduire la charge des administrés par l’allègement des impositions, ce qui n’est pas le cas.

La fiscalité aurait dû être réduite.

La constitution de provisions pour faire face à des risques de pertes de recettes de fonctionnement est irrégulière. Des placements pour ce même motif ne se justifient pas plus.

La charge des espaces publics de La Défense, de quelques 2 M €/ an ne saurait légitimer des placements de 200 M €.

La commune évoque les provisions nécessaires à la réalisation de 3 ZAC, or ces projets connaissent des durées de réalisation exceptionnellement longues ! De même, la charge prévisible des infrastructures du quartier de La Défense ne peut justifier telle thésaurisation.

Depuis 2004, le placement d’excédents budgétaires n’est plus autorisé.

 

LA FIABILITE DES COMPTES

La valeur du patrimoine inscrit à l’actif est insuffisante. Un nombre important de terrains et bâtiments sont inscrits dans l’état de l’actif pour une valeur comptable faible ou nulle. Un contrôle est nécessaire. Des erreurs dans l’état de l’actif.

 

LE PERSONNEL

Un haut niveau des charges de personnel, de surcroît en forte croissance.

En 2004, les dépenses de personnel par habitant s’élèvent à 1246 €, supérieures à la moyenne nationale de 81%.

Une organisation « Ressources Humaines » peu efficiente. Une organisation des services dont la cohérence paraît limitée.

Responsabilités éclatées, services fonctionnels peu développés. La chambre recommande de poursuivre la mise en place d’une gestion des ressources humaines et de mettre en œuvre un contrôle de gestion et un contrôle interne efficace. Une gestion des ressources humaines peu développée.

Bases inexistantes, absence de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), faible anticipation, recours à des contrats temporaires…Errements en matière de suivi des effectifs, de recrutement et de gestion des non- titulaires.

Une mesure des effectifs, erronée : il convient de mettre à jour le tableau des emplois permanents.

Une absence de cohérence entre emplois budgétaires et emplois pourvus. Le taux d’occupation de 73.6% est particulièrement faible.

Des règles de recrutement des personnels contractuels méconnues. Le recours à des agents contractuels pour occuper des emplois permanents, qui devrait être exceptionnel, tend à devenir un mode de gestion normal !

La commune emploie 475 non titulaires sur des emplois permanents à temps non complet qui sont gérés et recrutés comme des vacataires. Ces personnes se trouvent dans des situations qui ne répondent pas aux critères de la vacation.

Certains recrutements ne correspondent pas à la légalité des recrutements. Des indemnités pour travaux supplémentaires irrégulières. Au- delà du plafond mensuel des 25 H.

 

LA COMMANDE PUBLIQUE

Un niveau des achats très élevé, avec une croissance annuelle de 6.10%. Une organisation des achats peu rationnelle. Il faut généraliser l’usage du progiciel SEDIT Marianne, professionnaliser les acheteurs de la Direction de la Commande Publique et re-structurer l’organisation.

Des marchés à procédure adaptée sont passés sans publicité ni mise en concurrence. Exemple de KPMG. Les commandes ne sont pas toujours passées avec des bons de commandes.

La commune doit éviter les bons de régularisation (28%) en aval des commandes. Une certification du service fait largement perfectible.

Sur 100 factures examinées par la Chambre, en 2004, les signatures autorisant le paiement sont illisibles ou absentes.

La chambre recommande l’élaboration d’une procédure de validation du service fait identique pour tous les services et la contrôler. Un paiement des fournisseurs tardifs.

Le délai moyen de paiement est supérieur au délai réglementaire de 45 jours, les retards sont imputables à l’ordonnateur. Sur les factures examinées, 58% étaient hors délai.

La Chambre recommande une simplification du circuit de paiement et un suivi serré des factures par la Direction des Finances.

 

UNE MAITRISE INSUFFISANTE DE LA PROGRAMMATION DES MARCHES

La Chambre a relevé un marché abandonné avant son terme, KPMG, et non suivi d’effet mais payé à 92% du montant initial : 82 733.30 €.

Des coûts non maîtrisés : le marché de la Médiathèque. Cinq modifications du projet ont fait tripler le coût prévisionnel, de 5.8 M € en 1999 à 18.2 M € en 2005.

L’absence de documents prévus par la loi Maîtrise d’Ouvrage Publique : le marché du Palais des Sports.

Les divers documents prévus par la loi : le programme, les études d’esquisse et les études d’avant projet n’ont pas été fournis. Une insuffisante prévision des coûts d’exploitation : les marchés de la Médiathèque et du Palais des Sports.

