21 mai 2012
Pourquoi les coulisses du Château ?

Dans un entretien paru le vendredi 18 mai dans le Journal Le Monde, Alain Minc –conseiller officieux de Nicolas Sarkozy- analyse les raisons de la défaite et décrypte le désir d’alternance exprimé par les français lors de l’élection présidentielle.
L’ancien conseiller officieux reconnait à mi-mots que c’est bien plus les personnalités que le résultat des politiques conduites, qui ont conduit la droite à la défaite. S’il est encore trop tôt pour dresser un véritable bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy, Alain Minc se désole que les français aient été plus sensibles aux propositions populistes qu’aux grands enjeux économiques et politiques.
La crise, l’Europe ou la relance industrielle ont été sacrifiés sur l’autel de considérations franco-françaises, confirmant le fait qu’il n’est jamais bon de trop intellectualiser la politique ou de ne la commenter qu’avec l’œil d’un parisien déconnecté des réalités perçues.
Il poursuit l’entretien en reprenant l’idée que l’ancien président n’a pas réussi à catalyser l’électorat emprunté au Front national en 2007, en s’étonnant même que son score ait pu être aussi élevé au premier tour. Avec un brin d’amertume, il souligne que le score de François Hollande reflète une tendance reconnue : la France demeure à jamais une terre de droite !
Si l’énergie de l’omni-président ne s’est jamais démentie tout au long du quinquennat, Alain Minc retient ce qu’il juge comme son seul échec ayant causé sa perte : Nicolas Sarkozy a créé un stress quasi-permanent dans le pays !

Celui qui se décrit comme un visiteur du soir, évoque la solitude vécue par tous les locataires de l’Elysée. Le pouvoir isole les hommes et les coupent inexorablement des réalités du Peuple. Le décalage observé est, selon lui, le résultat de la dérive monarchique de nos institutions qui arrive en contre-pied d’un système démocratique où les contre pouvoirs sont inexistants. Les fervents défenseurs de la Vème République en seront pour leurs frais…
Enfin, Alain Minc relance ce qui restera l’un des mots-clés de cette élection présidentielle : « EFFRACTION ». L’ancien conseiller enfonce le clou en réaffirmant que la gauche n’a jamais été en mesure de gagner seule une présidentielle sans le concours d’appuis directs ou indirects venus du centre ou de la droite elle-même. A l’Elysée comme à l’Assemblée nationale, la gauche parvient à accéder au pouvoir par effraction ! Relayé par un article de Rue89, on apprend que le premier à avoir disserté sur la question n’était autre qu’un certain…. François Mitterrand ! CQFD
Les coulisses du Château (NDRL : surnom donné au Palais de l’Elysée) ne finiront jamais de nous réserver des surprises et, de conserver jalousement tout ce que nos dirigeants n’oseront jamais nous avouer.
A la manière de James Reston : « le Gouvernement est le seul vaisseau connu qui coule par le haut ».
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09 mai 2012
Pourquoi la première fois où j'ai vu pleurer mon père ?

Il y a des moments de vie que personne n'oublie. De fugaces instants de bonheur ou de malheur. Des scènes qui reviennent hanter votre mémoire comme par un effet de boomerang. Des dates improbables venues troubler votre vie.
Comme beaucoup, je me souviens avec précision, de l'endroit et des circonstances de mon premier baiser, de mon premier amour, lorsque j'ai eu mon bac, lors de la mort de la Princesse Diana, lorsque j'ai dit adieu à des proches ou que Jean-Marie Le Pen accède au deuxième tour de la présidentielle maudite de 2002.
Si comme pour conjurer le sort, j'essaye de chasser les souvenirs les plus douloureux pour me consacrer aux plus heureux, une date reste étrangement gravée dans ma mémoire. C'était au soir du dimanche 7 mai 1995, le jour où pour la première fois j'ai vu pleurer mon père.
Cette date, à nulle autre pareille, n'échappera pas aux passionnés et aux autres inconditionnels de notre vie politique. Ce jour là à 20H précises, Jacques Chirac est devenu le 22ème président de la République et le 5ème de la Vème République.
