28 mars 2009

Pourquoi Christophe Grébert a-t-il dérapé ?

drapeau-francais1.jpg

Dans un post publié ce vendredi sur son blog MonPuteaux, le blogeur Christophe Grébert -qui ne se revendique plus conseiller municipal MoDem pour l'occasion- a lancé son « appel du 27 mars » dans un texte aux accents gaulliens en détournant presque honteusement le titre évocateur de « Résistance ! ».

Résistons donc !

Oui, il faut résister tous ensemble contre un ultra libéralisme qui a conduit certains dirigeants de grandes entreprises à croire que tout leur était dû et permis.

Oui, il faut résister tous ensemble contre un climat social détérioré à un point tel, que certains de nos compatriotes sombrent lentement dans la désespérance, dans la violence ou pire, attentent à leur vie en guise de seul échappatoire.

Oui, il faut résister tous ensemble contre le développement de la pauvreté, de l'exclusion ou de la précarité.

Oui, il faut résister tous ensemble, tous les jours, contre la pensée unique, la pensée rigide qui entretient tous les racismes, toutes les intolérances et toutes les négations.

Oui, il faut résister tous ensemble pour contester les atteintes répétées à la laïcité, pour préserver une démocratie pleine et entière, et pour protéger une République qui donne à tous les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Oui, il faut résister tous ensemble.

Au cœur d'une période difficile où ces questions sont posées chaque jour, il est utile, voire nécessaire, que les élus portent la voix du Peuple pour exprimer ce qu'il ressent. Mais porter la voix du Peuple ne veut pas dire la détourner !

Hors, dans son appel à la résistance, Christophe Grébert dérape de manière incontrôlée en se perdant dans les méandres de l'Histoire et en usant d'un parallèle douteux entre son mandat de conseiller municipal d'opposition et de résistant à l'envahisseur Nazi durant la seconde guerre mondiale.

Non, le seul chemin d'un conseiller municipal à Puteaux, comme ailleurs, ne peut se cantonner à la collaboration ou à la résistance.

Pourquoi ? Car Puteaux n'est pas une ville en guerre et n'est pas occupée. La majorité municipale a été élue incontestablement de manière démocratique. Le nier c'est rejeter la décision des putéoliens qui se sont exprimés.

Car les conseillers municipaux de l'opposition, leurs familles et plus généralement les putéoliens qui ne se reconnaissent pas dans cette majorité, ne sont pas opprimés, pourchassés ou agressés. Ils paient parfois le prix de leur engagement à découvert par une privation d'égalité à l'accès de certains « privilèges putéoliens » qui restent très difficiles à quantifier et à prouver. Le bénéfice du doute malheureusement.

Non, la collaboration est un mot bien trop fort pour la résumer à la faiblesse ou au calcul.

Pourquoi ? Car juger la faiblesse en la liant à la passivité ou à l'activité apparaît bien réducteur. Quand on sait que des « passifs » discrets agissent tous les jours sans jamais rien demander et sans attendre une quelconque médiatisation. Quand on sait que certains « actifs » passent leur temps à jouer les moulins à vent en usant du pouvoir de la parole ou de l'écrit, sans jamais rien proposer, sans jamais participer à des actions utiles aux autres.

Car prétendre que le calcul est une nature commune à tous les hommes par souci de confort matériel, c'est ne rien comprendre à la société d'aujourd'hui qui pousse certains au devoir de discrétion pour ne pas mettre en danger leur vie personnelle, sociale ou professionnelle. Ce n'est pas comprendre que le véritable pouvoir n'est pas toujours entre les mains de ceux qui sont censés en être les représentants.

Non, il n'y a pas de place pour de prétendus « collaborateurs » qui se justifient soi-disant de participer à un hypothétique ordre installé. Sinon, qui sont-ils ? D'autres conseillers ? Des employés municipaux ? Des putéoliens peu exigeants ? Lorsque l'on partage une pensée ou que l'on participe à quelque chose, on assume ses choix au grand jour. Personne n'a la capacité de juger des actions des autres, lorsque celles-ci ne portent pas préjudice.

La résistance pour la défense des principes et des valeurs ? Beaucoup auraient aimé que le projet porté par l'équipe Puteaux Ensemble ne se résume pas aux délires littéraires d'un patriote nouvellement né, et que la Charte Ethique signée en début de mandat ne soit pas piétinée sur l'autel de desseins encore mal affirmés !

La résistance en sachant mettre le holà, dire NON ou pour conserver sa dignité ? Nombre de putéoliens n'ont pas à rougir de leur engagement lorsqu'un simple citoyen était interdit d'entrée dans sa Mairie, lorsque l'intégrité de ce même citoyen a été lourdement attaquée, quand des soupçons de pédophilie étaient propagés par le Maire ou enfin, lorsque toujours ce même citoyen était étouffé sous des procédures judiciaires aussi cyniques que fantasmagoriques !

La résistance pour un changement de système ? Oui, une résistance par les idées, par un travail de terrain, par une écoute permanente de ses concitoyens lorsque l'on est un élu. Une résistance juste et loyale, et en démocratie cette résistance porte un nom : la voix des urnes ! Des candidats ont la liberté de proposer, mais seul le Peuple à le pouvoir de disposer !

L'Histoire a effectivement donné raison aux gens qui ont su résister dans l'honneur lorsque leurs vies en dépendaient ou que leur pays était soumis à une dictature assassine. Mais on ne résiste jamais seul par des « moi » ou des « je » incessants.

La fin du texte de Christophe Grébert nous fait sombrer dans le néant. Il parle du « régime putéolien » d'aujourd'hui en évoquant un douloureux rappel historique nous ramenant à la trahison pétainiste, une France placée sous le joug Nazi et l'héroïsme du Général de Gaulle !

La gauche putéolienne présente durant toute cette période a toujours relevé les écarts de comportement, les paroles douteuses ou les « misères » faites à certains putéoliens qui ne respectaient la ligne fixée depuis 1969. Mais la gauche putéolienne, parfois mal affirmée, n'a jamais osé franchir les limites de son devoir de responsabilité. Le devoir de comparer ce qui est comparable.

Tout est loin d'être parfait à Puteaux. Certains n'ont pas manqué de le faire savoir et continueront à le faire. Oui pour continuer à opposer des idées fondées, sans se résigner, sans jamais renoncer, pour construire une alternance qui viendra lorsque les putéoliens l'auront décidé.

Résister c'est avant tout rendre hommage à celles et ceux qui nous ont redonner la liberté. Résister c'est dire à Christophe Grébert qu'il a lourdement dérapé.

Puisque Christophe Grébert a choisi de résister à tout, et surtout au bon sens et à la raison, un choix s'impose : celui de prendre le maquis pour dénoncer une dérive populiste teintée de névrose obsessionnelle. Cette tribune n'était pas utile, elle est insultante pour les putéoliens qui lui ont confié un mandat qu'il se borne à refuser d'assumer.

Régis Sada

03 février 2009

Pourquoi l’excellence civique et comportementale des élus de Puteaux ?

explosion.jpg

Voilà un titre bien étrange pour un post et totalement antinomique au regard du spectacle honteux que les élus concernés ont donné jeudi 29 janvier 2009 à leurs administrés putéoliens.

Mais alors pourquoi ce titre ?

Il existe un responsable à ce choix. Ca va balancer sec aujourd'hui, car c'est mon ami et ex-colistier de Puteaux Ensemble : Laurent Méliz dit Melizo ou dit Melizo le Rouge (selon son humeur et la tendance du propos qu'il souhaite exprimer).

Dans la note orientée « insultes et menaces physiques au conseil municipal de Puteaux », publiée sur le blog personnel de mon ex-patron Christophe Grébert, mon camarade de classe demande où sont passés ses ex-colistiers de la liste Puteaux Ensemble pour lui porter assistance -même en dehors de la campagne- et défendre ainsi l'excellence civique que nous avons tous défendue lors du dernier scrutin municipal.

Justement Laurent, où sont passés les principes de nos élus ? De tous nos élus ? Défendre l'excellence civique et comportementale oui, mais pas à n'importe quel prix et certainement pas avec une assemblée d'élus mal éduqués !

Soyons honnêtes il reste difficile pour ces personnes de venir parler d'éducation des enfants, de respect du bien public ou de défense des plus modestes, alors qu'ils se comportent en adultes attardés au comportement animal. Lorsque l'on représente le Peuple et la République, on se tient et l'on respecte ses interlocuteurs, les personnes qui assistent aux débats et l'on évoque si on dispose du temps nécessaire : des gens qui vous ont accordé leur confiance.

Madame La Députée-maire n'hésitera pas à me faire le reproche de ne pas assister à tous les conseils. Je l'accepte et lui indique que tous ses administrés n'ont pas des horaires aussi flexibles que ceux accordés aux Parlementaires. Sans doute que le « régime spécial » réservé aux salariés est beaucoup moins favorable que celui de l'assemblée Nationale.