Les études de rentabilité n’ont pas été portées à la connaissance du Conseil Municipal. Le prestataire des cinémas devra amortir les coûts de construction élevés, non évalués, faire face à une concurrence forte et ne pourra compter que sur des subventions communales limitées.

Deux sociétés d’économie mixte sans activité. Les sociétés devront être liquidées avec production des comptes de liquidation. Des subventions importantes à l’Office HLM.

Le niveau d’entretien et de réhabilitation du bâti est exceptionnel : 6 M/ an, entre le double et le triple de la médiane des offices de HLM.

Cette importance justifierait que l’office programme ses travaux avec la commune et que celle-ci assure un contrôle précis du fonctionnement.

 

m14 instruction budgétaire.jpgLES PROPOSITIONS DE L’ATELIER DES IDEES

Voici la liste des principales évolutions attendues en 2009, fondées sur le rapport de la période 2000 / 2004.

Depuis l’année 2004, le Maire est Joëlle Ceccaldi-Raynaud

 

- Stabilité, voire diminution des taux des impôts directs.

- Diminution du poids des achats et évolution des dépenses de fonctionnement vers la moyenne de la strate.

- Utilisation des encours des placements pour des investissements pertinents de développement durable, de préférence intercommunaux.

- Rigueur de l’évaluation du patrimoine.

- Gestion prévisionnelle du personnel quant au nombre d’emplois budgétaires, aux diplômes, aux formations, aux contrats durables, exercée par un directeur compétent des ressources humaines. Faible recours aux contractuels. Respect des directives et des lois.

- Rationalisation du fonctionnement de l’ensemble des services. Maîtrise des circuits internes des procédures. Culture des contrôles et des évaluations. Respect des délais de paiement. Lisibilité des signatures.

- Application des démarches légales pour les commandes, les appels d’offres.

- Maîtrise des coûts des investissements et des prévisions des crédits de fonctionnement.

- Méthode moderne de gestion pour des pratiques efficientes et rationalisées : études de terrain, objectifs, démarches, circuits, durées, contrôles, évaluations, rapports, corrections…

La gestion et le coût de la Médiathèque, sur l’exercice, seraient des révélateurs.

La gouvernance de la commune, très imparfaite de 2000 à 2004, selon les données du rapport de la Chambre Régionale des comptes, est-elle devenue experte, en 2009 ?

29 septembre 2008

Pourquoi les élus de Puteaux doivent enfin se mettre au travail ?

discorde.jpgMercredi 24 septembre 2008, la 17ème chambre du Tribunal Correctionnel de Paris a rendu son délibéré dans le nouveau procès qui a opposé indirectement la Ville de Puteaux à Christophe Grébert.

Ce procès pour « atteinte au droit à l’image » faisait suite à la plainte de trois policiers municipaux contre une vidéo mise en ligne par Christophe Grébert à l’occasion du compte-rendu de la manifestation des fidèles de l’Eglise Evangélique de Puteaux en juillet 2007. Une manifestation où j’étais présent et où des personnes proches de la Mairie de Puteaux n’avaient pas hésité –une nouvelle fois- à manifester leur agacement par la présence de Christophe Grébert.

Les trois policiers municipaux de Puteaux ont déposé plainte au motif que leurs visages n’avaient pas été flockés sur la vidéo. Une plainte bien mystérieuse et dénuée de sens restant entendu que dans de très nombreux reportages télévisés, des policiers en fonction sont « pris » dans l’exercice de leur fonction et que généralement, seuls les membres du Raid ou les policiers en filature ont le visage protégé afin de conserver leur plein anonymat.

Bien entendu, la Ville de Puteaux a généreusement pris sous son aile la demande de ces policiers, en prenant les frais de ce nouveau procès en charge. Il n’est plus nécessaire de s’interroger sur les motivations de ce choix puisque le Tribunal a tranché une nouvelle fois en faveur de Christophe Grébert en condamnant les trois policiers municipaux à une amende solidaire de 3.000 €.

Au total la Ville de Puteaux a dépensé plus de 100.000 € à fonds perdus dans des procès inutiles n’ayant pour seul but que de destabiliser un citoyen jugé pour des écrits trop « bavards » sur son blog. La campagne municipale de mars dernier n’a rien arrangé, pourtant la situation est aujourd’hui différente puisque ces mêmes acteurs sont tous élus de la même assemblée.