Par quel étrange concours de circonstance un tel événement, somme toute purement démocratique et aussi anodin, aurais-t-il pu venir ébranler la solidité émotionnelle d'un homme rompu au combat idéologique et à l'éternelle lutte des classes ?
Justement, l'élection de Jacques Chirac sonnait comme un échec de ce même combat et de cette même lutte, l'échec d'une période vécue et brisée, l'échec d'un Peuple qui avait porté 14 ans auparavant un François Mitterrand au pouvoir et demeurant à ce jour, le seul président de la République de gauche de cette Vème République.
Je me souviens de cet instant tragique où, dans la salle à manger familiale du 2 allée des cerisiers, nous avions tous le regard tourné vers cette télévision où s'est affiché le visage du grand Jacques. Je me souviens alors de mon père, assis dans le canapé, retomber lourdement sur lui-même en baissant la tête de celui qui est vaincu par K-O.
Je me souviens l'avoir vu se relever lentement et se diriger vers la cuisine voisine pour venir observer par la fenêtre le temps béni qui venait de s'achever. Sans me soucier du drame personnel qui se jouait à côté, je décide d'y rejoindre mon père pour relever ses premières réactions.
Je m'approche de lui d'un pas discret et, me sentant approcher, observe sa main tentant vainement de camoufler les larmes qui alourdissaient sa joue. Tellement surpris puis inquiet, je lui demande simplement : « Mais papa, pourquoi tu pleures ? ». Mon père se sachant démasqué me lâche un laconique : « Tu sais mon fils, on (les ouvriers) a mis plus de 20 ans à les foutre à la porte (la droite) et maintenant, ils reviennent au galop ! ».
Certains souriront à l'évocation de ce souvenir. Pourtant, lorsque ce dimanche 6 mai 2012 à 20H, le visage de François Hollande s'est imposé sur tous les écrans de télévision nous apprenant qu'il venait d'être élu à la présidence de la République, ce moment du passé, cet instant de pudeur partagée avec mon père il y a quelques années, m'est revenu en tête. Non, je n'ai jamais oublié la première fois où j'ai vu pleurer mon père !
17 ans ont passé et les temps ont bien changé. La présidence de Nicolas Sarkozy s'achève sur un tel constat d'amertume, qu'elle nous a fait regretter celle de Jacques Chirac devenu notre regretté Cheguevara !
C'est vrai que pour toi papa, cette gauche qui redécouvre l'ivresse d'une victoire si longtemps attendue, ce n'est pas vraiment la gauche de tes espérances passées. Mais papa, cette gauche là, aussi imparfaite soit-elle, ce n'est pas la droite !

De la même manière que je n'ai jamais oublié le 7 mai 1995, je n'oublierais pas ce 6 mai 2012 où je sais qu'à quelques 550 km de distance, au même moment où je me suis laissé envahir par la joie, mon père a sans doute laisser parler la sienne. Cette fois-ci, 17 ans après, les larmes que nous avons versé sont celles d'un bonheur retrouvé.
A la manière de George Meredith : « La lutte donne au triomphe la saveur de la passion, et la victoire embellit la conquête ».
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03 mai 2012
"Mes années Sarkozy" épisode 7 : le péché d'orgueil
8 novembre 2011
"Du Peuple souverain tu ne te moqueras pas" !
François Baroin, Ministre de l’Economie accuse la gauche d’être entré à l’assemblée Nationale en 1997 « par effraction ».
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04 avril 2012
Pourquoi une présidentielle très sexuelle ?
Heureux français ! Vous qui pensiez jusqu’ici que cette campagne présidentielle resterait comme la plus sinistre de toute la Vème République, le magazine pornographique Hot Video a choisi de vous rendre justice dans son nouveau numéro !
Laissons-nous aller un bref instant. Roulons-nous allègrement dans la fange en teintant nos idées noires de rose bonbon, et laissons-nous bercer d’un soupçon de cochonnerie savamment organisée. A tous ceux qui hésitent, ceux qui doutent et qui se demandent encore à qui accorder leur suffrage, jetez un regard coquin vers le sondage réalisé par Ipsos.
