30 juin 2008
Pourquoi devrions nous laver plus blanc que blanc à Puteaux ?
La décision récente de Christophe Grébert d’adhérer au MoDem et ainsi, de favoriser dans un premier temps l’arrêt définitif de l’épopée de Puteaux Ensemble et, dans un second d’amener à l’éclatement du groupe du même nom au Conseil Municipal de Puteaux, semble donner des ailes à certains et à leur faire croire qu’il est possible de tout oublier et de réécrire l’histoire à son propre avantage.
Les anciens colistiers de Puteaux Ensemble ont toujours tenu à préciser que leur décision de mettre leurs désaccords sur la place publique putéolienne n’était pas animée d’une volonté de chavirer dans l’anti-Grébertisme primaire (quelle dénomination horrible !), mais bel et bien de tenir le pacte de transparence et d’honnêteté qu’ils ont conclu avec les putéoliens à l’occasion de la dernière élection municipale. De même, la décision personnelle d’ Evelyne Hardy et de Frédéric-Michel Chevalier de démissionner du Groupe municipal Puteaux Ensemble, visait à apporter une clarification quant à la nature du mandat que leurs ont confié les électeurs le 16 mars dernier.
Malgré tout cela, le débat se poursuit et certains n’hésitent pas à lâcher leur fiel sur la toile pour dresser des constats personnels, ressortir de vieilles rancunes et pointer du doigt les responsabilités des uns et des autres dans l’émergence du « danger Grébert » ! A l’image des échanges qui se sont étalés sur le site des élus socialistes de Puteaux, comme sur deux billets publiés par Frédéric-Michel Chevalier sur son blog d’élu local, les analyses font rage et chacun y va de sa petite histoire pour convaincre les foules.
Du côté PS, c’est Nadine Jeanne , Conseillère Municipale de Puteaux réélue en mars qui reçoit les premiers coups de bâton. Tapée par un ancien de la section PS et un soutien de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, elle est accusée d’avoir nourrie la bête Grébert et d’avoir contribuée à son émergence. Cette dernière réplique fermement en rappelant le doux visage de la démocratie putéolienne depuis plusieurs décennies en précisant qu’elle n’avait pas à rougir d’avoir soutenu Christophe Grébert quant celui-ci était présenté (comme hier) comme le « grand Satan » de Puteaux.
D’un autre, ce sont les anciens colistiers de Puteaux Ensemble que l’on traite comme des âmes faibles qui ont péché par bêtise ou par opportunisme en apportant leur soutien à Christophe Grébert dans cette aventure municipale. Mon cas personnel est étudié à la loupe et même si l’on ne doit pas donner trop d’importance aux gens qui ne le méritent pas, je suis catalogué tantôt comme un dangereux collaborateur et conspirateur, tantôt comme un grand benêt naïf adolescent doté d’une intelligence politique artificielle ou encore comme un traite innommable dont Néron pourrait prendre ombrage….
La manœuvre est subtile, rondement menée mais tellement grosse que personne n’est assez stupide pour y donner du crédit tant ses initiateurs divers et variés sont connus et reconnus comme des personnages qui disposent de certaines facilités pour réécrire l’Histoire du moment où celle-ci tourne à leur avantage et permet d’effacer les vieilles casseroles qui trainent derrière une famille qui dirige la ville depuis 1969.
C’est en substance ce qu’écrit Nadine Jeanne dans un commentaire : « Rappelez vous les insultes, les attaques physiques, les insinuations odieuses, la surveillance permanente, les procès à répétition... Il n’était pas le premier à subir ces méthodes. Il ne fut pas le seul. Il a su résister et - grâce à son intervention sur le net- faire connaître à tous la réalité du régime dans lequel nous vivions. Rappelez-vous combien les Putéoliens avaient peur de parler, rappelez-vous les tracts diffamatoires... distribués par vos amis... ». Propos auxquels j’ajouterai la honteuse démonstration démocratique donnée à l’occasion des séances du Conseil Municipal de Puteaux où, des gens dénués de tout sens moral, de respect et de dignité : mangent, parlent, hurlent et insultent à qui mieux mieux…. En d’autres occasions j’ai eu le privilège de leur donner le nom de « meute de porcs hurlants ».
Nadine Jeanne comme Christophe Grébert , comme d’autres putéoliens ont subi cela. Si le dernier scrutin a permis Joëlle Ceccaldi-Raynaud d’être confortée comme Député-maire, son équipe, ses soutiens et elle-même ne doivent pas douter que toute victoire est éphémère. On ne réécrit pas l’Histoire ou l’on n’efface pas ce qui est inscrit à jamais dans les mémoires.
Christophe Grébert est un homme avec ses défauts et ses qualités. Malgré ses choix personnels il est juste que Nadine Jeanne , le PS local, les anciens colistiers de Puteaux Ensemble et beaucoup d’autres putéoliens silencieux, lui reconnaissent donc le rôle qui a été le sien durant plusieurs années et notamment celui d’avoir fait connaitre à la France entière comment la famille Ceccaldi-Raynaud a été en mesure de prospérer électoralement sur « ses » terres putéoliennes.
Non, Christophe Grébert n’est pas le Grand Satan comme le dépeignent certains. Non, Christophe Grébert n’est une « œuvre démoniaque » qui avait germé dans l’esprit de Nadine Jeanne et qui a échappé à son contrôle. Comme Machiavel personnel ou politique, l’Histoire de notre pays nous prouve qu’il ne décroche pas la palme d’or !
Personnellement, malgré mes désaccords avec lui, je reste admiratif de sa capacité à gérer le soupçon de pédophilie qu’on avait voulu faire peser sur lui. Je ne sais pas comment j’aurais réagi à sa place. Il a été digne devant cette épreuve et la Justice de la République lui a rendu son honneur. Pour moi, ce passage de l’Histoire putéolienne reste gravé dans ma mémoire et sur ce point, il m’est impossible de pardonner à ceux qui s’en sont rendus coupables et de faire comme si rien….ne s’était jamais passé ! Si il ne doit rester qu'une voix.....cette voix sera la mienne.
