17 mai 2012
Pourquoi l'Homophobie en France en 2012 ?
17 MAI 2012
JOURNEE MONDIALE
DE LUTTE CONTRE L’HOMOPHOBIE

Une homophobie et une transphobie ancrées dans les rapports sociaux
A l'occasion de la Journée Internationale contre l'homophobie et la transphobie et pour la seizième année consécutive, SOS homophobie publie son Rapport sur l'homophobie. Basé sur les centaines de témoignages que l'association reçoit chaque année sur sa ligne d'écoute, son site internet ou lors d’événements, il constitue aujourd'hui la seule publication permettant de suivre, année après année, l'évolution de l'homophobie et de la transphobie sur le territoire français. Ce travail permet également de suivre, année après année l’évolution des discriminations, violences et préjugés à l’encontre des lesbiennes. Ainsi, l’édition 2012 atteste d’un triste record : plus de 1500 témoignages nous sont parvenus au cours de l’année 2011.
Si Internet reste le premier bastion de l’homophobie et de la transphobie, le second est peut-être, finalement, encore plus impressionnant : plus de 38% de personnes nous ayant contacté sont victimes dans leur vie quotidienne, que ce soit dans leur famille, dans leur entourage, dans leur voisinage ou encore au travail. Cette homophobie et cette transphobie du quotidien que certain-e-s seraient presque tenté-e-s de qualifier « d’ordinaires » sont pourtant les plus difficiles à vivre. Les victimes connaissent leurs agresseur-se-s, les côtoient chaque jour, et c’est parfois inlassablement que ces actes homophobes et transphobes se répètent tous les jours. Les répercussions de cette homophobie et de cette transphobie du quotidien sont préoccupantes en ce qu’elles sont les premières à engendrer un mal de vivre profond chez les victimes.
Les agressions physiques augmentent encore et toujours : les témoignages sont en hausse de 22% et il faut remonter à 2005 pour en relever autant. Si 47% des agressions physiques globales sont commises dans des lieux publics, il faut noter l’exceptionnelle sur-représentativité des lesbiennes dans cette triste catégorie. En effet, 70% des agressions physiques lesbophobes se sont produites dans les lieux publics. Les lesbiennes paient ainsi bien lourdement le prix de leur visibilité dans l’espace public.
Par ailleurs, 28% des personnes transexuelles qui nous contactent font état d’agressions physiques commises à leur encontre, agressions qui revêtent bien souvent une violence extraordinaire. Face à ce constat et ce déchainement de violences, il apparait plus qu’urgent d’inclure l’identité de genre parmi les critères légaux de discrimination et d’aggravation des peines. Cette absence apparait, sans nul doute, comme une violence supplémentaire.
Quelques jours après l’élection d’un nouveau Président de la République qui s’est engagé à réaliser l’égalité des droits, le seizième Rapport Annuel sur l’homophobie rappelle que la lutte contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie nécessite plus qu’une nouvelle législation : il est indispensable de mener des actions de prévention, d’information, de sensibilisation à destination du grand public dans son intégralité (élèves, étudiant-e-s, enseignant-e-s, professionnel-le-s du secteur privé, du secteur public, etc). Il est en effet urgent que le quotidien de ces trop nombreuses victimes puisse enfin s’améliorer et gagner en sérénité, afin qu’elles puissent vivre librement leur orientation sexuelle et leur identité de genre comme n’importe quel-le citoyen-ne.
Téléchargez gratuitement le rapport annuel sur l’homophobie 2012 en cliquant ici.
Visitez le site de SOS homophobie
Visitez le site international de lutte contre l’homophobie
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29 mars 2012
Pourquoi le chiffre magique ?

Une grande première pour mon blog créé en octobre 2006.
Entre le 1er et le 27 mars 2012 : vous avez été plus de 10.000 à le visiter.
Un énorme MERCI à toutes et à tous pour votre fidélité !
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09 mars 2012
Pourquoi croiser les doigts pour Florence ?

