07 novembre 2011
Pourquoi cette satanée démocratie ?

« Gouvernement du Peuple, par le Peuple, pour le Peuple ». C’est par ces quelques mots qu’Abraham Lincoln définissait le principe de la Démocratie qui affirme la souveraineté du Peuple. Ces mêmes mots qui sont aujourd’hui inscrits à l’Article II de la Constitution incarnant le principe même de la République Française.
Pour un Peuple, accéder à la Liberté -après avoir mené sa propre révolution- ou à l’indépendance -lorsque l’on a été soumis au joug d’une puissance étrangère- se révèle comme un exercice difficile et douloureux parfaitement imagé par le proverbe qui dit que « l’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ».
Si les français sont restés calés sur leur propre modèle de Révolution, la « vraie », celle de 1789, et qu’ils sont toujours assez vantards pour penser que toutes les autres se sont calquées sur le modèle de celle-ci, ils ont oublié que la démocratie qui en a découlé n’a pas été de tout repos et que la République a du ferraillé durement avant de s’imposer –au début du siècle dernier- comme le régime politique de référence dans notre pays.
Ainsi, lorsqu’en 2011 le vent de la révolte a sonné dans les pays arabes et que les révolutions se sont succédées les unes après les autres, certains ont pensé que ces Peuples prendraient logiquement appui sur la version occidentale pour construire leur propre concept de Démocratie. Sauf que les Tunisiens ont donné une majorité relative à un parti islamiste modéré pour diriger leur nouveau Gouvernement et que les Libyens ont inscrit la Charia –la loi islamique- comme référence de leur future Constitution.
Que n’a-t-on pas lu et entendu au sujet de ces vilains Tunisiens qui n’ont pas compris l’intérêt de chasser un dictateur voyou pour le remplacer par un Gouvernement dirigé par des islamistes sans nom ! Pourtant rien d’extraordinaire pour un pays où la Laïcité demeure une bizarrerie française.
Que n’a-t-on pas lu et entendu au sujet de ces sournois Libyens –aidés de nos braves soldats- qui ont réussi à faire la peau au régime de terreur instauré par Khadafi et qui l’ont remplacé par un régime ultra-religieux et surtout…islamiste ! Pourtant rien d’extraordinaire pour un pays à dominante islamique.
A toutes celles et tous ceux qui ont la science infuse. A tous les historiens en herbe il convient de renvoyer au principe de l’autodétermination réaffirmé dans l’Article 1 alinéa 2 de la Charte des Nations-Unies de 1945 dans les buts de cette dernière :
« développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes ».
C’est au nom de ces droits que nous devons imposer l’idée qu’une révolution n’est pas supérieure à une autre. Que la volonté affirmée d’un Peuple, souverain, qui s’est battu pour sa propre Liberté, lui confère d’autorité le droit de choisir son propre destin même si celui-ci ne correspond pas au modèle qui est le notre ou que nous pensons le plus adapté.
Sur le même registre, il n’est pas inutile de rappeler que l’usage de la Démocratie peut conduire à de bien étranges paradoxes. Nous français, n’oublions jamais le 21 avril 2002 et le triste échafaud que nous avons réservé à la République ce jour là !
N’oublions pas non plus que des dirigeants choisis par le Peuple conduisent la politique pour laquelle ils sont élus. Lorsque ces derniers échouent, le Peuple sanctionne. Dans le même temps, ce même Peuple doit assumer pleinement les conséquences de ses choix. Les exemples grecs et de nombreux pays européens dans la crise que nous traversons actuellement renvoient un reflet désagréable de notre manque de discernement.
A la manière de Jacques Derrida : « Être démocrate, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique ».
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20 septembre 2010
Pourquoi il ne faut jamais douter du Peuple ?

C’est une constante sous la Vème République, le Chef de l’Etat conserve par tradition une aura toute particulière auprès du Peuple. Cette aura est liée directement au mode d’élection de ce dernier. Le président de la République est, de par l’article V de la Constitution : « … veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités ».
Depuis son accession à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy cultive la spécificité de ne laisser personne indifférent et compte au sein de l’opinion publique des pros et des antis clairement identifiés.
Certains voient en lui le « Voyou de la République » qui s’accapare l’appareil d’Etat, détricote la République ou porte atteinte à certaines libertés fondamentales comme la liberté d’expression ou celle de la presse. D’autres en revanche, voient en Nicolas Sarkozy un gestionnaire pragmatique, un défenseur d’une certaine France et un protecteur acharné des intérêts nationaux.
La politique conduite par ce dernier, et notamment le fait de placer la sécurité au cœur de la vie quotidienne des français, ramène certains à se poser la question de savoir ce qui est passé par la tête du Peuple en 2007 en lui ouvrant les portes de l’Elysée.
Ce sentiment tranché, je ne le partage pas. Je l’ai déjà entendu à maintes reprises lorsqu’un résultat électoral douche les espoirs de conquête de certains. Les français aiment la politique mais rejettent celles et ceux que le suffrage universel désigne. Les français aspirent à une vie politique assainie mais se délectent d’élire des Frêche, Balkani (mari et femme) ou des sagas familliales comme les Sarkozy (à Neuilly) ou les Ceccaldi-Raynaud (à Puteaux).
A chaque élection on entend des « les français votent comme des pieds », « ils passent leur temps à se plaindre mais votent comme des manches »… Des appréciations diverses et variées qui forment, une fois n’est pas coutume, un large consensus à gauche comme à droite. Certains seraient même favorables à désigner les électeurs qu’il conviendrait de convoquer pour voter comme il se doit !
