17 janvier 2007

Pourquoi Georges Frêche va s’en tirer avec la bénédiction de Ségolène Royal ?

medium_georges_freche.2.jpg Le 22 novembre dernier j’ai posé la question sur ce même blog « Pourquoi garder Georges Frêche au PS ? ».

Dans le texte accompagnant cette interrogation, j’ai dénoncé les tentatives de compréhension et d’explication de certains de mes camarades sur les propos de ce personnage. On s’offusque du terme « racaille » employé par Nicolas Sarkozy, mais l’on hésite (ou refuse) à dénoncer ceux prononcés par un chef de barronie socialiste.

Les militants expriment leur mécontentement, et la direction nationale promet des sanctions et une convocation devant la commission des conflits.

L’affaire s’estompe peu à peu (comme toujours) et Georges Frêche se paye le luxe de lancer un communiqué hier soir, expliquant qu’il prend volontairement du recul vis-à-vis du PS en attendant sa comparution devant la commission le 26 janvier, et afin de ne pas gêner la campagne de Ségolène Royal.

Déjà, rien que pour cela, on constate que le vieux lion n’a rien perdu de sa superbe et reste sur la conviction de son bon droit.

MAIS…

Qu’apprend t on aujourd’hui ? Que la candidate officielle du Parti Socialiste – Ségolène Royal – interrogée sur RTL ce matin, prononce les termes suivants :

"Je pense que ce qu'il a fait est bien et qu'on peut en rester là", a réagi Mme Royal. Toutefois, "c'est à lui de voir comment (...) il peut continuer à exprimer des excuses pour des mots qui ont profondément blessé et avec lesquels je suis en désaccord", a ajouté la candidate à la présidentielle.

Donc malgré la surveillance accrue de mon blog, de la part de quelques fouineurs socialiste à grosse truffe qui traquent activement toutes les humeurs d’éventuels militants mécontents, je me sens le droit de poser encore et toujours cette question :

DE QUI SE MOQUE T-ON ???

Alors que Georges Frêche n’a jamais donné l’impression que certaines de ses paroles étaient de simples dérapages, et que mois après mois il les a cumulé.

Alors que la Direction Nationale du PS a toujours protégé les égarements de ce monsieur, à la seule raison qu’il détient les clés de l’une des Fédération les plus importantes de France.

Ce dragon de la politique est aujourd’hui « excusé » et « caressé dans le sens du poil » par Ségolène Royal, qui continue sur sa lancée de ne « pas effrayer les français au moment où ils reprennent confiance ».

Je ne peux ni accepter, ni cautionner, ni tolérer que l’on mette une sourdine à des actes ou des propos indignes, à la seule raison de ne pas déranger le bon déroulement d’une campagne électorale.

C’est une méthode mafieuse qui confirme les principes de renoncement et du manque de conviction. C’est un élément supplémentaire qui me confirme qu’avec ce type de raisonnement, je ne suis pas convaincu que le meilleur choix pour la France porte le nom de Ségolène Royal.

Au final, Georges Frêche s’en tire à bon compte et avec la bénédiction des Cieux socialistes.

Chacun doit rester en paix avec sa conscience. Pour moi : trop c’est trop !

Je porte un idéal de gauche pour la France et pour la République , qui ne ressemble en rien à cette méthode d’amnésie de copinage.

Je n’ai pas besoin d’être membre du PS pour me convaincre que mes idées sont de gauche. Le socialisme, ce n’est pas que dans les écrits, c’est aussi une philosophie qu’il convient d’adopter en toutes circonstances.

Régis Sada

16 janvier 2007

Pourquoi la situation des prisonniers français laisse de marbre les candidats à la Présidentielle ?

medium_prison.2.jpgDe l’aveu de beaucoup de candidats, une éventuelle réforme des prisons et le fait de se pencher sur les conditions de vie des détenus français, ne sont pas vraiment des thèmes porteurs pour un candidat à la magistrature suprême.

Ce n’est pas une nouveauté et cela n’a rien de bien vraiment étonnant. Il est en effet plus facile de jeter un regard ému sur la misère et sur la précarité, quant celui-ci s’accompagne d’une nuée de caméras et de journalistes !

