22 février 2012
Pourquoi le cinquième pouvoir ?

Lors de la campagne présidentielle de 2007, la communication politique n’avait pas encore intégrée l’art et la manière d’exploiter le nouveau support internet. Dans son ouvrage, Thierry Crouzet, blogeur très connu sur la toile, parlait déjà du cinquième pouvoir.
De la même manière qu’en 1995 les Guignols de Canal + avaient boosté la campagne de Jacques Chirac et, qu’en 2007 la militante SégoSphère avait amoindrie la défaite annoncée de Ségolène Royal, internet permettra t-il d’emporter la décision d’un côté comme d’un autre ?
Convaincu que le vote par internet ne sera jamais un rempart contre l’abstention, je prédis toutefois un sombre avenir au candidat qui viendrait à négliger sa communication virtuelle ! Si internet ne vaut pas vote, il se présente désormais comme un média d’influence incontestable. L’outil internet est un atout essentiel en termes de mobilisation militante, il permet en outre de relayer et d’amplifier la parole politique. Internet demeure sans doute le seul support médiatique où l’égalité de « traitement » entre tous les candidats est une réalité.
Conforté par ma propre expérience à l’échelon local putéolien lors des dernières élections municipales de 2008, je ne doute pas qu’internet présente certaines vertus communicatives. Un lieu ouvert, un espace d’échanges et de confrontations d’idées, qui révèle parfois certaines surprises dans les urnes.
L’éducation politique des plus jeunes qui jadis, était scellée au sein de la cellule familiale, se trouve aujourd’hui transportée sur la toile. L’accès aux sources d’informations, aux réseaux sociaux et aux divers forums consacrés à la politique, ne sont pas étrangers à cette évolution. Toutefois, cette nouvelle éducation politique n’exonère en rien les candidats de travailler leurs argumentaires, de détailler leurs propositions et de ne pas tenter de modifier leur image personnelle pour paraitre plus jeune ! Seuls un habillage soigné et le choix des thématiques s’adressant à tous les publics trouveront l’écho escompté.
Cinquième pouvoir ou pas, média d’influence ou pas, internet ne devra pas se contenter d’ouvrir les esprits à la politique. Il devra, comme pour la télévision ou la radio, trouver la formule miracle pour conduire massivement les électeurs aux portes des bureaux de vote !
A la manière de Valentin Lacambre : « Le peuple n’a jamais eu autant de pouvoir que sur Internet ».
10:00 Publié dans Décoder la politique ?, Elever la République ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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29 août 2008
Pourquoi Nicolas Beytout n’est pas fan des blogueurs ?
Hier soir la dernière conférence plénière avait pour thème « Quand les médias plombent, quand les médias permettent ». Vaste sujet sur lequel Dominique Baudis, Jean-François Copé, Jean-Claude Dassier, Ivan Rioufol, Michel Rocard, Alain Weill et Nicolas Beytout étaient appelés à disserter.
Amis blogueurs (et simples citoyens) si vous n’avez pas eu la chance d’assister à cette séance digne –parfois- d’un vaudeville de mauvais goût, vous y avez beaucoup perdu !
Les questions de l’indépendance des médias et de leur capacité de développement, des relations entre les politiques et les commentateurs, du traitement et de la transmission des informations, ainsi que de l’indépendance journalistique ont été très largement abordés.
Mais la « pépite » reste très probablement détenue par Nicolas Beytout, PDG de DI Group, qui réaffirmant les (longues) qualités nécessaires à tout bon Journaliste, a tenu à insister sur le fait que cela ne s’inventait pas et que tout le monde n’était pas disposé à relayer une information claire et de qualité.
Sans oser trop insister -un t’i chouillas quant même- celui-ci n’a pas hésité à titiller la blogosphère, accusée d’être un environnement où règne la rumeur permanente. Entendez en cela que les blogueurs n’apportent aucune (ou peu) d’information et que leurs sources sont rarement vérifiées.
En bref amis blogueurs, si vous postulez pour la section de journalisme de l’IEP Paris (lancée avec l’ami Nicolas), et que vous tentez de valoriser votre blog comme support de votre génie créatif : vous serez rapidement écarté de manière à sauver la « race » de ceux qui ont le droit de faire de l’info !
Nicolas Beytout n’est pas fan des blogueurs. C’est acquis. Il est tout de même utile de dire à l’ami Nico que la très grande majorité des gens qui font Internet ne se considèrent pas comme des journalistes. Ils demeurent de simples citoyens qui n’affirment rien…..mais qui se contentent de retranscrire et d’interpréter les informations que lui-même et ses pairs daignent bien vouloir leur transmettre.
Jean-François Copé a insisté sur le fait que les médias se bornent à donner une information basée uniquement sur les seuls effets d’annonces en renonçant souvent à expliquer les tenants et les aboutissants. C’est la triste confirmation que les journalistes entendent rester une élite de la connaissance, une de plus, qui délègue le petit Peuple au rang de simples observateurs.
Régis Sada
11:09 Publié dans Université d'Eté Medef 2008 | Lien permanent | Envoyer cette note
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