Il est possible de ne pas être satisfait. Il est possible de contester des orientations politiques. Il est possible d’exprimer ses opinions personnelles. En revanche, il n’est pas possible de mettre en doute le vote du Peuple. Il n’est pas possible de lui refuser le bien-fondé de ses décisions. Il est exclu de douter de son discernement.
Remettre en cause perpétuellement le Peuple : c’est anémier la démocratie, c’est fossoyer la République, c’est écraser ce qu’est la France. On peut douter de beaucoup de choses mais jamais du Peuple. Le Peuple, parfois injuste, parfois surprenant, reste et demeure à jamais souverain.
A la manière d’Oscar Wilde : « Démocratie : l'oppression du peuple par le peuple pour le peuple ».
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27 août 2010
Pourquoi ma conviction immuable ?

« Ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, mais demande toi ce que tu peux faire pour ton pays »
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17 mai 2010
Pourquoi la Burqa révèle le paradoxe de la République?

Au travers de la loi sur l'interdiction du port de la Burqa dans l'espace public, la France, République laïque une et indivisible, nous livre une fois encore une vision paradoxale de sa pensée.
Si certains étaient opposés à une loi quant d'autres défendaient une limitation de celle-ci, les partisans de l'interdiction totale ont régulièrement brandi le spectre suivant : « la République (ou la démocratie) se vit à visage découvert ».
Poussés par une lecture orientée de notre Constitution, ces mêmes partisans ont rappelé tantôt les principes de laïcité, de dignité humaine, d'égalité des sexes ou de droit à la sûreté.
Certes, si ces termes sont bien portés au cœur de notre Loi fondamentale, le Conseil d'Etat avait rejeté le texte précédent sur la base du principe de la liberté individuelle pouvant induire une forme discriminatoire.
Notre République fait face à son destin.
Notre République s'enfonce dans le paradoxe.
Au moment où notre République se sent obligée de lever le voile sur la Burqa pour être vécue à visage « découvert », elle entend le jeter sans scrupules sur certains curriculum vitae pour « couvrir » les effets dévastateurs des discriminations à l'embauche qui noircissent les chances de sa promesse d'égalité.
Alors qu'une loi était devenue indispensable pour faciliter -sans garantir- l'égal accès de tous ses citoyens à l'emploi, celle sur la Burqa se révèle plus hasardeuse lorsqu'elle mêle la liberté individuelle à une interprétation parcellaire d'un texte religieux.
Sur ces deux sujets, comme sur beaucoup d'autres, les réponses apportées aujourd'hui à la hâte sont le reflet des renoncements du passé. Le reflet d'une société qui a mis trop longtemps à mesurer de ses propres évolutions. Le reflet d'une société aussi diverse que variée.
A la manière d'Alice Parizeau : « Rien ne reflète mieux l'âme des gens que le cadre dans lequel ils vivent ».
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22 février 2010
Pourquoi je renonce à la vie politique ?
Dernier épisode de mes variations saisonnières qui ont accompagné ce mois de février. Un titre de post volontairement calqué sur l'annonce faite par un certain Lionel Jospin au soir du premier tour de l'élection présidentielle de 2002 qui avait vu son éviction malheureuse au profit de Jean-Marie Le Pen qui n'en demandait pas tant.
Un titre accompagné d'un dessin emprunt d'une profonde ironie venu suggérer la phrase célèbre que le Général De Gaulle avait prononcé le 4 juin 1958 du haut du balcon du Gouvernement Général à Alger, suivi d'un discours où il n'avait rien promis, rien proposé et où il ne s'était engagé sur rien.
Renoncer à la vie politique ce n'est en aucun cas faire l'impasse sur une certaine vision de la France et encore moins sacrifier les valeurs portées par la République. Renoncer à la vie politique ce n'est pas non plus se considérer comme un citoyen en marge de la société qui décide de ne pas décider et donc, qui colle au peloton des abstentionnistes.
Je n'ai jamais pensé avoir la science infuse ès-politique, mais disposer plutôt d'une analyse relativement juste des évolutions de la société. Prendre le métro tous les jours vous donne la température de l'opinion ! Je n'ai jamais prétendu que je pourrais être un meilleur élu qu'un autre, mais sans doute ais-je pensé trop longtemps qu'on entre en politique par simple conviction.
Enfant puis adolescent, je n'arrivais pas à faire la distinction entre l'idéalisme de la vie politique -et donc des débats- et l'idéalisme de ce que représentent notre démocratie et la transcription dans la société de la promesse républicaine. J'ai compris avec surprise d'abord, dépit ensuite, que la politique était avant tout affaire d'intérêts locaux et particuliers.
De même, vos convictions politiques ne peuvent réellement prendre corps qu'une fois les milieux familial ou scolaire délaissés. Vos convictions se forgent à l'usure du temps au regard de votre vie sociale et professionnelle. Vos convictions politiques ne sont que le reflet de votre propre personnalité.
Ces dernières années, et ne le cachons pas, depuis cette élection présidentielle ratée de 2002, j'ai observé bien malgré moi les tribulations de notre vie politique. Avant elle me distrayait et me faisait même rire, aujourd'hui elle m'attriste et m'ennuie profondément.
Renoncer à la vie politique c'est également dire stop aux actes dictés sous le coup de l'émotion, aux petites phrases et autres polémiques qui n'ont pour seule vocation de dresser un vaste écran de fumée devant l'absence de solutions concrètes.
Un slogan récent exprime à lui seul l'étendue de mon désespoir : « Innover dans la continuité ». Une jolie formule certes, mais qui démontre l'étendue des dégâts subie par notre démocratie. On innove pour faire changer les choses. On n'innove pas pour rester statique.
