02 septembre 2011
Pourquoi la femme est un homme comme les autres ?

Mesdames et mademoiselles, j’ai une déclaration à vous faire ! Si vous êtes tristes, si vous avez un gros chagrin, savez-vous qu’il existe au sein du genre humain des ours qui vous aiment bien ? N’en doutez pas, n’en doutez plus, femmes : les hommes vous aiment !
Ce jeudi soir, l’Université d’Eté du Medef avait mis le campus d’HEC à vos pieds lors de son débat sur « le féminisme est un humanisme » ! Vos mairs patronnes ont su porter haut vos couleurs en faisant ronronner de connivence les plus machos de ces messieurs venus s’entendre dire que vous demeuriez indispensables aux grandes évolutions de notre monde.
Passé la surprise d’assister à un tel débat en 2011 où certains cherchent encore à trouver les pistes nécessaires à votre émancipation, la majorité des intervenants vous ont rendu justice en vous rendant la place qui est la vôtre. Après tout, en représentant 51% de la population de notre monde, la femme est un homme comme les autres !
Si les carrières politiques et universitaires peinent toujours à reconnaître vos égales qualités, c’est bien la négativité perpétuelle des hommes qui rend impératif l’humanisme féminin d’aujourd’hui. Mesdames et mademoiselles, j’ai une confession à vous faire, nous ne sommes pas encore arrivés au bout du chemin !
Pour s’en convaincre, cette colle posée par Véronique Cayla –présidente d’ARTE- à Jean François Copé de l’UMP, après que celle-ci aie traîné ses talons dans les salons de l’assemblée Nationale : Connaissez-vous le féminin de Député ? Réponse : une suppléante ! Tout est dit, la cabane est sur le chien ! Pour contrer cette honteuse évidence, elle a choisi pour sa part de ne plus prôner mais d’imposer la mixité à tous les étages et dans tous les services !
Lilia Labidi, nouvelle Ministre tunisiennes des Affaires de la femme, est venue rappeler aux égalitaires que nous prétendons être que les femmes tunisiennes n’ont pas attendu la Révolution de Jasmin pour obtenir une égalité de droits. Aujourd’hui bien plus qu’hier, elle sait que la formation et l’éducation sont les meilleurs alliés de toutes les femmes du monde.
L’espoir n’est jamais vain. Il faut croire dans l’Homme donc croire en la femme ! La vérité sort de la bouche des enfants. Cette fois, celle-ci est sortie de la bouche d’une philosophe, Julia Kristeva, qui prenant référence du reflet de notre société jeté aux yeux du monde lance avec vengeance : « notre égalité des sexes est enviée car elle est enviable ». Les femmes iraniennes ne diront certainement pas le contraire !
A la manière de Sacha Guitry : « Une femme, une vraie femme, c’est une femme qui n’est pas avant tout une féministe ».
10:00 Publié dans Université d'Eté Medef 2011 | Lien permanent | Envoyer cette note
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31 janvier 2011
Pourquoi l’illettrisme fait son numéro ?

L’illettrisme est dite chez des personnes ayant reçu une instruction qu’elles n’ont pas acquise ou qu’elles ont perdue. A ne pas confondre avec analphabétisme qui concerne les personnes privées totalement d’apprentissage des fondamentaux (lecture, écriture ou calcul).
L’Agence Nationale de Lutte contre l’Illettrisme estime que cette proportion est même sous-estimée puisque les français frappés de cette déficience optent souvent pour une stratégie de camouflage ou de contournement du problème. Concéder ses propres difficultés touche à la considération qu’une personne aura pour elle-même et attaque donc directement sa dignité.
L’illettrisme se révèle comme un véritable handicap dans les relations sociales et professionnelles et touchent en premier lieu les populations fragiles ou modestes. Ainsi, l’étude menée en 2010 prouve que le taux d’illettrisme est de 18% dans les zones urbaines dites sensibles, près de 26% chez les allocataires du RSA et 40% chez les détenus français. L’illettrisme est un énième facteur d’exclusion et de régression sociale.
Si les cours de remise à niveau sont une donnée courante en milieu scolaire, elle l’est beaucoup moins pour des adultes sans emploi (en version cours du soir) et encore moins pour les salariés qui peuvent difficilement y accéder. Pour ces derniers, outre la difficile acceptation de son illettrisme, il faut y ajouter les contraintes liées à la vie courante.
Avec l’ouverture de nouveaux marchés à l’international et l’évolution des technologies, l’illettrisme en entreprise pose de nouvelles contraintes. Certains salariés ne sont plus en mesure de comprendre les nouvelles compétences qui leurs sont imposées et peuvent difficilement assimiler des mots clés en anglais. Sans cette capacité d’assimilation, toute évolution professionnelle devient fortement improbable. L’ascenseur social affichera une fois de plus RDC !
A la manière d’Alvin Toffler : « L'illettré du futur ne sera pas celui qui ne sait pas lire. Ce sera celui qui ne sait pas comment apprendre ».
10:00 Publié dans Bien s'engager ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : france, politique, économie, société, illettrisme, entreprise |
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