Régis Sada
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24 juin 2008
Pourquoi Joëlle Ceccaldi-Raynaud doit soutenir l’ASM Rugby et Clermont-Ferrand ?
Décidément, la lecture des sites politiques putéoliens nous réserve quelquefois de jolies perles qui méritent d’être relevées et relayées. Aujourd’hui, c’est le site Vivre Ensemble à Puteaux des conseillers municipaux socialistes qui nous l’a réservée.
Souvenez ce jeudi 6 mars 2008 où à trois jours du premier tour de l’élection municipale, la Députée-Maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud en plein meeting de campagne, avait estimé qu’avec Christophe Grébert et l’équipe de Puteaux Ensemble, les enfants de Puetaux n’auraient plus le droit à des voyages aux Etats-Unis et au Mexique mais….. : « Ce sera Clermont-Ferrand….c’est moins loin et beaucoup moins cher ! ».
Ce soir là, j’avais estimé que notre Députée-Maire ne s’était bien pas bien comportée envers ma mère patrie auvergnate, et je n’avais pas manqué de le lui faire savoir dans une lettre ouverte acidulée. Le Sénateur-Maire de Clermont-Ferrand Serge Godard et sa challenger UMP Anne Courtillé, n’avaient pas manqué de réagir rapidement aux propos de Joëlle Ceccaldi-Raynaud.
Bien entendu, celle-ci avait crié à l’exploitation politique de ses opposants en prenant soin d’expliquer qu’elle n’avait pas du tout entendu les choses dans ces termes, étant donné que son futur gendre était lui-même d’origine auvergnate !
UN GRAND MOMENT de la campagne, si ce n’est le meilleur !
Bien après, le 31 mai dernier lors du dernier match de préparation à l’Euro de l’équipe de France de Football, de jeunes putéoliens avaient été photographiés entrain d’exhiber une banderole d’un genre plus que douteux qui scandait : « Allez les bleus ! Merci Mme. Ceccaldi ! », rien de moins…..
Vous vous doutez bien que ce type de publicité audacieuse n’a pas manqué de revenir comme un boomerang sur nos terres putéoliennes, et Mme Ceccaldi-Raynaud s’est encore trouvée épinglée pour ce type de cadeaux offerts à certains putéoliens…..malheureusement en minorité.
Aujourd’hui, l’inconnu « FAUSSE RUMEUR » propose dans l’article du site qui est consacré à cet affichage sauvage, de profiter de la finale du Championnat de France de rugby ce samedi entre Toulouse et l’ASM Clermont Auvergne pour tirer un trait sur l’affaire précédente et sceller une paix durable avec les clermontois !
MÊM' PAS CAP MME LA MAIRE !
C’est vrai Madame, pourquoi ne pas profiter de cette fête du rugby pour inviter de jeunes putéoliens à se rendre au Stade de France samedi soir et d’afficher une banderole du type : « Mme Ceccaldi et Puteaux aime l’Auvergne et Clermont-Ferrand ! ».
Connaissant ces chauvins d’auvergnats, je reste convaincu qu’ils ne vous tiendront pas rigueur de votre bêtise passée et qu’ils apprécieront votre soutien et celui de notre ville. Profitez également de cette occasion pour saluer le Sénateur-Maire Serge Godard et prenez des renseignements sur les possibilités de classes vertes ou les stages de découverte possibles en Auvergne !
Autant allier l’utile à l’agréable et, sans rancune Mme. La Députée-Maire !
Dans tous les cas, samedi soir dès 21H00, je vous invite tous à soutenir les Jaunes et Bleus de l’équipe de l’ASM. Il y a au moins des couleurs qui ne changent jamais….. :o)
Régis Sada
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23 juin 2008
Pourquoi Puteaux Ensemble n’existe plus ?
Dimanche 22 juin 2008, Evelyne Hardy et Frédéric-Michel Chevalier, élus conseillers municipaux le 16 mars dernier ont annoncé leur démission conjointe du groupe Puteaux Ensemble au sein du Conseil Municipal de Puteaux.
Ils siègeront désormais en qualité d’élus non-inscrits au sein de cette même assemblée.
Après la tempête qui a secoué l’ancienne équipe de campagne que j’ai dirigé, l’arraisonnage de l’association Puteaux Ensemble qui a pris la forme d’une coquille vide, et l’éperonnage définitif créé par le départ conjoint de deux élus (sur les cinq) du groupe municipal, le navire Puteaux Ensemble n’est pas revenu à son port d’attache et a définitivement sombré en mer.
L’annonce de la sécession d’ Evelyne Hardy et de Frédéric-Michel Chevalier a provoqué deux faits particulièrement marquants : le premier, c’est le changement de bannière. Celle de Puteaux Ensemble s’est vite envolée au profit d’un orange de circonstance. Le second, plus surprenant, est la vague de sympathie qui est venue entourer tous les ex-colistiers plongés selon la rumeur, tantôt dans une mélancolie, une déception ou dans un océan de remords.
Ce formidable soutien émane la plupart du temps de personnes liées de près ou de loin à deux listes qui nous étaient (hier) opposées, à savoir, celle de Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP) et de Stéphane Vazia (PS). Comment imaginer que cette poussée volontaire d’attention soit le fruit d’une quelconque tentative de récupération ou le doux parfum d’un profit électoral que cela pourrai engendrer ? C’est bien connu, les bêtes sont attirées par l’odeur du sang.
Evelyne Hardy et Frédéric-Michel Chevalier ont pris une décision en leur âme et conscience. Ce n’est pas une mesure anti-Christophe Grébert comme certains le suggère ou l’espèrent, mais bel et bien l’expression de la fidélité aux valeurs qu’ils ont défendu. Ils disposent d’un mandat qui leur confère une responsabilité envers les 4.523 putéoliens qui ont accordé leur confiance à la liste Puteaux Ensemble.
