06 janvier 2012
Pourquoi les métro blagues de la RATP ?

Voilà une petite chronique parisienne qui ravira bon nombre d’usagers du métro. Braves franciliens que nous sommes, ne soyons pas ingrats ! Rendons grâce à notre mère transporteuse (ndrl : la RATP) et à son « alarme sociale » de nous avoir épargnés les affres de grèves à répétition qui venaient régulièrement pourrir notre quotidien.
Cette même mère transporteuse avait mis les petits plats dans les grands lorsque, début décembre 2011, elle avait eu l’insigne honneur de transporter le Chef de l’Etat en RER jusqu’à la Grande Arche de La Défense sans aucune avarie de matériel.
Heureux Nicolas Sarkozy et son ministre des transports Thierry Mariani, qui ne manquent jamais une occasion de vanter les mérites de celle qui, chaque jour, transporte gaiement mais pas gratuitement, près de 10 millions d’usagers enjoués !

Crétins de parisiens que nous sommes, nous n’avions pas compris que pour parvenir à notre destination sans encombre, il suffisait d’emprunter les lignes du réseau RATP les jours de visite présidentielle ! Sauf que, Nicolas Sarkozy n’est pas réputé pour être un usager régulier…
Notre mère transporteuse, jamais avare de compliments sur les bienfaits modernistes qu’elle prodigue au bon peuple de Paris, tente toujours de planquer ses cadavres au fond de ses vieilles rames !
Petite comptine de la mère transporteuse
Les malheureux de la ligne 13 –puisqu’il faut bien les appeler ainsi- ont bataillé durement avec maman avant de parvenir à retrouver un brin de stabilité dans leur trajet quotidien. En quelques semaines la ligne 13 est presque devenue paradisiaque de régularité ! Nous n’en demandions pas tant !
Depuis cette date, les sinistres « avaries matériels », « arrêt momentané pour assurer la régularité du trafic » et autres « suite à un incident d’exploitation » erraient sans ressource, ici et là, tantôt sur la ligne 4, tantôt sur la ligne 6, sans espoir de dénicher un logis où ils pourraient exercer leur loisir préféré de pourrissement de vie sur ces têtes de veaux de parigots.
Fort heureusement, la bienveillante mère transporteuse, eue l’ingénieuse idée de retrouver un HLM à bon prix sur l’une de ses lignes pour héberger ses sinistres compères. Elle décréta donc que le temps était venu d’automatiser complètement la ligne 1 de son bébé métro !
Dès lors les sinistres, cousins de la vieille « nous nous excusons pour la gêne occasionnée », ont pris pleinement leurs quartiers sur celle-ci ! Ils l’aiment cette ligne 1 ! A un point tel que désormais, c’est dit, ils jouent et gambadent tous les jours dans leur nouveau logis !
La mère transporteuse quant à elle, affiche fièrement sur ses cloisons de sécurité, que grâce aux travaux qu’elle a engagés, le bon peuple de Paris aura la chance d’emprunter un métro tout beau !
Ouais sauf que, le métro, il est beau quant il ne reste pas à quai du matin au soir ! Il est beau aussi quant le pass Navigo n’augmente pas de 4% tous les ans ! C’est Vélib’ qui va être content…
A la manière de Philippe Jaenada : « Il n'y a pas de meilleur endroit que le métro pour haïr l'humanité. »
10:00 Publié dans Aimer ma vie ?, Habiter Paris ?, Importer le monde ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : france, paris, société, ratp, métro, panne, ligne1, ligne13, transports, sarkozy, mariani, navigo |
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17 septembre 2010
Pourquoi le « gang des poussettes » ou le cauchemar du métro ?

Entre réforme des retraites, bataille sécuritaire ou frasques gouvernementales, les français ne disposent plus du répit suffisant pour commenter leur vie quotidienne qui recèle d’anecdotes pourtant piquantes.
Sous un titre volontairement provocateur, personne n’en doute, avec cette publication je vais me faire encore beaucoup d’amis. Pour une fois, les couteaux affutés de mes contradicteurs politiques demeureront cantonnés à leurs fourreaux.