Le Mexique ne s'opposera pas à l'ordre constitutionnel dans l'affaire Florence Cassez a déclaré mercredi 7 mars au soir un ministre après la publication du projet d'un juge de la Cour suprême préconisant la libération de la Française condamnée à 60 ans de prison pour enlèvement.
"L'ordre mexicain ne peut s'opposer à l'ordre constitutionnel, ne peut s'opposer aux lois", a déclaré à CNN Max Alberto Diener, sous-secrétaire d'Etat mexicain aux Affaires juridiques et aux Droits de l'Homme, dépendant du ministère de l'Intérieur.
"Par conséquent, si le moment venu, les juges ou le pouvoir judiciaire, en faisant leur évaluation, considéraient que certains points portent atteinte aux droits de l'accusé, il faudra agir en conséquence", a dit le ministre.
Extrait NouvelObs
COMITE DE SOUTIEN
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15 février 2012
Pourquoi l’anachronisme de l’austérité ?

Quel observateur vigilant de l’actualité n’a jamais entendu prononcer le mot d’austérité ? En s’amusant à rechercher sa définition, ce même observateur y trouvera deux significations éloquentes.
La première définie le caractère de quelqu’un ou de quelque chose qui est austère, sévère ou rigoriste, poussant l’imagerie à l’âpreté de la vie monacale !
La seconde est bien plus surprenante lorsqu’elle fait référence à une politique économique visant à une réduction des déficits et à une maitrise des dépenses contribuant à retrouver un juste équilibre.
Une fois ceci évoqué, où se cache donc cet hypothétique anachronisme de l’austérité ?
Sans doute par le fait d’être surpris que l’on puisse trouver à redire sur une volonté –ou une nécessité- de bien gérer et de contrôler les dérapages jugés superflus. En somme, de refuser de dépenser de l’argent que nous ne sommes pas censés avoir. En somme, de disposer de dirigeants capables de renoncer à une forme avancée de gaudriole économique.
L’anachronisme est poussé également dans le choix de nos dirigeants. Ainsi, au nom du sérieux et de la nécessité de rigueur, un président de la République plus mûr dans ses propos et plus mâture dans la gestion qu’il entend donner à ses affaires, aura beaucoup plus de chances de se faire entendre qu’un jeunot souvent maladroit et toujours trop progressiste dans ses propositions.
Enfin, l’austérité (ou rigorisme économique) qui se veut pourtant salvatrice de la bonne gestion d’un Etat, trouve rarement un écho favorable auprès des Peuples qui y sont contraints et soumis. Vous ne trouverez aucun grec qui vous dira le contraire ! Le premier qui dit AUSTERITE ! dans une rue d’Athènes risque fort de se faire tailler de sérieuses croupières…
L’austérité est toujours dictée par le bon sens. L’austérité est nécessaire lorsqu’elle n’est pas imposée au détriment de ceux qui la subissent. L’austérité est une vertu disparue, les hommes l’ayant travestie sur l’autel de leur propre incompétence.
A la manière de Georges Marchais : « L’austérité vise par certaines mesures à avancer l’âge de la mort ».
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03 février 2012
Pourquoi la fouille à nu systématique ?