Ce dernier décortique la sexualité de nos compatriotes en déterminant avec une précision déconcertante, la couleur de leur vote en fonction de la fréquence de leurs rapports sexuels.
Si vous êtes plutôt de gauche, vous êtes sérieusement portés sur la chose ! Si vous êtes de droite, il conviendra à l’avenir de vous décoincer un brin chers amis !
Ne riez pas trop ou ne vous faites pas plus outragé que vous êtes ! Mêler le sexe à la politique n’a rien de honteux. La « chose » existe, rôde et comme l’oiseau, fait son nid petit à petit. C’est scientifiquement prouvé vous dis-je, un électeur socialiste est partisan du « à bouche que veux-tu » quant celui de l’UMP semble prescrire le « point trop n’en faut » !
Les accro’ et autres frustrés du jamais assez, les vrais, se font coucou aux extrêmes, chacun de leur côté ! Imaginez donc cette scène cocasse qui verrait les potes de Marine -tout de cuir vêtus- se faire botter le postérieur avec une envie non dissimulée par les copains de Jean-Luc, Nathalie ou de Philippe… Quel pied quant même !

En revanche, soutiens indéfectibles de François Bayrou ou de Nicolas Sarkozy, il est grand temps de vous réveiller ! Le printemps est arrivé et le bourgeonnement des arbres se veut complémentaire de celui de vos insoupçonnables envies ! Taquinez-donc un peu la bête qui sommeille en vous et allez-y franchement ! C’est pas la coccinelle qui va manger le grizzli tout de même !
Comme dans toute étude, il convient de n’oublier personne. Amis fâchés, amis frustrés, vous qui avez le soutif’ ou la braguette coincés, de grâce ne vous laissez pas aller ! L’exemple de nos amis abstentionnistes –les plus cochons d’entre tous- n’est pas toujours le meilleur à suivre. Adeptes du sexe virtuel, vous pouvez aussi voter pour….Jacques Cheminade, seul candidat de la conquête intergalactique ! Prenez donc Mars et oubliez tous vos complexes…
A la manière de Mori Ogai : « Chaque instant de la vie d'un homme participe du désir sexuel. »
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28 mars 2012
Pourquoi le piège Sarko-musulman ?

Les attentats terroristes perpétrés par Mohamed Merah n’en finissent pas de troubler une opinion publique bercée entre horreur et questionnement. Au grand dam de certains, cet évènement dramatique ne place pas pour autant le thème sécuritaire au cœur des attentes des français dans cette campagne présidentielle.
Pour autant, celui-ci constitue un vilain retour de flamme pour la stratégie politicienne mise en place par l’équipe du candidat-président Nicolas Sarkozy bien avant son élection en mai 2007. Une stratégie politicienne qui visait à siphonner les voix du Front National en le débordant sur ses thèmes de prédilection et en y ajoutant un savant mélange d’amateurisme, de vulgarité et de malhonnêteté intellectuelle.
Arrivés au crépuscule du dernier quinquennat, il est grand temps de dresser le bilan désastreux de la politique de stigmatisation quasi-permanente menée contre l’Islam et les musulmans par le président Sarkozy, ses conseillers ou autres membres de l’UMP.
Résumons simplement par : l’épisode du Karcher, le discours de St-Jean-de-Latran, le débat sur l’identité nationale, le discours de Grenoble, la loi anti-Burqa, les insinuations liant le mot délinquance à celui d’immigration ou de « l’appel à la tolérance des mulsmans de France » du président Sarkozy lors du référendum sur les minarets en Suisse.
Tous ces éléments sont autant d’entorses répétées et avouées au principe de Laïcité et, d’attaques à peine dissimulées dirigées contre les musulmans présents sur notre territoire qu’ils soient français ou étrangers.
Au moment où la France traverse un épisode sinistre, comment peut-on avoir le culot d’appeler à l’unité nationale de tous les français alors, que ce président et cette majorité n’ont eu de cesse de considérer nos compatriotes musulmans comme des citoyens de seconde zone ?