 

Depuis le 16 mars dernier et après les quelques turbulences d'après-élection, les habitants étaient dans le droit d'attendre une rentrée studieuse de la part de nos élus putéoliens. Une rentrée pleine de cohésion, pleine d'action et pleine de propositions pour le bien commun.... Au lieu de cela, nos élus n'hésitent pas à s'étrier par blog interposé ou pire encore : ont oublié de se réveiller et imitent le "paresseux".

 

Nos élus travaillent t-ils ? Personne ne le sait puisque ces derniers ne rendent pas compte de leur travail ! Nos élus préfèrent camoufler leur manque d'intérêt pour leur tâche en se noyant dans la couleur....ou en rédigeant des posts qui ne servent à rien..... Nos élus m'ennuient !

La question utile que les habitants de Puteaux sont en droit de poser à TOUS leurs élus est : la comédie va-t-elle durer encore longtemps ?

Bien entendu, tous les protagonistes répondront en fonction de leurs intérêts personnels et donc, ne tomberont jamais d’accord sur la réponse à y apporter.

Dont acte. Mais mesdames et messieurs les conseillers municipaux de la majorité et de l’opposition sachez qu’en mars 2008 les putéoliens ne se sont pas déplacé en masse aux urnes pour supporter votre spectacle minable durant les six prochaines années !

Ils ont voté dans leur diversité pour :

1/ Que vous assuriez la gestion de la commune (ou la surveillance de celle-ci).

2/ Que vous répondiez à leurs attentes et à leurs besoins quotidiens (ou que vous proposiez de solutions alternatives ou/et que vous dénonciez les carences qui peuvent exister).

3/ Que vous respectiez le mandat qu’ils vous ont confié.

Ce point comprend de ne pas vous donner en spectacle à l’occasion des conseils municipaux, de ne pas dilapider l’argent de la collectivité dans des dépenses inutiles ou de ne pas créer des polémiques stériles (la première et la deuxième).

4/ Que vous n’abusiez pas trop des termes : démocratie, République ou Charte Ethique (sinon cela fini par devenir des gros mots).

Les putéoliens doivent être nombreux à attendre de TOUS leurs élus : un vrai travail de fond, une cohésion sur des sujets qui dépassent les clivages habituels et de vrais débats sur les grands chantiers ou les orientations prises par la majorité élue en mars 2008.

Tout cela inclus naturellement de ne pas oublier celles et ceux qui sont les premiers destinataires des politiques que vous entendez défendre : LES PUTEOLIENS eux-mêmes. Essayez de vous souvenir un peu……faîtes un effort……même un petit.

Puteaux a besoin de débat, d’idées et de renouvellement. Mais son Conseil Municipal n’est pas une annexe du Cirque Pinder ! Sinon, nous n’avons pas besoin de vous, nous disposons de la Star Ac’ sur TF1 ou des chaines LCP-Assemblée Nationale et Public Sénat pour palier cette carence. Croyez-moi, comme euphorisant c’est nettement suffisant !

 

Un putéolien célèbre m'a dit un jour sans rire : "Je suis élu et tu ne l'es pas. Le jour où tu le seras nous pourrons comparer nos actions...". Ouais, sympa, mais ce que je vois c'est pas la joie ! Faut-il encore qu'il y ai quelques chose à comparer !

Régis Sada

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02 septembre 2008

Pourquoi faut-il se députéoliser ?

respirer.jpg

Septembre 2007 / mars 2008 : Puteaux connaît sa première « vraie » campagne électorale depuis près de quatre décennies. Une période riche d’enseignements et de découverte –pour les putéoliens- de nouveaux visages qui viennent compléter le panorama politique habituel de la Cité.

La victoire de l’UMP du 16 mars dernier devait sonner comme l’épilogue de ce feuilleton prenant. Pourtant, l’été finissant n’a pas pansé les plaies d’une défaite mal digérée et les rancoeurs (ou les regrets) continuent inlassablement de se déchaîner.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud a remporté « sa » victoire teintée d’amertume pour ne pas avoir réussi à gagner dès le premier tour. Reconduite par une majorité cousue de fil blanc elle s’amuse de regarder une opposition si désorganisée….mais malheureusement si indépendante. Jadis, Papa disposait de l’art et la manière de s’attirer les faveurs de son opposition, lui assurant ainsi la paix et la stabilité. Ce temps est révolu et les marionnettes ne sont plus aussi maniables….

