17 mai 2012

Pourquoi l'Homophobie en France en 2012 ?

17 MAI 2012

JOURNEE MONDIALE

DE LUTTE CONTRE L’HOMOPHOBIE

 

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Une homophobie et une transphobie ancrées dans les rapports sociaux

A l'occasion de la Journée Internationale contre l'homophobie et la transphobie et pour la seizième année consécutive, SOS homophobie publie son Rapport sur l'homophobie. Basé sur les centaines de témoignages que l'association reçoit chaque année sur sa ligne d'écoute, son site internet ou lors d’événements, il constitue aujourd'hui la seule publication permettant de suivre, année après année, l'évolution de l'homophobie et de la transphobie sur le territoire français. Ce travail permet également de suivre, année après année l’évolution des discriminations, violences et préjugés à l’encontre des lesbiennes. Ainsi, l’édition 2012 atteste d’un triste record : plus de 1500 témoignages nous sont parvenus au cours de l’année 2011.

Si Internet reste le premier bastion de l’homophobie et de la transphobie, le second est peut-être, finalement, encore plus impressionnant : plus de 38% de personnes nous ayant contacté sont victimes dans leur vie quotidienne, que ce soit dans leur famille, dans leur entourage, dans leur voisinage ou encore au travail. Cette homophobie et cette transphobie du quotidien que certain-e-s seraient presque tenté-e-s de qualifier « d’ordinaires » sont pourtant les plus difficiles à vivre. Les victimes connaissent leurs agresseur-se-s, les côtoient chaque jour, et c’est parfois inlassablement que ces actes homophobes et transphobes se répètent tous les jours. Les répercussions de cette homophobie et de cette transphobie du quotidien sont préoccupantes en ce qu’elles sont les premières à engendrer un mal de vivre profond chez les victimes.

Les agressions physiques augmentent encore et toujours : les témoignages sont en hausse de 22% et il faut remonter à 2005 pour en relever autant. Si 47% des agressions physiques globales sont commises dans des lieux publics, il faut noter l’exceptionnelle sur-représentativité des lesbiennes dans cette triste catégorie. En effet, 70% des agressions physiques lesbophobes se sont produites dans les lieux publics. Les lesbiennes paient ainsi bien lourdement le prix de leur visibilité dans l’espace public.

Par ailleurs, 28% des personnes transexuelles qui nous contactent font état d’agressions physiques commises à leur encontre, agressions qui revêtent bien souvent une violence extraordinaire. Face à ce constat et ce déchainement de violences, il apparait plus qu’urgent d’inclure l’identité de genre parmi les critères légaux de discrimination et d’aggravation des peines. Cette absence apparait, sans nul doute, comme une violence supplémentaire.

Quelques jours après l’élection d’un nouveau Président de la République qui s’est engagé à réaliser l’égalité des droits, le seizième Rapport Annuel sur l’homophobie rappelle que la lutte contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie nécessite plus qu’une nouvelle législation : il est indispensable de mener des actions de prévention, d’information, de sensibilisation à destination du grand public dans son intégralité (élèves, étudiant-e-s, enseignant-e-s, professionnel-le-s du secteur privé, du secteur public, etc). Il est en effet urgent que le quotidien de ces trop nombreuses victimes puisse enfin s’améliorer et gagner en sérénité, afin qu’elles puissent vivre librement leur orientation sexuelle et leur identité de genre comme n’importe quel-le citoyen-ne.

Téléchargez gratuitement le rapport annuel sur l’homophobie 2012 en cliquant ici.

Visitez le site de SOS homophobie

Visitez le site international de lutte contre l’homophobie

02 mars 2012

Pourquoi nous n’irons plus au Club Med Gym ?

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Et c’est un adhérent d’Amazonia qui vous dit ça ! Oui mes chers lecteurs, j’entends ici rendre ma justice avec un brin d’ironie, en englobant dans ce nous bien volontaire, tous ces hautains de parisiens qui n’ont eu de cesse de rabattre les chastes oreilles de celles et ceux qui refusent de faire comme les autres !

