16 mai 2010

Liberté.....Liberté chérie !

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BIENVENUE CLOTILDE

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21 avril 2009

Pourquoi la France doit rester à la Conférence sur le Racisme de Genève ?

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Suite aux propos racistes et antisémites prononcés à la tribune par le Président Iranien Marmoud Ahmadinejad, le monde est en ébullition et le microcosme politique français s'interroge à gauche comme à droite sur la nécessaire présence de la France à cette conférence.

Chacun y va de sa petite formule en s'offusquant que la France n'ai pas adopté la position des Etats-Unis, de l'Italie ou de l'Allemagne, qui ont préféré la politique de la chaise vide.

J'avoue ne pas bien comprendre cette levée de boucliers. Les français habituellement si prompt à jouer les donneurs de leçons en matière de démocratie et de défense des Droits de l'Homme, seraient désormais prêts à « baisser leur culotte » devant les racistes, antisémites et autres révisionnistes de tout poil.

Avez-vous observé l'attitude du Président Iranien durant son discours et son regard au moment où les délégations européennes ont quitté la salle ? Ce dernier a souri avec ironie et arrogance ! Satisfait de son petit effet.

La position de la France est juste et adaptée à la situation. Il n'est pas question de laisser à quelques fanatiques le loisir de déverser leur haine. Il n'est pas non plus question de punir le peuple iranien pour les égarements de ses représentants. L'Iran n'est pas une démocratie. Son peuple est opprimé et chaque jour des exécutions primitives sont faites en place publique. Le monde laisse faire....

L'échec de la démocratie, l'échec des Droits de l'Homme et l'échec des grandes puissances à ne pas « régler » le sort de ces fondamentalistes religieux. Le constat est sévère pour la communauté internationale en Iran comme dans de nombreuses autres régions du monde.

Si la France n'était pas allée à cette Conférence, elle aurait renié cette image qu'elle porte depuis la Révolution française : celle de la patrie des Droits de l'Homme. Si notre pays n'est plus là pour exprimer sa vision, pour exprimer sa désapprobation, pour relayer les idéaux de justice et de liberté : qui le fera ?

C'est sans doute la Secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade qui est dans le vrai : « Ne laissons pas la tribune de l'ONU aux extrémistes » !

Régis Sada

CONFERENCE D'EXAMEN DE DURBAN

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Pourquoi la France a-t-elle finalement décidé de se rendre à la conférence contre le racisme organisée à Genève sous l'égide des Nations unies ?

Rama Yade : Après avoir été négocié âprement, le texte qui sert de base à la conférence présente des avancées positives. Il est équilibré et ne dépasse pas les lignes rouges fixées par la France. Il a notamment été expurgé des déclarations à connotation antisémite. N'y figure plus également le concept de diffamation des religions que nous ne souhaitons pas voir intégrer dans le corpus international. Nous respectons les croyances de chacun, mais, au pays de Voltaire, la critique des religions ne doit pas être pénalisée. Enfin, la question de la liberté d'expression a été traitée de manière convenable. Par ailleurs, cette conférence doit permettre à la France de réaffirmer sa détermination à lutter contre le racisme. Notre pays a un bilan à faire valoir dans ce domaine. Ne laissons pas la tribune de l'ONU aux extrémistes. Il faut être présent pour leur apporter une contradiction immédiate.

 

Le boycott de plusieurs nations serait-il donc contre-productif ?

Je respecte le choix de ces pays. Ils le font pour des raisons qui leur appartiennent et restent compréhensibles. Mais nous pensons que la politique de la chaise vide n'est pas la manière la plus appropriée de défendre les valeurs de la France. Face aux dérapages éventuels, il est important d'être sur place et de réaffirmer ce en quoi nous croyons. C'est-à-dire la démocratie, l'État de droit, la liberté d'expression, l'égalité hommes-femmes, la lutte contre l'impunité.

Lire la suite sur La Croix

 

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10 octobre 2007

Pourquoi il faut un moratoire universel sur la peine de mort ?

203bdfaa3137ab42dbb46a7dc37eb4c4.jpgAu nom des cinq millions de personnes qui ont signé la pétition intitulée « Moratoire 2000 » lancée par la Communauté de Sant’Egidio et Amnesty International,  nous, les signataires, renouvelons notre appel pour un moratoire sur les exécutions et l’abandon de la peine ca- pitale, car nous sommes convaincus que la peine de mort:

  • Enfreint le droit universellement reconnu à la vie ;
  • Est le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit ;
  • Présente le risque constant de commettre une erreur irréparable : l’exécution d’un innocent ;
  • Ne constitue pas un moyen supplémentaire de dissuasion contre la criminalité ;
  • Introduit la violence dans les sociétés où l’État tue au nom de la loi.

