23 mai 2012

Pourquoi le « FaceBook crash » ?

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La planète économique ne parlait que de ça depuis plusieurs semaines. L’introduction en bourse de FaceBook était un évènement attendu et la couverture médiatique ne lui a pas fait défaut. Mark Zuckerberg, le patron de FaceBook avait même poussé la chance via le carnet rose en modifiant son propre statut en engaged.

Toutes les conditions étaient donc réunies pour que les investisseurs portent le modèle économique FaceBookien au Panthéon de la réussite, sous réserve de se délester de quelques centaines de milliers de dollars leur permettant d’en devenir actionnaire.

Oui mais voilà, depuis l’introduction du titre au Nasdaq vendredi dernier, rien ne va plus au royaume du virtuel et le titre ne cesse de chuter. Côté 38 dollars vendredi, le titre ne s’échange plus aujourd’hui qu’aux alentours de 31 dollars !

Si les chroniqueurs économistes nous expliquent que les investisseurs d’origine ont souhaité rapidement récupérer leur mise de départ, tous s’accordent pour dire que ce démarrage boursier est l’un des plus gros crash de toute la décennie.

Chacun ira de sa propre analyse. La gestion Zuckerberg est-t-elle en cause ou est-ce le modèle économique même qui ne fait plus recette ? Les investisseurs rechignent visiblement à faire regonfler cette vieille baudruche de bulle internet !

Doit-on y voir une simple frilosité passagère ou une véritable cure de moralité du monde de la finance qui préfère miser désormais sur les hommes plutôt que sur le virtuel ? Car après tout, ne faisons pas dans la dentelle, FaceBook n’est rien d’autre qu’une galerie de portraits. Une galerie de destins qui se croisent mais qui ne se rencontrent pas forcément. Le royaume du virtuel, la terre sainte de tous les NoLife du monde !

Il est encore bien tôt pour prédire un éventuel crash boursier total de FaceBook. Soyons sport en souhaitant bonne fortune à Mark Zuckerberg. Les petits génies ne sont pas légions. Une chose est certaine : l’Humanité n’a pas attendue FaceBook pour se développer. Elle lui survivra quoi qu’il advienne !

A la manière de Jiri Pragman : « Internet est une toile où se projettent les passions comme les fantasmes, des pans de vie réelle et des réalités virtuelles, un réseau où se côtoient contestation et aliénation, fatalisme et fanatisme. »

12 mars 2012

Pourquoi le SOS du football français ?

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L’annonce de François Hollande de taxer à hauteur de 75% les patrimoines supérieurs à 1 million d’euros n’a pas manqué de susciter une bien triste polémique.

Jamais à court d’arguments, et à défaut de se prévaloir d’un bilan justifiable aux yeux des français, la droite s’est engouffrée dans la brèche en traitant le candidat socialiste de vulgaire amateur, en recollant la douloureuse étiquette de « président des riches » aux basques de leur candidat.

Comme un drame n’arrive jamais seul, cette annonce est venue créer l’émoi chez ces grands patrons qui, au cœur de l’été 2011, avaient demandé à être taxés plus lourdement afin de témoigner de leur exemplaire solidarité avec le bon Peuple confronté à la crise.

Mais c’est sans aucune mesure avec l’appel de détresse lancé par le monde du football français qui n’annonce rien de moins que sa propre mort si une telle mesure venait à voir le jour ! Croyez-en le défenseur du PSG Christophe Jallet qui ne dit rien de moins que si on était soumis à ce régime, on aurait l’impression de travailler pour pas grand-chose” !

Inutile d’ajouter à cet élan du cœur les propos d’un David Douillet, favori des joutes orales, qui lance sans rire que « tout va disparaitre » ! 

Là, il faut bien l’avouer, je suis pris de sombres vertiges ! Je crois mes chers amis que je ne m’en remettrais pas !

Comment imaginer que par la folle décision d’un François Hollande devenu président, la France se prive d’un coup d’un seul, des sales gosses arrogants et méprisants qui l’ont ridiculisé lors de la Coupe du Monde de Football en Afrique-du-Sud : l’Histoire de notre pays s’en trouverait à jamais amoindrie.

Non, cette annonce est une farce ! Que dis-je, un dindon de campagne ! Non, je n’ose imaginer que par une quelconque volonté de solidarité mal calculée, un candidat aie eu l’idée saugrenue de priver les français des thèses majeures portées par certaines de nos élites footballistiques comme Franck Ribery, Nicolas Anelka ou Patrice Evra ! Des exemples, que dis-je, des Saints !

Revenons à de meilleures considérations. Doit-on rire ou pleurer du sort de quelques marionnettes qui, sous couvert de défendre le sport, détournent chaque jour une passion collective à des fins mercantiles. Sur la même idée qu’il n’est pas immoral de tondre ceux qui tirent leur richesse du seul travail de petits souvent mal payés ; il n’est pas immoral non plus, de tondre ceux qui ont fait du football une caisse à pognon.