Un élu se doit de rester fidèle aux engagements qu'il a pris devant ses électeurs. Mais un élu a le devoir d'inscrire ces mêmes engagements dans une vue globale qui dépasse souvent les seuls intérêts de la collectivité dont il a la charge. Il est trop facile d'appeler sans cesse à la cohésion et à la solidarité nationale lorsque ces mots, forts et porteurs d'idéaux qui doivent nous être communs, s'évaporent aux portes des circonscriptions électorales des uns et des autres.
Que dire également de cette vie politique moderne où chacun dispose du droit de tout dire -surtout de faire du mal- sans qu'il ne soit tenu responsable des paroles qu'il a prononcées ? Que dire de ces mots cassants, parfois blessants, qui sont tournés de telle manière à ce qu'il incline tantôt vers une provocation volontaire, tantôt vers une vérité difficile à assumer ? Nous ne lisons pas tous dans le marc de café ! La France, la République et les français ont le droit d'entendre des paroles claires, nettes et qui ne laissent place à aucune forme d'ambigüité.
Enfin, le vrai courage politique, la vertu suprême, celle prôné en son temps par le Général De Gaulle, c'est de ne pas faire subir aux français l'éternel diktat des partis. Toutes les intelligences, toutes les initiatives, toutes les convictions sont bonnes à prendre et à entendre lorsqu'elles sont mises au service de la Nation et de l'intérêt général.

La France ne peut être retenue en otage des dogmes et des vérités établies. La France a brillé en d'autres temps car elle a souvent pris le Monde à contre-pied. Elle n'a pas tout réussi, mais elle a souvent marqué son empreinte de manière indélébile. Cette France là, comme son Peuple, méritent qu'on les respecte.
Ma décision de renoncer à la vie politique est dictée aussi aujourd'hui, parce que j'ai compris que le pouvoir, le vrai pouvoir, n'est pas toujours entre les mains de ceux qui s'en prévalent. Le pouvoir invisible, qui présente parfois un jeu mêlé d'ombres et de lumières, existe au sein des associations, des relais d'opinion ou des fondations philosophiques et politiques.
Renoncer à la vie politique c'est enfin tenir le rôle que j'affectionne sans doute le plus : celui de Sainte-Rita patronne des causes désespérées. Disparaitre pour mieux lutter pour des causes oubliées comme l'Egalité de tous, l'obésité ou les conditions de détention en France. En clair, se faire oublier pour faire de la politique autrement.
A la manière de François Mitterrand : « Je crois dans les forces de l'esprit et je ne vous quitterai pas ».
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28 mars 2009
Pourquoi Christophe Grébert a-t-il dérapé ?

Dans un post publié ce vendredi sur son blog MonPuteaux, le blogeur Christophe Grébert -qui ne se revendique plus conseiller municipal MoDem pour l'occasion- a lancé son « appel du 27 mars » dans un texte aux accents gaulliens en détournant presque honteusement le titre évocateur de « Résistance ! ».
Résistons donc !
Oui, il faut résister tous ensemble contre un ultra libéralisme qui a conduit certains dirigeants de grandes entreprises à croire que tout leur était dû et permis.
Oui, il faut résister tous ensemble contre un climat social détérioré à un point tel, que certains de nos compatriotes sombrent lentement dans la désespérance, dans la violence ou pire, attentent à leur vie en guise de seul échappatoire.
Oui, il faut résister tous ensemble contre le développement de la pauvreté, de l'exclusion ou de la précarité.
Oui, il faut résister tous ensemble, tous les jours, contre la pensée unique, la pensée rigide qui entretient tous les racismes, toutes les intolérances et toutes les négations.
Oui, il faut résister tous ensemble pour contester les atteintes répétées à la laïcité, pour préserver une démocratie pleine et entière, et pour protéger une République qui donne à tous les mêmes droits et les mêmes devoirs.
Oui, il faut résister tous ensemble.
Au cœur d'une période difficile où ces questions sont posées chaque jour, il est utile, voire nécessaire, que les élus portent la voix du Peuple pour exprimer ce qu'il ressent. Mais porter la voix du Peuple ne veut pas dire la détourner !
Hors, dans son appel à la résistance, Christophe Grébert dérape de manière incontrôlée en se perdant dans les méandres de l'Histoire et en usant d'un parallèle douteux entre son mandat de conseiller municipal d'opposition et de résistant à l'envahisseur Nazi durant la seconde guerre mondiale.
Non, le seul chemin d'un conseiller municipal à Puteaux, comme ailleurs, ne peut se cantonner à la collaboration ou à la résistance.
Pourquoi ? Car Puteaux n'est pas une ville en guerre et n'est pas occupée. La majorité municipale a été élue incontestablement de manière démocratique. Le nier c'est rejeter la décision des putéoliens qui se sont exprimés.
Car les conseillers municipaux de l'opposition, leurs familles et plus généralement les putéoliens qui ne se reconnaissent pas dans cette majorité, ne sont pas opprimés, pourchassés ou agressés. Ils paient parfois le prix de leur engagement à découvert par une privation d'égalité à l'accès de certains « privilèges putéoliens » qui restent très difficiles à quantifier et à prouver. Le bénéfice du doute malheureusement.
Non, la collaboration est un mot bien trop fort pour la résumer à la faiblesse ou au calcul.