Nicolas Sarkozy s’est toujours défendu d’être le porte-parole de ceux qui considèrent l’islamophobie comme un loisir. Au regard des politiques conduites ces dernières années et de la sémantique provocatrice employée par des gens comme Brice Hortefeux, Henri Guaino, Claude Guéant, Christian Vanneste et autres membres de la Droite Populaire, il appartient aux français de dire s’ils souhaitent poursuivre ce mélange des genres nauséabond.
Un retour aux fondamentaux républicains m'apparait essentiel. Ces valeurs fondamentales placent la tolérance au coeur de toute idée de développement pour notre société, en passant par un rejet ferme de toute stigmatisation de population. Il n'existe pas de "musulmans d'apparence" ou de citoyens inférieurs en droits et en devoirs, il n'y a que des français fiers de leur diversité et profondément attachés à l'égalité de tous !
Je dis non à cette République des infidèles. Infidèles aux valeurs universelles de la France !
A la manière d’un proverbe québécois : « Quant la cruche est pleine, elle renverse ».
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26 mars 2012
Pourquoi Mélenchon modifie tous les repères ?

La société a perdu ses repères. Une poule n'y retrouverait pas ses poussins ! De tout temps les torchons étaient tenus à distance des serviettes. Si jadis, un gosse de riche répondait au style chemisette pantalon à pinces mocassins et raie sur le côté, le gamin de la basse lui s'en tenait fièrement au tee-shirt jeans troué baskets et cheveux en bataille.
Il y avait les « salauds » à droite et la « vermine » à gauche ! Si tu allais à l'école des curés et que papa était cadre, tu étais destiné à voter à droite ! Si en revanche tu allais à l'école des ânes et que papa ne dépassait pas la maîtrise en fin de carrière, tu voterais forcément à gauche !
Pour les meetings politiques c'était un peu la même chose. A droite c'était Bleu-Blanc-Rouge et Marseillaise quant la gauche était toute rouge point levé avec l'infatigable Internationale ! Depuis 2007, j'avais laissé ma France à droite en état de grâce rangée aux ordres de Nicolas Sarkozy, avec ma gauche égarée dans la ségosphère et un PC sous Buffet totalement écrasé.
Cinq années écoulées, les temps ont bien changé ! La droite a perdu la République quant Mélenchon a repris la Bastille ! L'UMP rempli les salles du Président de ses propres militants réquisitionnés quant Mélenchon déborde les boulevards parisiens de tout ce que la capitale compte de cocos et de bobos. Pour Sarkozy c'est meeting avec la clientèle des chiffres et des lettres et du JT de TF1 quant Mélenchon mise sur celle des chaînes infos et de toutes les séries US quant y'a pas Top Chef à la télé !
La France forte fortement ébranlée s'oppose à la reprise du pouvoir par un front d'un genre nouveau. Le président du Peuple se donne des airs de Chegevara quant le vrai candidat du Peuple emprunte quelques accents gaulliens. Allez comprendre Charles ! Sarkozy entonne la Marseillaise en solitaire quant Mélenchon la fait toujours précéder par cette satanée Internationale bras tous emmêlés de ses nouveaux camarades !
La société a changé. Tous les codes sont modifiés. Difficile de s'y retrouver même en jouant à qui et qui, où et pourquoi ? Si les rouges sont devenus bleus et que les bleus deviennent tout rouge, mais où sont donc passés les communistes ? C'est à n'y rien comprendre et j'en perds mon latin. L'insurrection civique serait-elle pour demain ? C'est une révolte ? Non Sire, c'est une Révolution !
A la manière de Dominique Muller : « Il s'en faut d'un rien pour que la raison s'égare quant on a perdu ses repères ».
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13 février 2012
Pourquoi les militants de GayLib ne sont pas « folles » ?

Pour tout militant d'un parti politique, outre le simple fait de réussir à se faire entendre des vieux de la vieille qui ont acheté leur strapontin de longue date, il s'agit de déterminer avec précision les limites de son engagement au sein du parti auquel vous avez adhéré.