Toutefois, j'avoue ne pas être candidat à la perte de temps que représente un conseil municipal où des élus se montrent indisciplinés et où les questions posées trouvent pour seule réponse « on vous a déjà répondu », « je ne peux pas tout savoir » ou « je ne sais pas mais je vais me renseigner » ! Ce n'est pas très sérieux.

Pire : un conseil municipal où les petites phrases assassines fusent de part et d'autre, dignes d'une cour de récréation et où l'on se plaît à briser le propos de son interlocuteur même quant ce dernier est policé et construit.

Encore pire : un conseil municipal où le Maire n'hésite pas à employer un ton condescendant ou à glisser un petit mot gentillet qui initie la provocation relevée illico par des opposants zélés qui n'en demandaient pas tant.

Encore plus pire : une opposition décousue (et non désunie) qui regarde dans l'assiette du copain (t'as le droit à plus de questions que moi !), distille quelques piques acerbes pour exciter une majorité assoupie et parle plus de ses problèmes personnels que ceux des putéoliens.

Non Laurent, les ex-colistiers de Puteaux Ensemble comme bon nombre de putéoliens, n'ont pas de leçons d'excellence civique et comportementale à recevoir de ces élus étranges et n'ont certainement pas de temps à perdre pour soutenir une représentation municipale (théâtrale ?)..... Qui ne sert aucunement l'intérêt général.

L'épisode de jeudi soir, séance levée en urgence, trouve peut-être deux explications : une attitude jugée trop dangereuse du Groupe Alternance-Puteaux ou, le risque pour notre Députée-maire d'être obligée de répondre aux questions du Groupe Socialiste ou d'Evelyne Hardy. En effet, cette dernière proposition aurait obligé la première magistrate de notre commune de laisser de côté ses banalités habituelles, de mettre sur la touche les provocations d'opposants dissipés, pour répondre à des propos réfléchis et construits.

C'est vrai, si l'on commence à échanger des propos intelligents au Conseil Municipal de Puteaux, cela risque de désintéresser les journalistes en mal de sensations fortes ou de répondre aux attentes de la population. Non quant même, nous avons une réputation à tenir !

Enfin, deux observations personnelles vécues lors du précédent conseil du 21 décembre 2008 :

  • Notre ex-tête de liste Christophe Grébert use plus que de raison de l'art de la provocation soutenu par une majorité aiguisée.
  • Notre Députée-maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud dispose certainement de beaucoup de qualités, mais certainement pas de celle -essentielle pour un Maire- de tenir son Conseil Municipal.

Prenant référence sur les frasques de nos élus putéoliens juste une idée amicale pour Joëlle Ceccaldi-Raynaud : « un Conseil Municipal au comportement animalier ça se dresse ! ».

Régis Sada

30 juin 2008

Pourquoi devrions nous laver plus blanc que blanc à Puteaux ?

puteaux ensemble.jpgLa décision récente de Christophe Grébert d’adhérer au MoDem et ainsi, de favoriser dans un premier temps l’arrêt définitif de l’épopée de Puteaux Ensemble et, dans un second d’amener à l’éclatement du groupe du même nom au Conseil Municipal de Puteaux, semble donner des ailes à certains et à leur faire croire qu’il est possible de tout oublier et de réécrire l’histoire à son propre avantage.

Les anciens colistiers de Puteaux Ensemble ont toujours tenu à préciser que leur décision de mettre leurs désaccords sur la place publique putéolienne n’était pas animée d’une volonté de chavirer dans l’anti-Grébertisme primaire (quelle dénomination horrible !), mais bel et bien de tenir le pacte de transparence et d’honnêteté qu’ils ont conclu avec les putéoliens à l’occasion de la dernière élection municipale. De même, la décision personnelle d’ Evelyne Hardy et de Frédéric-Michel Chevalier de démissionner du Groupe municipal Puteaux Ensemble, visait à apporter une clarification quant à la nature du mandat que leurs ont confié les électeurs le 16 mars dernier.

Malgré tout cela, le débat se poursuit et certains n’hésitent pas à lâcher leur fiel sur la toile pour dresser des constats personnels, ressortir de vieilles rancunes et pointer du doigt les responsabilités des uns et des autres dans l’émergence du « danger Grébert » ! A l’image des échanges qui se sont étalés sur le site des élus socialistes de Puteaux, comme sur deux billets publiés par Frédéric-Michel Chevalier sur son blog d’élu local, les analyses font rage et chacun y va de sa petite histoire pour convaincre les foules.

Du côté PS, c’est Nadine Jeanne , Conseillère Municipale de Puteaux réélue en mars qui reçoit les premiers coups de bâton. Tapée par un ancien de la section PS et un soutien de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, elle est accusée d’avoir nourrie la bête Grébert et d’avoir contribuée à son émergence. Cette dernière réplique fermement en rappelant le doux visage de la démocratie putéolienne depuis plusieurs décennies en précisant qu’elle n’avait pas à rougir d’avoir soutenu Christophe Grébert quant celui-ci était présenté (comme hier) comme le « grand Satan » de Puteaux.

D’un autre, ce sont les anciens colistiers de Puteaux Ensemble que l’on traite comme des âmes faibles qui ont péché par bêtise ou par opportunisme en apportant leur soutien à Christophe Grébert dans cette aventure municipale. Mon cas personnel est étudié à la loupe et même si l’on ne doit pas donner trop d’importance aux gens qui ne le méritent pas, je suis catalogué tantôt comme un dangereux collaborateur et conspirateur, tantôt comme un grand benêt naïf adolescent doté d’une intelligence politique artificielle ou encore comme un traite innommable dont Néron pourrait prendre ombrage….

La manœuvre est subtile, rondement menée mais tellement grosse que personne n’est assez stupide pour y donner du crédit tant ses initiateurs divers et variés sont connus et reconnus comme des personnages qui disposent de certaines facilités pour réécrire l’Histoire du moment où celle-ci tourne à leur avantage et permet d’effacer les vieilles casseroles qui trainent derrière une famille qui dirige la ville depuis 1969.

nadine jeanne.jpgC’est en substance ce qu’écrit Nadine Jeanne dans un commentaire : « Rappelez vous les insultes, les attaques physiques, les insinuations odieuses, la surveillance permanente, les procès à répétition... Il n’était pas le premier à subir ces méthodes. Il ne fut pas le seul. Il a su résister et - grâce à son intervention sur le net- faire connaître à tous la réalité du régime dans lequel nous vivions. Rappelez-vous combien les Putéoliens avaient peur de parler, rappelez-vous les tracts diffamatoires... distribués par vos amis... ». Propos auxquels j’ajouterai la honteuse démonstration démocratique donnée à l’occasion des séances du Conseil Municipal de Puteaux où, des gens dénués de tout sens moral, de respect et de dignité : mangent, parlent, hurlent et insultent à qui mieux mieux…. En d’autres occasions j’ai eu le privilège de leur donner le nom de « meute de porcs hurlants ».

Nadine Jeanne comme Christophe Grébert , comme d’autres putéoliens ont subi cela. Si le dernier scrutin a permis Joëlle Ceccaldi-Raynaud d’être confortée comme Député-maire, son équipe, ses soutiens et elle-même ne doivent pas douter que toute victoire est éphémère. On ne réécrit pas l’Histoire ou l’on n’efface pas ce qui est inscrit à jamais dans les mémoires.

Christophe Grébert est un homme avec ses défauts et ses qualités. Malgré ses choix personnels il est juste que Nadine Jeanne , le PS local, les anciens colistiers de Puteaux Ensemble et beaucoup d’autres putéoliens silencieux, lui reconnaissent donc le rôle qui a été le sien durant plusieurs années et notamment celui d’avoir fait connaitre à la France entière comment la famille Ceccaldi-Raynaud a été en mesure de prospérer électoralement sur « ses » terres putéoliennes.

christophe campagne voeux.jpgNon, Christophe Grébert n’est pas le Grand Satan comme le dépeignent certains. Non, Christophe Grébert n’est une « œuvre démoniaque » qui avait germé dans l’esprit de Nadine Jeanne et qui a échappé à son contrôle. Comme Machiavel personnel ou politique, l’Histoire de notre pays nous prouve qu’il ne décroche pas la palme d’or !

Personnellement, malgré mes désaccords avec lui, je reste admiratif de sa capacité à gérer le soupçon de pédophilie qu’on avait voulu faire peser sur lui. Je ne sais pas comment j’aurais réagi à sa place. Il a été digne devant cette épreuve et la Justice de la République lui a rendu son honneur. Pour moi, ce passage de l’Histoire putéolienne reste gravé dans ma mémoire et sur ce point, il m’est impossible de pardonner à ceux qui s’en sont rendus coupables et de faire comme si rien….ne s’était jamais passé ! Si il ne doit rester qu'une voix.....cette voix sera la mienne.

