20 avril 2012

Pourquoi mon choix pour la France ?

 

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Moment privilégié de la vie démocratique de notre pays, l'élection présidentielle est le rendez-vous des français avec leur propre Histoire. Lorsque l'on souhaite ménager ses amitiés ou son propre avenir professionnel, il n'est jamais bon de trop se livrer. Pourtant, il ne faut jamais manquer une occasion de donner son opinion et de confier sa propre part de vérité, dans le respect des convictions et des choix de chacun.

Clairement démocrate, profondément républicain, c'est en toute conscience et en toute liberté que je me risque pourtant, aujourd'hui, à exprimer et à expliquer mon choix pour la France.

Lors de l'élection présidentielle de 2007, et encore traumatisé par le rendez-vous manqué de 2002, je n'ai pas aimé la désignation et la campagne de Ségolène Royal. Désignée par des militants PS bien plus aveuglés par la folie sondagière que par la réalité des aspirations souhaitées par les français, j'ai voté François Bayrou au premier tour et, contre Nicolas Sarkozy au second. Ce dernier fut porté logiquement à la présidence par un Peuple hésitant et un Parti Socialiste mauvais joueur envers sa candidate.

Si je confesse avoir été un Sarko-indifférent assumé en début de quinquennat, c'est en décembre 2009 lors du référendum suisse contre la construction de minarets et la tribune honteuse du président de la République dans le journal Le Monde, que je suis devenu un Anti-Sarkozyste pleinement affirmé. Les débats orientés, la stigmatisation permanente des populations, la différenciation sociale et la multitude des propos déplacés tout au long du quinquennat, m'ont confirmé dans la conviction que je ne veux plus vivre dans une France et une République dirigées par un Nicolas Sarkozy qui, à mon sens, n'a eu de cesse de déprécier la fonction présidentielle.

Le président, Chef de l’État, se doit de prendre de la hauteur et ne pas confondre ses intérêts personnels -privés ou politiques- avec les intérêts supérieurs de notre pays. Cinq ans ont suffit à Nicolas Sarkozy et sa majorité parlementaire, pour affaiblir les repères d'une société déjà en proie au doute. Cinq longues années à fouler du pied les bons usages républicains, à faire des croches pattes répétés au principe de Laïcité garante d'égalité, à mélanger les genres et à utiliser le Palais de l’Élysée comme une annexe exclusive de l'UMP. Cette méthode toute particulière de la conduite des affaires de l’État, demeure incompatible avec ma vision d'une République affirmée et d'une France qui s'adresse sans exception, à tous les français.

Sans m'abaisser à user de termes inconvenants, je souhaite que notre Peuple, fort de sa sagesse et de l'expérience passée, partage avec moi l'analyse qu'il est devenu impossible de reconduire dans ses fonctions un président Nicolas Sarkozy qui n'a respecté ni ses engagements envers les français, ni son devoir moral envers la Nation.

L'élection présidentielle de 2012 s'est déroulé dans un climat bien particulier très éloigné de l'image de la Vème République telle que l'avait pensée Charles De Gaulle. Habitués jusque là aux débats portants sur des sujets institutionnels et des visions affirmées sur le devenir de la France, les français ont du se contenter de petites phrases et de grandes postures morales. Les grands desseins de la Nation attendront.

Dans mes votes « présidentiels » précédents, j'ai toujours veillé à apporter ma voix au premier tour à mon candidat de cœur. La femme ou l'homme capable de développer un véritable projet de société, représentatif d'une République de droits et devoirs égaux pour tous. Au regard des évolutions de cette même société dans la période qui s'achève, je suis contraint de reconnaître que l'aspect programmatique ne déterminera pas mon vote de 2012.

Je n'ai pas aimé vivre dans la France de Nicolas Sarkozy. Le français que je suis, attaché aux principes de liberté, d'égalité et de fraternité, a souffert et s'est senti humilié de trop nombreuses fois de voir la République sacrifiée au nom des intérêts personnels d'une minorité.