Selon vos propres centres d'intérêt (sujets locaux, sociaux ou nationaux), l'engagement sous une bannière politique implique que vous en épousiez l'organisation et les valeurs qui y sont défendues. Si vous êtes toujours assuré d'une liberté de pensée et de parole en surface, sachez bien que les positions extrêmes ou jugées trop divergentes par les gardiens de l'orthodoxie du parti, sont rarement les bienvenues et l'on vous fera rapidement comprendre au mieux, qu'il vous faut être un brin conciliant, et au pire, que vous devriez songer à changer de parti !
J'ai moi-même vécu cette amère expérience à Puteaux au sein de la section du Parti Socialiste. Le souvenir de certaines réunions de section particulièrement musclées est encore bien présent. Assumer pleinement ses positions socialistes-libérales n'est jamais aisé au royaume de la Rose et, les exposer avec une assurance parfois déconcertante, peut rapidement virer à un mauvais remake de « petits meurtres entre amis » !
C'est sans doute le même sentiment qui anime aujourd'hui les militants de GayLib engagés au sein de l'UMP au moment où le président-candidat Nicolas Sarkozy expose les grandes lignes de son futur programme dans le Figaro Magazine.
Les passages sur le mariage homosexuel et l'adoption par des couples de même sexe, ne laissent aucune place au doute :
Êtes-vous favorable au mariage homosexuel?
Je n'y suis pas favorable.(...) En ces temps troublés où notre société a besoin de repères, je ne crois pas qu'il faille brouiller l'image de cette institution sociale essentielle qu'est le mariage.
Et l'adoption par des couples de même sexe?
C'est une des raisons pour lesquelles je ne suis pas favorable au mariage homosexuel. Il ouvrirait la porte à l'adoption.(...)
Si les associations homosexuelles n'ont pas été surprises par les annonces du Chef de l’État, elles semblent avoir douché les espoirs des plus farouches soutiens de l'association gay associée à l'UMP. A un point tel que son propre président Emmanuel Blanc a annoncé le retrait du soutien de GayLib au candidat Nicolas Sarkozy !
Si le cas du député Christian Vanneste se révélait être la plus grosse pomme de discorde entre les gays UMP et leur parti, le retour à l'ordre moral et les positions ultra-conservatrices annoncées par leur ancien champion, ont sonné le glas de leur patience. Après un voyage de noces d'une dizaine d'années, le divorce entre GayLib et Nicolas Sarkozy est officiellement prononcé !
Faut-il s'en réjouir ou penser comme certains hurluberlus que l'homophobie est de droite et l'égalité est de gauche ? Certainement pas. Nicolas Sarkozy n'est pas plus homophobe que d'autres. Il est sans doute homo-indifférent. Ni plus, ni moins. Le président-candidat est convaincu en revanche que pour placer un indicateur clairement de droite, son opposition affichée au mariage homosexuel est de bon aloi. Il ne lui reste plus que cela...
Par ailleurs, si le sabordage du cercle GayLib semble se rapprocher à grands pas, quel sera le ressenti de ses militants qui y ont défendu leur point de vue noyé au milieu d'un ensemble de convictions profondément conservatrices ? Serons t-ils déçus ou désespérés au point de porter leur choix sur un autre candidat plus ouvert sur ces questions ?
Non, je n'en crois rien, car lorsque l'on décide de militer dans un parti politique, aussi proche soit-il de ses propres valeurs ou convictions, on accepte de fait d'y partager ses propres idées et d'y rencontrer parfois une forme d'hostilité. On comprend aisément que ses propres intérêts personnels ne peuvent en aucun cas prendre le pas sur l'intérêt général. Ses attentes personnelles, aussi légitimes soit-elles et lorsqu'elles sont minoritaires, trouvent toujours le moyen d'émerger lorsqu'elles rencontrent un intérêt pour la majorité.
J'ai un profond respect pour toutes celles et tous ceux qui expriment leurs convictions et qui les défendent avec force. Les militants de GayLib ne font pas exception à cette règle. A ce titre, je les invite à poursuivre leur engagement et à déterminer, le moment venu, les limites ce celui-ci.
A la manière d'Alice Parizeau : « Il faut critiquer, il faut constamment tout remettre en cause. Cela permet de rester jeune et de progresser ».
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01 février 2012
Pourquoi le délicat sujet de la Laïcité ?