Pourquoi ? Car juger la faiblesse en la liant à la passivité ou à l'activité apparaît bien réducteur. Quand on sait que des « passifs » discrets agissent tous les jours sans jamais rien demander et sans attendre une quelconque médiatisation. Quand on sait que certains « actifs » passent leur temps à jouer les moulins à vent en usant du pouvoir de la parole ou de l'écrit, sans jamais rien proposer, sans jamais participer à des actions utiles aux autres.
Car prétendre que le calcul est une nature commune à tous les hommes par souci de confort matériel, c'est ne rien comprendre à la société d'aujourd'hui qui pousse certains au devoir de discrétion pour ne pas mettre en danger leur vie personnelle, sociale ou professionnelle. Ce n'est pas comprendre que le véritable pouvoir n'est pas toujours entre les mains de ceux qui sont censés en être les représentants.
Non, il n'y a pas de place pour de prétendus « collaborateurs » qui se justifient soi-disant de participer à un hypothétique ordre installé. Sinon, qui sont-ils ? D'autres conseillers ? Des employés municipaux ? Des putéoliens peu exigeants ? Lorsque l'on partage une pensée ou que l'on participe à quelque chose, on assume ses choix au grand jour. Personne n'a la capacité de juger des actions des autres, lorsque celles-ci ne portent pas préjudice.
La résistance pour la défense des principes et des valeurs ? Beaucoup auraient aimé que le projet porté par l'équipe Puteaux Ensemble ne se résume pas aux délires littéraires d'un patriote nouvellement né, et que la Charte Ethique signée en début de mandat ne soit pas piétinée sur l'autel de desseins encore mal affirmés !
La résistance en sachant mettre le holà, dire NON ou pour conserver sa dignité ? Nombre de putéoliens n'ont pas à rougir de leur engagement lorsqu'un simple citoyen était interdit d'entrée dans sa Mairie, lorsque l'intégrité de ce même citoyen a été lourdement attaquée, quand des soupçons de pédophilie étaient propagés par le Maire ou enfin, lorsque toujours ce même citoyen était étouffé sous des procédures judiciaires aussi cyniques que fantasmagoriques !
La résistance pour un changement de système ? Oui, une résistance par les idées, par un travail de terrain, par une écoute permanente de ses concitoyens lorsque l'on est un élu. Une résistance juste et loyale, et en démocratie cette résistance porte un nom : la voix des urnes ! Des candidats ont la liberté de proposer, mais seul le Peuple à le pouvoir de disposer !
L'Histoire a effectivement donné raison aux gens qui ont su résister dans l'honneur lorsque leurs vies en dépendaient ou que leur pays était soumis à une dictature assassine. Mais on ne résiste jamais seul par des « moi » ou des « je » incessants.
La fin du texte de Christophe Grébert nous fait sombrer dans le néant. Il parle du « régime putéolien » d'aujourd'hui en évoquant un douloureux rappel historique nous ramenant à la trahison pétainiste, une France placée sous le joug Nazi et l'héroïsme du Général de Gaulle !
La gauche putéolienne présente durant toute cette période a toujours relevé les écarts de comportement, les paroles douteuses ou les « misères » faites à certains putéoliens qui ne respectaient la ligne fixée depuis 1969. Mais la gauche putéolienne, parfois mal affirmée, n'a jamais osé franchir les limites de son devoir de responsabilité. Le devoir de comparer ce qui est comparable.
Tout est loin d'être parfait à Puteaux. Certains n'ont pas manqué de le faire savoir et continueront à le faire. Oui pour continuer à opposer des idées fondées, sans se résigner, sans jamais renoncer, pour construire une alternance qui viendra lorsque les putéoliens l'auront décidé.
Résister c'est avant tout rendre hommage à celles et ceux qui nous ont redonner la liberté. Résister c'est dire à Christophe Grébert qu'il a lourdement dérapé.
Puisque Christophe Grébert a choisi de résister à tout, et surtout au bon sens et à la raison, un choix s'impose : celui de prendre le maquis pour dénoncer une dérive populiste teintée de névrose obsessionnelle. Cette tribune n'était pas utile, elle est insultante pour les putéoliens qui lui ont confié un mandat qu'il se borne à refuser d'assumer.
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02 février 2009
Atelier des Idées : Echauffourées au Conseil Municipal de Puteaux du 29 janvier 2009
ECHAUFFOUREES LORS DU CONSEIL MUNICIPAL DE PUTEAUX DU 29 JANVIER 2009
Le dernier Conseil Municipal de Puteaux s’est déroulé le jeudi 29/01/2009 dans un climat tendu entre la majorité et l’opposition. Un mélange de provocations et d’insultes de part et d’autre, peu propice à la bonne marche de la démocratie.
Les putéoliens, grands oubliés de ce conseil, doivent rester seuls juges des comportements de leur élus. Pour les éclairer, voici ci-dessous une revue de blogs qui exprime six versions différentes pour une vécue :
VERSION 1/ Frédéric Chevalier : Conseiller Municipal Indépendant UMP (liste Puteaux Ensemble). Extrait de son blog.
Graves incidents lors du Conseil Municipal de Puteaux le 29 janvier
La séance du Conseil municipal de Puteaux du 29 février a été jalonnée d'incidents suite à des provocations des élus du groupe Alternance Puteaux. Premier incident, vers 20h15 Bruno Lelièvre (Les Verts) qui assure la présidence tournante du groupe Alternance Puteaux se lève avec son micro et le tend à un élu de la majorité à qui il reproche de faire des commentaires sur l'intervention de Christophe Grébert. Le maire lui demande de rejoindre sa place, mais rien n'y fait. Le ton monte, obligeant Joëlle Ceccaldi-Raynaud à formuler plusieurs rappels à l'ordre. Il faudra l'arrivée de deux policiers municipaux et la menace d'une expulsion de l'élu perturbateur pour que le calme soit rétabli.