NOUS n’irons plus au Club Med Gym, car à entendre et à lire ici ou , nombre de corps sains renient désormais l’esprit club annoncé mais visiblement usurpé !

A dire vrai, ça fait plaisir ! Ma vengeance toute amicale n’ira toutefois pas jusqu’à relater toutes les anecdotes que j’ai pu entendre sur cette enseigne. Le souvenir douloureux de certains à l’évocation des douches collectives ou autres cours collectifs, suffit amplement à mon bonheur !

Les accros de la fonte et du Body Pump ont du plomb dans l’aile ! Ils errent comme des âmes en peine à la recherche d’une salle de sport où ils pourront prendre une douche sans la vision exhibée de la misère humaine. Ils désespèrent de trouver le cours collectif idéal, loin de ces vilains profs qu’ils abhorrent de toute leur tripaille.     

Aller au Club Med Gym, c’est faire partie d’un club ; d’une élite qui non contente de partager sa sueur sur les appareils les soirs ou les week-ends, forme des conclaves qui excluent de fait tout élément extérieur. S’inscrire ailleurs qu’au Club Med Gym passait jusqu’ici comme une cruelle hérésie ! La véritable hérésie n’est-elle pas de payer cher pour être stressé ou vexé par un personnel souvent mal élevé ?

Les temps changent et, foi de sportif, le Club Med Gym n’est plus très gay ! Hier, lieu de villégiature reconnu de toutes les merveilles qui régalaient les initiés de leurs muscles finement travaillés, le Club s’est aujourd’hui transformé en atelier de réparation pour vieilles tôles froissées !

Le royaume du débardeur pour dindasse assumée ou de la bombasse hyper musclée est dépassé, car la vie rêvée des anges s’est effritée ! Le harem des Gym-Queen et des amateurs des poutres de Bamako, s’est ravisé. Le lieu de détente tant estimé est sévèrement pilonné. GO détestables, profs staliniens ou cadenas payants forment un cocktail écœurant.    

C’est l’œil hagard et les muscles au désespoir que l’encarté souffre à l’idée de retourner avec entrain dans un temple qui tombe en ruine. Il zappe, il rate, il trouve le bon prétexte pour filer sans s’arrêter devant la porte de son club jadis préféré.

C’est dit, c’est fait, NOUS n’irons plus au Club Med Gym !

Et dire que j’ai failli me laisser amadouer par quelques amis trop zélés. Moi le petit, le sans grade, je n’ai rien à regretter. Amazonia, terre sainte des insoumis et des complexés, m’offre l’essentiel : un équipement moderne, pas de prestation superflue, pas de prof imbuvable, des douches individuelles propres et une vraie mixité sociale. De quoi faire du sport en alliant la simplicité à la tranquillité.

A la manière d’Henri Bergson : « La seule cure contre la vanité, c’est le rire, et la seule faute qui soit risible, c’est la vanité » !

29 février 2012

Pourquoi les règles du parisien intégré ?

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Etre parisien ne s’improvise pas. Etre reconnu comme tel impose de respecter certaines règles, non écrites, mais édictées par le petit Cénacle des « pièces rapportées de province ». Ces règles, souvent amusantes ou stupides (au choix), répondent à certains critères précis.

Parisien en rodage, sur les conseils précieux de mes amis, je tiens ici à en relever quelques unes qui ne manquent pas de sel. A défaut d’être un mémo utile, il permettra d’alimenter de futures conversations. En période de crise et d’incertitude, il convient d’égayer quelque peu les esprits…

Première règle stupide : une distinction existe entre « parisien » et « francilien ». On ne se mélange pas ! Le parisien prendra toujours soin de vérifier la validité de son passeport, de la mise à jour de ses vaccins et de louer une voiture lorsque, ce dernier se décide –de manière tout à fait exceptionnelle- à sortir des limites fixées par le périphérique. Allez en banlieue, c’est comme aller à la campagne !