Lorsque ces mêmes caméras et ces mêmes journalistes pénètrent dans les prisons (rarement comme les Parlementaires qui y ont pourtant un accès illimité et sans réserves), les détenus, les cellules, les « salles de bain » et autres lieux de vie, sont nettoyés et récurés en profondeur. Le parcours est millimétré et ne laisse pas le loisir de relever les conditions réelles des détenus.

C’est vrai, il est tellement plus facile de fermer les yeux sur ce qui est caché derrière les murs… Cela n’empêche pas les gens de dormir, et surtout pas celles et ceux qui sont censés s’y confronter directement.

Pour avoir côtoyé de près ce milieu carcéral il y quelques mois, je suis témoin que l’on cache la vérité aux français sur les prisons, leur état réel et les conditions de vie des détenus. J’avais adressé un courrier dans ce sens au Chef de l’Etat Jacques Chirac, qui sera confirmé quelques jours plus tard par le Commissaire Européen aux Droits de l’homme, qui avait estimé que nos établissements se situaient juste devant ceux de la Moldavie  ! Une véritable référence démocratique !

La tenue orange des détenus de Gantanamo vous a révolté ? En France, en 2007, des détenus sont habillés de la même manière et sont autorisés à « visiter » leurs familles dans cet accoutrement indigne.

Si le droit des victimes doit être respecté, la France , terre des droits de l’homme et du citoyen se doit de se pencher sur la réalité de ses conditions d’emprisonnement.

Sur cette question, comme sur beaucoup d’autres, et malgré l’aveu assez révoltant en fin d’article de l’Ancienne Ministre Socialiste de la Justice Marylise Lebranchu, j’attends des actes concrets et réels et non de vagues promesses qui n’engagent que les gogos qui les croient.

Régis Sada

 

Des candidats prudents sur la réforme des prisons

Sollicités par des associations pour faire part de leur programme en cas d'élection, sept prétendants sur neuf rendent leur copie au Sénat.

Par Jacqueline COIGNARD

Réformer les prisons ? Tous les candidats à la présidentielle le promettent, à l'exception de Jean-Marie Le Pen et de Philippe de Villiers. Mais Nicolas Sarkozy s'y engage à reculons, en répondant à côté de la question qui lui était posée par les organisateurs des récents états généraux de la condition pénitentiaire (1). Comme la prison n'est pas un thème de campagne franchement porteur, ces associations ont pris les devants. Avec l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter en figure de proue, elles ont d'abord lancé une vaste consultation auprès des détenus et des acteurs du monde judiciaire concernés (2). Puis aux principaux candidats déclarés à la présidentielle, elles ont envoyé une «déclaration d'engagement» qui énumère une douzaine de principes directeurs de la réforme souhaitée.

Pas une fin en soi

Excepté Villiers, les candidats interpellés se sont exprimés sur le sujet (3). Leurs réponses seront rendues publiques ce matin au Sénat. La plupart (sept sur neuf) souscrivent sans réserve aux propositions qui ont émergé des états généraux. Tant sur le principe de présenter rapidement une loi pénitentiaire que sur sa philosophie : la prison n'est pas une fin en soi, mais l'ultime recours utilisé pour ramener le détenu vers une vie de citoyen. «Il faut rompre avec la politique du "toujours plus d'enfermement'' qui veut faire croire que "plus de prison, c'est plus de sécurité''», écrit Ségolène Royal. «Je veux, rapidement, faire adopter une loi pénitentiaire qui rappellera que la privation de liberté est une sanction grave, lourde de conséquences pour celui qui la subit et pour sa famille, qui doit être prononcée avec mesure», promet la candidate socialiste. Sur le contrôle externe des prisons, le respect des droits des détenus ou la préparation à la sortie, elle se déclare en phase avec les conclusions des états généraux. «C'est pourquoi je m'engage, si je suis élue, à les mettre en oeuvre.»

Retour à la vie sociale

Même adhésion totale de François Bayrou : «Parce que l'état des prisons est un signe de l'état de notre société, les engagements pris pour réformer le système pénitentiaire doivent l'être de façon transpartisane, pour interpeller avec force l'opinion publique. C'est la démarche des états généraux, à laquelle je souscris sans réserve.» Le chef de file de l'UDF voit aussi l'incarcération comme un «dernier recours» qui doit préparer au retour à la vie sociale, et liste les droits des détenus (respect de la dignité, droit à la santé...).