Une heure trente plus tard, c'est au tour de Christophe Grébert de provoquer un nouvel incident. Après que Bruno Lelièvre a lu une question "de Daniel" relative à la présence de femmes dénudées sur les couvertures de magazines présentées en vitrine de marchands de journaux de la ville, Christophe Grébert n'écoute pas la réponse de Joëlle Ceccaldi Raynaud. Tandis que celle-ci tente de lui expliquer qu'il s'agit d'une question relative à la liberté de la presse et donc du ressort de la compétence du Préfet, Christophe Grébert prend à parti les élus de la majorité en hurlant à plusieurs reprises "les élus de la majorité n'aiment pas les enfants". Face aux réactions offusquées de l'assistance, l'élu MoDem perd son sang froid, se lève, prétend être menacé par un élu de la majorité et exige que le Maire prenne des sanctions à l'égard de cet élu. Malgré les appels au calme du Maire, Christophe Grébert continue de vociférer, donnant ainsi une piètre image de la démocratie.
Face à l'impossibilité de continuer sereinement les débats, la séance est levée privant du même coup le groupe socialiste et Evelyne Hardy de poser leurs questions au Maire.
Je suis profondément attristé d'un tel spectacle. Christophe Grébert, qui a fondé toute sa notoriété sur les procès intentés contre lui par la mairie, cherche à provoquer un incident pour redorer son image largement entachée par l'implosion de Puteaux Ensemble et ses échecs successifs au MoDem. Son comportement de jeudi soir ne sert ni la démocratie, ni les électeurs qui ont porté leurs voix sur la liste Puteaux Ensemble. Je les appelle à ne pas rentrer dans son jeu et à exiger d'être représentés dignement par leurs élus, conformément aux engagements pris et aux principes de la Charte éthique qu'ils ont signé.
VERSION 2/ Christophe Grébert : Conseiller Municipal MoDem (liste Puteaux Ensemble), Groupe Alternance Puteaux. Extrait de son blog personnel.
Insultes et menaces physiques au Conseil Municipal de Puteaux
« Je vais te retrouver à la sortie », m'a lancé très menaçant [ X- censure] , un conseiller municipal ceccaldiste !
Jeudi soir, la séance du conseil municipal de Puteaux s'est une fois de plus déroulée dans le plus grand chahut. Il est pratiquement impossible pour les élus de l'opposition de s'exprimer sans être continuellement interrompus soit par le maire, soit par les membres de sa majorité. Insultes, moqueries, rires gras, attaques personnelles... une véritable cour d'école !
Le [Y- censure] y apparait comme un petit chef de bande entraînant les autres. La maire faisant celle qui n'entend rien, ne réagissant que lorsque l'opposition proteste.
En effet, quand je me suis levé pour lui demander de réagir face aux menaces physiques lancées contre moi par un élu UMP, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a levé la séance, empêchant l'opposition de poser les questions orales prévues.
VERSION 3/ Sylvie Cancelloni : Conseillère Municipale MoDem (liste Puteaux Ensemble), Groupe Alternance Puteaux. Extrait de son blog personnel.
Cacophonie, Tohu Bohu et autres désordres : le Conseil Municipal de Puteaux du 29 janvier 2009
On ne fait décidément pas de la politique comme ailleurs à Puteaux. N’imaginez pas surtout pas notre Conseil Municipal comme une assemblée de « sages » où l’on deviserait posément de l’avenir de la ville… Cela, c’est chez les voisins, où, pourtant, on ne s’aime pas vraiment entre opposition et majorité !
A Puteaux, poser une question, exprimer une réserve, vérifier une hypothèse requiert d’abord les qualités d’un chanteur d’opéra, pour dépasser la cacophonie qu’engendre inévitablement toute expression de l’opposition. Ou plutôt, de celle qui s’exprime…
A Puteaux, la parole flûtée de l’Edile est reçue dans un silence religieux. C’est un désordre indescriptible, tribune et salle confondues, quand un élu de l’opposition dit… son opposition, et surtout quand il l’argumente.
A Puteaux, la seule expression « publique » des élus de la majorité consiste dans l’ânonnement laborieux de textes rédigés par d’autres. Pour certains, on peine à dire s’ils comprennent même ce qu’ils lisent…
A Puteaux, pour rompre l’ennui de la grande messe silencieuse du Conseil, les élus de la majorité ont inventé le Tohu Bohu systématique : à chaque prise de parole de l’opposition, ils expriment, par le chahut, leur indignation sincère à la désacralisation de l’icône ceccaldiste. Certains faisaient déjà de même avec la précédente. Ca vole haut, je ne vous en dirai pas plus.
Vous l’avez compris, c’est un billet d’humeur. Le Conseil d’hier était extravagant… Entre bâillements et insultes, incidents divers et mauvais procès, cris et appels à l’ordre, il s’agissait tout simplement de traiter la question, centrale, des orientations budgétaires de la ville pour l’année à venir.
Orientations qu’il faut inscrire dans un contexte difficile (la crise et un moindre engagement de l’Etat) et dans un climat d’incertitude (la réforme de la taxe professionnelle et notre participation à la Défense qui croît de 300% pour cette seule année).
Nous demandions au Maire, assez classiquement, de nous dévoiler ses priorités municipales, et au Député Maire de nous exprimer ses réflexions face aux réformes, évolutions et contraintes pouvant impacter notre ville dans un avenir proche.