Deuxième règle amusante : prenant acte de cette distinction, le parisien sait qu’il est de bon ton de préférer la carte Navigo Intégrale de la RATP plutôt que la carte Navigo simple qui oblige à passer au guichet tous les débuts du mois. En conséquence de quoi, vous pouvez en déduire que les queues interminables devant les guichets regorgent de franciliens ! CQFD…

Troisième règle amusante : le parisien du centre fait ses courses non alimentaires au BHV. Pour les novices, c’est bien connu, on trouve tout au BHV ! Le parisien de la rive gauche ira lui au Bon Marché. Question de priorité. Les deux entités, qui se mélangent rarement, se croiseront occasionnellement au Printemps ou aux Galeries Lafayette.

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Quatrième règle amusante : le parisien aime le beau et le cher. Pour ses courses alimentaires il n’entend pas être surpris dans un supermarché quelconque. Monoprix et autre Daily Monop se taillaient jusqu’ici la part du lion. La crise touchant tous les ménages, le parisien ne trouve désormais son bonheur que dans les Carrefour Market !

Cinquième règle stupide : le parisien boit du café. Moderne, il n’a pas su résister au charme de George Clooney. Sa cafetière est donc logiquement une Nespresso et il se presse dans les boutiques de la marque pour acheter les capsules plus chères qu’ailleurs. Le parisien boit aussi du thé. Il sait qu’il devra se fournir en premier lieu chez Mariage Frères ou au Palais des Thés en dernier ressort !

Sixième règle amusante : le parisien vote toujours dans le sens contraire de l’Ile-de-France ou de la banlieue. Quant la France vote à droite…Paris vote à gauche ! Quant la France adoube François Hollande, Paris console les larmes de Martine Aubry ! Attendons mai prochain…

Septième règle stupide : le parisien dispose d’une kyrielle d’enseignes lui permettant d’entretenir son corps et de muscler sa carcasse couleur Doliprane. Toutefois, il n’est pas concevable de choisir une autre option que celle proposée par le Club Med Gym. C’est bien connu : « y’a des salles partout dans Paris ».

Huitième règle amusante : le parisien est multilingue. Sa vie se joue en Version Originale only. A ce titre, il n’est pas concevable ou acceptable de poser son séant dans une salle de cinéma qui diffuse un film en VF. Le parisien aime entendre la vraie voix des acteurs. Il adore l’anglais et le pratique à loisir. Si Intouchables avait été doublé en anglais et sous-titré en français, les salles obscures parisiennes lui aurait permis de battre Bienvenue chez les Ch’tis !

Vous l’aurez compris, cette liste n’est pas exhaustive. Ma formation parisienne est encore balbutiante. Par contre, et je resterai ferme sur ce point, il est hors de question de céder aux sirènes du Club Med Gym ! Amis lecteurs, soyez patients, je vous explique pourquoi très bientôt… Et dire que j’ai manqué cela pendant dix ans…

A la manière d’Alexandre Dumas : « Dieu a inventé le parisien pour que les étrangers ne puissent rien comprendre aux Français. »

15 février 2012

Pourquoi le funeste Vanneste révèle la tromperie de l’UMP ?

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A quelques semaines des élections législatives de juin 2012 où il se portera candidat à sa propre réélection, le député de Tourcoing Christian Vanneste récidive dans ses propos ouvertement homophobes.

En 2005 il avait affirmé que l’homosexualité était « moralement inférieure à l’hétérosexualité » et qu’elle constituait un « danger pour la survie de l’Humanité », lui valant d’être amicalement houspillé par Nicolas Sarkozy, alors simple patron de la très jeune UMP.

Aux élections législatives de 2007, Christian Vanneste n’avait pas reçu l’investiture de l’UMP. Le parti majoritaire n’avait pas présenté de candidat face à lui et l’avait réintégré au sein du Groupe UMP une fois les élections passées.

En 2010, ce même Christian Vanneste avait signé un post sur son blog liant homosexualité et pédophilie dans les termes suivants : « l'opposition outrancière entre pédophilie et homosexualité n'est pas fondée en raison des tendances éphébophiles assez fréquentes dans l'histoire qui ignorent la frontière juridique de l'âge » et « l'éphébophilie, ce que l'on appelait naguère la pédérastie, c'est-à-dire l'attirance des hommes pour les adolescents pubères mais ambigus de traits, ne commence ni ne s'arrête à 15 ans ». L’UMP a brillé par son silence complice.