Christophe Grébert devenu icône s’est perdu en mer. Renié par beaucoup des siens pour ne pas avoir respecté la parole donnée, il s’est amarré à un nouveau port, celui du Modem, où il espère retrouver un semblant de prospérité. Mais ce nouveau comptoir des délices semble gorgé de denrées quelque peu empoisonnées. Parfois, une traversée du désert isolée et sans eau pour s’abreuver vaut mieux que l’illusion d’une oasis asséchée…

2014 reste un horizon bien trop lointain pour imaginer ce que Puteaux sera devenu à ce moment là. La fausse prospérité de la ville sera-t-elle aussi profitable pour tous ses habitants ? L’opposition aura-t-elle mûrie et réfléchi ? Les acteurs seront-ils les mêmes ? Les enjeux d’alors seront-ils aussi alléchants qu’ils l’étaient en ce mois de mars 2008 ?

Cette campagne a apporté la preuve que les putéoliens sont craintifs mais aspirent à l’ouverture (au monde) plutôt qu’au sacro-saint enfermement auquel ils ont été habitués depuis tant s’années. Cette ouverture au monde est nécessaire et ne peu qu’être profitable pour tous. Aussi convient-il que chacun fasse son chemin et pense aux besoins de demain.

C’est pour toute ces raisons qu’à mon sens, il est utile voire salutaire de solder les échecs d’hier pour construire les victoires collectives de demain. Pour cela un seul remède s’impose : se députéoliser !

Se députéoliser ne veux pas dire se désintéresser du devenir de la commune et de ses habitants, bien au contraire ! Mais pour gagner en efficacité, lutter contre le conformisme de la pensée ou repenser l’utopie d’idées mal ficelées, il faut se référer au vieil adage qui nous rappelle que : « bien mal acquis ne profite jamais » !

 

Maintenant : RESPIRONS ET VIVONS....

Régis Sada

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24 juin 2008

Pourquoi Joëlle Ceccaldi-Raynaud doit soutenir l’ASM Rugby et Clermont-Ferrand ?

logo asm rugby.jpgDécidément, la lecture des sites politiques putéoliens nous réserve quelquefois de jolies perles qui méritent d’être relevées et relayées. Aujourd’hui, c’est le site Vivre Ensemble à Puteaux des conseillers municipaux socialistes qui nous l’a réservée.

Souvenez ce jeudi 6 mars 2008 où à trois jours du premier tour de l’élection municipale, la Députée-Maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud en plein meeting de campagne, avait estimé qu’avec Christophe Grébert et l’équipe de Puteaux Ensemble, les enfants de Puetaux n’auraient plus le droit à des voyages aux Etats-Unis et au Mexique mais….. : « Ce sera Clermont-Ferrand….c’est moins loin et beaucoup moins cher ! ».

Ce soir là, j’avais estimé que notre Députée-Maire ne s’était bien pas bien comportée envers ma mère patrie auvergnate, et je n’avais pas manqué de le lui faire savoir dans une lettre ouverte acidulée. Le Sénateur-Maire de Clermont-Ferrand Serge Godard et sa challenger UMP Anne Courtillé, n’avaient pas manqué de réagir rapidement aux propos de Joëlle Ceccaldi-Raynaud.

Bien entendu, celle-ci avait crié à l’exploitation politique de ses opposants en prenant soin d’expliquer qu’elle n’avait pas du tout entendu les choses dans ces termes, étant donné que son futur gendre était lui-même d’origine auvergnate !

UN GRAND MOMENT de la campagne, si ce n’est le meilleur !

puteauxtoulouse2modif-7d800.jpgBien après, le 31 mai dernier lors du dernier match de préparation à l’Euro de l’équipe de France de Football, de jeunes putéoliens avaient été photographiés entrain d’exhiber une banderole d’un genre plus que douteux qui scandait : « Allez les bleus ! Merci Mme. Ceccaldi ! », rien de moins…..

Vous vous doutez bien que ce type de publicité audacieuse n’a pas manqué de revenir comme un boomerang sur nos terres putéoliennes, et Mme Ceccaldi-Raynaud s’est encore trouvée épinglée pour ce type de cadeaux offerts à certains putéoliens…..malheureusement en minorité.

Aujourd’hui, l’inconnu « FAUSSE RUMEUR » propose dans l’article du site qui est consacré à cet affichage sauvage, de profiter de la finale du Championnat de France de rugby ce samedi entre Toulouse et l’ASM Clermont Auvergne pour tirer un trait sur l’affaire précédente et sceller une paix durable avec les clermontois !

MÊM' PAS CAP MME LA MAIRE !