Au moment du vote de la Loi Pénitentiaire de novembre 2009, un rapport de la Commission nationale de déontologie de la sécurité avait pointé du doigt l’usage abusif des fouilles corporelles et des menottes lors des gardes à vues. Jean-Marie Delarue, contrôleur des lieux privatifs de liberté, avait estimé que certains gestes (un peu trop zélés) effectués par les forces de l’ordre, devaient être considérés comme « vexatoires » et « attentatoire à la dignité humaine de la personne qu’aucune exigence de sécurité ne peut justifier ».
Prenant appui sur les règles N°54-3 et N° 54-4 relatives aux fouilles et aux contrôles des R.P.E (Règles Pénitentiaires Européennes), l’Observatoire International des Prisons multiplie les procédures judiciaires contre les établissements qui ont « institutionnalisé » de telles pratiques dans leur règlements intérieurs. L’OIP souligne que malgré l’entrée en vigueur de la nouvelle Loi Pénitentiaire et les condamnations répétées de la Cour Européenne des Droits de l’Homme contre notre pays sur ces points, les Chefs d’Etablissements pénitentiaires –chargés de la rédaction des règlements intérieurs- ont maintenu la pratique quotidienne des ces fouilles pourtant jugées indignes.
Interpellée par certains détenus de la prison de Vivonne (Vienne) -qui estimaient être victimes de ce « zèle » au sortir des parloirs qui leurs avaient été accordés- l’association a demandé au Directeur de cette prison d’abroger l’article concerné du règlement intérieur. Devant son refus catégorique l’OIP a saisi le Tribunal Administratif de Poitiers où le juge des référés les a jugées « illégales » et les a suspendues jusqu’à ce que le Tribunal statue sur le fond de l’affaire.
Soutenu par les syndicats des personnels pénitentiers qui qualifient la décision de « non-sens absolu » et d’une « stupidité affligeante », le refus du Directeur était motivé par le fait que ces fouilles à nu répétées, constituaient des mesures de protection pour les personnels et visaient à empêcher toute introduction d’objets interdits dans l’enceinte de l’établissement.
Si l’Observatoire n’a jamais contesté les fouilles à nu, prévues dans la Loi Pénitentiaire et reconnues par la RPE N°54-2, elle entend batailler contre le systématisme dont elles font l’objet aujourd’hui dans nos prisons. Une analyse renforcée par la plainte d’un détenu de Salon-de-Provence qui avait contesté le systématisme de ces fouilles et avait obtenu gain de cause.
La décision prise par le Tribunal de Poitiers pourrait bien faire jurisprudence et pourrait faire boule de neige dans tous les tribunaux chargés de statuer sur cette question. Elle obligerait ainsi le Ministère de la Justice et l’Administration Pénitentiaire à revoir leur copie et à statuer sans délai.
Ce sujet hautement sensible pour les personnels de surveillance que pour les détenus eux-mêmes, mérite que l’on s’y attarde un moment.
Une prison étant rarement un lieu de villégiature prisé des locataires qui y élisent domicile, personne ne niera que certains puissent révéler un caractère particulièrement nerveux et violent. Dans le même temps, « l’économie souterraine » aussi vivace qu’à l’extérieur donne une résonnance particulière aux rackets, trocs et trafics en tout genre qui y subsiste. Quelque soit les mesures renforcées engagées, ces derniers ne disparaitront pas de sitôt.
A l’intérieur de toutes nos prisons, la sécurité des détenus et des personnels de surveillance est un impératif absolu. Des évènements récents comme des évasions ou des prises d’otages nous invitent à ne pas sombrer dans l’angélisme. A cette nécessité, comme celle de la modernisation et de l’humanisation des prisons, le Chef de l’Etat a répondu en septembre dernier par un projet de création de 30.000 places supplémentaires qui ne viendront en rien résoudre les problèmes existants.
Bien que l’Homme dispose d’une faculté inouïe de dissimulation, les fouilles à nu n’en constituent pas moins une obligation dégradante et profondément humiliante pour la personne qui la subi. Lorsque cette mesure n’est pas mesurée et qu’elle est répétée à l’envie sur un même individu (parfois jusqu’à 10 fouilles par jour sur un détenu), elle constitue clairement une atteinte à sa dignité et peut donc engendrer des réactions violentes.
Pour ceux qui demandent à être convaincus : souvenez-vous du plaisir éprouvé lors d’un examen de proctologie, et imaginez que vous subissez un tel examen jusqu’à 10 fois dans la même journée ! Ais-je besoin de détailler où tout le monde a compris ? Soyons justes jusqu’au bout en ayant une pensée émue pour celui qui examine…