La récidive du jour porte sur ses propos tenus lors d’une interview accordée au site Liberté Politique, dans lesquels il évoque « la légende de la déportation des homosexuels » en précisant « qu’il n’y a pas eu déportation homosexuelle en France ».

Ces propos ont naturellement créé un tollé général dans la classe politique française, Front National compris. Les intègres dirigeants de l’UMP n’ont pas tardé à réagir puisque Jean-François Copé a immédiatement retiré son investiture à Christian Vanneste et, envisage de faire prononcer son exclusion par le bureau politique de son parti.

Cette prompte réactivité de l’UMP ne trompera cette fois-ci personne ! Si l’UMP avait voulu écarter sa brebis galeuse, elle l’aurait fait bien avant et sans aucune ambigüité. Une fois les législatives passées, s’il est réélu elle le réintègrera, lui donnant la possibilité de récidiver une nouvelle fois dans sa croisade anti-homosexualité.

Je ne suis ni surpris, ni blessé par cette nouvelle sortie médiatique. Christian Vanneste est le pur produit de ce que la démocratie peut produire de plus mauvais. Nier ne serait-ce qu’une seule déportation, c’est les nier toutes ! C’est nier un crime. Un crime commis contre l’Humanité toute entière.

A LA MEMOIRE DE TOUTES LES VICTIMES DU NAZISME

A la manière d’Abraham Lincoln : « Aucun homme n’a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge ».

13 février 2012

Pourquoi les militants de GayLib ne sont pas « folles » ?

 

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Pour tout militant d'un parti politique, outre le simple fait de réussir à se faire entendre des vieux de la vieille qui ont acheté leur strapontin de longue date, il s'agit de déterminer avec précision les limites de son engagement au sein du parti auquel vous avez adhéré.

Selon vos propres centres d'intérêt (sujets locaux, sociaux ou nationaux), l'engagement sous une bannière politique implique que vous en épousiez l'organisation et les valeurs qui y sont défendues. Si vous êtes toujours assuré d'une liberté de pensée et de parole en surface, sachez bien que les positions extrêmes ou jugées trop divergentes par les gardiens de l'orthodoxie du parti, sont rarement les bienvenues et l'on vous fera rapidement comprendre au mieux, qu'il vous faut être un brin conciliant, et au pire, que vous devriez songer à changer de parti !

J'ai moi-même vécu cette amère expérience à Puteaux au sein de la section du Parti Socialiste. Le souvenir de certaines réunions de section particulièrement musclées est encore bien présent. Assumer pleinement ses positions socialistes-libérales n'est jamais aisé au royaume de la Rose et, les exposer avec une assurance parfois déconcertante, peut rapidement virer à un mauvais remake de « petits meurtres entre amis » !

C'est sans doute le même sentiment qui anime aujourd'hui les militants de GayLib engagés au sein de l'UMP au moment où le président-candidat Nicolas Sarkozy expose les grandes lignes de son futur programme dans le Figaro Magazine.

Les passages sur le mariage homosexuel et l'adoption par des couples de même sexe, ne laissent aucune place au doute :

Êtes-vous favorable au mariage homosexuel?

Je n'y suis pas favorable.(...) En ces temps troublés où notre société a besoin de repères, je ne crois pas qu'il faille brouiller l'image de cette institution sociale essentielle qu'est le mariage.

Et l'adoption par des couples de même sexe?

C'est une des raisons pour lesquelles je ne suis pas favorable au mariage homosexuel. Il ouvrirait la porte à l'adoption.(...)

Si les associations homosexuelles n'ont pas été surprises par les annonces du Chef de l’État, elles semblent avoir douché les espoirs des plus farouches soutiens de l'association gay associée à l'UMP. A un point tel que son propre président Emmanuel Blanc a annoncé le retrait du soutien de GayLib au candidat Nicolas Sarkozy !

Si le cas du député Christian Vanneste se révélait être la plus grosse pomme de discorde entre les gays UMP et leur parti, le retour à l'ordre moral et les positions ultra-conservatrices annoncées par leur ancien champion, ont sonné le glas de leur patience. Après un voyage de noces d'une dizaine d'années, le divorce entre GayLib et Nicolas Sarkozy est officiellement prononcé !