C’est vrai Madame, pourquoi ne pas profiter de cette fête du rugby pour inviter de jeunes putéoliens à se rendre au Stade de France samedi soir et d’afficher une banderole du type : « Mme Ceccaldi et Puteaux aime l’Auvergne et Clermont-Ferrand ! ».

Connaissant ces chauvins d’auvergnats, je reste convaincu qu’ils ne vous tiendront pas rigueur de votre bêtise passée et qu’ils apprécieront votre soutien et celui de notre ville. Profitez également de cette occasion pour saluer le Sénateur-Maire Serge Godard et prenez des renseignements sur les possibilités de classes vertes ou les stages de découverte possibles en Auvergne !

Autant allier l’utile à l’agréable et, sans rancune Mme. La Députée-Maire !

Dans tous les cas, samedi soir dès 21H00, je vous invite tous à soutenir les Jaunes et Bleus de l’équipe de l’ASM. Il y a au moins des couleurs qui ne changent jamais….. :o)

Régis Sada

20 juin 2008

Pourquoi je n’adhère pas à l’association Puteaux Ensemble ?

pe.JPGLe microcosme politique putéolien est une nouvelle fois en ébullition !

A peine trois mois après le deuxième tour des élections municipales, ils sont bien nombreux les sites internet liés à notre commune, à se faire l’écho volontaire de quelques difficultés chroniques au sein de l’ancienne équipe Puteaux Ensemble, qui a recueilli plus de 25% des suffrages lors de la dernière élection.

Après avoir lu les différents comptes-rendus, les différentes versions ou les annonces de dernière minute qui se sont étalés ici ou là, mon silence prolongé en ma qualité d’ancien Directeur de Campagne de Christophe Grébert et de cette équipe, était mal perçu par certains et incompris par d’autres. C’est pour cette raison que je décide aujourd’hui de sortir de mon « devoir de réserve », afin d’exprimer ma position personnelle et de rétablir certaines vérités.

La première chose à dire, c’est que cela viendra clore les bouches –ou les doigts gluants- de certains de nos anciens opposants qui ne manquent aucune occasion de railler le « miracle citoyen » auquel ils n’ont jamais cru et qu’ils n’ont eu de cesse de combattre au moyen de pratiques politiciennes habituelles qui leur ont coûté quelques points lors du dernier vote populaire.

La deuxième chose, c’est que je doute très fortement que cela puise intéresser les habitants de Puteaux qui préfèrent que leurs représentants s’occupent de leurs problèmes quotidiens plutôt que de leurs histoires nombrilistes.

La troisième et dernière chose, c’est un regret profond de voir que l’on ne parle justement plus de ces putéoliens que nous avons « envahi » durant la campagne, en préférant se pencher sur des joutes orales ou morales sans grand intérêt pour le devenir de notre commune.

Les putéoliens doivent savoir que cette élection s’est déroulée sans ombrage et que leur vote a été clairement entendu. Madame Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été élue (et non réélue) à la régulière en remportant une adhésion populaire incontestable dès le premier tour avec près de 49% des suffrages. Le résultat du second tour est venu confirmer cette tendance en lui permettant de dépasser allègrement la barre des 53%.

Nous avons été nombreux à regretter cette élection en pensant que l’application d’une politique honteusement dépensière, ouvertement clientéliste et souvent incompréhensible, n’était pas un gage de développement et de stabilité pour l’avenir de Puteaux. Toutefois, les putéoliens se sont exprimés et ont fait un choix clair qui doit être reconnu et respecté comme tel. La démocratie c’est aussi cela. Dont acte.

Lorsque Christophe Grébert m’a chargé de diriger sa campagne en mai 2007, j’ai accepté sa proposition avec enthousiasme et détermination, sur le principe de convictions et de valeurs personnelles que j’entendais voir défendues dans une ville où être « opposant » rimait avec les faits d’être méprisé, insulté ou victime de pressions dont j’ai moi-même été la victime à un niveau qui ne m’ont jamais affecté. C’était également le fruit d’un choix personnel suite à mon expérience au sein de la section locale du Parti Socialiste où les règles de la compromission et de la magouille étaient de mise. Il m’était impossible de cautionner le fait que l’on m’impose le nom d’un candidat et que l’on connaisse le résultat d’une « consultation militante » dès le 14 juillet, alors que celle-ci n’était programmée que fin septembre. Enfin, les procès à répétition orchestrés par la majorité municipale et cette honteuse insinuation affichée sur le site de la ville de l’époque, qui avait laissé entendre que Christophe Grébert avait des penchants pédophiles, ont fini par me décider à me lancer dans cette bataille pour offrir une autre alternative aux putéoliens.

pe.JPGPuteaux Ensemble, une campagne d’exception

Je ne reviendrai pas sur le déroulement d’une campagne que j’ai très largement commentée et que vous pouvez retrouver en détail dans la catégorie « saga Puteaux Ensemble ».