Régis Sada

23 juin 2008

Pourquoi Puteaux Ensemble n’existe plus ?

puteaux ensemble.jpgDimanche 22 juin 2008, Evelyne Hardy et Frédéric-Michel Chevalier, élus conseillers municipaux le 16 mars dernier ont annoncé leur démission conjointe du groupe Puteaux Ensemble au sein du Conseil Municipal de Puteaux.

Ils siègeront désormais en qualité d’élus non-inscrits au sein de cette même assemblée.

Après la tempête qui a secoué l’ancienne équipe de campagne que j’ai dirigé, l’arraisonnage de l’association Puteaux Ensemble qui a pris la forme d’une coquille vide, et l’éperonnage définitif créé par le départ conjoint de deux élus (sur les cinq) du groupe municipal, le navire Puteaux Ensemble n’est pas revenu à son port d’attache et a définitivement sombré en mer.

L’annonce de la sécession d’ Evelyne Hardy et de Frédéric-Michel Chevalier a provoqué deux faits particulièrement marquants : le premier, c’est le changement de bannière. Celle de Puteaux Ensemble s’est vite envolée au profit d’un orange de circonstance. Le second, plus surprenant, est la vague de sympathie qui est venue entourer tous les ex-colistiers plongés selon la rumeur, tantôt dans une mélancolie, une déception ou dans un océan de remords.

Ce formidable soutien émane la plupart du temps de personnes liées de près ou de loin à deux listes qui nous étaient (hier) opposées, à savoir, celle de Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP) et de Stéphane Vazia (PS). Comment imaginer que cette poussée volontaire d’attention soit le fruit d’une quelconque tentative de récupération ou le doux parfum d’un profit électoral que cela pourrai engendrer ? C’est bien connu, les bêtes sont attirées par l’odeur du sang.

Evelyne Hardy et Frédéric-Michel Chevalier ont pris une décision en leur âme et conscience. Ce n’est pas une mesure anti-Christophe Grébert comme certains le suggère ou l’espèrent, mais bel et bien l’expression de la fidélité aux valeurs qu’ils ont défendu. Ils disposent d’un mandat qui leur confère une responsabilité envers les 4.523 putéoliens qui ont accordé leur confiance à la liste Puteaux Ensemble.

Nos anciens adversaires ne devraient pas si rapidement se réjouir de la scission du groupe Puteaux Ensemble au sein du Conseil Municipal, et même plutôt s’en inquiéter. Et ce, pour trois raisons :

Premièrement : Les apparatchiks de tout poil prennent ici une sérieuse leçon de déontologie politique : on ne badine pas avec le suffrage universel ! On prend des engagements, on les fait adopter une fois en place et on se bat pour les maintenir. Des élus responsables et respectueux tiennent un langage de vérité et, lorsque certaines évolutions ou dérives apparaissent, tirent les conséquences des désaccords et prennent les décisions qui s’imposent.

Deuxièmement : C’est une nouvelle fois la confirmation que les citoyens qui se sont engagés dans Puteaux Ensemble n’étaient pas des opportunistes ou de dangereux idéalistes qu’il fallait très vite écarter. Ces femmes, ces hommes, ont construit et porté jour après jour un projet –certes imparfait- mais qui était le fruit d’une réflexion collective. Sur la base du principe qu’il est possible de travailler ensemble sur un projet local, ils ont infligé une sérieuse déconvenue aux chapelles politiques.

Enfin troisièmement : dire que tout remettre en cause est une chose facile serai un mensonge éhonté. La fin de Puteaux Ensemble est un crève-cœur pour beaucoup d’entres-nous. Les putéoliens doivent toutefois être rassurés par le fait que la majorité des colistiers de Puteaux Ensemble ont exprimé leur désaccord, l’on mesuré et ont souhaité respecter la nature de leur engagement envers eux.

Puteaux Ensemble n’était pas une secte comme celle du Temple Solaire ! Les anciens colistiers de notre liste ne sont donc pas au bord du suicide collectif. Christophe Grébert n’était pas notre gourou et il a choisi de s’envoler vers d’autres horizons. Ses choix personnels ne s’imposent qu’à lui et doivent être respectés.

Quant à nos détracteurs d’hier et soutiens d’aujourd’hui, ils ne devraient pas sourire si près des braises encore fumantes de Puteaux Ensemble. Un feu ne s’éteint jamais aussi rapidement que l’on peut le penser….

Régis Sada

20 juin 2008

Pourquoi je n’adhère pas à l’association Puteaux Ensemble ?

pe.JPGLe microcosme politique putéolien est une nouvelle fois en ébullition !

A peine trois mois après le deuxième tour des élections municipales, ils sont bien nombreux les sites internet liés à notre commune, à se faire l’écho volontaire de quelques difficultés chroniques au sein de l’ancienne équipe Puteaux Ensemble, qui a recueilli plus de 25% des suffrages lors de la dernière élection.

Après avoir lu les différents comptes-rendus, les différentes versions ou les annonces de dernière minute qui se sont étalés ici ou là, mon silence prolongé en ma qualité d’ancien Directeur de Campagne de Christophe Grébert et de cette équipe, était mal perçu par certains et incompris par d’autres. C’est pour cette raison que je décide aujourd’hui de sortir de mon « devoir de réserve », afin d’exprimer ma position personnelle et de rétablir certaines vérités.

La première chose à dire, c’est que cela viendra clore les bouches –ou les doigts gluants- de certains de nos anciens opposants qui ne manquent aucune occasion de railler le « miracle citoyen » auquel ils n’ont jamais cru et qu’ils n’ont eu de cesse de combattre au moyen de pratiques politiciennes habituelles qui leur ont coûté quelques points lors du dernier vote populaire.

La deuxième chose, c’est que je doute très fortement que cela puise intéresser les habitants de Puteaux qui préfèrent que leurs représentants s’occupent de leurs problèmes quotidiens plutôt que de leurs histoires nombrilistes.

La troisième et dernière chose, c’est un regret profond de voir que l’on ne parle justement plus de ces putéoliens que nous avons « envahi » durant la campagne, en préférant se pencher sur des joutes orales ou morales sans grand intérêt pour le devenir de notre commune.

Les putéoliens doivent savoir que cette élection s’est déroulée sans ombrage et que leur vote a été clairement entendu. Madame Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été élue (et non réélue) à la régulière en remportant une adhésion populaire incontestable dès le premier tour avec près de 49% des suffrages. Le résultat du second tour est venu confirmer cette tendance en lui permettant de dépasser allègrement la barre des 53%.

Nous avons été nombreux à regretter cette élection en pensant que l’application d’une politique honteusement dépensière, ouvertement clientéliste et souvent incompréhensible, n’était pas un gage de développement et de stabilité pour l’avenir de Puteaux. Toutefois, les putéoliens se sont exprimés et ont fait un choix clair qui doit être reconnu et respecté comme tel. La démocratie c’est aussi cela. Dont acte.

Lorsque Christophe Grébert m’a chargé de diriger sa campagne en mai 2007, j’ai accepté sa proposition avec enthousiasme et détermination, sur le principe de convictions et de valeurs personnelles que j’entendais voir défendues dans une ville où être « opposant » rimait avec les faits d’être méprisé, insulté ou victime de pressions dont j’ai moi-même été la victime à un niveau qui ne m’ont jamais affecté. C’était également le fruit d’un choix personnel suite à mon expérience au sein de la section locale du Parti Socialiste où les règles de la compromission et de la magouille étaient de mise. Il m’était impossible de cautionner le fait que l’on m’impose le nom d’un candidat et que l’on connaisse le résultat d’une « consultation militante » dès le 14 juillet, alors que celle-ci n’était programmée que fin septembre. Enfin, les procès à répétition orchestrés par la majorité municipale et cette honteuse insinuation affichée sur le site de la ville de l’époque, qui avait laissé entendre que Christophe Grébert avait des penchants pédophiles, ont fini par me décider à me lancer dans cette bataille pour offrir une autre alternative aux putéoliens.

pe.JPGPuteaux Ensemble, une campagne d’exception

Je ne reviendrai pas sur le déroulement d’une campagne que j’ai très largement commentée et que vous pouvez retrouver en détail dans la catégorie « saga Puteaux Ensemble ».

Il me semble essentiel de rappeler ici que notre modeste équipe de départ qui n’était constituée que de trois clampins à son démarrage a su rallier à sa cause 4.523 putéoliens au deuxième tour, à qui je souhaite renouveler nos remerciements.

Les 43 colistiers de Puteaux Ensemble sont allés à la rencontre de leurs pairs avec courage, enthousiasme et volonté d’agir collectivement pour parvenir à construire « une ville qui nous ressemble ». Ils sont partis à la bataille en gardant à l’esprit que les putéoliens sont des citoyens comme eux, qui réclament que leurs représentants les entendent et travaillent en toute intelligence au-delà de leurs convictions politiques et personnelles.