Faut-il s'en réjouir ou penser comme certains hurluberlus que l'homophobie est de droite et l'égalité est de gauche ? Certainement pas. Nicolas Sarkozy n'est pas plus homophobe que d'autres. Il est sans doute homo-indifférent. Ni plus, ni moins. Le président-candidat est convaincu en revanche que pour placer un indicateur clairement de droite, son opposition affichée au mariage homosexuel est de bon aloi. Il ne lui reste plus que cela...

Par ailleurs, si le sabordage du cercle GayLib semble se rapprocher à grands pas, quel sera le ressenti de ses militants qui y ont défendu leur point de vue noyé au milieu d'un ensemble de convictions profondément conservatrices ? Serons t-ils déçus ou désespérés au point de porter leur choix sur un autre candidat plus ouvert sur ces questions ?

Non, je n'en crois rien, car lorsque l'on décide de militer dans un parti politique, aussi proche soit-il de ses propres valeurs ou convictions, on accepte de fait d'y partager ses propres idées et d'y rencontrer parfois une forme d'hostilité. On comprend aisément que ses propres intérêts personnels ne peuvent en aucun cas prendre le pas sur l'intérêt général. Ses attentes personnelles, aussi légitimes soit-elles et lorsqu'elles sont minoritaires, trouvent toujours le moyen d'émerger lorsqu'elles rencontrent un intérêt pour la majorité.

J'ai un profond respect pour toutes celles et tous ceux qui expriment leurs convictions et qui les défendent avec force. Les militants de GayLib ne font pas exception à cette règle. A ce titre, je les invite à poursuivre leur engagement et à déterminer, le moment venu, les limites ce celui-ci.

A la manière d'Alice Parizeau : « Il faut critiquer, il faut constamment tout remettre en cause. Cela permet de rester jeune et de progresser ».

28 novembre 2011

Pourquoi la loi des pectoraux ?

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Ce n’est un secret pour personne : la vie est une jungle. Rions un peu après la tempête et le récit de sinistres épisodes de notre vie collective ; voici donc revenu le temps de l’existentialité et des sujets plus légers. Comme vous le savez tous, entre gens bien élevés lors des dîners en ville, il n’est nulle question d’évoquer les attributs propres aux dames qui font souvent couler chez ces messieurs un filet de bave.

Que nenni ! Vous vous doutez bien que, surtout chez nos amis les gays, les attributs féminins –aussi beaux et généreux soit-ils – n’attirent guère la convoitise et ne monopolisent pas les conversations. Non, entre « mecs », lors d’un renommé café littéraire autour d’un verre, les regards s’étirent et se détachent pour se porter en une fraction de seconde sur le bel inconnu, viril et robuste, qui vient affirmer devant ses pairs l’autorité de sa supériorité plastique. Teint halé, dents blanches et corps sculpté, le col V trouve ici sa parfaite utilité en révélant aux regards extérieurs, deux superbes pectoraux ouvertement prononcés et parfaitement galbés !

A cet instant, les esprits coquins (ou chagrins), encore tout remués et bercés par une rhétorique commune, lancent d’une voix unanime une tirade teintée d’un bon fond de jalousie : « Mais que dois-je faire pour avoir les même ! ». Ceux qui en ont tourneront la tête en roulant des yeux tout en lançant un « pffff » de mépris ; ceux qui pensent en avoir se les toucheront pour se rassurer et lancerons à qui veux bien les entendre « m’en fous j’sais ce que je vaux ! » ; enfin, les plus démunis, les sans logis du torse ou les « j’aimerais bien qui poussent un jour ! », baissent la tête honteusement en serrant la mâchoire et en omettant d’ajouter une injure malgré l’affront qu’ils viennent de recevoir.

Voici mesdames et messieurs, la triste vie de l’homme, qui fait que, dans la société dans laquelle nous vivons, règne un châtiment suprême où le mâle qui a depuis longtemps perdu son âme, sait que pour être vu ou aperçu, il doit répondre au critère impérial de la loi des pectoraux !