Aujourd’hui je suis entré en résistance !
Une résistance pacifique certes, mais une résistance active contre l’ennemi N°1 de mes pairs célibataires franciliens qui subissent depuis trop longtemps une dictature honteuse et lancinante qui hante leurs pénibles périples dans le métro parisien.
Les couloirs du métro et du RER bruissent d’une menace. Il est là, nous observe, nous nargue et place nos nerfs à rude épreuve. Il y a encore quelques années, les matins servaient encore de repos aux guerriers partant travailler. Désormais, cette menace est permanente.
Un gang s’est formé et s’est agrandi au fil des années. Il a gagné les rames, une par une, et le fléau s’est abattu sur l’ensemble du réseau RATP sans épargner aucune ligne. Il sévi chaque jour sans relâche à l’affut du moindre strapontin encore levé. Il est venu pour nous hanter et c’est promis : le cauchemar ne fait que commencer !
Ce gang aussi méchant : LE GANG DES POUSSETTES !
Travailleuses et travailleurs franciliens, soyons unis ! Imposons un moratoire sur le déploiement intempestif des poussettes ! Imposons la tolérance zéro. La survie de nos chevilles meurtries est à ce prix !
A la manière de la RATP en 1980 : « Simplifiez-vous la ville : prenez le bus ! ».
22 septembre 2009
Pourquoi l’éducation est en panne ?

Rassurez-vous vous n'aurez pas le droit à une énième opinion sur les problèmes rencontrés dans l'Education Nationale. Il s'agit bien ici de parler de l'éducation. Celle que toute personne normalement constituée est en droit de recevoir étant enfant, d'appliquer une fois devenu adulte et de transmettre à ses propres enfants une fois le temps venu.
Allergique épidermique à toute pensée archaïque soutenant la théorie du « c'était mieux avant », quelques scènes de la vie quotidienne parisienne ont lourdement ébranlé mes convictions, et me poussent donc à m'étonner pour ne pas dire à m'épuiser.
Vendredi soir, sortie de bureau, direction Châtelet pour retrouver mes amis.
Une jeune fille de 25 ans environ, plutôt jolie, bien habillée, entre dans la rame de métro. J'ai droit à un premier coup de sac (mauvaise imitation Vuitton) à travers la figure. Pas d'excuses. Montée sur talons hauts (qu'elle use de manière effrontée pensant qu'elle marche en espadrilles), la princesse cause dans son portable collé à l'oreille. Merci de ne pas la déranger.
Entre deux rires, dignes d'une pintade que l'on porte à l'abattoir, j'ai le droit à une deuxième secousse de sac LV à travers la figure. Pas d'excuses, la miss discute encore avec sa cop's.
Le métro s'arrête un peu violemment, Miss Monde qui tient son portable rate la barre sensée la retenir et écrase lourdement mon pied gauche de son talon qu'elle continue à prendre pour une espadrille haute. Je pousse un cri de tarzan....La demoiselle continue sa conversation sans s'excuser.
Et là, c'est le drame ! J'avoue, au troisième coup de sac dans les gencives : j'ai craqué !
Moi : « Eh miss, ça va, je ne te dérange pas trop ? »
Elle : « Heinnnnnnnnnn qu'est qui y'a qui va pas ? »
Moi : « En 5 minutes j'ai eu le droit à trois coups de sac et à un pied écrasé.....ça commence à faire beaucoup sans excuses de ta part ! »
Elle : « Ah euhhh pardon j'avais pas senti »
Moi : « Forcément, si tu parlais un peu moins fort dans ton portable, tu pourrais entendre que les gens vivent à côté de toi ! »
Elle (parlant à sa cop's) : « Non, c'est rien, juste un mec qui me les casse.... »
Moi : « Ca va là t'es sûr ???? » (Très énervé)
Elle : « Ouais bon ça va, pardon, j'ai pas senti.... »
Moi : MOT D'INSULTE CENSURE CAR INJURIEUX ENVERS LA GENT FEMININE BIEN ELEVEE.