Nos anciens adversaires ne devraient pas si rapidement se réjouir de la scission du groupe Puteaux Ensemble au sein du Conseil Municipal, et même plutôt s’en inquiéter. Et ce, pour trois raisons :
Premièrement : Les apparatchiks de tout poil prennent ici une sérieuse leçon de déontologie politique : on ne badine pas avec le suffrage universel ! On prend des engagements, on les fait adopter une fois en place et on se bat pour les maintenir. Des élus responsables et respectueux tiennent un langage de vérité et, lorsque certaines évolutions ou dérives apparaissent, tirent les conséquences des désaccords et prennent les décisions qui s’imposent.
Deuxièmement : C’est une nouvelle fois la confirmation que les citoyens qui se sont engagés dans Puteaux Ensemble n’étaient pas des opportunistes ou de dangereux idéalistes qu’il fallait très vite écarter. Ces femmes, ces hommes, ont construit et porté jour après jour un projet –certes imparfait- mais qui était le fruit d’une réflexion collective. Sur la base du principe qu’il est possible de travailler ensemble sur un projet local, ils ont infligé une sérieuse déconvenue aux chapelles politiques.
Enfin troisièmement : dire que tout remettre en cause est une chose facile serai un mensonge éhonté. La fin de Puteaux Ensemble est un crève-cœur pour beaucoup d’entres-nous. Les putéoliens doivent toutefois être rassurés par le fait que la majorité des colistiers de Puteaux Ensemble ont exprimé leur désaccord, l’on mesuré et ont souhaité respecter la nature de leur engagement envers eux.
Puteaux Ensemble n’était pas une secte comme celle du Temple Solaire ! Les anciens colistiers de notre liste ne sont donc pas au bord du suicide collectif. Christophe Grébert n’était pas notre gourou et il a choisi de s’envoler vers d’autres horizons. Ses choix personnels ne s’imposent qu’à lui et doivent être respectés.
Quant à nos détracteurs d’hier et soutiens d’aujourd’hui, ils ne devraient pas sourire si près des braises encore fumantes de Puteaux Ensemble. Un feu ne s’éteint jamais aussi rapidement que l’on peut le penser….
Régis Sada
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20 juin 2008
Pourquoi je n’adhère pas à l’association Puteaux Ensemble ?
Le microcosme politique putéolien est une nouvelle fois en ébullition !
A peine trois mois après le deuxième tour des élections municipales, ils sont bien nombreux les sites internet liés à notre commune, à se faire l’écho volontaire de quelques difficultés chroniques au sein de l’ancienne équipe Puteaux Ensemble, qui a recueilli plus de 25% des suffrages lors de la dernière élection.
Après avoir lu les différents comptes-rendus, les différentes versions ou les annonces de dernière minute qui se sont étalés ici ou là, mon silence prolongé en ma qualité d’ancien Directeur de Campagne de Christophe Grébert et de cette équipe, était mal perçu par certains et incompris par d’autres. C’est pour cette raison que je décide aujourd’hui de sortir de mon « devoir de réserve », afin d’exprimer ma position personnelle et de rétablir certaines vérités.
La première chose à dire, c’est que cela viendra clore les bouches –ou les doigts gluants- de certains de nos anciens opposants qui ne manquent aucune occasion de railler le « miracle citoyen » auquel ils n’ont jamais cru et qu’ils n’ont eu de cesse de combattre au moyen de pratiques politiciennes habituelles qui leur ont coûté quelques points lors du dernier vote populaire.
La deuxième chose, c’est que je doute très fortement que cela puise intéresser les habitants de Puteaux qui préfèrent que leurs représentants s’occupent de leurs problèmes quotidiens plutôt que de leurs histoires nombrilistes.
La troisième et dernière chose, c’est un regret profond de voir que l’on ne parle justement plus de ces putéoliens que nous avons « envahi » durant la campagne, en préférant se pencher sur des joutes orales ou morales sans grand intérêt pour le devenir de notre commune.
Les putéoliens doivent savoir que cette élection s’est déroulée sans ombrage et que leur vote a été clairement entendu. Madame Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été élue (et non réélue) à la régulière en remportant une adhésion populaire incontestable dès le premier tour avec près de 49% des suffrages. Le résultat du second tour est venu confirmer cette tendance en lui permettant de dépasser allègrement la barre des 53%.
Nous avons été nombreux à regretter cette élection en pensant que l’application d’une politique honteusement dépensière, ouvertement clientéliste et souvent incompréhensible, n’était pas un gage de développement et de stabilité pour l’avenir de Puteaux. Toutefois, les putéoliens se sont exprimés et ont fait un choix clair qui doit être reconnu et respecté comme tel. La démocratie c’est aussi cela. Dont acte.
Lorsque Christophe Grébert m’a chargé de diriger sa campagne en mai 2007, j’ai accepté sa proposition avec enthousiasme et détermination, sur le principe de convictions et de valeurs personnelles que j’entendais voir défendues dans une ville où être « opposant » rimait avec les faits d’être méprisé, insulté ou victime de pressions dont j’ai moi-même été la victime à un niveau qui ne m’ont jamais affecté. C’était également le fruit d’un choix personnel suite à mon expérience au sein de la section locale du Parti Socialiste où les règles de la compromission et de la magouille étaient de mise. Il m’était impossible de cautionner le fait que l’on m’impose le nom d’un candidat et que l’on connaisse le résultat d’une « consultation militante » dès le 14 juillet, alors que celle-ci n’était programmée que fin septembre. Enfin, les procès à répétition orchestrés par la majorité municipale et cette honteuse insinuation affichée sur le site de la ville de l’époque, qui avait laissé entendre que Christophe Grébert avait des penchants pédophiles, ont fini par me décider à me lancer dans cette bataille pour offrir une autre alternative aux putéoliens.
Puteaux Ensemble, une campagne d’exception
Je ne reviendrai pas sur le déroulement d’une campagne que j’ai très largement commentée et que vous pouvez retrouver en détail dans la catégorie « saga Puteaux Ensemble ».
Il me semble essentiel de rappeler ici que notre modeste équipe de départ qui n’était constituée que de trois clampins à son démarrage a su rallier à sa cause 4.523 putéoliens au deuxième tour, à qui je souhaite renouveler nos remerciements.