Deux réponses se distinguent. Celle de Le Pen, qui rejette en bloc les propositions. Et celle de Sarkozy, qui ne s'inscrit pas dans le cadre des états généraux mais défend sa vision immobilière du sujet : «Depuis vingt-cinq ans, ces sont les gouvernements de droite qui ont le plus agi en faveur des prisons.» Et de citer les programmes de construction de Chalandon, Méhaignerie, Perben. Il s'interroge peu sur le sens de la peine ou les capacités de réinsertion. On pourrait résumer ainsi sa position : il faut construire de nouvelles places pour que les détenus soient plus à l'aise et que la France soit moins critiquée pour l'état honteux de ses prisons. «Je me suis clairement engagé à ce que la dignité de la condition carcérale soit une priorité de notre action», écrit le candidat UMP. Il prône une séparation stricte entre prévenus et condamnés, le droit à une cellule individuelle, mais aussi l'instauration d'un «contrôle général indépendant des prisons». Et, après avoir tant critiqué les juges «laxistes», il regrette tout à coup les excès de détention provisoire qu'il voudrait réserver «aux cas d'atteinte ou de menace à l'intégrité physique des personnes».

Sens de la peine

En novembre 2001, Marylise Lebranchu avait laissé une réforme pénitentiaire dans ses tiroirs de la chancellerie. Il y était déjà question du sens de la peine, de la récidive, du droit des détenus. «Tout le monde m'a dit que c'était trop tard, juste avant la présidentielle, qu'on allait gâcher le texte», explique l'ex-garde des Sceaux socialiste . Réformer les prisons, semble-t-il, se fait en début de mandat. Et puis, il y eut passation de pouvoir. «Perben m'a dit que c'était un texte de qualité, qu'il pensait le reprendre», raconte Marylise Lebranchu. En fait, on assista à la création d'un secrétariat d'Etat aux Programmes immobiliers de la justice et à la mise sous tutelle de la justice par l'Intérieur, résume-t-elle.

A LIRE SUR :

Libération

 

12 janvier 2007

Pourquoi la médiocrité amène un dicton codé ?

medium_regis.jpg Ce qui débecte le plus dans la nature humaine, c’est la volonté de briser les autres quant on manque : d’audace, de compétences et de capacités.

Sans idées et sans envie de dépasser ses propres difficultés, on se ridiculise aux yeux des autres et l’on perd toute crédibilité.

En sombrant peu à peu dans le dogmatisme, on frôle doucement le sovietisme et le fascisme. A des propos litigieux, répondons sous des airs religieux.

Internet offre désormais aux citoyens français la plus belle revanche : celle de blogger et de se livrer en toute liberté.

Associant mon humeur du jour au récent voyage de Ségolène Royal en Chine, je ne résiste pas à vous faire partager mon nouveau dicton chinois :

« CONVICTIONS AU TOP NE PEUVENT AVOIR PEUR DU FLOP - CERTAINS ESPOIRS DECUS SONT LE FRUIT DE LANGUES BIEN TROP PENDUES »

Bien mal acquis ne profite jamais… A bon entendeur…

Régis Sada

09 janvier 2007

Pourquoi je n'aime pas les dictons chinois de Ségolène Royal ?

medium_sego.jpgComment casser une image ? En se présentant chaque jour devant les caméras de télévision pour dire des banalités et sourire sans rien proposer.

Vieille habitude des journalistes ou très mauvaise passe pour Ségolène Royal, dans tous les cas, Ségolène je te l'affirme en toute simplicité : JE N'AIME PAS TES DICTONS CHINOIS !

Les français sont actuellement dans l'attente, de quoi ? Tout le monde se le demande.

A près de 100 jours du premier tour de l'élection présidentielle, le moment n'est plus à la boutade, à la risette ou à tout autre forme de bêtise pour amuser la galerie.

Le temps des idées et des propositions est venu.... Les français attendent des réponses et non des questions aux problèmes qu'ils rencontrent chaque jour.

Ségolène, pour te convaincre du bien fondé de ma pensée, je te donne en toute intimité mon dicton à moi, rien que pour toi :

"AUCUNE IDEE EN JANVIER, GROSSE RACLEE LE 6 MAI"!

Tu vois, tout le monde peut en dire des conneries ! Pas besoin : d'être Enarque, d'être une femme, d'être élu et encore moins d'être....socialiste !