Elle descend tranquillement à la station suivante en me faisant un gros doigt d'honneur (boudiné le doigt).
QUE FAIRE ????
Samedi soir, arrivée au Forum des Halles vers 19H00.
D'humeur plutôt joyeuse, je décide de rejoindre la Porte Lescot pour retrouver l'air libre. De pas alerte en pas alerte, j'entends en fond un brouhaha de plus en plus insistant. Ayant eu connaissance de quelques échauffourées au sortir de la Techno Parade à Bastille, je reste sur mes gardes.
Arrivée presque au bas des escalators, je tombe nez à nez avec un groupe d'une trentaine de personnes, qui chante, qui hurle, qui s'invective gaiement dans un langage connu des initiés.
Les personnes souhaitant prendre les escalators ou en sortir, se trouvent rapidement bloqués et rapidement compactés comme dans une cuve de recyclage, tant ce groupe empêche toute allée et venue.
Je parviens tant bien que mal à m'infiltrer dans la file des « montants », et presque parvenu au sommet, j'entends des insultes fuser de toute part et une ambiance qui devient de plus en plus électrique. L'escalier est stoppé net en pleine montée. Un « joyeux drille » a appuyé sur le bouton d'arrêt d'urgence et bouscule tout le monde pour sauter dans la file descendante vexé par les mots des visiteurs compressés. Des coups fusent, je prends mon courage à pleines mains en choisissant l'option : « casse toi vite c'est dangereux » !
QUE FAIRE ????
Dimanche soir, retour de diner, ligne 1 du métro entre Etoile et Sablons
Las et fatigué par un week-end où j'ai tout vu et tout entendu, j'aspire à un brin de calme et de tranquillité avant d'aller rejoindre les bras de Morphée. Station Etoile. Un groupe de cinq jeunes punks de Neuilly (entendez fils et filles de bonne famille avec la raie sur le côté), pénètre dans le métro en hurlant. Usant d'un dialecte mixé entre beuglements sauvages et bruitages d'une guenon en pleine ovulation, les quatre Beatles dans le vent et leur copine Dalida des Champs Elysées croient téter leur goutte chez papa et maman sans se préoccuper des autres usagers de la rame.
Inutile de faire le récit de leur conversation qui relate leur soirée « au musée », bien arrosée et sans doute très distinguée.
Dalida des Champs Elysées, pourtant pas trop alcoolisée, se lance dans une diatribe visant à se moquer des têtes environnantes et à souligner dans un élan intellectuel : « ça pue grave dans le métro....y sont cons ces pauvres ! ». Ouf.....la station Sablons, notre Prix Nobel de Littérature s'éclipse en riant bruyamment.
QUE FAIRE ????
Mesdames, Messieurs, en un seul week-end sur un espace géographique réduit, voici trois spectacles très différents de la vie quotidienne, mettant en scène toutes les couches sociales de notre société.
En trois occasions diverses et variées, à peine exagérées, j'ai subi avec quelques compagnons d'infortune : une violence physique, morale et verbale.
Cette violence est le reflet d'une société qui s'est perdu dans un grand n'importe quoi généralisé où, c'est celui qui crie le plus fort ou celui qui frappe le plus fort, qui a raison. Cette violence est le fruit d'une carence d'éducation de certains parents vis-à-vis de leurs enfants ou d'un manque de discernement de nombreux adultes.
Cette violence est aussi sournoise que dangereuse. Sournoise, car nous en sommes tous les victimes chaque jour dans nos vies quotidiennes. Dangereuse, car elle provoque parfois une exaspération et une lassitude qui entraine des excès de colère irréparables.
La vie en société c'est comprendre que ses propres droits finissent là où ceux des autres commencent. Pour être respecté soi-même, il convient de respecter les autres. Nous ne sommes pas des animaux.
17:12 Publié dans Aimer ma vie ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : france, politique, éducation, métro, société |
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