Le seul commentaire à retenir est celui de Claude Onesta, entraineur de nos handballeurs français qui n’ont jamais sali leur maillot : “L’impôt, c’est un rendez-vous citoyen, des crèches, des écoles... Le sport de haut niveau n’a d’intérêt qu’à partir du moment où l’exemplarité est présente dans le tableau... On ne reste pas dans un pays parce qu’il vous permet de protéger le trésor mais parce qu’on y a des amis, qu’on partage des valeurs avec ceux qui y habitent. Donc, qu’ils s’en aillent.” Tout est dit !

A la manière d’Eustache Deschamps : « Mieux vaut honneur que honteuse richesse ».

15 février 2012

Pourquoi l’anachronisme de l’austérité ?

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Quel observateur vigilant de l’actualité n’a jamais entendu prononcer le mot d’austérité ? En s’amusant à rechercher sa définition, ce même observateur y trouvera deux significations éloquentes.

La première définie le caractère de quelqu’un ou de quelque chose qui est austère, sévère ou rigoriste, poussant l’imagerie à l’âpreté de la vie monacale !

La seconde est bien plus surprenante lorsqu’elle fait référence à une politique économique visant à une réduction des déficits et à une maitrise des dépenses contribuant à retrouver un juste équilibre.

Une fois ceci évoqué, où se cache donc cet hypothétique anachronisme de l’austérité ?

Sans doute par le fait d’être surpris que l’on puisse trouver à redire sur une volonté –ou une nécessité- de bien gérer et de contrôler les dérapages jugés superflus. En somme, de refuser de dépenser de l’argent que nous ne sommes pas censés avoir. En somme, de disposer de dirigeants capables de renoncer à une forme avancée de gaudriole économique.

L’anachronisme est poussé également dans le choix de nos dirigeants. Ainsi, au nom du sérieux et de la nécessité de rigueur, un président de la République plus mûr dans ses propos et plus mâture dans la gestion qu’il entend donner à ses affaires, aura beaucoup plus de chances de se faire entendre qu’un jeunot souvent maladroit et toujours trop progressiste dans ses propositions.

Enfin, l’austérité (ou rigorisme économique) qui se veut pourtant salvatrice de la bonne gestion d’un Etat, trouve rarement un écho favorable auprès des Peuples qui y sont contraints et soumis. Vous ne trouverez aucun grec qui vous dira le contraire ! Le premier qui dit AUSTERITE ! dans une rue d’Athènes risque fort de se faire tailler de sérieuses croupières…

L’austérité est toujours dictée par le bon sens. L’austérité est nécessaire lorsqu’elle n’est pas imposée au détriment de ceux qui la subissent. L’austérité est une vertu disparue, les hommes l’ayant travestie sur l’autel de leur propre incompétence.  

A la manière de Georges Marchais : « L’austérité vise par certaines mesures à avancer l’âge de la mort ».

18 janvier 2012

Pourquoi la perte du triple A met la France à plat ?

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Ce qui devait arriver….arriva ! La révélation de la surprise de l’année s’est déroulée vendredi soir, histoire d’ôter aux français, la possibilité de passer un week-end tranquille, loin des tracas du quotidien.

Que n’avons-nous pas entendu depuis ! Moults explications et propos volontairement rassurants sur cette dégradation alors, que de l’aveu même de nos gouvernants, la perte du triple A retentirait comme un coup de tonnerre pour un pays qui n’en n’avait vraiment pas besoin !

Il faut donc nous faire une raison : outre le fait sur notre pays soit dégradé financièrement, c’est la Nation toute entière qui se trouve humiliée et placée devant ses propres responsabilités. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, le troisième plan de rigueur jusqu’ici nié, semble re-pointer le bout de son nez. Les français vont devoir raquer !

Certains errent, d’autres s’égarent ! A quelques encablures d’une campagne présidentielle attendue saignante bien plus qu’à point, le Gouvernement et les responsables de l’UMP essayent tant bien que mal de faire bonne figure. En fins limiers de la politique, les grognards sont lancés aux fesses de l’opposition et du principal candidat incarné par François Hollande.

Après le caractère dangereux du personnage dénoncé par la poissonière Nadine Morano et la guerre promise par Bernard Accoyer, Gérard Longuet Ministre sur la défensive, compare le leader socialiste au capitaine du Costa Concordia qui a abandonné son Titanic !

Standard & Poors ne s’est pas contenté de nous priver de notre triple A, elle ampute également la France et les français de dirigeants dignes et respectables dans la douleur. Il ne nous reste donc pas grand-chose et notre président semble décidé à poursuivre la vaste entreprise de sabordage en préparant des lendemains difficiles à ses compatriotes.

La promesse de 2007 d’une France forte, riche et tournée vers l’avenir semble désormais asséchée. En quelques jours, bannis du cercle des intouchables aux côtés de nos amis allemands, 2012 sera pour nous l’année des Robinson Crusoé !

A la manière de Dietrich Bonhoeffer : « L’action ne dérive pas de la pensée mais d’une bonne volonté à assumer ses responsabilités ».

05 octobre 2011

Pourquoi ils nous taxent un max ?