Une vision utopiste certes, mais une vision qui a prouvé son efficacité et sa valeur ! Les colistiers de Puteaux Ensemble n’ont jamais trahi cet engagement et continuent encore aujourd’hui à défendre cette nouvelle manière de faire de la politique.

J’ai aimé notre équipe. Je n’ai eu de cesse d’écrire et de dire l’affection et le profond respect qui me lie à chaque femme et à chaque homme qui l’on constitué. C’est à eux, et à personne d’autre, que les putéoliens ont accordé leur confiance !

pe.JPGPuteaux Ensemble, un projet citoyen

A qui appartient le projet de Puteaux Ensemble ? La réponse n’a pas changé : à tous les putéoliens. A la seule différence qu’ils n’ont pas été assez nombreux les jours de vote, à estimer que celui-ci devait être appliqué jusqu’en 2014.

Notre ancien projet n’est pas tombé aux oubliettes du jour au lendemain. Il est simplement devenu obsolète et doit être enrichi, repensé et amélioré si il doit le jour venu, être une nouvelle fois soumis aux suffrages des habitants.

Comme de nombreux putéoliens, j’ai participé à la rédaction de ce projet. Mes petites mains ont assuré sa maintenance durant tous les mois de campagne. Christophe Grébert n’en est pas le rédacteur, puisqu’il n’est intervenu que lors de l’étape finale de rédaction. Il ne peut à ce titre, en tirer aucun bénéfice ou gloire personnelle. Ce projet n’était pas son projet.

Puteaux Ensemble, les dessous politiques et les non-dits

Les Verts ont été les premiers à rejoindre notre rassemblement citoyen. En fin d’année 2007, ils étaient tenus de répondre à une question : s’engager « naturellement » derrière la liste socialiste de Stéphane Vazia ou rejoindre Puteaux Ensemble. Ils n’ont subi aucune pression de notre part, ce qui n’a pas été le cas de la part de la section socialiste. Ils ont fait un choix de conscience qui respectait leur conviction de faire vivre la parole citoyenne.

Les Verts ont pris la décision d’intégrer notre équipe et de participer activement à la rédaction du projet. Je ne peux que souligner leur courage politique. Appréciés de tous, ils ont su prendre toute leur place au sein de l’équipe en gommant avec classe leur étiquette pour laisser s’exprimer leurs convictions. Ils ne sont pas venus « vendre des cartes », ils n’avaient pas besoin de cela pour être vus et entendus.

Cette discrétion des Verts n’a pas été aussi aisée pour le MoDem. Malgré une rencontre à la fin de l’automne qui avait réunie Frank Lévèque, Robert Bernasconi et Stéphane Audru d’une part, et Christophe Grébert , Frédéric Chevalier et moi-même d’autre part, la section locale du MoDem avait choisi dans un premier temps de partir seule à la bataille.

Tout le monde comprendra que la présence d’une énième liste lors de l’élection municipale, et sur une base « électorale » qui nous était plus favorable, risquait d’amoindrir la force de notre message et donc, du résultat que nous comptions obtenir.

Christophe Grébert avait annoncé clairement à toute l’équipe qu’il souhaitait voir Sylvie Cancelloni devenir N°2 de sa liste. Les tractations politiciennes m’indisposant au plus haut point, je n’ai pas souhaité être mêlé de près où de loin aux suites que cela pourrait entraîner avec le MoDem. J’ai été au courant d’un dîner au Sénat où semble t-il, un accord avait été conclu qui visait à obtenir deux personnes estampillées Modem dans les cinq premières places de notre liste. La suite est connue de tous, c’est certainement au nom de cet accord que Frédéric Chevalier était donc annoncé comme tel au lendemain de l’élection !

En janvier, au prix de longues et coûteuses discussions avec les responsables (nouveaux, ex, anciens) du MoDem, Sylvie Cancelloni a obtenu la direction du MoDem local et a choisi de rejoindre le groupe Puteaux Ensemble. Cette arrivée s’est bien passée sur le plan des personnes, mais très mal au niveau de la volonté hégémonique de placer le MoDem au devant de la scène. C’est du moins le ressenti de nombreux membres de notre équipe à ce moment là et encore aujourd’hui. Je souhaite tout de même préciser que certains adhérents du MoDem avaient déjà rejoint notre équipe avant cette date, et que pour certains d’entre-eux, ils ont eu la même pudeur et la même discrétion que nos amis Verts.

La campagne s’est ensuite déroulée normalement avec quelques couacs comme dans toute campagne. C’est sans doute cette perpétuelle volonté hégémonique qui est à l’origine de la présence des logos des partis sur notre matériel de campagne. Logos qui n’étaient ni souhaités, ni convenus avec la majorité des membres de l’équipe.

C’est aussi très certainement la manie de vouloir justifier de notre non ancrage à gauche ou à droite, qui a lourdement ralentie notre campagne. On ne doit pas passer son temps à justifier de ce que l’on n’entend pas être, restant entendu que « rassemblement citoyen » était le mot d’ordre de notre campagne !

sada grebert 2.jpgPuteaux Ensemble, les lendemains douloureux de l’élection

Le jeudi suivant le scrutin, Christophe Grébert lance devant son ancienne équipe : « le prochain Maire de Puteaux sera de droite ou de centre-droit ». Les PE de sensibilité de gauche n’ont pas apprécié cette annonce et c’est à mon avis un contre sens car chacun sait à la lecture des résultats, que Joëlle Ceccaldi-Raynaud a remporté l’élection sur l’électorat dit « Ceccaldiste », donc lié à une politique clientéliste appliquée depuis quarante ans, et à l’abstention qui est souvent la majorité silencieuse de tout scrutin.

L’annonce mensongère du ralliement de Frédéric Chevalier au MoDem au lendemain de l’élection a causé de nombreuses interrogations auxquelles Christophe Grébert et Sylvie Cancelloni ont refusé de répondre, créant une exaspération sensible au sein de l’équipe. Il m’écrira quelques jours plus tard : « je ne sais pas si Puteaux Ensemble a encore des raisons d’exister ».

De fil en aiguille, rien n’a été fait pour apaiser le climat et les tensions sont allées croissantes. De maladresses en maladresses, la volonté de certains membres de l’équipe d’obtenir des explications n’a pas été satisfaite et nous en sommes arrivés à des extrémités de langage qui n’avait plus rien à voir avec les idéaux que nous avions défendus.

Christophe Grébert souhaitait dans le même temps voir l’avènement de l’Association Puteaux Ensemble. Une bien mauvaise intention en pleine crise ouverte qui ne laissait que peu de chances à celle-ci. Sa volonté était de voir une association construite autour de l’action des cinq élus du nouveau groupe Puteaux Ensemble, dirigée par ses soins et où les membres de l’ancienne équipe n’étaient relayés qu’à des rôles de figurants et de précieuses petites mains, allant même jusqu’à envisager des vice-présidents représentatifs de la gauche et de la droite.

Sur ces bases, je ne voyais plus vraiment le lien avec la dynamique que nous avions construite tout au long de notre campagne, et je me suis clairement opposé à cette vision d’une association qui n’était plus destinée à rendre la parole aux putéoliens, mais bel et bien à servir de plate-forme électorale au service des intérêts d’une seule personne. Ma vision de Puteaux Ensemble est différente et j’ai proposé alors ma candidature à la présidence provisoire de PE afin d’apaiser les tensions existantes et d’accoucher d’une ligne directrice pour cette association qui soit clairement apolitique.

Christophe Grébert n’a pas apprécié ma position et il m’a souhaité sèchement « bon vent » en dehors de Puteaux Ensemble. J’ai pris acte de cette requête et suis resté en dehors d’une orientation politique qui ne me convenait pas. Jusqu’au bout je reste fidèle aux valeurs et aux convictions que j’ai souhaité défendre. Rien, ni personne, ne pourra m’empêcher d’être libre de penser et d’agir. Pas même le candidat que j’ai soutenu lors de cette campagne.

Puteaux Ensemble, l’association mort-née et l’adhésion de Christophe Grébert au MoDem

Le 19 juin 2008, Christophe Grébert a annoncé conjointement le lancement de l’association Puteaux Ensemble et son adhésion au MoDem pour retrouver un nouveau projet.

Je ne peux pas laisser écrire et dire que la base du travail des colistiers de Puteaux Ensemble reste fidèle aux engagements de François Bayrou et du MoDem. Pour la bonne et simple raison que l’on ne peut pas placer sur une même ligne, une volonté nationale et un projet purement local. C’est une hérésie que d’écrire cela et une justification douteuse.