08 janvier 2007

Pourquoi le Conseil d’Etat n’a pas aimé la soupe de cochon ?

medium_conseil_etat.jpg Le Conseil d’Etat a choisi vendredi de mettre fin a la distribution scandaleuse de « soupe de cochon ». Cette institution a confirmé les motifs discriminatoires et de trouble à l’ordre public évoqué par la Préfecture de Police de Paris.

Si la Constitution de la République protège le principe de la « liberté de manifestation », la loi est devenue beaucoup plus ferme sur les tentatives - à peine voilées – de discriminations à l’attention de nos compatriotes de confession juive et musulmane.

Cette soupe est indigeste, car distribuée par des gens qui ne cachent pas leurs pensées racistes. Ces "vrais français" adeptes de la cochonaille osent parler de solidarité, du moment où celle-ci n’est dirigée que vers des SDF blancs et catholiques de préférence. Bref, les SDF censés être également des « amis du cochon ».

Allez faire un tour sur leur site internet - si le courage est avec vous - et vous comprendrai tout de suite à quel genre de solidarité vous avez à faire. La fraternité n'a pas la même signification que nous pour ces âmes charitables.

Lorsque l’on parle de solidarité, les différences s’effacent. Même si ils portent désormais l’affaire devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ils seront une nouvelle fois déboutés.

La soupe de cochon était décidément indigeste. C’est un bon début de semaine.

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03 janvier 2007

Pourquoi je n'aime pas la "Soupe de Cochon" distribuée à Paris ?

Amis parisiens, si vous passez du côté de la Gare Montparnasse , vous remarquerez peut-être sur son esplanade un attroupement un peu particulier.

Jusqu’ici, en hiver, il n’était pas rare d’assister à des distributions de denrées alimentaires pour les plus démunis. Quelques âmes généreuses ont choisi d’offrir aux SDF parisiens un bouillon très spécial. Une « SOUPE » qui peut pour certains d’entres-eux, être difficile à digérer.

Cette soupe du cœur vient du terroir de France. Une soupe au bon gout de cochon. Tous les sans abris invités à venir consommer ce potage préparé avec amour de son prochain. Ici, pas de distinction entre les pauvres. Du moment que ces affamés soient des amis du cochon.

La justice de notre pays n’a rien trouvé à redire à cette distribution, estimant que des motifs de trouble à l’ordre public ou de discrimination ne pouvait être reconnus. La Préfecture de Police de Paris et la Mairie de Paris, ont oser sous-entendre que ce don en nature était presque raciste et xénophobe. Quelle honte !

Grâce à « SDF - Solidarité des Français », tous les SDF parisiens seront bien rassasiés. Les sans-domiciles fixes de confession musulmane ou juive devront faire une entorse à leurs habitudes spirituelles. S’ils veulent manger à leur faim, il faudra qu’ils aiment le cochon… ! C’est la justice qui le dit.

Citoyennes, citoyens, si vous ne souhaitez pas boire le bouillon que vous propose ces âmes charitables, vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire. En 2007 : VOTEZ !

Nicolas Sarkozy a proposé le "Karcher"....je suppose que c'est valable pour tout : même pour les PORCS, non ?

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PARIS (Reuters) - La justice a estimé que la distribution de "soupe au cochon" par une association proche de l'extrême droite n'était pas raciste et l'a donc autorisée malgré une interdiction de la préfecture de police de Paris.

Le tribunal administratif de Paris a demandé que soit levée cette interdiction décidée le 28 décembre par la préfecture qui dénonçait le caractère xénophobe de cette opération caritative excluant de fait les personnes de confessions juive ou musulmane.

Le tribunal administratif a estimé que la distribution de cette soupe populaire ne constituait pas un trouble à l'ordre public ni une discrimination avérée. La préfecture devrait faire savoir mercredi si elle fait appel ou non de la décision.

Cette distribution, qui a vu le jour durant l'hiver 2004 à Paris, a été lancée par l'association "SDF-Solidarité des Français", proche de mouvements d'extrême droite, dont le but est, selon l'organisation, de distribuer une soupe "gauloise" préparée à base de lard.

Le maire de Paris, le socialiste Bertrand Delanoë, s'est dit "étonné" de la décision du tribunal administratif et a invité la préfecture à faire appel. Il estime dans un communiqué que cette distribution exclut "sciemment" les juifs et les musulmans.