Ainsi, mon choix aurait du se porter presque naturellement vers François Bayrou. Celui qui à mon sens a été le plus précis dans les propositions qu'il a déclinées. Mais le cru Bayrou 2012 n'a pas la même saveur de celui de 2007. Les enjeux sont différents et une France qui a subi en cinq ans une telle révolution de pensée, ne peut se payer le luxe de s'offrir le ni-à droite, ni à gauche, prôné par le centriste. Notre pays s'est trop égaré et de nouvelles lignes plus précises doivent être définies.

Je ne suis pas un électeur socialiste de premier tour. Bien qu'ayant milité à Puteaux, dans des circonstances très particulières, j'ai toujours veillé à ne pas laisser une hégémonie trop importante au PS à gauche. Souvent, j'ai voté pour les écologistes au premier tour lors de différents scrutins. La primaire des Verts, le trust électoral, l'amateurisme des militants et la campagne affligeante d’Éva Joly m'ont fait définitivement renoncer à cette option sans valeur et sans effet pour le devenir du pays. Je marque ici ma rupture avec l'écologie politique.

Dans une France en crise, dans une société où les bases s'effritent j'ai, comme nombre de français, eu envie de tout changer et faire table rase du passé. La promesse d'une VIème République attendue et d'un discours simple et populiste m'ont naturellement porté à jeter un regard attentif sur Jean-Luc Mélenchon. Attiré par sa gouaille, sa diatribe naturelle et les prouesses de ce tribun de talent, il s'en est fallu de peu pour que je lui accorde mon vote. Il restera mon candidat de cœur dans cette élection présidentielle. Le meilleur de tous.

Cette élection présidentielle a la particularité de répondre à une question par une autre question. Loin de moi l'idée d'occulter le devenir de la France au-delà des cinq prochaines années. Mais, à mes yeux, l'essentiel est ailleurs aujourd'hui. Le véritable enjeu est de réconcilier les français avec eux-mêmes.

J'ai perdu nombre de mes illusions. Ma vision utopique s'est fanée. Je ne crois plus aux lendemains meilleurs. Je ne crois plus aux vaines promesses faites et rarement tenues. Je ne crois plus dans la parole de dirigeants intrigués et intrigants.

 

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En revanche, je crois dans les valeurs qui nous rassemblent. Je crois en une société juste, mixte et fière de sa diversité. Je crois dans une République qui protège et respecte ses enfants, tous ses enfants. Je crois dans la grandeur de la France. Une France qui relève la tête et qui porte haut les principes qui ont toujours fait sa gloire.

A ce titre, je suis certain que Nicolas Sarkozy ne doit pas être réélu. Je suis convaincu que la France a besoin d'un grand bol d'air frais, d'un grand moment d'alternance.

Je ne veux rien avoir à regretter, le 22 avril et le 6 mai : je vote pour François Hollande !

 

26 mars 2012

Pourquoi Mélenchon modifie tous les repères ?

 

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La société a perdu ses repères. Une poule n'y retrouverait pas ses poussins ! De tout temps les torchons étaient tenus à distance des serviettes. Si jadis, un gosse de riche répondait au style chemisette pantalon à pinces mocassins et raie sur le côté, le gamin de la basse lui s'en tenait fièrement au tee-shirt jeans troué baskets et cheveux en bataille.

Il y avait les « salauds » à droite et la « vermine » à gauche ! Si tu allais à l'école des curés et que papa était cadre, tu étais destiné à voter à droite ! Si en revanche tu allais à l'école des ânes et que papa ne dépassait pas la maîtrise en fin de carrière, tu voterais forcément à gauche !