Si notre volonté collective était de surpasser nos choix politiques respectifs, c’était dans un but et un objectif précis : les élections municipales de Puteaux. De même, cette dangereuse affirmation porte atteinte à la liberté de pensée et aux convictions personnelles de nombreux anciens colistiers. Ces derniers refusent clairement d’être pris en otage de la décision personnelle de Christophe Grébert d’adhérer au MoDem. Cette annonce de dernière minute est un mauvais coup porté à l’association mort-née Puteaux Ensemble, où bien peu d’anciens colistiers ont choisi d’apporter leur soutien.

Christophe Grébert a fait des choix personnels qu’il devra assumer seul devant les électeurs et ses anciens soutiens. C’est à eux que revient le droit de le juger, et donc de lui renouveler ou non leur confiance. Maintenant, comme beaucoup d’autres, je ne souhaite pas que celui-ci continue à utiliser notre nom et le fruit de notre travail pour justifier de ses actions au sein du Conseil Municipal ou en dehors.

A titre personnel, si l’étiquette « Puteaux Ensemble » lui semble désormais trop lourde à porter, et s’il ne se sent plus à l’aise avec la Charte Ethique qu’il a signé comme nous tous, je ne peux que lui conseiller de faire son examen de conscience et/ou à se démettre d’un mandat qu’il n’honorerait plus.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai choisi de ne pas répondre aux demandes répétées de Christophe Grébert , et de ne pas adhérer à l’Association Puteaux Ensemble qui n’est rien d’autre qu’une coquille tristement vide. Je n’aime pas l’idée de servir d’alibi ou de pacificateur à qui l’on tend un os à ronger.

Puteaux Ensemble, mes relations personnelles

Le dernier chapitre de ce trop long récit –comme d’habitude- c’est de dire que je conserve de l’amitié et de l’estime pour tous mes anciens colistiers. J’ai partagé des moments intenses de joie et d’engagement à leurs côtés, et ils n’ont jamais cessé de me témoigner une affection à laquelle je reste sensible.

Les cinq élus actuels de Puteaux Ensemble : Christophe Grébert , Sylvie Cancelloni, Bruno Lelièvre, Evelyne Hardy et Frédéric Chevalier , ont une lourde responsabilité à remplir. Je les appelle au bon souvenir des 4.523 putéoliens qui leur ont confié la tâche de ne pas laisser l’UMP et le PS à demeurer seuls maîtres de leur destin. S’ils doivent prendre certaines décisions par besoin de clarification et nécessité dans l’accomplissement de leur mandat : qu’ils les prennent rapidement en toute transparence devant les putéoliens.

Le but n’est pas d’alimenter les chroniques mondaines de quelques sites putéoliens, où leurs rédacteurs n’ont d’autre sujet que de détruire ce qu’à été Puteaux Ensemble durant de longs mois et sa résolution au sein du Conseil Municipal. L’alimentation de ces chroniques leur permet ainsi d’éviter de parler du seul sujet qui devrait les préoccuper : le devenir de notre commune et de ses habitants. Personnellement, je ne peux lier mon nom à certaines personnes qui ont des idéologies que je dénonce et que je combats. Ils sont très souvent les premiers bénéficiaires d’une politique municipale qui ne place pas tous les putéoliens sur un pied d’égalité.

Quant à mes relations personnelles avec Christophe Grébert , elles demeurent de mon domaine réservé et ne peuvent sortir du cadre strict de ma vie privée. Je n’ai pas pour habitude de m’épancher sur des épaules compatissantes qui s’éloignent bien rapidement lorsqu’elles n’y trouvent plus aucun intérêt personnel ou stratégique.

Les putéoliens méritent que l’on se soucient d’eux…..le reste c’est de la comédie tragique ou sentimentale.

Régis Sada

06 juin 2007

Pourquoi Christophe Grébert gagne pour la 4ème fois contre la Mairie de Puteaux ?

0119d03fff25b458cd5ce55bf8407e94.jpg Je reviens du Palais de Justice de Paris. La maire de Puteaux a été déboutée de sa plainte contre moi.

Dans son arrêt, la 11e chambre de la cour d'appel confirme intégralement le jugement de 1ère instance. Le Parisien, qui était poursuivi en même temps, est également relaxé.

4 procès, 4 défaites pour Joëlle Ceccaldi-Raynaud !

Victorieux -de bout en bout- sur le terrain judiciaire, je veux désormais faire gagner Puteaux sur le terrain de la démocratie. J'appelle les Putéoliens à se joindre à moi pour préparer NOTRE victoire collective en mars 2008.

J'ai commencé à mettre en place une équipe et une organisation.

Le projet, nous allons l'écrire ensemble sur www.puteaux.org tout cet été. Ce sera l'"Eté de la démocratie à Puteaux".

Cette campagne municipale qui commence dès aujourd'hui, je la veux ouverte et transparente.

Nous allons changer Puteaux et changer la manière de faire de la politique.

Christophe Grébert

 

Une fois de plus, « ma Maire » Joëlle Ceccaldi-Raynaud (candidate de l’UMP aux Législatives), son père (et ancien Sénateur-Maire de Puteaux) et tous les gens qui soutiennent leur action, viennent de recevoir une nouvelle gifle infligée par la Justice de la République.

Si je suis très heureux de la relaxe de Christophe Grébert , mon candidat à la Mairie de Puteaux en 2008, je suis tout aussi indigné de la nouvelle sortie « honorable » des dirigeants de ma commune.

En ce grand moment de joie :

Je salue une nouvelle fois l’engagement et la détermination du citoyen Christophe Grébert qui a toujours refusé de se laisser « briser » par une succession de procès intentés au nom de la Ville de Puteaux et payés par l’ensemble des contribuables putéoliens.

Je pense à tous les autres citoyens putéoliens qui n’ont pas osé ou pu combattre la médiocrité politique développée à Puteaux, ils sont ainsi largement « vengés ».

Je souhaite que dimanche 10 juin 2007, les électeurs démocrates et républicains de la circonscription de Neuilly-sur-Seine et de Puteaux « corrigent » une nouvelle fois Joëlle Ceccaldi-Raynaud par le biais des urnes.

J’invite toutes les putéoliennes et tous les putéoliens à garder confiance dans l’avenir, puisqu’ils disposeront en mars 2008 : d’un candidat, d’une équipe et d’un projet, qui leurs permettront de mettre fin à la mascarade démocratique qui leur est imposée et qui insulte leur intelligence.

La démocratie permet ce type de « non-conformité », malheureusement…. Puteaux mérite mieux que de figurer au hit-parade des faits-divers judiciaires.

La future majorité municipale construira un projet autour des valeurs suivantes : HONNEUR, EXCELLENCE ET RESPECTABILITE.

Putéoliennes, putéoliens, soutenez la candidature citoyenne et de rassemblement portée par Christophe Grébert, et venez participer au projet qui construira votre ville de demain.

Alors en mars 2008, il sera de nouveau possible de « vivre bien et ensemble à Puteaux ».

Régis Sada

11 mars 2007

Pourquoi dans ma ville de Puteaux, les bloggeurs ne sont pas tous traités de la même manière ?

medium_moi.jpgJe vous narre régulièrement les frasques judiciaires qui secouent ma bonne vieille ville de Puteaux. Au moment où la Chambre Régionale des Comptes pointe du doigt de nombreux dysfonctionnements dans la gestion de la ville : dépenses de fonctionnement très élevées, organisation des services illogique, mauvaise prévision des coûts d’exploitation… La Députée-Maire UMP de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud a décidé d’attaquer un nouveau bloggeur devant les tribunaux pour diffamation.

Christophe Grébert, encore (webmaster de MonPuteaux) ? Eh bien non, c’est un bloggeur francilien qui se fait épingler pour avoir rédigé un post où il tient des propos plus que litigieux sur la gestion de la ville par Joëlle Ceccaldi-Raynaud et son père Charles, en liant le clientélisme « social » affiché de cette famille à un « marché de mauvaises mœurs » et en les jugeant tous les deux en des termes que la bienséance déconseille.

Faut-il excuser de tels propos ?

La réponse est bien évidemment et clairement non. Internet est un lieu de liberté totale qui oblige les rédacteurs à surveiller de près ses paroles et celles de ses visiteurs. La liberté d’expression ne dispense pas de veiller à ne pas porter ombrage à autrui. Un certain Christian Vanneste – Député UMP du Nord - a compris à ses dépens qu’il se doit de tenir sa langue, et que le français est assez riche pour s’exprimer par moyen détourné.

Faut-il se taire et laisser les habitants de Puteaux être abreuvés des seules informations distillés par la Mairie ?

La réponse est encore non. Une lecture approfondie du journal municipal « Puteaux Infos » et du site Internet de la ville amène rapidement à comprendre, que les informations qui sont communiquées aux habitants, sont préalablement choisies et triées consciencieusement.

Alors comment faut-il s’y prendre ?