Plus sérieusement, pour combiner à la fois la nécessité de contrôles de sécurité réguliers sur les détenus et le respect de la dignité de ces derniers (et donc de leur intégrité physique), il n’est pas inutile de se poser la question de la meilleure méthode à employer.
En mettant en parallèle la population carcérale de celle des personnels de surveillance chargée d’effectuer ces contrôles, on comprend rapidement que la multiplication des fouilles constitue une occupation particulièrement prenante réalisée au détriment d’autres tâches. L’effet de répétition et le caractère particulier de ce type de contrôle peut donc, engendrer diverses négligences ou un relâchement de la vigilance des surveillants au détriment de la sécurité collective. Un homme reste un homme, et ce dernier n’est pas infaillible.
La volonté de modernisation et d’humanisation des prisons, comme elle est actuellement définie, n’a certainement pas été assez approfondie pour s’intéresser à certains équipements (modernes) permettant d’éviter les manipulations humaines. Nos hôpitaux et nos aéroports disposent depuis bien longtemps de scanners permettant de détecter ce que le corps humain peut bien receler. Ce matériel pourrait de la même manière être employé dans nos prisons pour assurer des contrôles aujourd’hui contestés. A-t-on seulement envisagé cette possibilité ? Certains opposeront comme toujours la contrainte du prix. Mais justement, quel prix peut bien avoir la dignité d’une personne ?
A la manière de Jean Bruller : « L'humanité n'est pas un état à subir. C'est une dignité à conquérir. »
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30 janvier 2012
Pourquoi Mein Kampf plane à nouveau sur l’Europe ?

« Verba volant scripta manent » : les paroles s’envolent, les écrits restent. Nous avions cru Adolf Hitler, Führer de l’Allemagne Nazie, mort suicidé le 30 avril 1945 dans les ruines fumantes de sa Chancellerie à Berlin. Sa dépouille est demeurée introuvable pour le monde.
« Mein Kampf » livre-recueil de l’idéologie nazie, responsable de plus de 60 millions de morts au lendemain de la seconde guerre mondiale, revient hanter l’Europe soixante ans après. Et si finalement Adolf Hitler n’était pas mort ?
C’est du moins la question à laquelle nous sommes contraints de répondre, dèlors que ses écrits tomberont dans le domaine public le 1er janvier 2016 et, au moment où le Land de Bavière –détenteur des droits- éprouve les pires difficultés à étouffer la diffusion de ces derniers en repoussant les arguments des défenseurs de la liberté d’expression.
Terriblement surprenante en effet, cette position qui veut que l’on puisse lire ou acquérir Mein Kampf dans sa version originale (NDRL : de l’époque) et, dans le même temps, empêcher toute réédition sans que celle-ci soit assortie d’une notice ou d’un texte faisant référence aux atrocités commises au nom de l’idéologie nazie prônée par Adolf Hitler et clairement explicitées dans son livre.
Si la France a adopté la même philosophie sur ce brûlot, elle laisse la consultation des tomes I et II disponible sans restriction sur des sites étrangers via internet. Le livre traduit en français tombera dans le domaine public en 2054, ce qui lui laisse encore le temps nécessaire pour modifier sa propre législation sur le sujet.
Près de 70 ans après la fin d’une guerre terriblement meurtrière, et tenant compte de l’évolution des sociétés qui ont directement été concernées par celle-ci, comment justifier d’une protection aussi rapprochée entourant ces écrits ? Ces mêmes sociétés, démocratiques depuis si longtemps, n’ont-elles pas été capables d’instruire et d’informer suffisamment leurs opinions publiques pour avoir besoin de les préserver des inepties contenues dans Mein Kampf ?
Visiblement non, ou du moins en surface… Car si l’on se réfère à l’article du psychosociologue Alexandre Dorna : la crise financière, la défiance des peuples envers leurs élites ou la perte de repères sociaux et familiaux, fragilisent les populations qui encensent le besoin de liberté tout en recherchant une figure ou une pensée derrière laquelle se ranger. De là à l’endoctrinement, il n’y a qu’un pas. Pour s’en convaincre, il suffit de constater avec quelle rapidité les idées défendues par le Front National ont imprégné la société française.
Marc Ferro, historien de référence, ne dit pas autre chose en appelant nos démocraties à rester vigilantes face à la diffusion d’écrits violents, accusateurs et profondément monstrueux par les théories qui y sont décrites. Il invite à ne pas laisser d’espace vital aux fanatiques, à toutes les formes de fanatisme. Pour lui comme pour beaucoup d’autres, tout autoriser au nom de la sacro-sainte liberté d’expression est un appel non dissimulé au suicide collectif de notre conscience et de notre devoir de mémoire face aux atrocités perpétrées.