Vous espérez une réponse ? Nous l’attendions aussi. Fiat lux : à nous donc de la chercher…
C’est Christophe qui s’y met le premier ce matin, en publiant son intervention sur la question des orientations budgétaires. Elle n’a pas donné lieu à un débat, mais à des vociférations.
Bruno Lelièvre et moi-même ne manquerons pas à notre tour, dans les jours qui viennent, de vous faire vivre, sans les désordres, la diversité des autres questions abordées… et rarement débattues.
VERSION 4/ Claude Klein : Militante MoDem de Puteaux. Présente dans la tribune du public lors du conseil. Courriel publié avec son accord.
Placée dans la galerie des auditeurs au Conseil Municipal, je n'ai pas pu voir le déroulement physique de cette séance extraordinairement affligeante. Il y a de l'agressivité de part et d'autre; de l'ironie douce et violente dans l'opposition; des retours cinglants du Maire.
Bruno Lelièvre, le Conseiller de l'opposition a provoqué un premier esclandre en se levant et en refusant de se ré-asseoir avant que le maire ait fait appel à la police municipale pour l'y contraindre. Il s'est assis avant d'y être contraint.
J'ai appris à cette occasion qu'aucun conseiller municipal n'avait le droit de se lever ou de sortir avant demande au Maire et son accord. Je crois que Bruno Lelièvre agacé par une remarque sotto voce d'un conseiller s'est levé pour lui mettre le micro sous le nez en lui disant qu'ainsi tout le monde l'entendrait.
Après, cela, le Maire a demandé un peu de tenue à toute l'assemblée, nommant aussi les conseillers de la majorité. EN REALITE, LES CONSEILLERS FONT TOUS DES REMARQUES INAUDIBLES POUR LA GALERIE PENDANT QUE PARLENT LEURS COLLEGUES. Comme à l'Assemblée Nationale, quoi.
En ce qui concerne l'interruption du Conseil, Christophe Grébert avait posé une question. Le Maire avait répondu un peu sèchement lui demandant de lui écrire et qu'elle lui répondrait en tant que présidente de l'OPHLM. Christophe Grébert n'a pas voulu accepter cette réponse et a voulu entamer une discussion. Même chose pour la seconde question sur les photos de femmes dénudées en vitrine des vendeurs de journaux. Le maire a répondu qu'une telle décision relevait du Préfet.
Or, le Conseil se trouvait dans la phase : 3 questions par groupe et réponses du Maire n'ouvrant pas de discussion. Pas de débats possibles, selon le règlement.
L'ambiance a donc dégénéré sur une remarque lancée par l'opposition : "vous n'aimez pas les enfants". Brouhaha, cris etc. CG aurait dit qu'il était attaqué et qu'il porterait plainte. Le Maire a mis fin au Conseil.
Voilà ce que je peux vous dire au sujet de ce texte de Christophe Grébert. Je suis restée jusqu'à l'interruption de séance. Je ne sais pas plus.
Ce qui a été oublié ici, c'est que *Alternance Puteaux avait contesté les 3 questions accordées à E Hardy sous prétexte qu'elle était 'une' et eux 'trois'. Le Maire avait expliqué qu'il y avait trois questions par groupe et non trois questions par personne.
Evelyne Hardy est sortie furieuse. Je la comprends car ses questions sont pertinentes et documentées. Elle garde son calme et poursuit ce qu'elle a à dire avec beaucoup de sang-froid. De plus, l'assemblée l'écoute en silence. Ce n'est pas le cas lorsqu’Alternance-Puteaux parle.
VERSION 5/ Nadine Jeanne : Conseillère Municipale (liste PS), Groupe PS. Extrait de son blog personnel.
Orientations budgétaires 2009 : "Puteaux ne connait pas la crise" et les Putéoliens ?
P.S. Ambiance lors de ce conseil du 29 janvier: Les interpellations véhémentes et hors micro d'élus de la Majorité vis à vis d'élus de l'opposition ont provoqué plusieurs incidents. Au final, le Maire a levé la séance avant même que nous ayons eu le temps de poser les questions diverses...
VERSION 6/ Marie-Sophie Mozziconacci : Conseillère Municipale Indépendante (liste Charles Ceccaldi-Raynaud). Extrait de son blog.
Voltaire et l’époque des luminaires
Ambiance délétère au Conseil Municipal de Jeudi dernier.L’écoute et l’argumentation délaissées au bénéfice d’invective ou d’une volonté de diminuer la parole des Conseillers, en portant systématiquement des jugements de valeur à rebours d’une argumentation construite nécessaire au débat.
Quelle ne fut pas notre surprise d’entendre Voltaire cité à mauvais escient, voire à contre-sens! Ce n’est plus Voltaire à l’époque des Lumières, mais Voltaire réduit à l’époque des luminaires!
Des millions dépensés pour les illuminations ne suffisent pas pour la saisie du contenu des œuvres des Lumières. La culture ne s’achète pas. Elle se transmet. Ou ne se transmet pas.
Quand Nadine Jeanne a légitimement suggéré que les individus auraient besoin d’une aide occasionnelle relative aux dépenses énergétiques, elle s’est vue affublée d’un “c’est bien un discours de socialiste que vous nous faites”. Outre le truisme, on peut se demander ce qu’apporte un tel jugement, alors même que les faits attestent que la démarche de la conseillère est tout à fait fondée.
La cerise de cette volonté de rabaisser sans cesse la parole de l’autre, a sans doute été la remarque adressée à Evelyne Hardy. Ses propositions, légitimes, concrètes et nécessaires, ont été balayées de la caractérisation de “Vœux pieux”.