Il me semble essentiel de rappeler ici que notre modeste équipe de départ qui n’était constituée que de trois clampins à son démarrage a su rallier à sa cause 4.523 putéoliens au deuxième tour, à qui je souhaite renouveler nos remerciements.

Les 43 colistiers de Puteaux Ensemble sont allés à la rencontre de leurs pairs avec courage, enthousiasme et volonté d’agir collectivement pour parvenir à construire « une ville qui nous ressemble ». Ils sont partis à la bataille en gardant à l’esprit que les putéoliens sont des citoyens comme eux, qui réclament que leurs représentants les entendent et travaillent en toute intelligence au-delà de leurs convictions politiques et personnelles.

Une vision utopiste certes, mais une vision qui a prouvé son efficacité et sa valeur ! Les colistiers de Puteaux Ensemble n’ont jamais trahi cet engagement et continuent encore aujourd’hui à défendre cette nouvelle manière de faire de la politique.

J’ai aimé notre équipe. Je n’ai eu de cesse d’écrire et de dire l’affection et le profond respect qui me lie à chaque femme et à chaque homme qui l’on constitué. C’est à eux, et à personne d’autre, que les putéoliens ont accordé leur confiance !

pe.JPGPuteaux Ensemble, un projet citoyen

A qui appartient le projet de Puteaux Ensemble ? La réponse n’a pas changé : à tous les putéoliens. A la seule différence qu’ils n’ont pas été assez nombreux les jours de vote, à estimer que celui-ci devait être appliqué jusqu’en 2014.

Notre ancien projet n’est pas tombé aux oubliettes du jour au lendemain. Il est simplement devenu obsolète et doit être enrichi, repensé et amélioré si il doit le jour venu, être une nouvelle fois soumis aux suffrages des habitants.

Comme de nombreux putéoliens, j’ai participé à la rédaction de ce projet. Mes petites mains ont assuré sa maintenance durant tous les mois de campagne. Christophe Grébert n’en est pas le rédacteur, puisqu’il n’est intervenu que lors de l’étape finale de rédaction. Il ne peut à ce titre, en tirer aucun bénéfice ou gloire personnelle. Ce projet n’était pas son projet.

Puteaux Ensemble, les dessous politiques et les non-dits

Les Verts ont été les premiers à rejoindre notre rassemblement citoyen. En fin d’année 2007, ils étaient tenus de répondre à une question : s’engager « naturellement » derrière la liste socialiste de Stéphane Vazia ou rejoindre Puteaux Ensemble. Ils n’ont subi aucune pression de notre part, ce qui n’a pas été le cas de la part de la section socialiste. Ils ont fait un choix de conscience qui respectait leur conviction de faire vivre la parole citoyenne.

Les Verts ont pris la décision d’intégrer notre équipe et de participer activement à la rédaction du projet. Je ne peux que souligner leur courage politique. Appréciés de tous, ils ont su prendre toute leur place au sein de l’équipe en gommant avec classe leur étiquette pour laisser s’exprimer leurs convictions. Ils ne sont pas venus « vendre des cartes », ils n’avaient pas besoin de cela pour être vus et entendus.

Cette discrétion des Verts n’a pas été aussi aisée pour le MoDem. Malgré une rencontre à la fin de l’automne qui avait réunie Frank Lévèque, Robert Bernasconi et Stéphane Audru d’une part, et Christophe Grébert , Frédéric Chevalier et moi-même d’autre part, la section locale du MoDem avait choisi dans un premier temps de partir seule à la bataille.

Tout le monde comprendra que la présence d’une énième liste lors de l’élection municipale, et sur une base « électorale » qui nous était plus favorable, risquait d’amoindrir la force de notre message et donc, du résultat que nous comptions obtenir.

Christophe Grébert avait annoncé clairement à toute l’équipe qu’il souhaitait voir Sylvie Cancelloni devenir N°2 de sa liste. Les tractations politiciennes m’indisposant au plus haut point, je n’ai pas souhaité être mêlé de près où de loin aux suites que cela pourrait entraîner avec le MoDem. J’ai été au courant d’un dîner au Sénat où semble t-il, un accord avait été conclu qui visait à obtenir deux personnes estampillées Modem dans les cinq premières places de notre liste. La suite est connue de tous, c’est certainement au nom de cet accord que Frédéric Chevalier était donc annoncé comme tel au lendemain de l’élection !

