13 septembre 2010
Pourquoi la France s’est mise à l’index ?

L’offensive estivale du Gouvernement initiée suite au discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Grenoble le 30 juillet 2010 a été décrite comme un virage sécuritaire par les médias. En guise de virage nous avons hérité d’une surenchère de propos aussi détestables qu’insupportables.
Notre République était-elle au point de vaciller pour que nous retrouvions le concept d’une France où la sécurité nationale est transformée au rang de religion d’Etat ?
Je ne voudrais pas que la chasse aux Roms, confirmée ce matin par la circulaire de Brice Hortefeux aux Préfets, se transforme demain en chasse à l’envie. Demain, quel type de population sera-t-elle concernée ?
Le Gouvernement insiste sur le fait que ces expulsions sont conformes aux diverses réglementations et aux traités dont la France est signataire. Pourtant, c’est un fait nouveau, Nicolas Sarkozy a instauré l’idée qu’il était désormais possible d’entraver la liberté de circulation de citoyens même pour des ressortissants de l’Union Européenne.
Cette politique fait rougir de plaisir nos Ultras qui ne tarissent pas d’éloges sur ce retour d’être bien en France entre français… Il trouve cela tellement naturel qu’il pousse le Chef de l’Etat à quelques ajustements complémentaires de manière à faire place nette en tout point du territoire. Les minorités visibles ne manquent pas.
Le Parlement Européen et les Nations Unies ne manquent pas, quant à eux, de placer la France à l’index de la communauté internationale et de présenter notre pays comme raciste et xénophobe.
Au même moment, on nous affirme que la délinquance recule alors que les rues parisiennes –sombres et éclairées- connaissent une recrudescence de la grivèlerie organisée et que le risque d’attentat terroriste est au moins aussi élevé qu’en 1995. Dormez tranquille braves gens, les Roms eux rentrent chez eux….
En 2007, Nicolas Sarkozy avait promis aux français de nettoyer la banlieue au Karcher. Sauf erreur de ma part, c’est toute la France qui est finalement concernée.
A la manière d’Ahmadou Kourouma : « Prévenir la trahison, débusquer le faux ami, le jaloux parent, le traître avant qu'il inocule son venin est une opération aussi complexe que de nettoyer l'anus d'une hyène ».
12:01 Publié dans Elever la République ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : politique, sarkozy, ump, ps, roms, racisme, onu, europe, grenoble |
|
Facebook
21 juillet 2010
Pourquoi l’insécurité à Grenoble n’est pas un fait nouveau ?

Les français sont pris pour des imbéciles. Ils sont condamnés à la politique du moment, à la politique de l’émotion.
La mort d’un des deux braqueurs du casino d’Uriage, et les incidents qui s’en sont suivis, ont contraint medias et Gouvernement à nous dévoiler toute la vérité, rien que la vérité, la seule vérité.
L’insécurité (mêlant précarité et insalubrité) des quartiers voisins de Villeneuve et de Teisseire à Grenoble, n’a pas démarré avec ce fait-divers.
De 1995 à 1999, j’ai vécu à Grenoble. De 1995 à 1997, j’étais interne au Lycée Professionnel André-Argouges de Grenoble, situé en plein cœur des quartiers de Teisseire et de Villeneuve.
Mon cousin a passé son service national dans le bureau de Police de la Galerie de l’Arlequin dans le quartier de Villeneuve, le même qui s’étale aujourd’hui sur les images à la télévision.
Cette zone de Grenoble était déjà considérée comme malfamée et dangereuse. Les grenoblois biens informés ont toujours évité d’y rôder la nuit. Délinquance, voitures brûlées et trafics en tout genre y avaient déjà droit de cité.
Entendre dire que de tels débordements ne sont jamais intervenus dans cette partie de la ville est un mensonge. Une infamie.
L’ordre républicain n’y est pas respecté depuis plusieurs décennies. Les habitants de ces quartiers sont des orphelins de la République. Ils ont été abandonnés à leur triste sort.
Le Président de la République Nicolas Sarkozy entend ramener l'Etat de droit et la sécurité aux habitants. Il n'a pourtant rien fait de plus lorsqu'il était Ministre de l'Intérieur.
Ces incidents, presque des scènes de guerre, sont représentatifs d’une société délaissée. Une nouvelle forme de République assassinée.
A la manière de Mark Twain : « Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques ».
16:49 Publié dans Elever la République ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : politique, délinquance, sécurité, sarkozy, grenoble, uriage, teisseire, villeneuve |
|
Facebook