Pour les meetings politiques c'était un peu la même chose. A droite c'était Bleu-Blanc-Rouge et Marseillaise quant la gauche était toute rouge point levé avec l'infatigable Internationale ! Depuis 2007, j'avais laissé ma France à droite en état de grâce rangée aux ordres de Nicolas Sarkozy, avec ma gauche égarée dans la ségosphère et un PC sous Buffet totalement écrasé.

Cinq années écoulées, les temps ont bien changé ! La droite a perdu la République quant Mélenchon a repris la Bastille ! L'UMP rempli les salles du Président de ses propres militants réquisitionnés quant Mélenchon déborde les boulevards parisiens de tout ce que la capitale compte de cocos et de bobos. Pour Sarkozy c'est meeting avec la clientèle des chiffres et des lettres et du JT de TF1 quant Mélenchon mise sur celle des chaînes infos et de toutes les séries US quant y'a pas Top Chef à la télé !

La France forte fortement ébranlée s'oppose à la reprise du pouvoir par un front d'un genre nouveau. Le président du Peuple se donne des airs de Chegevara quant le vrai candidat du Peuple emprunte quelques accents gaulliens. Allez comprendre Charles ! Sarkozy entonne la Marseillaise en solitaire quant Mélenchon la fait toujours précéder par cette satanée Internationale bras tous emmêlés de ses nouveaux camarades !

La société a changé. Tous les codes sont modifiés. Difficile de s'y retrouver même en jouant à qui et qui, où et pourquoi ? Si les rouges sont devenus bleus et que les bleus deviennent tout rouge, mais où sont donc passés les communistes ? C'est à n'y rien comprendre et j'en perds mon latin. L'insurrection civique serait-elle pour demain ? C'est une révolte ? Non Sire, c'est une Révolution !

A la manière de Dominique Muller : « Il s'en faut d'un rien pour que la raison s'égare quant on a perdu ses repères ».

 

05 septembre 2011

Pourquoi les extrêmes se nourrissent de notre propre bêtise ?

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C’est la quatrième année consécutive que j’use mes culottes sur les bancs de l’Université d’été du Medef. Dès lors, chers lecteurs, je tente de vous convaincre que les chefs d’entreprise qui s’y réunissent, n’y fument pas plus de gros cigares qu’ailleurs, que leurs poches ne débordent pas de billets et qu’ils n’y tiennent pas de conclave sur le profit permanent.

Les patrons français sont désespérément humains, désespérément français et ils passent leur temps à s’interroger sur l’état de l’opinion et le ressenti général de leurs propres salariés. Oui, c’est vrai, ils ont bien compris le rôle social procuré par la machine à café...

En écrivant tout cela et n’ayant jamais caché mes convictions, je ne doute pas que mes petits « camarades » cherchent déjà le meilleur emplacement pour dresser le bûcher de mon hérésie ! Mais lorsque le Medef fait le choix de réfléchir sur la poussée des populismes et autres extrémismes en France et en Europe à travers son débat « Halte aux extrêmes », je reconnais que celui-ci est bel et bien un sujet qui transcende tous les clivages.

En premier lieu il est nécessaire de comprendre que les positions extrêmes ne s’expriment pas simplement politiquement. Elles se retrouvent également dans les paroles, dans les pensées et dans les écrits. Internet et la formidable ouverture au monde qu’il offre est immédiatement tancé. La toile  grouille de millions reporters ou journalistes en herbe qui passent leur temps à décrire l’info et l’Histoire à leur manière et parfois, à les réviser hors contexte.

La deuxième particularité tient aux intérêts nationaux et particuliers. Prenant référence sur l’image d’une Europe qui au lendemain de sa fondation était présentée comme garante de paix et de stabilité, elle se retrouve en moins de cinquante ans porteuse de tous les maux, de toutes les dérives et de tous les sacrifices imposés aux peuples. Une fois l’Europe carbonisée, les étrangers ou ceux qui ne font pas « couleur locale » en payent désormais le prix.