"Face à cette initiative aux relents xénophobes, je veux exprimer à nouveau la volonté de la municipalité de dénoncer et de combattre toute forme de discrimination, de racisme et d'antisémitisme", écrit Bertrand Delanoë.

"On peut imaginer beaucoup de choses sur l'intention de l'association mais il n'y a jamais eu de discrimination avérée", a déclaré pour sa part sur France Info Me Frédéric Pichon, l'avocat de l'association. "On n'a jamais pu constater qu'une personne se verrait refuser de la soupe ou des vêtements en raison de son appartenance (...) à une religion ou une race déterminée."

A LIRE SUR :

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29 décembre 2006

Pourquoi la France et la République méritent notre vote en 2007 ?

medium_liste.jpg Question évidente ou sans réponse… Voter reste le droit et le devoir civique de chaque citoyen français.

C’est encore l’une des rares libertés donnée à chaque français d’exprimer son opinion sur le devenir de la Nation et de la société.

L’article deux du chapitre premier de la Constitution de la République indique son principe fondamental : « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Dans notre pays, le personnel politique n’est que dépositaire d’un mandat confié par et pour le peuple.

Le bulletin de vote reste le dernier rempart contre l’intolérance, le racisme, les discriminations et la généralisation de la pauvreté. Un vote reste la seule arme valable contre le mensonge et le renoncement de nos dirigeants. Un vote est anonyme sans couleur et sans religion. Un vote c’est le don d’un citoyen à son pays.

Souhaiter le changement doit demeurer dans le cercle de l’utopie concrète. L’année prochaine, le mot d’ordre devra être fidèle au dicton suivant : « quant on veut, on peut ! ».

Citoyennes, citoyens, l’heure est venue d’assumer votre part de responsabilité en vous inscrivant sur les listes électorales de votre commune de résidence avant demain, samedi 30 décembre 2006.

"Ne vous demandez pas ce que la France peut faire pour vous, mais ce vous pouvez faire pour la France."

La France et la République méritent notre vote en 2007.

Régis Sada

28 décembre 2006

Pourquoi dans les prisons françaises, le viol est considéré comme une forme de sexualité ?

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Les conditions de détention dans notre pays ont été jugées inacceptables par le Commissaire Européen aux Droits de l’Homme.

En cette période de fêtes, je souhaite sensibiliser nos dirigeants et les citoyens sur certains qui restent cachés derrière les murs des prisons.

Choquons un peu les consciences, juste après Noël parlons de la sexualité dans les prisons.

Ci-dessous, un texte trouvé sur le net et particulièrement fidèle à la réalité vécue. Tout ce qui est écrit existe et rien n’est fait pour y mettre un terme.

Si le droit des victimes doit-être respecté, la République doit assurer à ces femmes et ces hommes privés de liberté un minimum de dignité.

Dernier point : les parlementaires français ont un accès illimité aux prisons, ils sont rares à utiliser ce droit pour juger des conditions de vie de nos détenus. C’est vrai pour récolter des voix, s’afficher à côté de détenus restera toujours moins vendeur que d’être vu à côté de chômeurs ou de SDF. Merci pour ça aussi…

La sexualité en prison est un élément de pouvoir. Le désir a disparu pour laisser place au sexe comme outil de domination

Il n'est pas question d'extrapoler et de délirer : la prison parce qu'elle est un système d'enfermement induit des comportements, mais ne voyons pas dans chaque détenu un ou une homosexuel(le). D'ailleurs les campagnes de sensibilisation au SIDA et maladies sexuellement transmissibles sont la plupart du temps vécues comme une information pour l'après détention. Les préservatifs ont pour bon nombre de détenus cette fonction, cette représentation.

Néanmoins, la prison peut également être un lieu de violence et de violences sexuelles. De nombreux sociologues dont Daniel Welzer-Lang, Lilian Mathieu et Michaël Faure ont décrypté ce phénomène. Pour eux, la sexualité en prison n'est pas nécessairement une sexualité palliative due à l'absence du partenaire de sexe opposé. Elle trouve toute sa place dans une mécanique de pouvoir qui s'installe dans un mode coercitif.

