05 octobre 2011

Pourquoi ils nous taxent un max ?

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Bien que le Gouvernement garantisse une bonne gestion des finances publiques aux français en plein cœur d’une crise financière dont il est difficile d’entrevoir la fin, le Premier Ministre François Fillon avait annoncé au mois d’août dernier une série de nouvelles taxes qui ressemblaient à un dernier raclement de fonds de tiroirs.

La proposition de taxer plus lourdement les parcs de loisirs –sauf Disneyland Paris- a fait choux blanc devant la levée de boucliers de quelques parlementaires de la majorité, au premier rang desquels l’ancien Chef du Gouvernement Jean-Pierre Raffarin.

D’autres mesures ont été prises pour une augmentation rapide des prix du tabac (rien de bien innovant) et de l’alcool (ce n’est pas trop tôt !). Reste à savoir si cette dernière concernera également le vin jusqu’ici épargné car considéré comme partie intégrante de notre patrimoine génétique bien français.

La dernière, sous couvert d’une lutte active contre l’obésité, se dirige vers les fabricants de boissons sucrées comme Coca-Cola. Les industriels de l’agroalimentaire concernés, n’avaient pas manqué de faire entendre leur voix sans toutefois obtenir un résultat identique à celui des parcs à thèmes.

Mauvaise nouvelle pour eux, le Gouvernement semble décidé à taxer le soda des petits et des grands en doublant celle actuellement en vigueur. La lutte contre l’obésité ou contre les produits addictifs attendront, puisque la moitié des 240 millions de rentrées fiscales qu’elles sont susceptibles de rapporter serviront à financer une exonération de charges patronales pour les salariés agricoles !

En 2000, le Crédit Agricole avait choisi comme slogan « le bon sens en action »… Le Gouvernement nous offre ainsi une variante évidente en 2011 : « le bon sens en traction » !

A la manière de George Burns : « C'est dommage, tous les gens qui savent comment diriger un pays sont occupés à conduire les taxis ou à couper les cheveux ».

16 février 2011

Pourquoi des vacances en France Ultra-marine ?

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Halte aux polémiques sur les lieux de villégiature des uns et des autres ! Si le soleil boude le tout Paris et que beaucoup cherche à le retrouver, il est impératif de resserrer les rangs en répondant à l’appel du Chef de l’Etat qui entend désormais imposer la France comme destination paradisiaque.

Il a répondu ainsi en écho à l’excellente suggestion du directeur de l’Express, Christophe Barbier, qui dans son édito du 9 février sur LCI invitait nos responsables politiques à se tourner vers nos départements et territoires d’Outre-mer.

Est-il ainsi nécessaire de rappeler que la France est présente aux quatre coins du monde, sur les cinq continents, et qu’elle offre un panel de paysages, de faune et de flore qui satisferont toutes les envies :

 

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Sur la route des Indes : découvrez Mayotte (où 95% de la population est musulmane) ou La Réunion !

Perles et coquillages : plongez en Nouvelle-Calédonie, à Wallis et Futuna (où les rois règnent) ou en Polynésie Française !

Banane et canne à sucre : parcourez la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, Saint-Martin ou Saint-Barthélemy (pour les peoples) !

Poissons et philatélie : rêvez à Saint-Pierre-et-Miquelon (où une réserve est en projet) !

Pour les plus difficiles : il vous reste l’atoll de Clipperton, les Terres Australes et Antarctiques Françaises ou l’Ile de Ré (très fréquentée) !

Français de métropole ! Pour vos vacances, n’allez pas chercher midi à quatorze heures ! Partez en France ! N’oubliez toutefois pas une chose essentielle : si la France Ultra-marine reste la France, elle dispose de traditions et de coutumes locales qui doivent être respectées et valorisées.

Avec mes compliments, sous vos applaudissements !

A la manière de Lionel Jospin : « Il n'y a pas un outre-mer, mais des outre-mers ».

23 mars 2010

Pourquoi le Gouvernement enterre la Taxe Carbone ?

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Dans mon post du 22 février, relatif à mon renoncement de la vie politique, j'évoquais la question de la supériorité des convictions sur celle de l'opportunisme qui consiste à défendre ses idées sans jamais renoncer et sans jamais varier la teneur de son discours.

Au regard des évolutions politiques et sociales qu'à connu notre pays dans cette dernière décennie, je maintiens qu'à mon sens la gauche a du courage mais manque d'audace alors que la droite a de l'audace mais manque cruellement de courage.

Aux lendemains de régionales douloureuses pour la majorité et d'un remaniement ministériel censé apaiser les dissensions de celle-ci, François Fillon, notre Premier Ministre, a annoncé l'abandon de la Taxe Carbone en insistant sur le fait que ce nouvel impôt affaiblissait la compétitivité de nos entreprises et qu'elle ne peut s'engager qu'au niveau européen.

Sur la compétitivité des entreprises, François Fillon a oublié de préciser que les plus gros pollueurs étaient exemptés de payer cette taxe et qu'au final, la facture serait réglée par les PME et les consommateurs eux-mêmes.

Cette annonce inattendue va sans doute pousser l'ancien Premier Ministre Michel Rocard à sortir de sa réserve et, à dire tout haut ce qu'il pense de ce renoncement qui ôte toute crédibilité aux actions défendues par le Gouvernement en matière d'écologie et de Développement Durable, et qui annonce une colère de tous les acteurs du Grenelle de l'Environnement pourtant mis en avant par ce même Gouvernement.

Lors de la dernière Université d'Eté du Medef, Michel Rocard a clairement annoncé que la France ne peut en aucun cas faire l'impasse sur une telle taxe si elle souhaite pouvoir mettre en application ses engagements européens et internationaux. Il a complété son exposé en précisant que les français doivent accepter l'idée de payer -au prix fort- leurs excès passés et que sans cela la facture leur sera présenté d'ici 2020 dans des proportions considérables.

La décision d'abandonner la Taxe Carbone est une grave erreur, une de plus, qui ne réponds ni aux enjeux écologiques, ni aux enjeux économiques et qui alourdie l'épée de Damoclès portée sur la dette de nos enfants. Ce renoncement n'est pas décevant, il est synonyme d'une profonde irresponsabilité politique.

A la manière de Georges Meredith : « Fermer les yeux devant le danger, c'est se donner en proie et renoncer à son libre arbitre ».

15:30 Publié dans Décoder la politique ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : france, politique, écologie, europe, taxe carbone, fillon, ump, ps | |  Facebook