La remarque prête à sourire quand on sait que la Conseillère en question occupe dans sa vie professionnelle un poste à hautes responsabilités, celui de Directeur Financier, dans un groupe leader au plan international, connu pour son excellence en termes de positionnement stratégique et de résultats. Raisonner en termes de contrat d’objectif, selon des méthodes d’entreprise, tel que le préconisait Evelyne Hardy, en termes de réussite scolaire notamment, serait donc un vœu pieux.
Enfin expliquer l’échec scolaire par le travail des femmes, c’est un argument absurde et rétrograde. Charles Ceccaldi-Raynaud, fils d’institutrice n’a pas eu de carences en termes de réussite scolaire. Docteur en droit d’Etat, il a toujours aimé sa mère de cet amour fait d’admiration et d’illimitation, que seul Albert Cohen a eu le talent d’évoquer dans “le livre de ma mère”.
Voltaire, c’est avant tout le respect des opinions différentes aux siennes. Ce n’est pas la volonté d’humiliation publique ou de domination.
Episode à suivre.....D'autres versions ne manqueront pas à paraître dans les prochains jours.
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28 août 2008
Pourquoi les français sont-ils devenus individualistes, égoïstes et narcissiques ?
Université du MEDEF – L’opinion publique : titan ou tyran ?
Salle comble ! On se marche un peu dessus, mais c’est vrai qu’avec les intervenants présents et le sujet abordé on supporte…..
Pris en cours de route, le débat s’est beaucoup concentré sur la force de la télévision et des images que nous mangeons chaque jour lors du grand rendez-vous de 20H00. C’est vrai que pour bon nombre de français c’est l’une des rares sources d’information.
J’écoute tout d’abord Xavier Bertrand, Ministre du travail et des Relations Sociales : qui dit sans sourire que les français ont un besoin incurable de pédagogie et qu’ils sont demandeurs pour l’explication des mesures. Sympa Xavier mais un brin langue de bois sur ce coup.
Ca sonne beaucoup mieux quant il parle d’expliquer aux français pourquoi il est nécessaire de réformer dans notre pays, de leur dire la vérité et de leur faire comprendre –sans le dire- que ne rien changer conduira forcément à leur perte à moyen terme. Il affirme aussi que les medias se gavent des effets d’annonce et qu’ils se moquent des explications de texte. Bien vu….
Il fait un clin d’œil sur la dernière campagne présidentielle en rappelant que les français ont face à eux des leaders d’opinion qui se divisent en deux catégories distinctes : ceux qui suivent leurs convictions (Sarkozy ?) et ceux qui suivent l’opinion (Ségolène ?). Merci Xavier et désolé…..j’ai suivi l’opinion l’an dernier…..je ne sais pas ce qui m’a pris !
Ensuite, je regrette presque les mots de Matthieu Ricard, Moine bouddhiste : qui nous rappelle cruellement que l’opinion publique se forge uniquement sur les images que la télévision diffuse. Lorsque les caméras s’éteignent : l’intérêt s’éteint avec !
Si TF1 pense à arrêter plus souvent de diffuser les images de la Star Ac’ je ne serai pas fâché….
Il parle du Tibet ou de la Birmanie…..ces terres lointaines où la répression s’exerce chaque jour, chassées des esprits par l’arrivée des Jeux Olympiques à Pékin. Il parle aussi de ces 800 millions de personnes qui crèvent la dalle à travers le monde……ah oui c’est vrai, à ce moment là Claire Chazal nous a parlé de la crise de la vache folle…..chacun ses priorités !
J’exulte enfin avec les suggestions d’Henri Weber, Député Européen PS, qui sonnent comme une forme de vérité :
J’l’aime bien l’ami Riton. On partage un peu le même parcours : on n’est partis de la gauche de la gauche pour s’ouvrir à une pensée beaucoup plus réaliste (désolé papa) ! Comme lui, j’ai bien aimé les meetings de la LCR….un temps…..maintenant c’est fini j’ai grandi…..ou vieilli !
Un « écoutant » lie les variables de l’opinion à l’idée de démocratie. L’ami Riton est désigné pour philosopher sur la question, et là, j’l’avoue, il m’a soufflé le Député ! Il a osé dire tout haut « ses » dangers qui guettent notre démocratie.
Selon lui, le principe inscrit dans notre Constitution qui clame haut et fort : « Gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour Peuple » est désormais à ranger au rayon d’une vaste fumisterie organisée. Il poursuit par le fait qu’il est malhonnête de continuer à faire croire que tous les citoyens sont assez égaux ou assez matures pour décider de leur propre destinée. Il insiste sur le rôle des partis politiques qui doivent dire aux citoyens que seule la compétence est indispensable à la progression de notre société.
Henri Weber n’hésite pas à dire que l’idée même de démocratie que nous défendons bec et ongles, et une idée que nous avons travestie et pervertie au fil du temps. L’opinion se guide lui-même certes, mais au moyen des éléments visuels et intellectuels que les élites daignent bien vouloir leur donner. Les medias et les sondages en sont selon lui, grandement responsables.
Au final il donne une définition précise des dangers qui guettent notre démocratie : A trop vouloir donner de libertés aux français, à trop vouloir permettre au lieu d’interdire, à trop vouloir défendre des droits ou des acquis indéfendables, à trop vouloir promettre l’égalité des chances tout en bonifiant l’élitisme intellectuel, n’a-t-on pas prise la France en otage de ses grands principes en contribuant à la déresponsabilisation de ses citoyens ?
