26 février 2010
Atelier des Idées : Cité de l’immigration, visitez l’exposition « Générations »
Une exposition pionnière à la Cité de l'immigration, à Paris, revient sur un siècle d'histoire culturelle de l'immigration maghrébine en France. Une forme de réponse, très concrète, au débat sur l'identité nationale.
Générations, un siècle d'histoire culturelle des Maghrébins en France (jusqu'au 18 avril 2010). Cité nationale de l'histoire de l'immigration, Palais de la Porte Dorée (métro Porte-Dorée, Paris), du mardi au vendredi, de 10h à 17h30. Le samedi et le dimanche de 10h à 19h.
SITE INTERNET DE L'EXPOSITION GENERATIONS
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20 septembre 2007
Pourquoi la France renoue avec son plus sinistre passé ?
PARIS (Reuters) - Les députés ont adopté le projet de loi sur la "maîtrise de l'immigration" qui contient un amendement prévoyant à titre expérimental le recours à des tests ADN pour les candidats au regroupement familial.
Le vote sur ce texte présenté par Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale, a été obtenu dans la nuit à main levée.
Les groupes UMP et Nouveau centre (NC) ont voté pour ce texte que le Sénat examinera à partir du 2 octobre. Les groupes socialiste, républicain et citoyen (SRC) et de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) ont voté contre.
Les débats ont été marqués par le tollé suscité par l'amendement du rapporteur Thierry Mariani (UMP).
Il prévoit qu'en cas de doute les agents diplomatiques pourront proposer au demandeur d'un visa de plus de trois mois de réaliser à ses frais un test ADN.
Cet amendement était vivement critiqué par l'opposition, de nombreuses associations, par le groupe Nouveau centre ainsi que par plusieurs élus UMP. Trois membres "d'ouverture" du gouvernement, Bernard Kouchner (Affaires étrangères), Fadela Amara (Secrétaire d'Etat à la Ville ) et Martin Hirsch (Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté) ont également exprimé leurs doutes sur cette mesure.
Après un long débat parfois tendu, l'amendement sur les tests ADN a été adopté par 91 voix contre 45 après avoir été modifié par quatre sous-amendements du gouvernement dont l'un assortit la mesure d'une période expérimentale de deux ans.
"C'est un texte pragmatique et juste", a commenté Eric Ciotti (UMP). "Il nous dote d'outils pour lutter contre l'immigration clandestine", a-t-il dit.
A l'inverse, la socialiste George Pau-Langevin a jugé ce texte "gravement entaché constitutionnellement".
"C'est une mauvaise action. Nous le déférerons au Conseil constitutionnel", a-t-elle dit.
"Avec ce texte vous allez imposer un modèle basé sur l'exclusion", a renchéri le communiste Patrick Braouezec.
STATISTIQUES ETHNIQUES
Le texte, qui vise à compléter les lois de 2003 et 2006 sur l'immigration, prévoit que toute personne de plus de 16 ans désireuse de venir en France au titre du regroupement familial devra se soumettre à "une évaluation de son degré de connaissance de la langue et des valeurs de la République ".
Le projet de loi, qui reprend des engagements pris par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne électorale, envisage la modification des conditions de ressources en les indexant à la dimension de la famille. Il prévoit la création d'un contrat familial pour les parents d'enfants bénéficiant d'un regroupement familial.
Il prévoit également le passage de l'Office français des réfugiés et apatrides (OFPRA) sous la tutelle du ministère de l'Immigration et non plus de celui des Affaires étrangères.
Enfin, il prévoit qu'un salarié étranger pourra obtenir la carte "salarié en mission" sans que l'administration puisse lui opposer la situation de l'emploi pour juger de l'opportunité de sa venue en France.
Outre l'amendement ADN, les députés ont entériné en séance plusieurs amendements de la commission des Lois de l'Assemblée qui, pour la plupart, "durcissent" le projet de loi.
L'un d'entre eux ramène d'un mois à quinze jours le délai laissé à un étranger pour introduire un recours devant la Commission de recours des réfugiés lorsque l'OFPRA a rejeté sa demande d'asile.
Un amendement, qui s'inspire d'une recommandation de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), propose de légaliser la collecte de données de nature ethnique pour des études statistiques.
Le gouvernement ayant déclaré l'urgence, dès son adoption par le Sénat une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée afin de mettre au point un texte commun aux deux assemblées qui sera ensuite soumis aux députés et sénateurs pour son adoption définitive.
A LIRE SUR :
Avec cette loi, le Président de la République Nicolas Sarkozy fait renouer la France avec ses plus mauvais souvenirs.
Malgré que Brice Hortefeux –Ministre de l’Immigration- ne trouve rien à redire à ces dépistages d’ADN et autres « fichages » ethniques, il faut bien avouer que tout cela fleure bon la France du temps de l’occupation, ou celle-ci était tenue de fournir des informations précises sur le recensement de sa population nationale.
C’est un grave et douloureux retour en arrière auquel les français sont conviés. Ceci est d’autant est d’autant plus honteux, que cette loi vise les étrangers en situations régulière –ou qui tendent à le devenir- et ne lutte en rien contre l’immigration clandestine.
Il n’y a aucun doute, la politique menée désormais dans notre pays, est une politique bien de droite et purement conservatrice. Même les plus réactionnaires n’avaient pas oser aussi loin. Si il est essentiel de ne voir aucun sujet être évacué car jugé comme trop sensible, il n’est pas acceptable pour moi que l’on considère les étrangers comme d’éventuels criminels ou « pilleurs de richesses ».
Ajouté au mail de l’Inspection Académique du Haut-Rhin qui a demandé aux directeurs d’écoles du département de dénoncer les éventuels élèves sans-papiers de leurs établissements, nous sombrons peu à peu dans la psychose « anti-étrangers ». Le Pen a bien travaillé, la mémoire des français a flanché.
Maintenant, dans une période où la France tente de relever la tête, il est difficile pour un Gouvernement ou un Chef de l’Etat d’expliquer à son peuple qu’il est lui-même responsable de ses erreurs et de ses renoncements et que les étrangers ne sont pas porteurs de tous les maux de la société que nous avons collectivement initiée.
Sur cet état de fait, les citoyens peuvent renvoyer dos à dos, la multitude de Gouvernements fantoches qui se sont toujours refusé à poser les vraies questions et à y répondre avec clarté.
La France est connue dans le monde entier pour être le pays des droits de l’homme, au regard de notre Histoire et de notre avenir, je veux croire qu’elle le restera le plus longtemps possible.
En plus de ses références à la religion, c'est aussi pour cela que le 6 mai 2007 : je n'ai pas voté pour Nicolas Sarkozy !
Régis Sada
13:40 Publié dans Décoder la politique ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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