La transmission orale de celles et ceux qui ont vécu cette période ou subi cette rage de destruction, les livres de témoignages ou d’explication, les émissions ou documentaires consacrés au sujet, les commémorations, les musées, tout cet ensemble construit et érigé en barrière contre Hitler, le nazisme et la barbarie dont ils ont été les auteurs, n’auront pas suffi aux hommes d’aujourd’hui (pourtant mieux informés) de se prémunir contre ce cancer de l’Humanité.
Partant de ce constat, il demeure très difficile de considérer Mein Kampf comme une littérature ordinaire. Une explication de texte ou un accompagnement historique apparait donc indispensable.
Oui, l’Homme moderne doit user de la liberté, de toutes ses libertés. Mais l’Homme moderne doit aussi consentir à voir certaines de ses libertés amoindries du moment où il n’est pas en mesure de contrôler ses propres pulsions et donc, de chasser l’ensemble de ses vieux démons.
L’Homme est capable du meilleur comme du pire. Ce pire, l’Homme a été capable de l’exercer et de le retourner contre d’autres hommes. A ce titre, il convient de le préserver en ayant le courage de le protéger contre son gré.
A la manière de Voltaire : « Et qui pardonne au crime en devient complice ».
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18 janvier 2012
Pourquoi la perte du triple A met la France à plat ?

Ce qui devait arriver….arriva ! La révélation de la surprise de l’année s’est déroulée vendredi soir, histoire d’ôter aux français, la possibilité de passer un week-end tranquille, loin des tracas du quotidien.
Que n’avons-nous pas entendu depuis ! Moults explications et propos volontairement rassurants sur cette dégradation alors, que de l’aveu même de nos gouvernants, la perte du triple A retentirait comme un coup de tonnerre pour un pays qui n’en n’avait vraiment pas besoin !
Il faut donc nous faire une raison : outre le fait sur notre pays soit dégradé financièrement, c’est la Nation toute entière qui se trouve humiliée et placée devant ses propres responsabilités. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, le troisième plan de rigueur jusqu’ici nié, semble re-pointer le bout de son nez. Les français vont devoir raquer !
Certains errent, d’autres s’égarent ! A quelques encablures d’une campagne présidentielle attendue saignante bien plus qu’à point, le Gouvernement et les responsables de l’UMP essayent tant bien que mal de faire bonne figure. En fins limiers de la politique, les grognards sont lancés aux fesses de l’opposition et du principal candidat incarné par François Hollande.
Après le caractère dangereux du personnage dénoncé par la poissonière Nadine Morano et la guerre promise par Bernard Accoyer, Gérard Longuet Ministre sur la défensive, compare le leader socialiste au capitaine du Costa Concordia qui a abandonné son Titanic !
Standard & Poors ne s’est pas contenté de nous priver de notre triple A, elle ampute également la France et les français de dirigeants dignes et respectables dans la douleur. Il ne nous reste donc pas grand-chose et notre président semble décidé à poursuivre la vaste entreprise de sabordage en préparant des lendemains difficiles à ses compatriotes.
La promesse de 2007 d’une France forte, riche et tournée vers l’avenir semble désormais asséchée. En quelques jours, bannis du cercle des intouchables aux côtés de nos amis allemands, 2012 sera pour nous l’année des Robinson Crusoé !
A la manière de Dietrich Bonhoeffer : « L’action ne dérive pas de la pensée mais d’une bonne volonté à assumer ses responsabilités ».
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01 janvier 2012
Pourquoi le grand défi de 2012 ?