Les 43 colistiers de Puteaux Ensemble sont allés à la rencontre de leurs pairs avec courage, enthousiasme et volonté d’agir collectivement pour parvenir à construire « une ville qui nous ressemble ». Ils sont partis à la bataille en gardant à l’esprit que les putéoliens sont des citoyens comme eux, qui réclament que leurs représentants les entendent et travaillent en toute intelligence au-delà de leurs convictions politiques et personnelles.
Une vision utopiste certes, mais une vision qui a prouvé son efficacité et sa valeur ! Les colistiers de Puteaux Ensemble n’ont jamais trahi cet engagement et continuent encore aujourd’hui à défendre cette nouvelle manière de faire de la politique.
J’ai aimé notre équipe. Je n’ai eu de cesse d’écrire et de dire l’affection et le profond respect qui me lie à chaque femme et à chaque homme qui l’on constitué. C’est à eux, et à personne d’autre, que les putéoliens ont accordé leur confiance !
Puteaux Ensemble, un projet citoyen
A qui appartient le projet de Puteaux Ensemble ? La réponse n’a pas changé : à tous les putéoliens. A la seule différence qu’ils n’ont pas été assez nombreux les jours de vote, à estimer que celui-ci devait être appliqué jusqu’en 2014.
Notre ancien projet n’est pas tombé aux oubliettes du jour au lendemain. Il est simplement devenu obsolète et doit être enrichi, repensé et amélioré si il doit le jour venu, être une nouvelle fois soumis aux suffrages des habitants.
Comme de nombreux putéoliens, j’ai participé à la rédaction de ce projet. Mes petites mains ont assuré sa maintenance durant tous les mois de campagne. Christophe Grébert n’en est pas le rédacteur, puisqu’il n’est intervenu que lors de l’étape finale de rédaction. Il ne peut à ce titre, en tirer aucun bénéfice ou gloire personnelle. Ce projet n’était pas son projet.
Puteaux Ensemble, les dessous politiques et les non-dits
Les Verts ont été les premiers à rejoindre notre rassemblement citoyen. En fin d’année 2007, ils étaient tenus de répondre à une question : s’engager « naturellement » derrière la liste socialiste de Stéphane Vazia ou rejoindre Puteaux Ensemble. Ils n’ont subi aucune pression de notre part, ce qui n’a pas été le cas de la part de la section socialiste. Ils ont fait un choix de conscience qui respectait leur conviction de faire vivre la parole citoyenne.
Les Verts ont pris la décision d’intégrer notre équipe et de participer activement à la rédaction du projet. Je ne peux que souligner leur courage politique. Appréciés de tous, ils ont su prendre toute leur place au sein de l’équipe en gommant avec classe leur étiquette pour laisser s’exprimer leurs convictions. Ils ne sont pas venus « vendre des cartes », ils n’avaient pas besoin de cela pour être vus et entendus.
Cette discrétion des Verts n’a pas été aussi aisée pour le MoDem. Malgré une rencontre à la fin de l’automne qui avait réunie Frank Lévèque, Robert Bernasconi et Stéphane Audru d’une part, et Christophe Grébert , Frédéric Chevalier et moi-même d’autre part, la section locale du MoDem avait choisi dans un premier temps de partir seule à la bataille.
Tout le monde comprendra que la présence d’une énième liste lors de l’élection municipale, et sur une base « électorale » qui nous était plus favorable, risquait d’amoindrir la force de notre message et donc, du résultat que nous comptions obtenir.
Christophe Grébert avait annoncé clairement à toute l’équipe qu’il souhaitait voir Sylvie Cancelloni devenir N°2 de sa liste. Les tractations politiciennes m’indisposant au plus haut point, je n’ai pas souhaité être mêlé de près où de loin aux suites que cela pourrait entraîner avec le MoDem. J’ai été au courant d’un dîner au Sénat où semble t-il, un accord avait été conclu qui visait à obtenir deux personnes estampillées Modem dans les cinq premières places de notre liste. La suite est connue de tous, c’est certainement au nom de cet accord que Frédéric Chevalier était donc annoncé comme tel au lendemain de l’élection !
En janvier, au prix de longues et coûteuses discussions avec les responsables (nouveaux, ex, anciens) du MoDem, Sylvie Cancelloni a obtenu la direction du MoDem local et a choisi de rejoindre le groupe Puteaux Ensemble. Cette arrivée s’est bien passée sur le plan des personnes, mais très mal au niveau de la volonté hégémonique de placer le MoDem au devant de la scène. C’est du moins le ressenti de nombreux membres de notre équipe à ce moment là et encore aujourd’hui. Je souhaite tout de même préciser que certains adhérents du MoDem avaient déjà rejoint notre équipe avant cette date, et que pour certains d’entre-eux, ils ont eu la même pudeur et la même discrétion que nos amis Verts.
La campagne s’est ensuite déroulée normalement avec quelques couacs comme dans toute campagne. C’est sans doute cette perpétuelle volonté hégémonique qui est à l’origine de la présence des logos des partis sur notre matériel de campagne. Logos qui n’étaient ni souhaités, ni convenus avec la majorité des membres de l’équipe.
C’est aussi très certainement la manie de vouloir justifier de notre non ancrage à gauche ou à droite, qui a lourdement ralentie notre campagne. On ne doit pas passer son temps à justifier de ce que l’on n’entend pas être, restant entendu que « rassemblement citoyen » était le mot d’ordre de notre campagne !
Puteaux Ensemble, les lendemains douloureux de l’élection
Le jeudi suivant le scrutin, Christophe Grébert lance devant son ancienne équipe : « le prochain Maire de Puteaux sera de droite ou de centre-droit ». Les PE de sensibilité de gauche n’ont pas apprécié cette annonce et c’est à mon avis un contre sens car chacun sait à la lecture des résultats, que Joëlle Ceccaldi-Raynaud a remporté l’élection sur l’électorat dit « Ceccaldiste », donc lié à une politique clientéliste appliquée depuis quarante ans, et à l’abstention qui est souvent la majorité silencieuse de tout scrutin.
