20 mai 2010
Pourquoi J-M Bockel s’explique dans Prison Valley ?

Le Secrétaire d'Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, a répondu aux questions posées par les internautes de Prison Valley lors d'un tchat le 6 mai dernier.
Entre conditions de détention, réinsertion, droit des victimes et peines alternatives, le Secrétaire d'Etat en charge des Prisons a livré quelques éléments de réponse. Si les intentions affichées par Jean-Marie Bockel vont dans le bon sens, on regrettera une part-quasi obligatoire- de langue de bois qui ballote ce dernier entre silences prolongés et le refuge protecteur de « la sécurité avant tout ».
Quelques questions / réponses significatives :
A quand une vraie transparence des lieux d'enfermement et une journée « portes ouvertes » pour la presse des lieux de détention ? par Isabelle
J-M Bockel : La transparence progresse d'année en année. J'y suis favorable et je le démontre à chaque visite: transparence de la réalité de nos prisons y compris les plus archaïques à la presse, exemple Basse-Terre. La limite de la transparence, ce sont certains impératifs de sécurité, que chacun peut comprendre, et plus encore le respect des personnes. On peut tout voir, mais on ne peut pas tout voir tout le temps sans précaution. Le contrôleur général des prisons et ses équipes d'une part, les parlementaires d'autre part, usent largement de leur droit de visiter de manière approfondie les prisons et de le faire savoir.
Que pensez-vous du regard de l'opinion sur les prisons françaises? est-il juste ou erroné? n'existe-t-il pas une schizophrénie entre demande accrue de sécurité, et demandes d'alternatives à l'incarcération? par Charlene
J-M Bockel : En effet, l'opinion est partagée et souvent chaque personne est partagée : l'intérêt de la société, néanmoins, réside dans une bonne insertion (famille, travail...) à la sortie de la prison, afin de limiter la récidive, c'est à dire de nouvelles victimes. Chacun peut comprendre que l'après prison se prépare pendant et, là, nous avons encore des progrès à faire.
Si la prison punit, elle a aussi pour mission de réinsérer. Généralement, les détenus ressortent avec des contacts et encore plus de haine. Concrètement, qu'est-ce qui sera mis en œuvre pour casser cette spirale et favoriser la réinsertion ? par Olivier
J-M Bockel : Le mal principal des prisons françaises est l'oisiveté, même si nous avons en matière de travail rémunéré, d'activité, de formation, d'apprentissage... de belles réussites. Il n'est pas acceptable de rester parfois durant des mois, 22 h sur 24 dans sa cellule, c'est le premier défi.
La caractéristique des prisons ouvertes, c'est d'abord que chaque détenu travaille, contribue ainsi à rembourser ses victimes, à disposer d'un pécule pour lui et ses proches, et, très souvent, à préparer son métier de demain.
Retrouvez ici l'intégralité du tchat Prison Valley
La situation des prisons françaises ne trouvera pas de solution unique à travers Prison Valley, un webdocumentaire aussi surprenant qu'utile. Toutefois, si cela permet de contribuer à une prise de conscience des français sur les réalités des conditions carcérales en vigueur dans notre pays, l'expérience mérite d'être développée et transposée dans l'avenir à d'autres sujets de société.
A la manière de Gabrielle Roy : « Il ne faut jamais dire que l'espoir est mort. Ca ne meurt pas, l'espoir ».
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21 juillet 2009
Pourquoi la crise des prisons françaises ne sera pas résolue dans les cinq prochaines années ?

Le Figaro publie dans son édition du 21 juillet 2009 une interview de Jean-Marie Bockel, Secrétaire d'Etat à la Justice en charge des prisons françaises. Cette interview fait suite à la condamnation de l'Etat français par le Tribunal Administratif de Nantes, pour non respect des conditions de détention consécutive à la plainte déposée par plusieurs détenus.
Jean-Marie Bockel ne nie pas que la situation actuelle de nos prisons demeure particulièrement difficile tant pour les détenus eux-mêmes que pour le personnel pénitentiaire. Un rapport de l'Inspection Générale précise que près de 82.000 détenus condamnés à de la prison ferme sont actuellement en « liberté », est venu ajouter une donnée complémentaire au problème du nombre de places disponibles dans des établissements pénitentiaires déjà surchargés.
Sur demande du Chef de l'Etat et de la Garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, 5.000 places supplémentaires sont prévues en 2009 pour augmenter la capacité d'accueil des détenus et parvenir à une exécution effective des enfermements ordonnés par la Justice. Insuffisant ! scande l'Observatoire International des Prisons qui juge que cette décision n'apportera pas les réponses escomptées aux situations actuellement vécues.