Les limites de la diffamation sont facilement franchissables, et il convient de bien se relire et d’utiliser tous les artifices que la langue française nous offre. Avec des gens procéduriers comme la famille Ceccaldi-Raynaud, il est de bon ton de s’attaquer à leurs propos et à leur mandat, et non à leur personne en tant qu’individu. J’avais moi-même dit en petit comité à Joëlle Ceccaldi-Raynaud : « l’important n’est pas le savoir-faire, mais le faire savoir »….

Prenez le cas de Christophe Grébert. Malgré le véritable acharnement politico-judiciaire dont il a été victime, Charles et Joëlle Ceccaldi-Raynaud (qui disposent ou on disposé de tous les mandats sur la ville), n’ont jamais apporté les preuves suffisantes que ses écrits étaient diffamatoires. Ce garçon demeure pour moi un exemple de citoyenneté, puisque il rempli avec bonheur tous les critères de ma précieuse DELATION CITOYENNE, qui veut qu’un citoyen se doit de faire connaître les incohérences ou les dérives de ses élus locaux.

Je n’ai jamais raté une occasion de juger les nombreuses plaintes déposées au nom de la ville comme ridicules et abracadabrantes. L’épisode du procès pour des poêles non-conformes m’a véritablement scotché ! Les habitants de la ville de Puteaux doivent savoir que c’est avec leurs impôts que la Ville de Puteaux attaque en justice. Vu les montants que cela représente, la note est salée pour le contribuable, alors que ces sommes sont censés être destinés à l’amélioration des conditions de vie de ces mêmes habitants.

Je note aussi que, bien que Charles et Joëlle Ceccaldi-Raynaud soient attaqués directement (et non la Ville de Puteaux), c’est au nom de la ville et non en leur nom propre qu’ils déposent plainte. Etonnant… 

Enfin, et c’est sans doute le plus important dans toute cette histoire, cela donne l’occasion d’un magnifique écran de fumée permettant de faire oublier qu’ils sont tous les deux dans l’attente de la confirmation de leur condamnation pour avoir laisser entendre sur le site internet de la ville que Christophe Grébert avait des penchants pédophiles….

BRAVO !! Belle occasion de détourner l’attention et de se présenter comme des victimes.

Je m’étonne…toujours….encore… Je ne m’explique pas pourquoi Madame La Députée-Maire de Puteaux si enclin à déposer des plaintes pour diffamation oublie (volontairement ?) de rendre la pareille à un bloggeur qui la diffame chaque jour sur son blog en des termes bien injurieux. Ce même bloggeur qui laisse courir la rumeur que des fonds publics sont détournés à des fins partisanes. Ce même bloggeur qui l’insulte ouvertement et directement.

POURQUOI ????

Ce bloggeur honteux et insultant n’est autre qu’un certain : Charles Ceccaldi-Raynaud lui-même !

A un an d’une municipale qui s’annonce très difficile pour Joëlle Ceccaldi-Raynaud et sa majorité. En des temps où les langues se délient dangereusement. Au moment ou son père la renie publiquement et entraine derrière lui quelques légions d’anciens soutiens. Comment envisager de semer un peu plus le trouble dans la tête des putéoliens en se battant en famille et ainsi, hypothéquer ses chances de réélection en 2008.

Madame La Députée-Maire n’hésite pourtant pas à faire souvent la leçon. J’en ai fait les frais lorsque je me suis risqué à demander à Nicolas Sarkozy s’il comptait refuser l’investiture à des gens condamnés pour avoir insinué des choses inacceptables comme Christian Vanneste ou Joëlle Ceccaldi-Raynaud (sa suppléante à l’assemblée Nationale). Mais lorsqu’il s’agit de traiter les propos des bloggeurs récalcitrants, l’égalité n’est plus de mise et l’on distingue ceux de papa avec ceux écrits par d’autres.

C’est à mon sens une cruelle preuve de manque de courage, un renoncement de conviction et une profonde malhonnêteté intellectuelle.

Si je compte sur les français pour « nettoyer au karcher » le paysage politique à l’occasion des scrutins de 2007, je ne résiste pas à l’envie d’inviter encore et toujours mes concitoyens putéoliens à réfléchir aux conséquences pour notre cité, du maintien d’une famille et d’une majorité qui hypothèquent l’image, les bonnes volontés et toutes les énergies dont nous disposons à Puteaux.

En 2008, à l’occasion des élections municipales, les putéoliens auront la lourde responsabilité de trancher entre deux avenirs : celui d’entrer dans la modernité et le renouvellement ou de poursuivre sur la voie de la médiocrité et des dépenses inconsidérées.

Régis Sada

22 février 2007

Pourquoi j'apporte mon soutien à Christophe Grébert ?

medium_christophe_grebert.3.jpgLors du lancement de mon blog personnel « avec les mots de Régis Sada » le 1er novembre 2006, je vous ai dressé le portrait de Christophe Grébert (Pourquoi Christophe Grébert ?), un citoyen blogger pas vraiment comme les autres.

Dans deux posts suivants « Pourquoi Puteaux ? » et « Pourquoi j’ai été Représentant de Quartier de Puteaux ? », je vous ai présenté la ville dans laquelle je réside, et les conditions spéciales qui régissent sa vie démocratique.

Aujourd’hui sur son blog MonPuteaux, Christophe Grébert rappelle à ses lecteurs que le 1er mars 2007, Charles et Joëlle Ceccaldi-Raynaud tenteront l’appel de la condamnation pour « diffamation homophobe » qui les a frappés le 5 septembre dernier.

Christophe Grébert, c’est l’histoire d’un citoyen passionné de sa ville de Puteaux, qui ose depuis 2002 donner son opinion sur la politique municipale menée conjointement et en tandem par le père et la fille Ceccaldi-Raynaud.

C’est ce citoyen empêché d’assister aux Conseils Municipaux de la Ville car risquant de troubler la seirenité des débâts.

C’est ce citoyen insulté quelques mois plus tard dans les travées de ce même Conseil Municipal, par quelques iconoclastes locaux battant en meute de porcs hurlants et haineux.

C’est ce citoyen atypique arrêté en pleine rue par la Police Municipale , sur ordre de l’ancien Sénateur-Maire de Puteaux.

C’est ce citoyen attaqué en justice par la Ville de Puteaux, pour avoir repris un article paru dans les colonnes du Journal Le Parisien, expliquant un litige rencontré par une ancienne employée municipale.

C’est encore ce citoyen qui voit insinuer sur le site internet de la commune, qu’il aurait des tendances à s’approcher un peu trop de la joue des enfants ou de les photographier sans autorisation.

C’est enfin ce citoyen exemplaire qui a fait comparaitre et condamner (en première instance), ces mêmes personnes pour avoir porté directement atteinte à son honneur, à sa probité et à son intégrité.

Il n’est pas question pour moi de faire de Christophe Grébert une icône. Ce garçon n’est pas icône, c’est un exemple de citoyenneté active et effective. C’est un modèle pour tous les « petits » qui pensent que les « grands » ont tous les droits et la justice pour eux.

Je soutiens son combat, car nous partageons des objectifs communs : rendre aux habitants de la Ville de Puteaux la réalité d’une démocratie conforme à notre engagement républicain, et dénoncer sans relâche les comportements indignes, inacceptables et incompréhensibles de certains élus.

A maintes reprises, les medias ont apporté la preuve que s’exprimer librement à Puteaux peut s’avérer hasardeux. Ecrire sur internet, partager ses attentes ou donner simplement une opinion, n’est pas toujours accepté comme cela devrait pourtant être le cas.

Moi-même, en donnant mon sentiment sur cette affaire dans le cadre d’une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, j’ai eu la surprise (enfin…) de recevoir un courrier de Madame La Députée-Maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud dans les 24H qui ont suivi. Ce courrier risible dans son contenu était censé me faire partager l’offense ressentie par la suppléante à l'assemblée Nationale de Nicolas Sarkozy. Cela m’a surtout permis de faire comprendre que j’ai passé l’âge de recevoir des leçons de bonne conduite.

La liberté de conscience et de parole sont des droits reconnus dans la Constitution de la République. Ces droits sont dits inaliénables et touchent tous les citoyens sans exception.

Les lois sont communes à toutes et tous, et personne ne doit s’en affranchir. J’espère (et je ne doute pas) que le Tribunal confirmera la condamnation de Charles et de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, rendant ainsi à Christophe Grébert son honneur que l’on a voulu salir par des méthodes douteuses.

Si ce post – ou les autres – m’amènent à être attaqué en justice à mon tour pour diffamation, ce que je me refuse de croire, je ferai face à mes juges « tête haute et mains propres ».

Régis Sada

13 février 2007

Pourquoi j’ai été Représentant de Quartier de Puteaux ?

medium_regis.2.jpgJ’habite à Puteaux dans le Département des Hauts-de-Seine. Ancienne place forte industrielle de la Région Parisienne, cette bourgade s’est transformée au fil des siècles d’une simple ville ouvrière en pseudo paradis de cité dortoir.