L’annonce mensongère du ralliement de Frédéric Chevalier au MoDem au lendemain de l’élection a causé de nombreuses interrogations auxquelles Christophe Grébert et Sylvie Cancelloni ont refusé de répondre, créant une exaspération sensible au sein de l’équipe. Il m’écrira quelques jours plus tard : « je ne sais pas si Puteaux Ensemble a encore des raisons d’exister ».
De fil en aiguille, rien n’a été fait pour apaiser le climat et les tensions sont allées croissantes. De maladresses en maladresses, la volonté de certains membres de l’équipe d’obtenir des explications n’a pas été satisfaite et nous en sommes arrivés à des extrémités de langage qui n’avait plus rien à voir avec les idéaux que nous avions défendus.
Christophe Grébert souhaitait dans le même temps voir l’avènement de l’Association Puteaux Ensemble. Une bien mauvaise intention en pleine crise ouverte qui ne laissait que peu de chances à celle-ci. Sa volonté était de voir une association construite autour de l’action des cinq élus du nouveau groupe Puteaux Ensemble, dirigée par ses soins et où les membres de l’ancienne équipe n’étaient relayés qu’à des rôles de figurants et de précieuses petites mains, allant même jusqu’à envisager des vice-présidents représentatifs de la gauche et de la droite.
Sur ces bases, je ne voyais plus vraiment le lien avec la dynamique que nous avions construite tout au long de notre campagne, et je me suis clairement opposé à cette vision d’une association qui n’était plus destinée à rendre la parole aux putéoliens, mais bel et bien à servir de plate-forme électorale au service des intérêts d’une seule personne. Ma vision de Puteaux Ensemble est différente et j’ai proposé alors ma candidature à la présidence provisoire de PE afin d’apaiser les tensions existantes et d’accoucher d’une ligne directrice pour cette association qui soit clairement apolitique.
Christophe Grébert n’a pas apprécié ma position et il m’a souhaité sèchement « bon vent » en dehors de Puteaux Ensemble. J’ai pris acte de cette requête et suis resté en dehors d’une orientation politique qui ne me convenait pas. Jusqu’au bout je reste fidèle aux valeurs et aux convictions que j’ai souhaité défendre. Rien, ni personne, ne pourra m’empêcher d’être libre de penser et d’agir. Pas même le candidat que j’ai soutenu lors de cette campagne.
Puteaux Ensemble, l’association mort-née et l’adhésion de Christophe Grébert au MoDem
Le 19 juin 2008, Christophe Grébert a annoncé conjointement le lancement de l’association Puteaux Ensemble et son adhésion au MoDem pour retrouver un nouveau projet.
Je ne peux pas laisser écrire et dire que la base du travail des colistiers de Puteaux Ensemble reste fidèle aux engagements de François Bayrou et du MoDem. Pour la bonne et simple raison que l’on ne peut pas placer sur une même ligne, une volonté nationale et un projet purement local. C’est une hérésie que d’écrire cela et une justification douteuse.
Si notre volonté collective était de surpasser nos choix politiques respectifs, c’était dans un but et un objectif précis : les élections municipales de Puteaux. De même, cette dangereuse affirmation porte atteinte à la liberté de pensée et aux convictions personnelles de nombreux anciens colistiers. Ces derniers refusent clairement d’être pris en otage de la décision personnelle de Christophe Grébert d’adhérer au MoDem. Cette annonce de dernière minute est un mauvais coup porté à l’association mort-née Puteaux Ensemble, où bien peu d’anciens colistiers ont choisi d’apporter leur soutien.
Christophe Grébert a fait des choix personnels qu’il devra assumer seul devant les électeurs et ses anciens soutiens. C’est à eux que revient le droit de le juger, et donc de lui renouveler ou non leur confiance. Maintenant, comme beaucoup d’autres, je ne souhaite pas que celui-ci continue à utiliser notre nom et le fruit de notre travail pour justifier de ses actions au sein du Conseil Municipal ou en dehors.
A titre personnel, si l’étiquette « Puteaux Ensemble » lui semble désormais trop lourde à porter, et s’il ne se sent plus à l’aise avec la Charte Ethique qu’il a signé comme nous tous, je ne peux que lui conseiller de faire son examen de conscience et/ou à se démettre d’un mandat qu’il n’honorerait plus.
C’est pour toutes ces raisons que j’ai choisi de ne pas répondre aux demandes répétées de Christophe Grébert , et de ne pas adhérer à l’Association Puteaux Ensemble qui n’est rien d’autre qu’une coquille tristement vide. Je n’aime pas l’idée de servir d’alibi ou de pacificateur à qui l’on tend un os à ronger.
Puteaux Ensemble, mes relations personnelles
Le dernier chapitre de ce trop long récit –comme d’habitude- c’est de dire que je conserve de l’amitié et de l’estime pour tous mes anciens colistiers. J’ai partagé des moments intenses de joie et d’engagement à leurs côtés, et ils n’ont jamais cessé de me témoigner une affection à laquelle je reste sensible.
Les cinq élus actuels de Puteaux Ensemble : Christophe Grébert , Sylvie Cancelloni, Bruno Lelièvre, Evelyne Hardy et Frédéric Chevalier , ont une lourde responsabilité à remplir. Je les appelle au bon souvenir des 4.523 putéoliens qui leur ont confié la tâche de ne pas laisser l’UMP et le PS à demeurer seuls maîtres de leur destin. S’ils doivent prendre certaines décisions par besoin de clarification et nécessité dans l’accomplissement de leur mandat : qu’ils les prennent rapidement en toute transparence devant les putéoliens.
Le but n’est pas d’alimenter les chroniques mondaines de quelques sites putéoliens, où leurs rédacteurs n’ont d’autre sujet que de détruire ce qu’à été Puteaux Ensemble durant de longs mois et sa résolution au sein du Conseil Municipal. L’alimentation de ces chroniques leur permet ainsi d’éviter de parler du seul sujet qui devrait les préoccuper : le devenir de notre commune et de ses habitants. Personnellement, je ne peux lier mon nom à certaines personnes qui ont des idéologies que je dénonce et que je combats. Ils sont très souvent les premiers bénéficiaires d’une politique municipale qui ne place pas tous les putéoliens sur un pied d’égalité.