Une organisation sociale hiérarchisée existe en prison et les caïds établissent leur pouvoir en se faisant respecter par les hommes faibles, dans lesquels sont classés les homosexuels ou ceux qui sont perçus comme tels. En échange d'une protection physique et d'avantages, les hommes dits faibles servent d'objet sexuel pour leur caïd. Les témoignages montrent qu'il s'agit rarement d'un rapport motivé par la recherche du plaisir tant pour le caïd que pour son partenaire. Pour ce dernier, ce rapport est vécu comme une forme particulière d'abus sexuel, zone frontière entre le viol et la prostitution. Pour le caïd, il s'agit d'affirmer sa puissance. Il est révélateur de constater que le plaisir sexuel disparaît de la prison : perte du désir et perte du plaisir confirment que la sexualité n'est qu'un outil. Les "pointeurs" (ceux qui sont condamnés pour viol), qui se trouvent au bas de l'échelle sociale des prisonniers, sont soumis à la plus grande violence dans les prisons.

Notons que la présence de caïds et l'autorité sur ces caïds vaut par délégation autorité sur l'ensemble de la prison pour les gardiens. Ce lien entre matons et caïds fonctionne et repose sur l'homophobie : les gardiens gratifient les hommes forts pour le respect des règles de paix sociale dans la prison, les hommes forts gratifient les hommes faibles sous leur contrôle; et les éléments perturbateurs sont désignés comme homosexuels. Cette autorité peut être un enjeu de pouvoir du gardien sur le caïd : de part son statut, il pourra obtenir un accès plus fréquent aux douches, aura plus régulièrement des droits de visite au parloir. Il pourra même bénéficier d'une relative tranquillité de la part du gardien : ce qui permet d'établir des relations rapprochées ou des relations sexuelles avec sa compagne lors d'un parloir. Il s'agit bien du pouvoir : un individu détient ce pouvoir et peut l'exercer ou non. Quand il s'exerce : il n'est pas gratuit ou philanthropique !

Dans ce contexte, la dénonciation des abus sexuels est surréaliste. Selon plusieurs études menées en France entre 1988 et 1989, plus du quart des détenus reconnaissaient des rapports homosexuels durant leur détention. La honte et la volonté d'oublier rendent les témoignages difficiles. Ce chiffre souligne le péril social, affectif qu'engendre notre système carcéral. Il n'est pas exagéré de parler de péril affectif ou social en prison.

La prison n'est pas un monde à part : c'est une société qui reproduit les structures générales liant pouvoir et sexe. On y retrouve un prolongement de l'ordre socio-économique établi : les détenus issus de statut social élevé, tels les politiques, les personnalités médiatiques ou grands industriels ne sont pas soumis à la loi du caïdat. Les personnes riches en prison évitent de "cantiner" et le travail sous-payé. La prison apparaît comme un prisme révélant les différences sociales, qui épargne relativement les plus aisés, mais accroît les difficultés des autres.

"Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants", pourtant…

Tony Ben Lahoucine

A LIRE SUR :

Asile

 

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Pourquoi des français dorment encore dans la rue ?

medium_logo_charte_enfants_de_don_quichotte.jpgLes déclarations de bonnes intentions ne suffisent pas. Il est scandaleux que nos élites constatent la misère seulement en période d’élection.

Non, même pendant la trêve des confiseurs, la misère ne recule pas.

En hiver, les parisiens jettent un regard ému en direction des toiles de tente et des cartons qui jalonnent les trottoirs. En été, certains trouvent qu’elles puent. Moi ce qui me choque, c'est que des gens dorment dans la rue, rien de plus.

Oui, la misère est difficilement supportable dans les pays pauvres. Elle reste inacceptable dans un pays comme le nôtre.

Les français sont 52% à confesser leur peur de devenir un jour sans domicile fixe. Les citoyennes et les citoyens ont le devoir de demander des comptes à leurs dirigeants sur cette misère qui s’est étendue.

Nicolas, Ségolène et les autres… Un peu moins de promesses et un peu plus d’action. C’est sur cela aussi que les français vous jugeront.

Pour toutes ces raisons, j’ai signé aujourd’hui la charte des Enfants de Don Quichotte. Vous aussi, engagez vous en cliquant ici !