Ensuite, arrive le tour des français qui se caractérisent par leur instabilité émotionnelle et morale. Ces français toujours en quête de retrouver leur identité qu’ils pensent perdue. Ces français qui sacrifient la chance collective sur l’autel de leur individualité. Ces français qui se torturent à nier leur propre Histoire en cultivant jalousement le concept de mémoire sélective.

Enfin, le rôle des média et leur capacité à dénaturer la pensée du public. Une information n’est bonne que lorsqu’elle est juste et équilibrée. Ce type d’information impose donc que l’on ne passe pas sous silence les réussites en ne misant que sur ce qui ne fonctionne pas, sur ce qui diffère de l’ordre habituellement établi. La télévision c’est l’école des adultes. De la même manière que les instituteurs ont le devoir de transmettre le savoir, la diversité et la tolérance aux plus jeunes, les journalistes se doivent d’éduquer les adultes à comprendre le monde.

Pour être heureux, soyons différents !

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La truculente Roselyne Bachelot, interpellée sur la Droite Populaire, n’a pas dit autre chose. Elle insiste sur le fait que très souvent, ce petit quarteron de Parlementaires remuants interpelle sur des sujets en distillant des contres vérités ou en prospère sur des omissions savamment orchestrées. Le débat est faussé. Anne Lauvergeon exhorte les entreprises à assumer leur responsabilité sociale en misant sur la création et le partage des richesses. Dominique Reynié pointera du doigt le manque de rigueur de nos gouvernants qui n’ont pas pris le temps nécessaires à expliquer aux peuples, partout en Europe, les grands enjeux qui se jouent en dehors de nos frontières et les bascules démographiques qu’elles ont engendrées chez nous. 

Chacun s’accorde sur un point : la France n’est pas en danger et que ni une Marine Le Pen ou un Jean-Luc Mélenchon ne peuvent espérer jouer les juges de paix lors de la prochaine présidentielle. Cette promesse est-elle prémonitoire ou la chronique d’une bêtise annoncée ?

A la manière de Blaise Pascal : « L'extrême esprit est accusé de folie, comme l'extrême défaut... C'est sortir de l'humanité que de sortir du milieu ».

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07 novembre 2008

Pourquoi les militants PS ont préféré le Quatre Quarts à la banana split ?

Au moment même où les militants socialistes accomplissaient leur devoir de camaraderie dans toutes les sections socialistes de France et de….c’est déjà pas mal….j’ai rédigé mon Pourquoi les militants du PS pensent que tout est encore possible ?

Une erreur involontaire s’est glissé dans la présentation de la nouvelle carte des desserts du PS. En effet, les militants socialistes ont rejeté l’idée de remplacer le Flamby (auquel ils étaient habitués depuis 11 ans) par la Banana Split (je resterai discret sur l’identité de cette dernière).

Selon les dernières estimations, le prochain Congrès du PS s’annonce intéressant à plus d’un titre, puisque le nouveau dessert choisi par les militants socialistes c’est ça :

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Je souhaite saluer et féliciter l’ensemble de mes ex-camarades du PS car grâce à leur vote plein de sagesse en faveur du Quatre Quarts : ils ont fait fuir les ingrédients périmés qui gâtaient le goût d’un parti sans chef et sans voix.

Le socialiste-libéral assumé et fièrement revendiqué que je suis, accueille avec une grande joie et une profonde émotion le départ annoncé du PS de Jean-Luc Mélenchon et de Marc Dolez. Ces deux mauvais ingrédients font partie de ces gens qui portent la lourde responsabilité des récents échecs et défaites du PS aux scrutins nationaux.

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Le vote des militants socialistes est donc une bonne nouvelle pour un Peuple de Gauche qui en a assez d’être stigmatisé comme ringard et passéiste. Vivement le Congrès de Reims….

Régis Sada

11:00 Publié dans Décoder la politique ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : ps, congres, motion, politique, gauche, royal, melenchon | |  Facebook