Comme sa Ministre de tutelle, le Secrétaire d'Etat à la Justice souhaite miser sur un renforcement des peines dites alternatives comme le recours aux bracelets électroniques ou aux travaux d'intérêts généraux. Jean-Marie Bockel ne nie pas les problèmes actuels en estimant que cette situation existe depuis une trentaine d'année et que c'est seulement depuis 2002 que la France entend les nombreuses recommandations dictées notamment par le Conseil de l'Europe qui n'a jamais hésité à épinglé notre pays à de nombreuses reprises, jugeant même il y a encore quelques mois, que les prisons françaises étaient classées juste avant celle de.....la Moldavie !
Un point positif à l'actif de Jean-Marie Bockel lorsqu'il évoque la question délicate de la réinsertion des prisonniers. Si le respect dû aux victimes et à leurs familles passe impérativement par une Justice qui s'applique à tous, et que la détention doit tenir son rôle de réparation pour un délit commis, celle-ci doit préparer avec la plus grande attention la sortie des détenus.
De l'aveu même du Ministre, la situation trouvera difficilement une issue conforme aux espérances avant les deux ou cinq prochaines années...
Lire l'interview de Jean-Marie Bockel sur Le Figaro
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20 février 2007
Pourquoi j’assume mon socialisme-libéral avec Réformisme et Rénovation ?
Dans de nombreux post et messages, ici et ailleurs, je n’ai jamais hésité à donner mon sentiment personnel sur le fonctionnement du Parti Socialiste « vu de l’intérieur ». Je concède que cette vue est souvent très critique, et que cela n’est jamais apprécié par des gens qui croient aveuglement dans le discours qui leur est imposé.
On me reproche mon côté « électron libre » qui se laisse tenter par une parole et une pensée incontrôlée et incontrôlable. Tant mieux, car en rejoignant la section socialiste de Puteaux, je n’ai jamais envisagé de taire mes convictions au nom d’un intérêt commun. Chaque citoyen a le devoir d’exprimer son opinion et de le faire partager, même si toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.
Si vous rejoignez un parti politique dans l’espoir d’y prospérer ou de vous faire « mousser », mieux vaut s’aligner sur la pensée majoritaire (ou unique) sans essayer d’y contrevenir. Au PS comme à l’UMP, les moutons cohabitent, existent, et se rangent sans complexe tantôt derrière un Michel Rocard ou un Henri Emmanuelli, du moment où celui-ci dispose de l’adhésion d’une majorité de militants.
Vous avez sans doute déjà entendu parler du mot magique qui encense le PS, ce mot par excellence qui fait frétiller la croupe du militant le plus grincheux et qui réuni à lui seul les antagonismes les plus profonds. Ce « cryptex » magique qui fait jouir tout bon socialiste qui se respecte c’est la « SYNTHESE ».
La synthèse version PS qui permet depuis des décennies d’offrir aux français la vision d’un socialisme aux principes si différents mais uni jusqu’au ridicule le plus complet. C’est à chaque Congrès ce qui permet d’offrir aux militants friants de changement de cap, le mariage impossible de la carpe et du lapin, le mariage du socialisme-socialisant qui renonce à s’attaquer aux maux de la société en se couchant devant les intérêts catégoriels.
Ce socialisme là est mort le 21 avril 2002. Avant cette date, l’on pouvait encore espérer faire croire aux français qu’avec la gauche c’est toujours mieux qu’avec la droite… Avant cette date, on pouvait encore faire rimer le socialisme avec le devoir absolu de protéger les « acquis » sans se poser la question de leur financement. Avant cette date, il était logique de faire croire qu’en travaillant moins avec les 35H et de refuser toute réforme des retraites, nous pourrions continuer à bénéficier de tous les avantages.
Le réveil est douloureux. La note est élevée pour tous les français. Les générations qui viennent, paieront le prix de l’inconséquence de leurs « parents ». La société est fissurée et les inégalités n’ont jamais étaient aussi criantes.
Toutes les politiques ont échoué car elles ne se sont jamais rencontrées. La vérité n’est ni de droite, ni de gauche. D’alternance en alternance, les français ont remis leur destin dans les mains de dirigeants qui n’ont jamais eu le courage de leurs convictions.
Avoir des convictions, c’est refuser de céder à la démagogie. C’est avoir le courage de dire la vérité aux français.