 

CHARTE DU CANAL SAINT-MARTIN POUR UN LOGEMENT POUR TOUS

PREAMBULE

Nous, citoyens et citoyennes, refusons la situation inhumaine que vivent certains d’entre nous, sans domicile fixe. Nous voulons que soit mis fin à ce scandale, à la honte que cela représente pour un pays comme le nôtre.

La Constitution garantit le droit à la dignité, à des moyens convenables d’existence, et nous avons un devoir d’assistance à personne en danger.

Nous n’acceptons plus que les plus fragiles ou les plus pauvres soient laissés au bord de la route.
Il faut rompre avec les solutions provisoires, les logiques d’urgence qui aggravent la précarité et condamnent tant de personnes à une souffrance insupportable, et même certaines à une mort prématurée.

Nous demandons à l’Etat de mettre en place dès aujourd’hui une politique ambitieuse garantissant l’accès de tous à un vrai logement, à travers les mesures suivantes. Pour la dignité de tous.

ARTICLE 1 : OUVRIR LES STRUCTURES D’HEBERGEMENT 24H/24H, 365 JOURS PAR AN, ET HUMANISER LES CONDITIONS D’ACCUEIL.

Parce que certains centres d’hébergement sont inadaptés, parce que beaucoup de personnes sans domicile fixe refusent d’y aller, il faut humaniser les conditions d’accueil dans les foyers :

  • Ouverture 24H/24, 365 jours par an de tous les centres d’hébergement
  • Mise en place de locaux décents et à taille humaine
  • Accueil en chambre individuelle, ou double si désirée
  • Garantie de places accessibles pour les couples et les personnes ayant des chiens
  • Participation des personnes à la vie et l’organisation du centre
  • Renforcement de l’accompagnement social

Les locaux ne permettant pas de répondre à ces exigences doivent être fermés et remplacés par des structures adéquates. Le nombre de places doit être ajusté à la demande, pour que nul ne reste sans hébergement.

 

ARTICLE 2 : FINI LE RENVOI A LA RUE ! TOUT ACCUEIL EN HEBERGEMENT DOIT MENER A UNE SOLUTION STABLE

 

Le système actuel d’urgence porte atteinte à la dignité des personnes lorsqu’on les envoie d’hébergement en hébergement, pour des périodes arbitraires, de quelques jours, entrecoupées de passages à la rue. L’appel au 115 devrait être unique et entraîner un hébergement de la durée nécessaire! Les dispositifs comme l’accueil «7 nuits» du 115 à Paris doivent être abolis! On entretient ainsi l’errance, par une répétition de ruptures alors que tout être humain a besoin de stabilité et de liens durables.

 

Cette pratique, qui décourage et casse tant de personnes, ruine leur santé et les met en danger, doit cesser immédiatement.

 

La durée d’accueil dans un hébergement doit toujours être personnalisée et conduire à une solution durable et librement choisie.

 

ARTICLE 3 : CREER IMMEDIATEMENT UNE OFFRE DE LOGEMENTS TEMPORAIRES :

 

En attendant la pleine application des articles 4,5 et 6, et parce que l’hébergement en hôtel, ou le maintien en foyer au-delà de la durée nécessaire, sont coûteux et inadaptés, il faut immédiatement mettre des logements à disposition de manière temporaire par :

  • la location de logements dans le parc locatif privé
  • l’application de la loi de réquisition
  • la mobilisation des logements sociaux vacants notamment ceux voués à la démolition

ARTICLE 4 : CREER PLUS DE LOGEMENTS SOCIAUX, ACCESSIBLES AUX MENAGES LES PLUS PAUVRES

 

Compte tenu d’un déficit important de logements, de leur cherté, et de la saturation des hébergements temporaires, il convient de développer, plus qu’actuellement, une offre massive de logements sociaux, accessibles aux personnes et familles les plus modestes.

 

ARTICLE 5 : DEVELOPPER DES FORMES ALTERNATIVES D’HABITAT

 

Pour certaines personnes, il convient de proposer des structures adaptées de logement, permettant de maintenir des liens sociaux et d’éviter l’isolement, tout en permettant à chacun d’avoir son propre espace personnel. Les structures de type « pension de famille » ont montré tout leur intérêt. Des projets novateurs doivent être d’avantage développés et soutenus, compte tenu de la diversité des besoins et des choix de vie (Maisons relais, auberges, auto construction, habitats semi collectifs, structures autogérées...).