Longtemps dirigée par la gauche, cette commune a été happée en 1969 par un Gaulliste-ex SFIO pro Jauressien répondant au nom de Charles Ceccaldi-Raynaud. Symbole de grandeur et de prospérité – ironiquement bien entendu – Puteaux est l’une des deux villes qui constitue avec Neuilly-Sur-Seine, la circonscription d’élection d’un illustre inconnu dénommé Nicolas Sarkozy.

Vous avez certainement entendu parler de cette joyeuse bourgade aux milles et uns sites internet, qui voient s’opposer les pros et les antis « système clientéliste » initié selon ses propres termes, par l’ex Grand Chef : Charles Ceccaldi-Raynaud.

Sur cette terre des Hauts-de-Seine, l’omerta a régné en maîtresse absolue durant près de quarante ans jusqu’à l’honteuse ouverture médiatique prônée par un journaliste citoyen prénommé Christophe Grébert .

Ce sinistre fou a osé dévoiler la tragédie comique qui se joue tous les jours dans le fief de celui qui revendique sans rire qu’ « Ensemble tout devient possible ». C’est même un slogan emprunté aux amis de la grande famille putéolienne, puisque ces derniers ont exprimé sans relâche qu’ « il fait bon vivre ensemble à Puteaux » !

Donc, lors de mon arrivée imprévue en 2001 dans cette ville qui s’est endormie depuis longtemps, j’ai était particulièrement troublé de découvrir un florilège d’histoires touchant la vie de ce Christophe Grébert .

Un citoyen privé du droit de pénétrer dans la Mairie les soirs de Conseil Municipal, ce citoyen arrêté en pleine rue par une police municipale aux ordres du patron local, un citoyen commun à qui l’on a tenté de faire porter le sceau de la pédophilie, en l’écrivant dans les colonnes du site internet de la commune.

Emu de toutes ces histoires impossibles je me renseigne et vérifie l’exactitude de ces propos abracadabrants. Il s’avère que les dires sont vrais et que la guillotine de la justice municipale frappe lourdement sur ce pauvre citoyen qui n’a fait qu’exercer son droit régalien de délation citoyenne.

 

HISTOIRE DE MON COURONNEMENT

En 2004, Charles Ceccaldi-Raynaud transmet les rennes de la Maison à sa fille Joëlle pour raisons médicales. Comme il l’annonce fièrement un soir de Conseil Municipal : « il y aura toujours un Ceccaldi pour barrer la route au socialo communisme » !

Sa fille s’exécute et reprend le flambeau tout en faisant le choix d’adapter la machine déjà rôdée à sa propre façon.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud donne des signes d’ouverture vers les « petits » de l’opposition en respectant leur temps de parole, en leur donnant un local décent pour se réunir mensuellement, en cédant à Christophe Grébert le droit d’assister aux débats du Conseil Municipal, et essayant ainsi de polir l’image si dure donnée durant quatre décennies par son père.

Au terme de « démocratie participative » elle répond par un choix précis et établi selon sa propre idée personnelle du sujet.

Première idée : Madame La Députée-Maire (suppléante en titre de Nicolas Sarkozy) se présente devant les citoyens régulièrement sous une tente bleue qui fait le tour des quartiers. La formule semble plaire et donne une image de proximité évidente. Dommage que les citoyens venant à sa rencontre soient souvent les mêmes et qu’ils remplissent souvent les travées bruyantes du Conseil Municipal.

Deuxième idée : Le journal municipal Puteaux-Infos demande aux citoyens de la ville de se porter volontaires pour devenir Représentant de leur quartier. Un simple coupon permet de s’inscrire rapidement.

La liste des prétendants n’est pas affichée et les inscriptions sont fermées au bout de dix jours sans aucun préavis, un papillon rouge informatif donne le ton sur le site de la Ville.

La méthode employée pour désigner les Représentants n’est pas communiquée. Et au soir d’un Conseil Municipal, sous couvert d’un tirage au sort « innocent » et inattaquable déontologiquement du Conseil Municipal des Jeunes de la ville, la liste des grands gagnants est donnée !

Une longue litanie de 19 Représentants inconnus…sauf un !

Absent de ce Conseil, mon portable s’agite, vibre et sonne sans arrêt. Le miracle du hasard a frappé aux portes de Puteaux. Moi le sans-grade culotté qui écrit souvent, beaucoup et aux plus grands. Moi le petit citoyen qui revendique sa liberté de parole vient d’être désigné Représentant du Quartier des Rosiers. Merci encore aux enfants, non vraiment…

A partir de cet instant, mon rêve de représenter mes concitoyens est devenu réalité…enfin presque. Presque parce que je reste étonné de certaines étrangetés comportementales.

Je suis reçu en Mairie avec gentillesse et respect selon les usages qui sied à la bienséance. Madame La Députée-Maire est sympathique et souriante. Je signe un « contrat de Représentant » relativement flou sur les tenants et les aboutissants de la tâche qui m’incombe désormais.

Pas une seule fausse note jusqu’au moment où je suis « outé » comme membre du Parti Socialiste local, ce dont je ne me suis jamais caché d’ailleurs, et dont je ne me prive pas de relever que cela demeure du domaine réservé de ma vie privée.

A la deuxième rencontre, mon co-Représentant est présent. Je ressens comme une tension. Tension polie mais forte et presque inavouée. La relâche se précise lors de la réunion où je n’hésite pas à affirmer mes positions et exprimer librement mon opinion sur quelques incohérences relevées ici et là dans mon quartier.

Madame La Députée-Maire attache beaucoup d’importance au facteur sécurité. Sans nier ce souci, je lui ai toujours opposé mon obsession du cadre de vie cher aux habitants de tout quartier.

Les échanges (quatre ou cinq réunions sur deux ans) sont intéressants mais pas suffisamment constructifs à mon goût. L’on tente même de m’associer au projet de fermeture de la Place des Marées. Là aussi pour raisons de sécurité et de calme réclamé par les riverains. Le business des produits dérivés interdits y a pris ses marques parait-il. C’est toujours le cas aujourd’hui même depuis la fermeture du lieu si prisé des « jeunes ».

Madame La Députée-Maire insiste sur le principe de lien social. Notion qui nous est commune. Elle est très friante de la fête des voisins qui se déroule une fois l’an. C’est un moyen efficace de rassembler les gens et de montrer l’engouement de la ville pour ces échanges entre amis. Elle souligne que les résidents de notre quartier ne sont pas très vivaces sur ce type de manifestation. C’est à nous de les inciter à plus de partage avec leurs voisins….ben voyons après tout…

Pour satisfaire mes diverses requêtes, la ville fait un effort sur quelques aménagements fleuris. Un peu léger comme bilan.

 

DEBUT DE DECHEANCE

Une chose me trouble toutefois. Ces nombreux illustres inconnus qui représentent les quartiers, fruit du hasard d’un tirage au sort au dessus de tout soupçon, se connaissent souvent. Ils se tutoient même entre-eux. Même devant moi, ils s’échappent en donnant du « Tu » à Madame La Députée-Maire un peu gênée par cette débauche d’enthousiasme. Je reste sur un simple « Madame » plus correct vis-à-vis de sa fonction représentative.

En décembre 2005, je suis convié – comme en 2006 d’ailleurs – à la soirée de fin d’année offerte par la Mairie. Je m’y rends un peu tendu. La soirée est délicieuse voire amusante tant les apartés sont nombreux sur mon cas. Je m’en fais l’écho sur le site de mon ami Christophe Grébert , cela déplaît aux soutiens officiels de Madame La Députée-Maire qui ne trouvera elle, rien à redire sur mon choix de partager cette expérience avec concitoyens.

Les semaines et les mois passent, la folie de la représentation s’estompe. Les réunions sont espacées et souvent fixées à des heures qui conviennent à l’emploi du temps de Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Le samedi soir à 19H reste un horaire difficile.

Je ne serai pas correct si j’oubliais de préciser que je suis souvent invité à diverses manifestations ou expositions. Je ne m’y présente jamais, car je ne vois pas là l’occasion de relayer les attentes des citoyens. Je ne me sens pas l’âme d’un faire-valoir.

La question que beaucoup de mauvaises langues se pose : ais-je profité de menus avantages ? Réponse claire : un stylo, un carnet et un repas de Noël ! Le présent offert aux convives en 2005 a été redistribué par mes soins et je me suis privé de la soirée 2006, tenu par d’autres obligations.

Ais-je usé de ma position pour bénéficier d’un avantage personnel ou vers un tiers ? Non. Une exception notable, j’ai relayé la demande d’un jeune couple putéolien, qui vivent dans un minuscule appartement avec leur jeune garçon, et qui s’étonnaient de n’avoir reçu aucune réponse de l’Office HLM depuis deux ans, et qui avaient souvent été malmenés au Secrétariat de Madame La Députée-Maire lors de leurs demandes de rendez-vous. J’ai servi de boîte aux lettres….si cela se révèle utile pour ces deux personnes : tant mieux, mon « mandat » n’aura pas été si inutile que cela.

