16 janvier 2012
Pourquoi la Légion du désHonneur ?

L’annonce de la promotion du nouvel an de l’Ordre national de la Légion d’Honneur fondé par Napoléon Bonaparte laissera des traces. Si les français ont toujours entendus dans cette distinction la reconnaissance des mérites éminents rendus à la Nation pour nombre de décorés, les quelques fausses notes qui se sont glissées dans les listes de ces dernières années commencent à faire grand bruit.
Si l’élévation à la dignité de Grand Croix de la secrétaire perpétuelle de l’Académie Française Hélène Carrère d’Encausse ou, celle du physicien et Prix Nobel de Médecine Jules Hoffman promu au grade d’Officier ne font pas insulte à la décoration, les esprits s’échauffent lorsque le couple de chanteurs Stone et Charden se voient devenir Chevaliers !
Ces derniers sont ainsi venus grossir les rangs d’une longue litanie de chanteurs, de peoples ou de sportifs ayant reçu la Légion d’Honneur et dont pour nombre d’entres-eux, on se demande bien quels mérites éminents ils ont pu rendre à la Nation ! Napoléon Bonaparte doit se retourner dans sa tombe !
Sur les réseaux sociaux, les commentaires acerbes de quelques nominations n’ont pas manqués. Parmi tout un florilège, j’ai retenu un commentaire posté sur Twitter où un internaute lance : « j’attends désormais les nominations de Casimir et de Steevy Boulay ! ».
La Légion d’Honneur est, et doit demeurer, une distinction d’intouchables ! Une décoration qui honore et reconnait l’excellence au-delà de tout autre considération. La Légion d’Honneur est, et doit demeurer, une distinction exceptionnelle et en aucun cas être bradée pour être ensuite exhibée comme un certificat de bons et loyaux services.
En choisissant délibérément de distribuer la Légion d’Honneur à qui mieux mieux on s’attaque à un symbole sacré. A un véritable symbole républicain. A un symbole de notre identité nationale. A l’impérieux devoir de mémoire envers les femmes et les hommes qui nous ont offert la Liberté, souvent au prix de leur propre sacrifice.
Cet honneur là, cette modestie, n’ont jamais connu les paillettes, les froufrous et la futilité ! Rendons à chacun ce qui lui appartient ! Rendons le prestige et l’honneur perdus de la Légion d’Honneur.
A la manière de Pierre Corneille : « Les affronts à l’honneur ne se réparent point ».
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04 août 2011
Pourquoi le Chevalier des Triangles Roses a rendu les armes ?

Le 29 avril dernier, Rudolf Brazda, était fait Chevalier de la Légion d’Honneur. A 97 ans, il était le dernier survivant des hommes ayant été déportés au camp de concentration de Buchenwald pour le seul délit d’avoir été homosexuel.
Décoré dans ma ville de Puteaux, Rudolf Brazda avait pris le temps d’échanger avec quelques élèves du Collège Maréchal-Leclerc sur sa vie, sur sa famille et sur tous ses camarades qui ne sont jamais revenus du camp. Il avait accepté d’être élevé à cette dignité en souvenir de tous ceux qui avaient connus les mêmes souffrances que lui.
Rudolf Brazda, celui que j’avais surnommé le « Chevalier des Triangles Roses », s’est éteint paisiblement dans son sommeil à l’aube du 3 août.
Il ne reste qu’à vos pairs homosexuels de méditer votre exemple et de ne jamais oublier. Cher Rudolf, reposez en paix…
A la manière de Vercors : « L'humanité n'est pas un état à subir. C'est une dignité à conquérir ».
12:00 Publié dans Garçonnière & Homosexualité ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : france, déportation, rudolf brazda, gay, homosexuel, homosexualité, société, guerre, buchenwald, puteaux, légion d'honneur |
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