 

ARTICLE 6 : RENDRE LE DROIT AU LOGEMENT OPPOSABLE SUR TOUT LE TERRITOIRE

 

Tout citoyen ne pouvant pas se loger décemment par ses propres moyens doit pouvoir obtenir une proposition de logement, et à défaut saisir le juge.

 

Les pouvoirs publics doivent avoir une obligation de résultat, comme pour le droit à l’éducation et aux soins.

 

Il est temps de marquer une volonté politique pour prendre cette décision, et mettre en place un calendrier de mise en oeuvre.

 

«Si on relève toutes les personnes qui sont au plus bas, on relève tout notre peuple » P.O, Enfant de Don Quichotte

 

«La lutte contre les exclusions est un impératif national fondé sur le respect de l'égale dignité de tous les êtres humains et une priorité de l'ensemble des politiques publiques de la nation. » Art. 1.Loi no 98-657 du 29 juillet 1998 d'orientation relative à la lutte contre les exclusions

 

Avec le concours de membres de nombreuses associations intervenant dans les domaines du logement et de l’exclusion, qui ont bien voulu nous apporter leur expertise, et que nous remercions.

 

Dans l’immédiat, nous exigeons l’arrêt de toute mesure consistant à évacuer par des pressions ou la force une personne de l’abri dont elle dispose, sauf cas de danger avéré.

 

Les Enfants de Don Quichotte Campement du Canal St Martin

 

Paris, le 25 décembre 2006

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27 décembre 2006

L'abolition de la peine de mort bientôt enchâssé dans la Constitution française

medium_affiche_pendaison.jpg Par David ARRODE

La prochaine inscription de l'abolition de la peine de mort dans la Constitution marque l'aboutissement de la "longue marche" contre la peine capitale, abolie en France il y a 25 ans.

Un projet de loi sera présenté en Conseil des ministres le 24 janvier 2007, a indiqué mercredi l'Elysée, confirmant une information du quotidien Les Echos.

Une source proche du dossier a précisé à l'AFP que le projet préparé par la Chancellerie était actuellement soumis au Conseil d'Etat. Il ne devrait comporter qu'un article -- 66-1 à l'intérieur du titre VIII de la Constitution -- énonçant que "nul ne peut être condamné à la peine de mort".

Jacques Chirac avait annoncé le 3 janvier 2006, à l'occasion des cérémonies de voeux élyséens, que la Constitution allait être révisée pour y inscrire officiellement l'abolition de la peine de mort, consacrant un principe qui pouvait être annulé par une simple loi.

Outre sa valeur symbolique, la révision constitutionnelle doit permettre aussi à la France de ratifier "le deuxième protocole facultatif du pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté à New York le 15 décembre 1989", a insisté une source proche du dossier.

Ce texte prescrit une abolition définitive de la peine de mort et le Conseil constitutionnel, par une décision du 13 octobre 2005, avait jugé que sa ratification ne pouvait intervenir qu'après révision de la Constitution.

La peine de mort a été abolie par François Mitterrand par une loi du 9 octobre 1981 présentée par le ministre de la Justice d'alors et abolitionniste convaincu, Robert Badinter.

L'ancien Garde des Sceaux avait en janvier dernier salué l'annonce de l'inscription de l'abolition dans la Constitution comme "l'aboutissement de la longue marche" contre la peine de mort. Un mouvement sensible également dans l'opinion.

Un sondage TNS-Sofres paru en septembre a montré qu'une majorité de 52% de Français est désormais opposée au rétablissement de la peine de mort. En 1981, 62% y étaient favorables.

"Le processus est enfin lancé", s'est réjoui mercredi le porte-parole de l'association Ensemble contre la peine de mort (ECPM), Michel Taube, qui va accueillir le 3e Congrès mondial contre la peine de mort, à Paris du 1er au 3 février 2007.

Pour Robert Badinter et les militants d'ECPM, ou encore l'ancien condamné à mort Philippe Maurice, grâcié par François Mitterrand en 1981 et aujourd'hui docteur en histoire, le combat se situe désormais sur le terrain de l'abolition universelle: 119 Etats de l'ONU sur 199 sont aujourd'hui abolitionnistes.

ECPM a qualifié d'"affront à la communauté internationale" la confirmation de la prochaine exécution de Saddam Hussein en Irak.

 

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