Henri Weber conclura non sans regrets, par une triste évidence à laquelle je me suis rendue : dans une société moderne les gens sont la source de leurs propres valeurs. Aujourd’hui dans notre France, cette démocratie, cette opinion publique, ces valeurs…..de ces français que nous sommes ne sont-elles pas devenues : l’individualisme, l’égoïsme et le narcissisme destructrices de tout lien social ?
Régis Sada
09:05 Publié dans Université d'Eté Medef 2008 | Lien permanent | Envoyer cette note
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12 juillet 2007
Pourquoi construire un projet citoyen attise haine et mépris ?
Comme vous le savez sans doute, je suis devenu Directeur de Campagne de Christophe Grébert le 29 mai dernier. A Puteaux, ville où donner son avis est presque une insulte, je savais que la tâche promettait d’être ardue. Force est de constater que je ne suis pas déçu de ces premières semaines de travail et d’explication.
Première constatation : le blog participatif http://www.puteaux.org prend forme chaque jour un peu plus, et offre à la lecture des internautes un balayage assez intéressant des nouvelles mesures à développer dans les prochaines années.
En approfondissement les sujets, en parcourant les quartiers et en allant à l’écoute des habitants de la commune, ce n’est plus un fossé qui sépare les habitants de leurs élus municipaux, c’est un immense gouffre ! Je ne pensais pas que le ressentiment des habitants –exception faite des lèches pompes habituels- soit aussi fort. La parole se libère et les carences sont mises au jour. Elles sont nombreuses et ne sont pas bien difficiles à déterminer, à condition de se concentrer sur ce que les citoyens expriment.
La seconde, c’est que Christophe Grébert se professionnalise. Il comprend chaque jour un peu plus l’ampleur de la tâche qui incombera au futur Maire de Puteaux. Savoir écouter et retranscrire les attentes des putéoliens n’est pas une chose facile. Il faut jongler entre les priorités de développement de la ville et les attentes directes des citoyens. Il faut aussi savoir allier vie publique, vie professionnelle et vie privée. Au bout du compte c’est une expérience qui compte dans une vie de citoyen engagé et c’est un défi qui mérite d’être relevé.
La troisième est liée au fait que nous diffusons actuellement dans les boîtes aux lettres la « lettre aux putéoliens » qui signe la déclaration de candidature de Christophe et l’explication de la mise en place du « chantier » de la maison commune des putéoliens. Que de boîtes, que de rues et que de rencontres intéressantes… Je reste un passionné et malheureusement pour moi, je me laisse souvent emporter par mes émotions. Voir des rassemblements de jeunes abandonnés, laissés pour compte et qui expriment un ennui profond dans une ville aussi riche, m’incite à poursuivre la construction de ce projet afin de réconcilier ces putéoliens avec leur ville. Ils méritent que l’on s’occupe d’eux.
La dernière constatation est à classer au rayon des mésaventures : Ce n’est un secret pour personne, la candidature personnelle de Christophe Grébert n’a pas reçue un enthousiasme débordant dans notre section socialiste locale. Connaissant la vivacité d’esprit et le débordement d’énergie de quelques iconoclastes qui la peuplent, je ne doutais pas que cela donnerai lieu à quelques joutes verbales à inscrire dans la mémoire collective.
Depuis plusieurs semaines déjà et cette semaine encore, la médiocrité humaine m’est revenue en pleine figure à un stade que je n’aurai soupçonné. Je sais que par nature l’homme est mauvais…mais à ce point ! Moqueries et railleries ne grandissent jamais leurs auteurs, mais abaisser le débat à de simples batailles d’égo alors que les habitants putéoliens attendent des réponses concrètes, cela me défrise les bigoudis.
A plusieurs reprises, j’ai noté de nombreuses différences sur un plan politique avec quelques-uns de ces tenanciers de la taverne socialiste putéolienne. Mais là, c’est sur les convictions profondes, le sens des priorités et les valeurs mêmes que nous sommes en désaccords.
Ces deux ou trois personnes prennent le crachoir pour un bavoir. Ils attisent les conflits et entretiennent la haine de ce qui est différent. Comment peux-t-on entretenir volontairement un tel climat de haine et de suspicion, entre des gens qui sont censés tirer dans le même sens ? Je n’ai pas grand-chose de commun avec des gens qui méprisent jusqu’à la parole citoyenne. Ces gens sont des perdants dans l’âme et sont représentatifs des erreurs d’un PS qui reste noyé dans ses certitudes et qui n’ose plus se confronter à la réalité vécue par les français. Ils ne me déçoivent pas…ils me font mourir de rire. Le ridicule ne tue pas…heureusement car à Puteaux à droite comme à gauche, il y aurait pénurie de militants et d’élus !
Le mépris, l'arrogance et la suffisance sont des défauts habituellement imputables à des gens qui disposent de tous les pouvroirs, et rarement à des gens qui n'ont jamais rien gagné, apporté ou prouvé. Cette semaine, l'on m'a prouvé le contraire et devant un témoin aussi important qu'effrayé !
La campagne risque d’être longue et distrayante. Christophe demandera en temps voulu, le soutien des militants qui souhaitent réellement apporter du neuf avec des idées et des pratiques renouvellées. Cela donnera lieu à quelques joutes mémorables.
La dispersion n’amène que la division. Les putéoliens méritent des élus qui se concentrent sur l’essentiel : leur devenir. Point de littérature superflue. Occupons nous des bancs cassés ! C’est dans tous les cas, la mission que nous nous sommes fixé autour de la candidature de Christophe Grébert.
Régis Sada
15:55 Publié dans Kyrielle Puteaux Ensemble ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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