15 février 2010

Pourquoi je veux devenir propriétaire ?

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Il y a quelques jours à peine, j'ai annoncé mon « Pourquoi je vais quitter Puteaux ? » illustré au moyen d'une affiche haute en couleurs qui exprimais le fond de ma pensée par un expressif : tout quitter pour changer de vie.

Le temps de la sagesse m'ayant enfin rattrapé, la prospérité (ou du moins la stabilité) s'étant enfin décidé à frapper à ma porte, j'ai donc choisi de me lancer dans le parcours du combattant pour devenir propriétaire. Et c'est loin d'être une mince affaire !

Pas une mince affaire car : lorsque vous avez des origines modestes, l'éducation que vous avez reçue de vos parents ne vous encourage pas vraiment à franchir le pas. D'autant plus lorsque cette même famille est auvergnate, donc quelque peu économe !

Pas une mince affaire car : redite, quant l'éducation que vous avez reçue et qui consiste en Auvergne à vous rappeler sans cesse « qu'un chou' c'est un chou' », l'idée même de vous endetter pour les trente prochaines années de votre vie ne vous fait pas réellement sauter de joie.

Pas une mince affaire car : crise économique ou pas, la recherche d'un bien et du financement qui l'accompagne, prend rapidement la forme d'une jungle hostile qui décourage plus d'un téméraire !

Ces quelques embûches n'ont toutefois pas réussies à entamer ma détermination et donc,  à sauter le pas pour acquérir dans les prochains mois mon petit Versailles à moi !

A défaut d'être connu ou reconnu, concrétiser un tel projet, aussi commun soit-il, est une preuve de confiance en soi. Il faut quant même mettre pimenter un peu dans son quotidien, non ?

A la manière de Marc Lévy : « Personne n'est propriétaire du bonheur, on a parfois la chance d'avoir un bail, et d'en être locataire. Il faut être très régulier sur le paiement de ses loyers, on se fait exproprier très vite. »

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15 juillet 2009

Atelier des Idées : 19 rue collin à Puteaux, un taudis en plein centre-ville

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19 rue Collin à Puteaux : un taudis en plein centre-ville

Une fracture sociale de proximité.

Ce second rapport, définitif, a été établi à partir des documents d'archives du Syndic, du Conseil Syndical et de copropriétaires , de 1992 à 2008. Les archives sont incomplètes, le précédent syndic ayant conservé certains documents essentiels, en particulier les dossiers des débiteurs.

Cependant ces 16 ans d'histoire sont éclairants

L'immeuble dégradé du 19 Rue Collin, au cœur de Puteaux, est un immeuble privé. C'est le bâtiment D d'une copropriété découpée, quant à sa gestion, en 10 parties de A à J, aux numéros 111, 113, 115 Rue Jean Jaurès et aux 17 et 19 Rue Collin. La cour, dont l'entretien et les réparations devraient être assumées par LRDM... Monoprix (lots 176, 177, 178, 179, selon le règlement de copropriété), était un cloaque... jusqu'au miracle d'aujourd'hui : quelqu'un a dégagé et nettoyé l'espace ! (la Mairie)

Les volets, en premier plan de la façade, sont ceux de la loge de l'employé des parties B, C, D.

La mairie de Puteaux a demandé, plusieurs fois, des travaux d'urgence, en 2001, en 2006 (contre le saturnisme, l'insalubrité) ...et vient d'initier, à la suite d'un premier rapport, une large réunion afin d'envisager, certainement, un meilleur avenir.

L'inégalité entre les bâtiments

Copropriété unique, elle frappe les passants par la hiérarchie qui s'est établie, au fil du temps, entre les divers bâtiments : le bâtiment A, qui abrite Monoprix, en particulier, montre une façade sur rue, restaurée, en très bon état, la porte d'entrée de l'immeuble est sécurisée par un digicode... La façade « tragique » du D est ornée de volets de guingois et d'une porte d'accès ouverte en permanence.

Les couloirs intérieurs, refaits pour A, B, C ne le sont pas pour D. Les escaliers du A sont cirés, parfaits, les parties communes du D sont d'une rare saleté. Cette saleté a été plusieurs fois dénoncée par le précédent conseil syndical et l'actuel, mais sans effet.

L'employé d'immeuble de A dispose d'un logement correct, le logement pour l'employé de B, C, D est un réduit indigne dont la surface s'est encore rétrécie à partir d'une partition interne, semble-t-il, (illicite ?) sur laquelle les responsables du moment ont fermé les yeux.

Ce ne sont pas les seules différences.

La gestion, assurée par le même Syndic, sur une longue durée, se concrétise par des votes en Assemblées Générales de Copropriété pour lesquels les copropriétaires du Bâtiment D ne peuvent, JAMAIS, avoir aucune des majorités prévues. Ils subissent, structurellement. L R M D GES IMMO Monoprix dispose de 11 668/18 020 de parts de copropriété, c'est plus que la majorité absolue. L'article 22 de la loi du 10/07/1965 apporte un rectificatif en réduisant ce nombre de voix à la majorité des voix des autres copropriétaires mais 6 copropriétaires sur 117, dont aucun de D, possèdent  les 2/3 de la copropriété.

Les Assemblées Générales n'attirent pas les nombreux petits copropriétaires dont ceux du D qui doivent affronter la barrière de la langue, la complexité des comptes, la « diplomatie » des informations et le point sur les débiteurs. Le compte-rendu de la 1ère réunion du nouveau conseil syndical fin 2008 est resté affiché ½ journée dans l'entrée du D : plusieurs fois remis, il a toujours été retiré. Faute de présents, plusieurs assemblées extraordinaires ont eu lieu, augmentant ainsi le coût des charges.

A partir d'une gestion incompétente, les bâtiments sont devenus, peu à peu, en conflit d'intérêt.

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