Nous saluons les progrès importants accomplis sur la voie de l’abolition de la peine capitale à l’échelle mondiale et notons que 130 nations ont supprimé la peine de mort de leur législation ou ont cessé de l’appliquer.

Nous invitons tous les gouvernements à se mobiliser en faveur d’un monde sans exécution afin de contribuer au renforcement de la dignité humaine et de participer à l’évolution progressive des droits de l’Homme.

Nous demandons aux États membres de l’Assemblée générale des Nations unies d’approuver massivement un moratoire international sur les exécutions.

Signez la pétition sur :

http://www.worldcoalition.org/petitions/?petition=3

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25 juillet 2007

Pourquoi le monde, l’Europe et la France, ferment les yeux contre les assassinats perpétrés en Iran ?

ebced3039199f0be96c05dda07f25492.jpg Il faut se réjouir de la libération si longtemps attendue des cinq infirmières bulgares et de leur camarade d’infortune d’origine palestinienne.

Au moment où ces innocents ont retrouvé leurs familles, dont ils ont été privés pendant huit longues années, les hommes épris de liberté ne peuvent que se satisfaire de ce résultat bien plus qu’humanitaire.

Même les opposants de toujours ou mauvais perdants récents, ne peuvent s’arrêter au rôle plus au moins important qu’ont pu jouer la première Dame de France : Cécilia Sarkozy, et le Secrétaire Général de l’Elysée : Claude Guéant...

Même si le Président Sarkozy en fait beaucoup (trop ?) : il faut être tout simplement heureux que ces cinq femmes et cet homme soient sortis de cet enfer. Seul le résultat final compte. Il ne faut pas oublier ces enfants et leurs familles libyennes. Bien qu’indemnisées, elles devront être aidées et accompagnées afin que le mal qui les touche ne tombe pas dans l’oubli.

Le Chef de l’Etat Nicolas Sarkozy s’est présenté comme le sauveur des infirmières, et l’homme compatissant pour les enfants et les familles libyennes. Notre Président de la République , aussi noble soit-il dans sa tâche, a oublié de préciser aussi, que la France expulse chaque jour de son territoire, des sans-papiers ou émigrés indésirables touchés par le virus du Sida. Qu’importe : ils crèveront loin de chez nous.

5d8a20f2476ebc420df49c9de4b80927.jpgPourtant, malgré ce moment d’émotion passé, ma colère ne s’épuise pas. Sur cette affaire où la Libye était opposée à l’Union Européenne et à la France (ces dernières semaines), la communauté internationale s’est félicitée de cette sortie de crise. L’Europe et la France voient leur image renforcée et la Libye réhabilitée sans avoir été punie pour ses propres crimes passés.

Dans le même temps, cette même communauté internationale, cette même Union Européenne qui retrouve un semblant de cohésion, cette même France qui s’est choisie un nouveau Chef de l’Etat. Tous ces acteurs ont utilisé à outrance le cas des infirmières bulgares pour fermer les yeux sur les assassinats perpétrés en Iran contre des hommes punis pour crime de sodomie.

7ba3739d0e44d06b30563fef60286f70.jpgPas un mot, pas un cri, pas une larme. Seules les associations de défense des droits de l’homme et les associations homosexuelles du monde entier, tentent de faire entendre leur voix qui dénonce sans relâche la véritable épuration qui touche les homosexuels iraniens.

La semaine passée, 12 jeunes hommes ont été pendus comme des animaux, au nom de l’Islam par des fanatiques ultra-religieux.

A aucun moment l’Union Européenne ou la France , ne sont intervenus pour exprimer leur désapprobation.

Ces crimes restent et resteront impunis. Ils n’intéressent personne. Il n’y a rien à échanger avec l’Iran. Les homosexuels iraniens seront épurés, nettoyés et pendus, puisqu’ils ne sont rien et ne représentent rien aux yeux de ce monde, de cette Europe, de cette France, qui préfèrent «choisir » leurs actes humanitaires.

 

4e541477250c763008f86dac14ee6091.jpgS’il ne reste qu’un homme sur terre pour crier et pour hurler sa haine de cette injustice caractérisée et organisée : je veux bien être cet homme. L’Iran n’est pas mon pays, je ne connais pas d’iranien. Pourtant, je n’oublie pas que dans ce monde, dans cette Europe et dans cette France où je suis né. Il y a 50 ans, d’autres hommes avaient payé de leur vie leur différence sexuelle.

Par devoir de mémoire : je me considère aujourd’hui comme un homosexuel iranien…

Régis Sada

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