En janvier, au prix de longues et coûteuses discussions avec les responsables (nouveaux, ex, anciens) du MoDem, Sylvie Cancelloni a obtenu la direction du MoDem local et a choisi de rejoindre le groupe Puteaux Ensemble. Cette arrivée s’est bien passée sur le plan des personnes, mais très mal au niveau de la volonté hégémonique de placer le MoDem au devant de la scène. C’est du moins le ressenti de nombreux membres de notre équipe à ce moment là et encore aujourd’hui. Je souhaite tout de même préciser que certains adhérents du MoDem avaient déjà rejoint notre équipe avant cette date, et que pour certains d’entre-eux, ils ont eu la même pudeur et la même discrétion que nos amis Verts.

La campagne s’est ensuite déroulée normalement avec quelques couacs comme dans toute campagne. C’est sans doute cette perpétuelle volonté hégémonique qui est à l’origine de la présence des logos des partis sur notre matériel de campagne. Logos qui n’étaient ni souhaités, ni convenus avec la majorité des membres de l’équipe.

C’est aussi très certainement la manie de vouloir justifier de notre non ancrage à gauche ou à droite, qui a lourdement ralentie notre campagne. On ne doit pas passer son temps à justifier de ce que l’on n’entend pas être, restant entendu que « rassemblement citoyen » était le mot d’ordre de notre campagne !

sada grebert 2.jpgPuteaux Ensemble, les lendemains douloureux de l’élection

Le jeudi suivant le scrutin, Christophe Grébert lance devant son ancienne équipe : « le prochain Maire de Puteaux sera de droite ou de centre-droit ». Les PE de sensibilité de gauche n’ont pas apprécié cette annonce et c’est à mon avis un contre sens car chacun sait à la lecture des résultats, que Joëlle Ceccaldi-Raynaud a remporté l’élection sur l’électorat dit « Ceccaldiste », donc lié à une politique clientéliste appliquée depuis quarante ans, et à l’abstention qui est souvent la majorité silencieuse de tout scrutin.

L’annonce mensongère du ralliement de Frédéric Chevalier au MoDem au lendemain de l’élection a causé de nombreuses interrogations auxquelles Christophe Grébert et Sylvie Cancelloni ont refusé de répondre, créant une exaspération sensible au sein de l’équipe. Il m’écrira quelques jours plus tard : « je ne sais pas si Puteaux Ensemble a encore des raisons d’exister ».

De fil en aiguille, rien n’a été fait pour apaiser le climat et les tensions sont allées croissantes. De maladresses en maladresses, la volonté de certains membres de l’équipe d’obtenir des explications n’a pas été satisfaite et nous en sommes arrivés à des extrémités de langage qui n’avait plus rien à voir avec les idéaux que nous avions défendus.

Christophe Grébert souhaitait dans le même temps voir l’avènement de l’Association Puteaux Ensemble. Une bien mauvaise intention en pleine crise ouverte qui ne laissait que peu de chances à celle-ci. Sa volonté était de voir une association construite autour de l’action des cinq élus du nouveau groupe Puteaux Ensemble, dirigée par ses soins et où les membres de l’ancienne équipe n’étaient relayés qu’à des rôles de figurants et de précieuses petites mains, allant même jusqu’à envisager des vice-présidents représentatifs de la gauche et de la droite.

Sur ces bases, je ne voyais plus vraiment le lien avec la dynamique que nous avions construite tout au long de notre campagne, et je me suis clairement opposé à cette vision d’une association qui n’était plus destinée à rendre la parole aux putéoliens, mais bel et bien à servir de plate-forme électorale au service des intérêts d’une seule personne. Ma vision de Puteaux Ensemble est différente et j’ai proposé alors ma candidature à la présidence provisoire de PE afin d’apaiser les tensions existantes et d’accoucher d’une ligne directrice pour cette association qui soit clairement apolitique.

Christophe Grébert n’a pas apprécié ma position et il m’a souhaité sèchement « bon vent » en dehors de Puteaux Ensemble. J’ai pris acte de cette requête et suis resté en dehors d’une orientation politique qui ne me convenait pas. Jusqu’au bout je reste fidèle aux valeurs et aux convictions que j’ai souhaité défendre. Rien, ni personne, ne pourra m’empêcher d’être libre de penser et d’agir. Pas même le candidat que j’ai soutenu lors de cette campagne.