Quant à mes relations personnelles avec Christophe Grébert , elles demeurent de mon domaine réservé et ne peuvent sortir du cadre strict de ma vie privée. Je n’ai pas pour habitude de m’épancher sur des épaules compatissantes qui s’éloignent bien rapidement lorsqu’elles n’y trouvent plus aucun intérêt personnel ou stratégique.
Les putéoliens méritent que l’on se soucient d’eux…..le reste c’est de la comédie tragique ou sentimentale.
Régis Sada
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07 mars 2008
Pourquoi le premier épilogue de la campagne municipale de Puteaux Ensemble ?
Le grand moment est enfin arrivé.
C’était le 30 mai 2007. Ce jour là, devant les grilles du Tribunal de Grande Instance de Paris, Christophe Grébert a officiellement annoncé sa candidature à la Mairie de Puteaux aux élections municipales du mois de mars 2008. Pour l’accompagner dans cette grande aventure, Christophe Grébert est seul ou presque. Quelques heures avant il avait demandé à Vincent Brack de devenir son mandataire financier et m’avait confié la responsabilité de diriger sa campagne.
Neuf mois passent.
Nous sommes aujourd’hui le vendredi 7 mars 2008. Dans moins de quarante huit heures, plus de 26.000 putéoliens sont appelés à élire leurs 43 nouveaux représentants au Conseil Municipal, dont leur futur Maire. Christophe Grébert a relevé le défi qu’il a lancé quelques mois plus tôt : rassembler des femmes et des hommes de tout horizon et de toute conviction, construire un véritable programme municipal sur la base d’un projet écrit et rédigé par les habitants eux-mêmes. Devant les putéoliens, il est tête de liste de Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble. Une liste de 22 hommes et 21 femmes indépendants, soutenue par deux partis : Les Verts et le Mouvement Démocrate.
La boucle est bouclée. La campagne officielle du premier tour s’achève demain soir à minuit. Laissant quelques heures de répit aux putéoliens pour murir leur décision. Il m’appartient aujourd’hui d’écrire le premier épilogue de cette formidable aventure humaine synonyme d’exemplarité citoyenne. Ne comptez pas sur moi pour vous donner mes « impressions » ou mon « sentiment » sur le résultat du 9 mars. Ce choix décisif et cette décision essentielle pour l’avenir de notre ville, n’appartiennent qu’aux putéoliens. C’est à eux que revient le soin de trancher ce débat démocratique et de désigner les vainqueurs et les vaincus de ce scrutin.
L’histoire d’une histoire pas tout à fait comme les autres
Au début de cette aventure, je ne cache pas avoir connu quelques angoisses. Dans un premier temps, lorsque Christophe Grébert m’a annoncé son intention de se porter candidat à la Mairie de Puteaux et de diriger sa campagne, je me suis posé beaucoup de questions : « où allons-nous ? », « avec qui ? », « comment rédiger un véritable programme utile ? » ou encore « comment rassembler des gens si divers dans leurs personnalités et dans leurs convictions ? ».
Dans un second temps, nous étions tous les deux membres du Parti Socialiste de Puteaux, et je me suis demandé comment cette candidature serait accueillie. Je ne reviendrai pas sur cet épisode douloureux, j’ai déjà bien assez écrit sur ce sujet.
Nous sommes au début du mois de juin, les rares week-ends ensoleillés nous donnent l’occasion de faire nos premiers pas dans les rues de la ville. Nous profitons des quelques vides-greniers ou autre fête des associations pour distribuer la « Lettre aux Putéoliens » qui constitue la déclaration de candidature. L’accueil des habitants est sympathique, pas encore enthousiaste. Je suis surpris de voir que Christophe Grébert est bien plus connu que je ne le pensais. La rentrée pointe son nez et nous comptons déjà une bonne quinzaine de fidèles. Nous nous réunissons toutes les semaines presque de manière cachée. Le projet commence à se dessiner lentement et les contributions affluent, tant que j’arrive à être débordé et avoir des difficultés à gérer mon temps.
Nous sommes en septembre-octobre. Cet été m’a donné l’occasion de rencontrer des personnages aussi divers qu’atypiques. Notre équipe détonne. C’est divers mais ça bosse ! Nos réunions commencent à devenir très constructives. Si les premiers sujets portés au projet étaient faciles, nous nous attaquons à l’économie, à la culture ou à l’environnement. Des sujets plus durs car ils nécessitent de véritables compétences et non plus de simples connaissances. Chose amusante, pour chaque sujet, un membre de notre équipe dévoile sa propre compétence. C’est sans doute ma période préférée, car c’est à ce moment là que j’ai compris que nous étions plongés dans le grand bain et que Christophe Grébert mettait à profit ses connaissances sur Puteaux pour réunir les qualités et les compétences nécessaires à un projet réaliste et concret. Les Verts de Puteaux assistent à quelques réunions, visiblement séduits par les participants et la teneur des débats, ils réservent leur soutien dans l’attente du résultat de leurs rencontres bilatérales. Quelques jours plus tard, Les Verts annoncent officiellement qu’ils apportent leur soutien à Christophe Grébert et à l’équipe de Puteaux Ensemble. Premier soutien, première victoire morale.
Nous arrivons à la fin de l’année. Le groupe a grandi et c’est une grosse trentaine de personnes qui se réunissent chaque semaine pour la réunion et qui sacrifient leurs samedis et leurs dimanches matin pour tracter les « lettres aux putéoliens » dont les numéros s’enchainent tous les quinze jours. La cadence s’accélère et je commence à demander aux uns et aux autres de bien réfléchir aux thèmes que nous devons aborder. La fin de l’année arrivant à grand pas, le blog du projet fermera ses portes le 31 décembre 2007. Les compétences continuent de s’accumuler, et désormais notre pôle éducation, jeunes mamans, jeunes papas et autres commerçants est bien étoffé. Cette équipe commence vraiment à ressembler à quelque chose. L’esprit est unitaire, travailleur, et l’on se concentre sur les propositions. On commence à penser à la suite, le début de l’année ne sera pas facile. Durant cette période, le temps est maussade et les distributions sont parfois difficiles. Les premières baisses de moral et de forme se font sentir. C’est logique, les moments de faiblesse font aussi partie d’une campagne. C’est également à cette période que l’association Soyons Fiers de Puteaux annonce son ralliement à Christophe Grébert et à Puteaux Ensemble. Les échanges avec la section MoDem de l’époque débutent.