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Bien que le Gouvernement garantisse une bonne gestion des finances publiques aux français en plein cœur d’une crise financière dont il est difficile d’entrevoir la fin, le Premier Ministre François Fillon avait annoncé au mois d’août dernier une série de nouvelles taxes qui ressemblaient à un dernier raclement de fonds de tiroirs.

La proposition de taxer plus lourdement les parcs de loisirs –sauf Disneyland Paris- a fait choux blanc devant la levée de boucliers de quelques parlementaires de la majorité, au premier rang desquels l’ancien Chef du Gouvernement Jean-Pierre Raffarin.

D’autres mesures ont été prises pour une augmentation rapide des prix du tabac (rien de bien innovant) et de l’alcool (ce n’est pas trop tôt !). Reste à savoir si cette dernière concernera également le vin jusqu’ici épargné car considéré comme partie intégrante de notre patrimoine génétique bien français.

La dernière, sous couvert d’une lutte active contre l’obésité, se dirige vers les fabricants de boissons sucrées comme Coca-Cola. Les industriels de l’agroalimentaire concernés, n’avaient pas manqué de faire entendre leur voix sans toutefois obtenir un résultat identique à celui des parcs à thèmes.

Mauvaise nouvelle pour eux, le Gouvernement semble décidé à taxer le soda des petits et des grands en doublant celle actuellement en vigueur. La lutte contre l’obésité ou contre les produits addictifs attendront, puisque la moitié des 240 millions de rentrées fiscales qu’elles sont susceptibles de rapporter serviront à financer une exonération de charges patronales pour les salariés agricoles !

En 2000, le Crédit Agricole avait choisi comme slogan « le bon sens en action »… Le Gouvernement nous offre ainsi une variante évidente en 2011 : « le bon sens en traction » !

A la manière de George Burns : « C'est dommage, tous les gens qui savent comment diriger un pays sont occupés à conduire les taxis ou à couper les cheveux ».

02 septembre 2010

UE Medef 2010 : Pourquoi l’Excellence est mère de toutes les vertus ?

 

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Ni périmée, ni oubliée, lors de cette Université d’Eté du Medef l’Excellence s’est de nouveau invité.

Entre engagement de forme ou de bonne moralité, le besoin d’Excellence s’affaire au cœur de toutes les pensées.

Cure de jouvence transformée en gomme puissante des sombres écarts du passé. L’Excellence partout citée est-elle redevenue réalité ? 

Vouloir faire émerger de nouvelles autorités pour tout contrôler, pour mieux contrôler, ne saurait faire oublier ce que les citoyens du monde ont à vous apporter.

A la manière de Henrik Ibsen : « Ne vous servez donc pas de ce terme élevé d'idéal quand nous avons pour cela, dans le langage usuel l'excellente expression de mensonge ».

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13:00 Publié dans Université d'Eté Medef 2010 | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : uemedef, medef, monde, finance, économie, excellence, vertu | |  Facebook

01 septembre 2010

UE Medef 2010 : Pourquoi la Chine en maîtresse de l’économie mondiale ?

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Dernière star à la mode, véritable diva des médias, on ne parle plus que d’elle ! Non, Jouy-en-Josas ne s’est pas transformé en festival de Cannes où les photographes partent à la chasse aux célébrités. Cette star là se fait plus petite tant elle donne le vertige, plus flamboyante tant elle est discrète, plus parlante tant elle est muette. 

Longtemps méprisée, aujourd’hui adulée, terre nouvelle de toutes les réussites et de toutes les richesses, la star de l’Université d’Eté du Medef est cette année la Chine !

Elle nous promet des nuits câlines mais c’est au refrain d’une chanson populaire qu’elle s’en va et qu’elle revient. Tous les intervenants où presque n’omettent plus de la placer au hit parade des conquêtes de l’est. La vieille Europe comme le monde entier, fait la cour à la belle en souhaitant ardemment qu’elle livrera à chacun une parcelle de ses charmes économiques.

Acculés au silence les maudits qui ont longtemps brandi la défense des droits de l’homme pour lui faire face. La Chine tout en majesté a su faire taire toutes les critiques de certains bien-pensants hier trop zélés. La Chine effraye mais émerveille, la Chine intrigue mais apporte l’espoir à cette planète qui tente d’imaginer son avenir à l’aune de son propre reflet.

Le capitalisme ? C’est la Chine qui l’a sauvé ! La rigueur, valeur prônée par des occidentaux sûrs de leur fait, s’est envolée lorsque les derniers pans de mur de la guerre froide se sont effondrés. La Chine n’est plus un mythe, elle détient toutes les clés de ce monde qui ne demande plus qu’à se laisser dompter.

Désormais, les leçons de bonne moralité sont dictées par celle que beaucoup ont voulu éviter. Alliée géante et parfois encombrante, sa natalité l’a fait trôner au Panthéon de toutes les réalités. Le vrai miracle de la Chine : s’imposer à la table du monde sans jamais avoir été invitée ! 

A la manière de Deng Xiaoping : « Si la Chine ouvre ses portes, des mouches entreront forcément ».

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