 

A PUTEAUX, S’EXPRIMER SUR LE NET PEUT S’AVERER CONTRARIANT

Le 6 septembre 2006, à la suite du procès pour diffamation mené par Christophe Grébert contre la Ville de Puteaux, et qui a vu Charles et Joëlle Ceccaldi-Raynaud être condamnés en première instance (appel rejugé en Mars 2007), je me suis permis de demander à Monsieur Nicolas Sarkozy s’il trouvait normal de vouloir passer le « karcher » en banlieue afin de la nettoyer de sa racaille, et d’accepter sur sa terre d’élection des élus condamnés pour avoir laissé entendre des choses inacceptables.

A la suite de la publication sur le net de cette lettre ouverte, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a fait déposé une lettre « d’outragée » dans ma boîte aux lettres dans les 24 heures qui ont suivies. A la dénomination ridicule de « Monsieur le Représentant de Quartier », j’ai simplement répondu à Madame La Députée-Maire ma façon de défendre mon droit à la liberté d’expression d’un citoyen libre sur des faits avérés et rendus publics. J’ai également remis les pendules à l’heure en insistant sur le fait que le mélange des genres, des styles et des casquettes n’était pas une habitude ancestrale pratiquée dans ma famille.

Peut-être cette nouvelle entorse à la règle de l'omerta me verra gratifié d'un rappel à l'ordre. Pourtant certains le savent : il est coriace l'animal. On se sent si libre quant les doigts n'ont pas trempé dans le pot de confiture.... Le coeur léger j'assume mes propos et mes dires. Aucun échafaudage ne sera assez haut pour me duper....comprenne les initiés.

C’est aussi cela la représentation de quartier à Puteaux, sympathique non ?

 

EPILOGUE D'UNE FIN ANNONCEE

Au final, cette expérience de deux ans environ n’a pas vraiment bouleversé mon emploi du temps ni changé mon opinion sur ce premier pas de « démocratie participative ». Soyons honnêtes : cette Représentation de Quartier aussi bien enveloppée qu’elle soit n’a aucune utilité pour les citoyens de la Ville de Puteaux, et ne peut servir de modèle d’écoute et de participation à la majorité municipale.

Le 31 décembre 2006, j’ai choisi de remettre ma couronne de lauriers entre les mains de celle qui me l’avait décernée quelques mois plutôt. Par cohérence avec moi-même tout d’abord, estimant avoir prêté mon nom assez longtemps à un écran de fumée démocratique. Par déontologie ensuite, car même si je suis membre effectif de l’opposition je met tout d’abord en avant la nécessité de replacer les citoyens de Puteaux au cœur de tout projet politique.

 

MON COMBAT, MES AMIS, MES ENNEMIS…MES ENNUIS

Certains sont tentés de croire ou de laisser croire que je prétends à de futures responsabilités à Puteaux. Je n’ai jamais caché mon envie d’avoir la fierté d’être élu un jour Conseiller Municipal.

Quelque soit mon avenir, je ne sacrifierai pas ma liberté de parole pour quelque avantage que ce soit. Je ne demande rien, je ne revendique rien et je n’attends rien.

Je reste convaincu en revanche que les habitants de Puteaux méritent une ville où règne un climat d’entente cordiale et de respect mutuel.

Une ville où chacun s’exprime librement dans l’exercice de son art ou de sa passion. La ville dispose d’atouts et d’infrastructures impressionnantes…sclérosés aux ordres préalablement déterminés en haute sphère.

Elle mérite mieux que de s’étendre dans les colonnes des quotidiens à la rubrique judiciaire ou insolite. Elle construit des murs là où devraient s’élever des ponts. Elle se referme sur elle-même alors que la logique prône l’ouverture aux autres, au brassage, au métissage et à la diversité.

Cette ville a besoin de sang neuf avec des conseillers municipaux qui ne se contentent pas de dire amen aux décisions prises par son Maire. Chaque Conseiller a un devoir de résultat envers les citoyens qui l’ont élu, même sur une liste proportionnelle. Un Conseil Municipal où seuls le Maire et la Conseillère Municipale d’opposition s’expriment, n’est pas ma vision d’un démocratie apaisée.

Un Conseil Municipal où des citoyens conspuent et insultent d’autres citoyens, n’est pas un Conseil Municipal digne et respectueux des usages républicains.

Les habitants de cette ville ont besoin que l’on s’occupe d’eux et que l’on s’attache à les servir loyalement sans demander s'ils ont bien pensé à s’inscrire sur les listes électorales.

Les putéoliennes et les putéoliens sont des gens simples qui aspirent à la tranquillité et souhaitent vivre dans une ville qui leur ressemble. Cette cité endormie où l’activité s’éteint dès 20 heures. Cette cité perdue où les gens ne disposent d’aucun point de rencontre pour échanger et discuter. Cette cité oubliée aspire demain à se réveiller.

Maintenant parlons clairement. Il n’est pas question de remplacer un système par un autre système. Il est question de projet, de vrai projet, qui offre de nouvelles perspectives de développement pour cette ville si riche en tout point de vue.

Le pari est risqué, mais je ne peux résoudre à l’idée qu’au nom de velléités personnelles, d’acquis instables ou d’avantages empoisonnés, certains citoyens se risquent à soutenir un « régime » qui n’honore pas la République.

J’exagère selon vous ? Et pourtant, certains à Puteaux ont vendu leur âme au diable. Je me sens plus à l’aise à ma place qu’à la leur.

Le fait de s'exprimer, d'écrire et de parler provoque parfois des inimitiés. Tant mieux, même dans mon "camp" j'en suis victime et cela renforce ma détermination. J'ai toujours détester la bassesse et la médiocrité.

Nous en parlerons bientôt, en d’autres lieux…. Entre collaboration et coalition, mon choix est fait, place au projet et aux idées. Relevons ensemble le défi d'une ville meilleure, d'une ville à vivre !

Régis Sada

 

01 novembre 2006

Pourquoi Christophe Grébert ?

medium_christophe_grebert.jpgChristophe Grébert est devenu depuis 2002, le symbole – pour moi – de la résistance citoyenne sur le net.

Cet habitant de Puteaux a lancé au lendemain du 21 avril 2002, son blog personnel MonPuteaux.com qui annonce clairement la couleur « le blog d’un putéolien qui a décidé de l’ouvrir ».

Titre accrocheur qui exprime sa volonté de donner sa vision de la ville où il réside et dont il est tombé amoureux : Puteaux, ville des Hauts-de-Seine de 40.000 habitants, l’une des commune les plus riche de France, qui tire ses profits du Manhattan français «  La Défense » dont elle accueille 60% de sa superficie totale sur son territoire communal.

Seul hic à cet idylle entre Christophe Grébert et sa ville : le Sénateur-Maire Charles Ceccaldi-Raynaud, sa fille (désormais Députée-Maire) Joëlle Ceccaldi-Raynaud et leur majorité municipale UMP (pseudo-UDF), qui commandent aux destinées de la ville depuis plus de 40 ans.

En effet, depuis 1969 – date de la prise de fonction de Charles Ceccaldi-Raynaud – le pouvoir est centralisé autour de la famille Ceccaldi-Raynaud qui ne supporte pas l’idée que sa politique « clientéliste » - décrite comme telle par l’ancien Sénateur-Maire dans le magazine l’express en 2005 – soient mise à l’index par un opportun opposant.

Le cauchemar commence pour Christophe Grébert commencera alors… jusqu’au 4 septembre 2006, où le Tribunal Correctionnel de Nanterre condamnera la Députée-Maire et son père pour diffamation publique.

Une condamnation suite à un message écrit sur le site internet municipal, dans lequel les « mœurs » sexuels de Christophe Grébert étaient laissé à l’appréciation de chacun étant donné que ce dernier avait tendance à s’approcher et à caresser la joue des enfants…. Le tribunal a estimé que ce texte pouvait laisser croire que Christophe avait des tendances pédophiles.

Les deux condamnés ont fait appel de ce jugement assez….surréaliste, non ?

Voilà, c’est aussi à cause d’histoires sordides comme cela, et incompatibles avec mes idéaux républicains que j’ai toujours soutenu ce garçon courageux et qui doit être cité comme un exemple de ce qu’est l’exemplarité citoyenne.

Je me suis donc investi dans son blog en laissant mes commentaires personnels. C’est à mon sens le meilleur moyen d’exercer mon mince mais efficace pouvoir de « veille citoyenne » ou de « principe de précaution » contre les écarts douteux dont j’ai souvent était témoin.

C’est aussi cela la magie du net : le cauchemar de la classe politique !

Merci à Christophe pour son engagement et sa force de conviction…tout simplement !

Visitez son blog : Mon Puteaux