27 avril 2009

Pourquoi Frédéric-Michel Chevalier a-t-il rejoint la majorité à Puteaux ?

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Désormais les choses sont claires. L'épilogue de la campagne municipale de Puteaux Ensemble est définitivement écrit. Les colombines et les pierrots putéoliens ont tous rejoint leur pupitre respectif.

En ce lundi 27 avril 2009, jour de conseil municipal à Puteaux, la Députée-Maire UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud annoncera le ralliement -attendu- de Frédéric-Michel Chevalier (ex-colistier de Puteaux Ensemble) à sa majorité.

Désormais le Conseil Municipal de Puteaux comptera 35 élus de la majorité pour 8 de l'opposition (2 indépendantes, 3 PS, 1 Verts et 2 MoDem).

Décidément, les cinq conseillers élus sur la liste Puteaux Ensemble en mars 2008 donnent beaucoup de travail à Joëlle Ceccaldi-Raynaud ! La Députée-Maire est contrainte de revoir son plan de table en fonction des diverses annonces de divorce du groupe initial. Au menu cette semaine : Evelyne Hardy rejoint la table des « Amazones ». Elle siègera désormais aux côtés de Marie-Sophie Mozicconacci en qualité d'élue indépendante.

La « Grébert Attitude » a-t-elle encore frappé à Puteaux ? Vous savez, cette vilaine manière de préparer des coups en douce en donnant l'air que tout est parfaitement normal.

Non, le ralliement de Frédéric-Michel Chevalier est tout sauf une surprise. Il était attendu à un moment ou à un autre, tant son positionnement déclinant de ces derniers mois (à savoir la « fermitude attitude » à la putéolienne) n'a pas laissé planer beaucoup de doutes sur ses intentions.

Sans doute faut-il regretter qu'il ai laissé à Joëlle Ceccaldi-Raynaud la primauté de cette annonce à Evelyne Hardy, plutôt que de le faire lui-même. Nous n'en sommes plus là. Depuis mars 2008, les hirondelles ne tournent plus dans le ciel de Puteaux : elles s'écrasent...

La décision de Frédéric Michel Chevalier est logique et conforme à son engagement politique. Je n'ai pas à la commenter, Christophe Grébert s'en chargera pour les trois prochaines semaines sur MonPuteaux :o)

En votant le budget de la commune -sans même le commenter- c'était donc l'annonce d'une mort annoncée. Je lui souhaite toutefois une pleine réussite au sein de sa nouvelle « famille », en espérant très sincèrement que le silence et la discrétion habituelle des élus de la majorité soient bénéfiques à tous les putéoliens. Parfois il faut quant savoir l'ouvrir pour être utile !

puteaux_evelyne_hardy.jpgPour les fans du Loto, les supersticieux et autres ésotériques aux grigris, je conseille de cocher dès maintenant le numéro porte-chance : le N°4 ! C'était la position d'Evelyne Hardy sur la liste de Puteaux Ensemble. Le N°4 reste le symbole de la stabilité et du cœur.... Faut-il y voir un signe ?

Je n'ai pas eu de chance. Le 7 était mon numéro porte bonheur, il est synonyme de « sang » et de « mort » !

Evelyne Hardy est une Conseillère Municipale honnête, intègre et qui réalise un véritable travail de fond. Ses nombreuses interventions documentées et appréciées plaident pour elle. Elle n'a qu'un défaut majeur : sa communication.

Ma tâche, désormais, sera de faire savoir aux putéoliens qu'elle reste une élue exemplaire fidèle, contre vents et marées, à ses engagements de campagne.

Régis Sada

21 novembre 2008

Pourquoi Puteaux dit NON au Taser et désarme sa Police Municipale ?

taser.jpgLors du Conseil Municipal du 17 novembre à Puteaux, Evelyne Hardy (Conseillère Municipale Indépendante) a interpellé Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Députée-Maire) sur la question du Taser dans les termes suivants :

« Par décret du 22 septembre 2008, le Gouvernement a autorisé les Maires des communes disposant d’une Police Municipale de doter ses effectifs de pistolets à impulsions électriques (P.I.E.) de type Taser.

Une vive polémique a récemment accompagné le lancement de cette nouvelle arme sur notre territoire. Nous prenons référence notamment sur le rapport du Comité de l’ONU contre la Torture qui a estimé en novembre 2007 que l’utilisation de ce type d’armement « constituait une forme de torture » et « pouvait même provoquer la mort ».

Parmi les 350 villes de France (environ) ayant contacté le fabricant du Taser, une dizaine de communes des Hauts-de-Seine dont Levallois et Rueil-Malmaison se sont déclarées intéressées pour équiper leur propre Police Municipale de ce nouveau pistolet.

Sur la période 2002/2003, le Conseil Municipal de Puteaux a voté en faveur de l’armement à feu de notre Police Municipale, notamment à l’occasion des interventions nocturnes.

Pouvez vous nous indiquer si vous envisagez de doter notre effectif municipal de Pistolets à Impulsions Electriques de type Taser ? Et si oui, combien d’armes souhaitez vous acquérir et dans quel délai ? »

A cette question, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a clairement répondu : « NON » ! La Ville de Puteaux renonce à toute utilisation de ce type d’arme estimant que la commune n’était pas sous « la menace ». La Députée-Maire a profité de cette occasion pour confirmer que lors de la précédente mandature (sur la période 2002/2003) le Conseil Municipal avait voté en faveur de l’armement de sa Police Municipale pour des interventions nocturnes et qu’elle avait choisi d’y renoncer récemment en restituant ces armes à la Police Nationale.