Lors de son meeting réussi au Bourget, François Hollande a lancé un pavé dans la mare en annonçant que, s’il était élu président de la République le 6 mai prochain, il ferait inscrire la Loi de séparation des Eglises et de l’Etat dans la Constitution.
Cette annonce surprenante n’a pas manqué de faire réagir dans le camp adverse, arguant que le candidat socialiste se lançait dans une réforme de l’inutile puisqu’il y est déjà fait mention dans l’article Ier de notre Constitution. L’avis d’une réforme de l’inutile est également partagé par l’auteur du blog ami et de référence Itsgoodtobeback, qui craint à mi-mot : au mieux un simple effet d’annonce et, au pire, un jeu politique trouble mais risqué.
Ledit bloggeur prête même à François Hollande et à ses conseillers, une manière habile de se défaire du problème épineux de la communauté musulmane de France qui réclame à corps perdus une aide à la construction de nouveaux lieux de culte. Il souligne par ailleurs, qu’une telle réforme constitutionnelle s’avérerait inapplicable dans certaines collectivités d’Outre-Mer ou pourrait conduire à une remise en question du Concordat d’Alsace-Moselle. A un point tel que notre blog très gai s’interroge sur les non-dits de l’équipe de François Hollande qui aurait en arrière pensée une éventuelle réforme du statut des collectivités territoriales. Si rien n’est précisé pour l’Outre-Mer, la 47ème proposition du candidat socialiste annonce que le régime d’Alsace-Moselle ne sera pas remis en question.
C’est justement cette précision qui fait réagir à gauche, puisque les gardiens de l’orthodoxie laïque (NDRL : les radicaux de gauche), pourtant soutiens de François Hollande, prétendent au contraire qu’une telle mesure renforcerait et validerait définitevement le traité concordataire qu’ils n’ont jamais cessé de contester.

La Laïcité, trésor de la République, continue de faire parler d’elle près de 110 ans après son adoption !
Voilà bien un sujet qui place notre personnel politique face à ses propres responsabilités. Notamment, celle de la cohérence avec le projet de société que l’on propose à la France et également, la responsabilité d’affirmer avec courage sa conviction la plus profonde.
Le fameux clivage droite / gauche que beaucoup estime désuet, retrouve ici sa plus belle expression. La loi sur la Laïcité et tout ce qu’elle implique dans la vie quotidienne des français, mérite un vrai débat, un grand débat ! L’élection présidentielle, instant précieux ou le Peuple dessine les contours de l’avenir de notre pays, est le meilleur moment pour chaque candidat, de réaffirmer sa vision personnelle de la Laïcité.
Sur ce point, si je partage les interrogations du blog ami Itsgoodtobeback -que je sais viscéralement attaché aux spécificités en vigueur dans notre France ultramarine- je rejoins tout autant la position défendue par les ultra-orthodoxes de la Laïcité qui ne comprennent pas le choix tangent de leur candidat. La position doit être claire et sans ambiguité.
D’une part, considérer le caractère particulier des départements et territoires d’Outre-Mer (d’ailleurs explicitement reconnu dans la Constitution), c’est reconnaitre avant tout la richesse et la diversité qu’ils apportent à la République et à la France. Si les citoyens de ces bouts de France disposent d’une parfaite égalité vis-à-vis de leurs compatriotes de métropole, leurs traditions et leurs coutumes ne doivent en aucun cas être sous-estimées ou reniées. A ce titre, leur statut actuel demeure de fait intouchable. Il doit être assumé, assuré et protégé.
D’autre part, le droit local et social dont bénéficient les habitants d’Alsace-Moselle parait difficilement attaquable (NDRL : le régime de sécurité sociale), il peut-être mise en parallèle au droit coutumier existant ailleurs ; une réforme de fond se révélerait extrêmement couteuse tant pour l’Etat que pour les français concernés. En revanche, comment trouver encore une justification au régime concordataire qui reconnaît et organise les cultes religieux : catholique, luthérien, réformé et israëlite (Islam exclue), au seul motif d’un héritage passé ou d’une Histoire qui n’a plus aucune réalité à ce jour.