Arrivés en janvier, les fêtes sont derrière nous et tout reste à faire. Le projet participatif est clos depuis le 31 décembre et l’arrivée d’un graphiste au sein de l’équipe nous permet de nous doter d’une charte graphique définitive et de choisir nos couleurs à l’occasion de cette élection. Nous sommes une très grosse quarantaine de « réguliers ». La dream-team se dessine et chaque participant doit livrer son envie ou non d’aller à la bataille. Etre candidat, ce n’est pas simplement le vouloir, c’est s’engager devant ses pairs et accepter l’idée d’être attaqué, malheureusement pas toujours que sur ses idées. De plus, il n’est pas demandé un simple engagement physique, mais également moral. Une Charte Ethique des futurs élus est signée, elle engage tous les membres de notre équipe à la présence, à l’écoute, à la concertation et au refus de toute forme de clientélisme. Cette Charte si symbolique, sera pourtant reprise partout en France, par une cinquantaine de listes engagées dans ces élections municipales. La première étape est franchie…dans quelques jours nous débutons la rédaction de notre programme définitif, sur la base des centaines de contributions et des commentaires récoltés auprès des habitants. Avant cela, la Fédération Départementale du MoDem annonce son ralliement officiel à Christophe Grébert , à son projet citoyen et aux équipiers de Puteaux Ensemble.
Fin janvier, mois de février. La période sans doute la plus intense depuis le début. De débats en débats, de réunions en réunions, de tractages en tractages, on ne chôme pas et les méninges sont mises à rude épreuve. Après la fin des lettres aux putéoliens, concluent avec la numéro 7 dédiée au sport et à la culture, notre attention est concentrée sur tous les quartiers de la ville. Ces tracts là sont la base de notre campagne : « la politique du banc cassé » qui ne parle que des contraintes subies par les riverains des quartiers concernés. Les questions du commerce de proximité et de l’accessibilité sont les plus souvent citées. L’équipe est soudée et déterminée. La dernière ligne droite se profile. Les lignes du programme sont définies, débattues, construites et enfin écrites. Chaque proposition est pensée de manière pragmatique et non dogmatique. Pas de place à l’improvisation et à la démagogie. La règle première est de ne proposer et de « promettre » que des choses qui sont réellement du ressort municipal et qui pourront être tenues. Le soir où le programme définitif est présenté à l’ensemble de l’équipe, la composition de la liste est dévoilé. 22 hommes et 21 femmes forment la liste Puteaux Ensemble , pour une ville qui nous ressemble. Cette fois-ci, les dés sont jetés et les visages commencent à exprimer de la fatigue. Une campagne demande des efforts et des sacrifices très importants. C’est aussi dans ces moments là que l’on se dit que mener campagne reste réservé à une élite qui n’assume pas les contraintes du quotidien. Le programme sera présenté quelques jours plus tard, le 20 février, devant tous les putéoliens, à l’occasion de notre première réunion publique. Séquence stress et émotion. Une soirée réussie qui laissera l’ensemble de l’équipe émue et soulagée. C’est le premier indice que notre campagne plaît à celles et ceux à qui nous nous adressons.
25 février 2008 : ouverture de la campagne officielle. Tous les colistiers et les soutiens de Puteaux Ensemble sont sur le pont. Les marchés, les quartiers, les rues, les HLM, les tours, les villages…tout ce que Puteaux compte d’âme et de diversité est passé au peigne fin par toute l’équipe. Le but : rendre compte de notre travail commun auprès des habitants et les rendre comptables de cette action collective. Les habitants souffrent beaucoup et ce n’est rien de le dire. Leurs boîtes aux lettres sont noyées sous la « propagande » éditée par les quatre listes en compétition. Les panneaux électoraux font leur apparition devant les 30 bureaux qui accueilleront les électeurs. Collages nocturnes et bon enfant. La tension monte. Dernier rendez-vous devant les putéoliens : le mercredi 5 mars à l’Ecole Jean-Jaurès. Les questions n'ont pas manqué, les réponses étaient au rendez-vous : franches, directes et humaines. 220 putéoliens se sont déplacé, une vraie surprise dans une ville qui avait oublié la signification du mot "démocratie"
Une élection à deux tours c’est un enchainement de rideaux qui s’abaissent. Le premier, c’est celui de la campagne officielle. Le second, celui au soir du premier tour (le 9 mars), et enfin le dernier, l’essentiel, sera celui qui tombera au soir du 16 mars. Ce soir là, à Puteaux, rien ne sera plus jamais comme avant.
A Puteaux, les habitants ont désormais conscience qu’à l’occasion de ces élections municipales de 2008, quelque chose s’est passé. Faut-il y voir une continuité du message que les français ont lancé en 2007 ou plus généralement l’expression d’une volonté de tourner une page de l’Histoire de Puteaux qui n’a pas connu d’alternance depuis 1969 ?
Une ville où les scrutins se suivaient et se ressemblaient. Une ville où les citoyens étaient muselés et empêchés d’assister au Conseil Municipal. Une ville où les élus avaient abandonnés l’idée même de rendre honneur au mandat que leur avaient confié les électeurs. Une ville où les employés municipaux étaient effrayés et contraints de relayer un discours officiel sous peine de connaitre des lendemains professionnels difficiles. Une ville où la République était sabordée et la démocratie assassinée.