Déçu par la machine socialiste et l’immobilisme de ses élus nationaux, il m’a fallu revenir au plus près de la réalité, de la vie de ma villle (Puteaux) pour trouver le courage de conserver cette étiquette qui demeure si lourde à porter pour moi. J’ai repris ma carte pour faire entendre ma différence, grâce au soutien de quelques militants qui refuse l’uniformité.
Mon socialisme à moi est teinté de mes expériences personnelles, du regard que je porte sur la société, de ma vie sociale et professionnelle et de ma vision d’une France forte dans une Europe forte…face aux grands ensembles mondiaux qui se sont dessinés ces dernières années.
Mon socialisme est plus que jamais lié à ceux qui l’ont fondé au siècle dernier, basé sur la solidarité et le progrès pour tous, mais axé sur les enjeux du monde moderne, du monde réel.
Ce socialisme existe, ce socialisme prône le compromis en l’opposant au dogmatisme daté, ce socialisme est réaliste. Ce socialisme est libéral. Un libéralisme modéré et maîtrisé qui offre à chaque acteur de la société les moyens d’exister. Ce socialisme pragmatique qui donne à chaque citoyen les moyens de : vivre dignement, d’étudier, de se former, d’être respecté, de travailler et de prospérer. Ce socialisme-libéral qui permet d’associer les principes des droits et des devoirs, en basant sa philosophie sur la responsabilisation des individus, le refus de la logique de l’assistanat et la solidarité dirigée vers celles et ceux qui en ont réellement besoin.
MON SOCIALISME EST UN SOCIALISME-LIBERAL FAIT DE VERITE ET D'ACTION
Juste avant le Congrès de Dijon, j’ai découvert ce socialisme-libéral porté au PS par Jean-Marie Bockel (Sénateur-Maire de Mulhouse) et incarné désormais par le courant Réformisme et Rénovation.
Lors de ce Congrès seuls 670 « fous » ont voté pour cette motion (4). Aujourd’hui, dans de nombreuses sections socialistes de France, beaucoup de militants s’interrogent sur les positions de ces « avant-gardistes socialistes ». Logique au moment même où certaines solutions portées par ce courant sont adoubées par les français.
Lors de mes rencontres ou de mes échanges avec ces autres « fous », j’ai trouvé des femmes et des hommes revendiquant leur droit d’être différents. Des militantes et des militants qui ne s’interdisent aucun débat. Des gens de conviction qui placent l’avenir de la société avant les acquis des chapelles clientélistes, et qui replacent les citoyens au cœur de tout combat politique.
C’est l’un des rares courant au PS (voire le seul), où les militants ont une totale liberté de pensée et de parole. Certains étaient favorables à DSK, d’autres à Ségolène…Chacun reste libre de conduire la campagne de la candidate ou de rester en retrait.
Ce socialisme d’électrons libres dispose de son réseau national, de relais locaux et d’un livre « programme social-libéral » dont je suis l’un des co-auteur.
Ce socialisme ouvert qui offre de nouvelles orientations sans promettre tout et n’importe quoi, je vous propose de le découvrir en détail à travers ces liens :
SOMMAIRE DU LIVRE « PROGRAMME SOCIAL-LIBERAL » - 15 euros – Christophe Chomant Editeur (Rouen)
Philosophie politique
Pourquoi le socialisme libéral ?
Petite histoire de la pensée libérale
Oui, le libéralisme peut être progressiste !
Économie
L’économie et l’entreprise
La mondialisation des échanges commerciaux
Lutte contre le chômage : la voie socialiste libérale
Politique nationale
Sécurité : un chantier pour la République
De nouvelles régulations pour une immigration partagée
Parlons de l’Europe !
La réforme de l’État
La réforme de l’administration et des services publics
Décentralisation et autonomie régionale
Social, santé, éducation, culture
Coût du travail et assistanat
L’avenir des systèmes de retraite
La réforme de la santé
Améliorer l’école et guérir le collège, sans tabou ni langue de bois
Vers des cultures exceptionnelles et diverses
La démocratie et les citoyens
La lutte contre les discriminations et la défense de l’égalité active
Pour une république de droits et de devoirs
Démocratie et vie politique
Pour aller plus loin (références bibliographiques)
COMMANDER LE LIVRE DE REFORMISME ET RENOVATION : cliquez-ici
LES PRINCIPES FONDATEURS DE REFORMISME ET RENOVATION
Réformisme & Rénovation c’est QUI ?
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Réformisme & Rénovation POURQUOI ?
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Réformisme & Rénovation EN PRATIQUE ?
LES LIENS DE REFORMISME ET RENOVATION
Blog Réformisme & Rénovation National France
16:10 Publié dans Décoder la politique ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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