« Que l’homme à son buste n’a point d’épaules et de pectoraux, sa vie ne sera que lourd fardeau ».

Pour celles et ceux qui demandent à être convaincus, j’en prends pour preuve et j’ajoute que pour celui qui s’égare dans sa penderie, n’aura de vertu à suspendre ses atours que sur des cintres galbés et de qualité ! Oui oui, vous savez, le cintre noir, bien épais avec des bords élargis sur les épaules ! Hors de question d’enfiler sa belle chemise ou son joli veston sur le vilain cintre gris, fin et très effilé, qui vous donnera l’aspect (peu envié) que vous souhaitez gommer du gringalet !

Je concède ici, connaître dans mon entourage, toutes les formes de pectoraux dont je vous aie fait le récit plus haut. Je connais le cintre gris amer, le je m’en foutiste fataliste, le Pinocchio égérie de l’Oréal qui sait ce qu’il vaut, la bombasse formée mais modeste et le bel inconnu qui énerve tout le monde ! Tous, je les connais tous !

Pour ma part, si l’ensemble n’est pas forcément comme je l’aurais souhaité, la nature –guidée par l’addition de ce qu’on pu fait ma mère, la sage-femme et le hasard- ne m’a point donné deux mamelles dures et généreuses. Dans sa funeste bonté, elle a toutefois bien voulue m’en accorder la forme. Ainsi, malgré mes complexes et mes envies, j’ai choisi de répondre avec mes propres armes à la dure loi des pectoraux !

Lors d’un récent passage chez Uniqlo, une fois enjambé les sacs des dames s’étant donné rendez-vous à l’étage des Hommes, j’ai trouvé les quelques atours qui me permettront d’envoyer à mes semblables le message codé du : « t’as vu j’en ai ! ». Même si cela est très exagéré, une fois pris dans les mailles de mon filet, ils seront bien contraints d’avouer qu’ils se sont fait lourdement berné !

Pour parvenir à mes fins, j’ai opté pour l’efficacité ! Qui a des pectoraux (ou seulement la forme) les montrera ! Pour cela, les tailles S et XS sont les seules autorisées. (Ndrl : XS oui, mais faut être sur de tout faire glisser à l’intérieur).

Mesdames, Messieurs, la représentation est terminée ! La seule utilité du spectacle que je viens de donner est de vous prouver une certaine nécessité. Celle de n’avoir point besoin d’être bien né pour rire de tout en société et pour faire de sa vie une Ode à la gaieté !

A la manière de David Ben Gourion : « Vous devez toujours savoir distinguer l’essentiel de la futilité ».  

10 août 2011

Pourquoi avoir la foi ?

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Paris, un samedi soir sur la terre, quatre gays en goguette viennent à échanger sur le sens de la vie et la place accordée à la religion.

Ces gays là sont plutôt du genre républicains. La Laïcité reste sacrée et la religion doit rester dans la sphère privée. L’un y est farouchement opposé, le second interrogateur, le troisième très évasif quant le dernier développe un ton suspicieux. Alors à la question : « C’est quoi avoir la foi ? »… les réponses se croisent et ne se ressemblent pas…

Première possibilité : Avoir la foi c’est accepter que quelques hommes et quelques vieux écrits puissent dicter les faits, les gestes et les pensées de plusieurs milliards d’individus…

Deuxième possibilité : La foi c’est quelque chose que l’on a en soi et que personne ne peut expliquer.

Troisième possibilité : Personne n’est obligé de croire…sans pour autant avoir la possibilité de se retrouver dans un groupe le reconnaissant contre non-croyant...

L’un des gays s’étouffe quant un second s’écrit : « C’est des conneries tout ça, y’a personne là-haut ! Vous avez vu une échelle pour y monter vous ? »krishna_foi.JPG

Toujours très disert, il poursuit par : « Dieu, s’il existe pour les gays, c’est un mix de Krishna entre Mylène Farmer, Rihanna et Madonna ! ». Blasphème honteux, simple boutade ou raccourci rapide d’un esprit embué…rions un peu

Il fini par conclure : « Moi, je n’ai pas la foi, car c’est tout simplement contraire à toutes les lois de la physique ! ».