Comme de nombreux putéoliens, je suis satisfait de voir que Puteaux n’ai pas sombré dans la psychose d’insécurité permanente qui ramène certaines communes à alimenter un climat quasi-insurrectionnel. C’est également rassurant pour les habitants : Puteaux n’est pas le Chicago de la prohibition…

L’annonce faite par Joëlle Ceccaldi-Raynaud nous donne l’occasion de jeter un regard attentif sur le Contrat Local de Sécurité signé à Puteaux en 2006. Le document de 80 pages disponible pour les citoyens (sur simple demande en Mairie) dresse un état des lieux global de la situation de la sécurité sur la commune et présente les 17 fiches-action définies à cette occasion.

Puteaux a réuni récemment la deuxième séance plénière de son CLSPD Comité Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance. Cette instance est chargée de la concertation et de l’application des mesures énoncées dans le CLS. Voir page 57 du Puteaux Infos de novembre 2008.

Remerciements à Evelyne Hardy et à Nadine Jeanne (PS Puteaux) pour leur collaboration sur cette question.

Régis Sada

23 juin 2008

Pourquoi Puteaux Ensemble n’existe plus ?

puteaux ensemble.jpgDimanche 22 juin 2008, Evelyne Hardy et Frédéric-Michel Chevalier, élus conseillers municipaux le 16 mars dernier ont annoncé leur démission conjointe du groupe Puteaux Ensemble au sein du Conseil Municipal de Puteaux.

Ils siègeront désormais en qualité d’élus non-inscrits au sein de cette même assemblée.

Après la tempête qui a secoué l’ancienne équipe de campagne que j’ai dirigé, l’arraisonnage de l’association Puteaux Ensemble qui a pris la forme d’une coquille vide, et l’éperonnage définitif créé par le départ conjoint de deux élus (sur les cinq) du groupe municipal, le navire Puteaux Ensemble n’est pas revenu à son port d’attache et a définitivement sombré en mer.

L’annonce de la sécession d’ Evelyne Hardy et de Frédéric-Michel Chevalier a provoqué deux faits particulièrement marquants : le premier, c’est le changement de bannière. Celle de Puteaux Ensemble s’est vite envolée au profit d’un orange de circonstance. Le second, plus surprenant, est la vague de sympathie qui est venue entourer tous les ex-colistiers plongés selon la rumeur, tantôt dans une mélancolie, une déception ou dans un océan de remords.

Ce formidable soutien émane la plupart du temps de personnes liées de près ou de loin à deux listes qui nous étaient (hier) opposées, à savoir, celle de Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP) et de Stéphane Vazia (PS). Comment imaginer que cette poussée volontaire d’attention soit le fruit d’une quelconque tentative de récupération ou le doux parfum d’un profit électoral que cela pourrai engendrer ? C’est bien connu, les bêtes sont attirées par l’odeur du sang.

Evelyne Hardy et Frédéric-Michel Chevalier ont pris une décision en leur âme et conscience. Ce n’est pas une mesure anti-Christophe Grébert comme certains le suggère ou l’espèrent, mais bel et bien l’expression de la fidélité aux valeurs qu’ils ont défendu. Ils disposent d’un mandat qui leur confère une responsabilité envers les 4.523 putéoliens qui ont accordé leur confiance à la liste Puteaux Ensemble.

Nos anciens adversaires ne devraient pas si rapidement se réjouir de la scission du groupe Puteaux Ensemble au sein du Conseil Municipal, et même plutôt s’en inquiéter. Et ce, pour trois raisons :

Premièrement : Les apparatchiks de tout poil prennent ici une sérieuse leçon de déontologie politique : on ne badine pas avec le suffrage universel ! On prend des engagements, on les fait adopter une fois en place et on se bat pour les maintenir. Des élus responsables et respectueux tiennent un langage de vérité et, lorsque certaines évolutions ou dérives apparaissent, tirent les conséquences des désaccords et prennent les décisions qui s’imposent.

Deuxièmement : C’est une nouvelle fois la confirmation que les citoyens qui se sont engagés dans Puteaux Ensemble n’étaient pas des opportunistes ou de dangereux idéalistes qu’il fallait très vite écarter. Ces femmes, ces hommes, ont construit et porté jour après jour un projet –certes imparfait- mais qui était le fruit d’une réflexion collective. Sur la base du principe qu’il est possible de travailler ensemble sur un projet local, ils ont infligé une sérieuse déconvenue aux chapelles politiques.

Enfin troisièmement : dire que tout remettre en cause est une chose facile serai un mensonge éhonté. La fin de Puteaux Ensemble est un crève-cœur pour beaucoup d’entres-nous. Les putéoliens doivent toutefois être rassurés par le fait que la majorité des colistiers de Puteaux Ensemble ont exprimé leur désaccord, l’on mesuré et ont souhaité respecter la nature de leur engagement envers eux.

Puteaux Ensemble n’était pas une secte comme celle du Temple Solaire ! Les anciens colistiers de notre liste ne sont donc pas au bord du suicide collectif. Christophe Grébert n’était pas notre gourou et il a choisi de s’envoler vers d’autres horizons. Ses choix personnels ne s’imposent qu’à lui et doivent être respectés.

Quant à nos détracteurs d’hier et soutiens d’aujourd’hui, ils ne devraient pas sourire si près des braises encore fumantes de Puteaux Ensemble. Un feu ne s’éteint jamais aussi rapidement que l’on peut le penser….

Régis Sada