Dans la volonté affichée de François Hollande de réaffirmer l’ancrage laïc de notre République -volonté pleinement partagée- j’aurais souhaité qu’une distinction soit faite entre le respect des spécificités locales et tout ce qui touche, de près ou de loin, la sphère religieuse qui doit être reconnue et protégée certes, mais tenue éloignée de l’organisation publique.
Je suis partisan d’une République « une et indivisible » et non, d’une République « adaptée ». Pour y parvenir, celle-ci doit faire appliquer son principe en tout du point du territoire. Le temps est venu de tourner la page.
A la manière d’André Gide : « La bonne foi est une vertu essentiellement laïque, que remplace la foi tout court. »
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21 décembre 2011
Pourquoi les hussardes de l’UMP ?

Je n’aime pas la conformité car elle est l’ennemie de la diversité. Je n’aime pas les moutons car ils se contentent du minimum. Je n’aime pas l’ordre établi car il sous-entend que rien ne peut être réformé.
Ceci dit, je tiens néanmoins à préciser que : j’aime l’anticonformisme car il permet de se distinguer des autres ; j’aime aussi les brebis galeuses et autres chiens fous car ils sont parfois incontrôlables ; j’aime tout autant le désordre organisé car il permet souvent de faire évoluer les mentalités.
Fidèles lecteurs, vous l’aurez compris, je suis un grand fan des hommes et des femmes qui ne font jamais rien comme les autres et qui ne s’en laisse pas conter. Moi qui suis de nature si critique envers nos responsables politiques je souhaite conserver mon sens inné de la Justice.
Ce sens inné -ardemment défendu- m’oblige donc à rendre un hommage fortement appuyé à deux dames bien connues de tous, qui ne sont pas toujours très drôles, qui sont toujours trop à droite pour moi, mais qui sont des dames qui en ont sous la jupe !
Qui l’eue cru ! L’UMP aussi fourmille de quelques merveilles !
Non, je ne parle point ici de personnages estampillés « Morano » ou « Vanneste » de sinistre mémoire. Non, je veux rendre un hommage unanime aux deux flingueuses de l’UMP, aux deux hussardes de la Majorité Présidentielle, les biens nommées Dames Rama Yadé et Rachida Dati.
Ces Sarko-dégradées ont décidé, vaille que vaille, contre vents et marées, de ratiboiser toutes les allées de l’UMP ! Elles impriment leur marque, elles imposent leur style et donnent des insomnies au troupeau des éternels soumis et autres béni oui-oui.
Je n’ai qu’un mot : MERCI !
A la manière d’Hillary Clinton : « Première dame dans un pays, ce n'est pas un emploi, c'est un rôle. »
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17 octobre 2011
Pourquoi l’espoir de la gauche ?

Les primaires citoyennes sont terminées. A l’issue d’un deuxième tour où Martine Aubry et François Hollande étaient concurrents, c’est finalement le Député-Maire de Tulle qui l’a emporté à une forte majorité.
Avec cette victoire, François Hollande devient donc l’adversaire officiel de Nicolas Sarkozy lors de la prochaine élection présidentielle. L’avenir et l’espoir de la France est à gauche !
Vendredi, j’ai affiché ma préférence pour Martine Aubry en évoquant l’évidence de sa candidature. Dans le même temps, j’ai précisé que ce choix était bien plus orienté sur une question de posture des deux candidats que sur les propositions qu’ils affichaient.
Comme souvent, encore une fois, je n’ai pas misé sur le bon cheval ! Majorité fait foi, et les votants de dimanche ont exprimé un choix clair qui ne souffre aucune contestation.
C’est donc sans regrets ni amertume que je place en François Hollande, tous mes espoirs et mes rêves de victoire à gauche en 2012. A mon sens depuis 2007, l’édifice républicain a été particulièrement ébranlé et la maison France particulièrement endommagée.
Aussi pour réparer tout cela, dès le 22 avril 2012 je vote François Hollande !
A l’image de Jacques Deval : « Une moitié de la victoire est dans le choix du champ de bataille, l'autre moitié dans le choix du moment ».
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