Mais à la fin, après toutes les hypothèses évoquées….personne ne sait toujours pas ce que c’est que d’avoir la foi ! Ce samedi soir sur la terre, une fois de plus…la foi est restée un grand mystère…!

La vraie liberté c’est peut-être ça finalement : celle d’avoir le droit d’avoir, ou de ne pas avoir la foi !

A la manière d’Arthur Koestler : « Il est facile de croire, facile de ne pas croire. Ce qui est dur c'est de ne pas croire à son incroyance ».

04 août 2011

Pourquoi le Chevalier des Triangles Roses a rendu les armes ?

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Le 29 avril dernier, Rudolf Brazda, était fait Chevalier de la Légion d’Honneur. A 97 ans, il était le dernier survivant des hommes ayant été déportés au camp de concentration de Buchenwald pour le seul délit d’avoir été homosexuel.

Décoré dans ma ville de Puteaux, Rudolf Brazda avait pris le temps d’échanger avec quelques élèves du Collège Maréchal-Leclerc sur sa vie, sur sa famille et sur tous ses camarades qui ne sont jamais revenus du camp. Il avait accepté d’être élevé à cette dignité en souvenir de tous ceux qui avaient connus les mêmes souffrances que lui.

Rudolf Brazda, celui que j’avais surnommé le « Chevalier des Triangles Roses », s’est éteint paisiblement dans son sommeil à l’aube du 3 août.

Il ne reste qu’à vos pairs homosexuels de méditer votre exemple et de ne jamais oublier. Cher Rudolf, reposez en paix…

A la manière de Vercors : « L'humanité n'est pas un état à subir. C'est une dignité à conquérir ».

17 mai 2011

Pourquoi être heureux comme des poissons dans l'eau ?

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HOMOPHOBIE.ORG

11 mars 2011

Pourquoi la QPC du mariage gay est noyée entre égalité et légalité ?

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Fin janvier 2011, le Conseil Constitutionnel a opposé une fin de non recevoir aux associations homosexuelles qui l’ont saisi d’une QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) sur la possibilité d’ouverture du mariage aux personnes de même sexe.

Pour renvoyer la balle dans le camp du législateur et, estimer la parfaite constitutionnalité des articles 75 et 144 du Code Civil, le Conseil Constitutionnel s’est appuyé sur l’article 34 de la Constitution pour arrêter sa position. Cet article précise que les textes régissant les régimes matrimoniaux et assurant les droits civiques et les droits fondamentaux de chacun sont fixés par la Loi.

La réponse du Conseil Constitutionnel n’est donc pas surprenante. Les titres parus dans la presse sous « le Conseil Constitutionnel s’oppose au mariage gay » étaient au mieux, une simple erreur d’interprétation et au pire, une minable imposture intellectuelle. Les Sages de la rue Montpensier ont bien tranché en plaçant sénateurs et députés devant leurs propres responsabilités.

Sur l’ouverture du mariage aux personnes du même sexe, et comme le souligne les associations LGBT, la France est à la remorque de tous ses partenaires européens. Sous couvert de bonnes intentions ou par souci de conservation de la cellule familiale, les homosexuels doivent s’en tenir au PACS qui prend des allures de « bonté accordée ».

Si le représentant du Gouvernement justifie le statuquo actuel en estimant que le PACS suffit à la reconnaissance sociale des couples homosexuels, il n’évoque à aucun moment l’égalité de ces mêmes citoyens devant la loi.

Le mariage gay sera pour 2012, à condition que les français envoient une majorité de gauche à l’assemblée Nationale. Soyons sérieux, je doute que cette question soit portée en tête de liste de leurs préoccupations du moment.

Quant à la QPC, présentée à la base comme une opportunité offerte à tous les citoyens, elle pourrait rapidement se révéler problématique pour des Sages habitués à statuer dans le calme et la sérénité.

A la manière de Victor Hugo : «  Ce que Paris conseille, l'Europe le médite ; ce que Paris commence, l'Europe le continue ».