La voici venue l’année de tous les défis ! Prédictions des uns contre fantasme des autres, le calendrier de nos amis mayas viendra clore un cycle de plus de 5.000 ans le 21 décembre prochain. Encore quelques mois de patience pour voir se concrétiser une véritable apocalypse ou la révélation d’une imposture savamment organisée !
Mettons les prophéties de côté un instant en pensant qu’au printemps prochain, c’est le destin de la République et de la France qui est appelé à s’accomplir. Au travers des échéances cruciales que représentent les élections présidentielles et législatives, les français dessineront le visage de notre pays pour les 5 prochaines années.
L’année 2011 nous laissera le souvenir d’une surprenante nature qui reprend ses droits sur ce que l’Homme entend lui laisser et, sur la parole de tous ces Peuples qui ont usé de l’arme révolutionnaire pour s’assurer des lendemains plus démocratiques. Les crises financières, monétaires ou européennes, n’ont pas entaché la détermination des hommes à voire émerger des sociétés plus justes…plus humaines.
Comme à chaque nouvelle année, il est de bon ton de souhaiter que les plus pauvres soient un peu moins pauvres et que les plus riches soient un peu plus généreux. Vœu pieux.
Je veux avant tout autre considération souhaiter que la France de 2012 opère un retour à ses fondamentaux. Que la France de 2012 s’imprègne d’une nécessité de droits et de devoirs pour tous. Que la France de 2012 retrouve l’essence même de sa devise de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.
L’avenir de demain se construit dès aujourd’hui ! Soyons optimistes…le meilleur est pour demain !
En attendant ce bonheur qui nous tend les bras, je vous souhaite à toutes et à tous une très belle et très heureuse année 2012. Bonne année !
A la manière de Voltaire : « J’ai décidé d’être heureux car c’est bon pour la santé ! ».
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23 décembre 2011
Pourquoi un Noël de tous les mystères ?

Chers lecteurs, je vous l’ai souvent conté dans ces pages, je n’ai jamais pu résister aux grands mystères. Observer en permanence, tenter de comprendre le monde étrange dans lequel nous vivons ou de percer le grand mystère de la vie, restent mes plus belles passions.
Noël et tout ce que représente cette fête, ne fait pas exception à la règle. Ce moment tant attendu par les uns ou tant redouté par les autres, ne cessera jamais d’alimenter les esprits et les fantasmes.
L’année 2011, pleine de promesses, s’est révélée plus difficile qu’attendue. La crise, toujours elle, l’hécatombe de faits-divers sordides qui se sont égrenés au fil des mois ou le feuilleton des déboires d’une Europe incertaine, ont rendu les gens fébriles et attentistes.
Pour celles et ceux qui doutent, aux cœurs chagrin ou à ceux qui ont décidé de renoncer, il convient de répondre : « Cherche encore et tu trouveras ! Le bonheur n’attends plus que toi ! ». Mon espoir pour ce Noël de tous les mystères ?
Conserver la force de croire que demain est toujours meilleur qu’hier. Croire en la vie, c’est avant tout croire dans l’Homme…
Joyeux Noël à tous !
A la manière de Marc Levy : « Demain est un mystère, pour tout le monde, et ce mystère doit provoquer le rire et l’envie, pas la peur ou le refus. »
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05 décembre 2011
Pourquoi nous sommes de vieux orphelins ?

Tout fout le camp ! Rassurez-vous mes chers lecteurs, il n’est point question de chercher une nouvelle fois querelle à nos animateurs politiques qui se chargent eux-mêmes du spectacle de la crise, de l’anticrise ou d’une énième nécessité de nous faire les poches.
Non, c’est une bien triste nouvelle qui arrive douloureusement à nos oreilles ce matin : notre jeunesse et ses héros sont orphelins !
Shingo Araki, 72 ans, illustre inconnu japonais nous a quittés.
Le copain de tous, le père dessinateur de nos des dessins animés préférés est décédé. Celui qui avait donné vie à nos Dieux : Goldorak, l’Inspecteur Gadget, Lady Oscar ou les Chevaliers du Zodiaque, s’est envolé pour le royaume des mangas pour l’éternité.
Avec lui, toute une génération, la génération de mon enfance, se sent orpheline du temps de son insouciance. Comme tous nos héros virtuels, si beaux, si musclés et si généreux en aventures palpitantes, nous prenons en ce jour une bien vilaine ride de plus. Tout fout le camp !
A la manière d’Alain de Botton : « Le présent se dégrade, d’abord en histoire, puis en nostalgie ».
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