Puteaux Ensemble, l’association mort-née et l’adhésion de Christophe Grébert au MoDem

Le 19 juin 2008, Christophe Grébert a annoncé conjointement le lancement de l’association Puteaux Ensemble et son adhésion au MoDem pour retrouver un nouveau projet.

Je ne peux pas laisser écrire et dire que la base du travail des colistiers de Puteaux Ensemble reste fidèle aux engagements de François Bayrou et du MoDem. Pour la bonne et simple raison que l’on ne peut pas placer sur une même ligne, une volonté nationale et un projet purement local. C’est une hérésie que d’écrire cela et une justification douteuse.

Si notre volonté collective était de surpasser nos choix politiques respectifs, c’était dans un but et un objectif précis : les élections municipales de Puteaux. De même, cette dangereuse affirmation porte atteinte à la liberté de pensée et aux convictions personnelles de nombreux anciens colistiers. Ces derniers refusent clairement d’être pris en otage de la décision personnelle de Christophe Grébert d’adhérer au MoDem. Cette annonce de dernière minute est un mauvais coup porté à l’association mort-née Puteaux Ensemble, où bien peu d’anciens colistiers ont choisi d’apporter leur soutien.

Christophe Grébert a fait des choix personnels qu’il devra assumer seul devant les électeurs et ses anciens soutiens. C’est à eux que revient le droit de le juger, et donc de lui renouveler ou non leur confiance. Maintenant, comme beaucoup d’autres, je ne souhaite pas que celui-ci continue à utiliser notre nom et le fruit de notre travail pour justifier de ses actions au sein du Conseil Municipal ou en dehors.

A titre personnel, si l’étiquette « Puteaux Ensemble » lui semble désormais trop lourde à porter, et s’il ne se sent plus à l’aise avec la Charte Ethique qu’il a signé comme nous tous, je ne peux que lui conseiller de faire son examen de conscience et/ou à se démettre d’un mandat qu’il n’honorerait plus.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai choisi de ne pas répondre aux demandes répétées de Christophe Grébert , et de ne pas adhérer à l’Association Puteaux Ensemble qui n’est rien d’autre qu’une coquille tristement vide. Je n’aime pas l’idée de servir d’alibi ou de pacificateur à qui l’on tend un os à ronger.

Puteaux Ensemble, mes relations personnelles

Le dernier chapitre de ce trop long récit –comme d’habitude- c’est de dire que je conserve de l’amitié et de l’estime pour tous mes anciens colistiers. J’ai partagé des moments intenses de joie et d’engagement à leurs côtés, et ils n’ont jamais cessé de me témoigner une affection à laquelle je reste sensible.

Les cinq élus actuels de Puteaux Ensemble : Christophe Grébert , Sylvie Cancelloni, Bruno Lelièvre, Evelyne Hardy et Frédéric Chevalier , ont une lourde responsabilité à remplir. Je les appelle au bon souvenir des 4.523 putéoliens qui leur ont confié la tâche de ne pas laisser l’UMP et le PS à demeurer seuls maîtres de leur destin. S’ils doivent prendre certaines décisions par besoin de clarification et nécessité dans l’accomplissement de leur mandat : qu’ils les prennent rapidement en toute transparence devant les putéoliens.

Le but n’est pas d’alimenter les chroniques mondaines de quelques sites putéoliens, où leurs rédacteurs n’ont d’autre sujet que de détruire ce qu’à été Puteaux Ensemble durant de longs mois et sa résolution au sein du Conseil Municipal. L’alimentation de ces chroniques leur permet ainsi d’éviter de parler du seul sujet qui devrait les préoccuper : le devenir de notre commune et de ses habitants. Personnellement, je ne peux lier mon nom à certaines personnes qui ont des idéologies que je dénonce et que je combats. Ils sont très souvent les premiers bénéficiaires d’une politique municipale qui ne place pas tous les putéoliens sur un pied d’égalité.

Quant à mes relations personnelles avec Christophe Grébert , elles demeurent de mon domaine réservé et ne peuvent sortir du cadre strict de ma vie privée. Je n’ai pas pour habitude de m’épancher sur des épaules compatissantes qui s’éloignent bien rapidement lorsqu’elles n’y trouvent plus aucun intérêt personnel ou stratégique.

Les putéoliens méritent que l’on se soucient d’eux…..le reste c’est de la comédie tragique ou sentimentale.

Régis Sada

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