Ses habitants, ses citoyens se sont réveillés. Ils ont levé un coin du voile et renoncé à l’idée d’une omerta indéfinie. Charles Ceccaldi-Raynaud est venu pour un dernier come-back vengeur face à sa fille installée par ses soins. Celle-ci s’est crue un instant protégée par son statut d’élue. Sauf que… Sauf que des putéoliens divers, différents, audacieux et courageux, ont décidé de répondre à un appel. Cet appel, ce n’était pas celui du 18 juin, mais celui du 30 mai 2007. L ’appel de Christophe Grébert , un putéolien qui avait décidé de l’ouvrir, un putéolien qui a dit non au système d’une famille, aux pressions qu’ils ont exercées contre lui en prenant toute une ville en otage de leurs frasques. Il faut savoir rire des choses tristes et parler avec gravité des choses légères. Souhaitons que la famille Ceccaldi-Raynaud se retire pour le bien de la Ville de Puteaux et de ses 43.000 habitants, qu’ils ont réussi à ridiculiser et à porter constamment au chapitre des faits-divers ou des "insolites".
Les Putéoliens
Une campagne municipale c’est aussi le souvenir de ces rencontres et de ces échanges avec les Putéoliens. Des sourires souvent, des coups de gueules rarement, des confidences de temps en temps et parfois mêmes des bisous de fans… Un mélange coloré et un grand bol d’humanité. Une campagne vous rappelle aussi que si les gens se soucient en priorité de leur propre condition, ils savent partager, proposer et espérer qu’il est encore possible de faire bouger cette ville. Cette richesse est unique et précieuse. Cette richesse nous a accompagné dans toutes nos sorties.
Je repense avec une certaine émotion à tous ces quartiers que nous avons visité, à tous ces visages que nous avons croisé et à ce destin collectif que nous avons essayé de transformer tout au long de cette campagne. Une mention spéciale personnelle pour les putéoliens du haut de Puteaux et des résidences HLM, qui nous ont accueilli avec le plus d'enthousiasme. A tous ces employés municipaux muselés qui nous ont adressé des regards et des sourires complices....même si parfois ils étaient "obligés" de ne pas prendre nos tracts à la vue de tous.
Enfin, je serai injuste de ne pas avoir une pensée pour toutes mes copines, mes amies, mes "super mamies" avec leur sourire et leur coquetterie qui ont ajouté de la bonne humeur et de la couleur à cet ensemble. Puteaux, c'est aussi cela.
J’ai dirigé une équipe de rêve…
Avant que le premier rideau s’abaisse, donnez moi l’occasion de vous parlez de ces femmes et de ces hommes, désormais chers à mon cœur et avec qui j’ai partagé : de longues soirées à dessiner une ville qui nous ressemble, de ces échanges avec les habitants de notre ville, de longues journées de tractages, de boîtages et de collages, de cette envie collective d’écrire une nouvelle page de l’Histoire de notre ville, de ces rencontres improbables, de ces rencontres formidables, de MES femmes et de MES hommes qui m’ont réconcilié avec la politique, la politique avec un « P » majuscule, la politique du cœur, celle qui vise à souhaiter le meilleur pour tous sans attendre de retour.
Laissez-moi juste quelques lignes pour vous parler de ces putéoliens exceptionnels. Pour vous parler de ces femmes et de ces hommes d’honneur qui avec leur cœur, leur envie et leur volonté, se soumettent à vos suffrages et à votre ultime décision. Il en faut du cœur pour mettre sa vie familiale et professionnelle entre parenthèses. Il en faut de la volonté et de l’énergie pour aller à la rencontre des habitants d’une ville, de ses propres voisins et amis. Il faut y croire à cet idéal commun pour braver les intempéries et parcourir les rues de sa ville pour prêcher une « bonne parole ». Il en faut de l’honneur pour confronter ses idées, pour accepter des convictions différentes et les faire converger dans un sens unique mais non figé. Il faut rêver parfois, en se disant qu’ensemble tout devient possible…ça vous rappelle quelque chose ? :o)
Juste quelques mots enfin, pour les remercier de la confiance qu’ils m’ont témoigné durant ces longs mois. C’est la première fois de ma vie où j’ai été confronté à la dure réalité de diriger un groupe aussi important. Humainement, cela a été très dur à gérer. J’ai du mal à accepter l’idée de faire du mal aux gens que j’apprécie. Prendre et tenir des décisions, impose parfois de porter préjudice à quelqu’un.
Le Dirlo’ de Campagne tire sa première révérence…. Mesdames, Messieurs, vous les équipiers et colistiers de Puteaux Ensemble, c’est vers vous que mes pensées se dirigent. Vous avez été l’âme de cette équipe. Votre différence et votre sens de l’engagement sont des gages de force et de respect envers toutes celles et tous ceux que nous entendons représenter demain. Le sort réservé à notre programme citoyen ne nous appartient pas. Les Putéoliens seuls, décideront du destin qui doit être le sien. Quelque soit le résultat de dimanche, j’ai des choses à vous dire, tant de choses à vous dire….Je me contenterai d’un immense MERCI ! J’ai essayé de vous le dire souvent, sans doute pas assez. Je me répète donc pour me soulager : vous êtes des citoyens exceptionnels et exemplaires !
Pour ma part, je n’ai pas besoin d’être convaincu. Je connais la valeur et le sens du devoir des 43 personnes de notre liste. Je ne peux qu’inviter les putéoliens à se choisir des élus intègres qui leur feront honneur et pour lesquels ils seront les comptables de l’action qu’ils mèneront durant les six prochaines années. Ce Conseil Municipal respectueux des usages républicains et représentatif d’une démocratie exemplaire est à la portée des habitants de Puteaux. Ensemble, décidons du destin de notre ville.
Dimanche 9 mars, laissez votre cœur parler !
Votez pour la liste : Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble !
Régis Sada - Directeur de Campagne de C. Grébert
Liste Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble !
1- Christophe Grébert, 39 ans, journaliste, rue Voltaire
2- Sylvie Cancelloni, 53 ans, créatrice d'entreprise, square Léon Blum
3- Bruno Lelièvre, 36 ans, ingénieur en électronique, rue Félix Pyat
4- Evelyne Hardy, 53 ans, directrice financière, rue des Pavillons
5- Frédéric Chevalier, 41 ans, responsable web-marketing, rue de la République
6- Nicole Berlemont, 57 ans, secrétaire de direction, allée Henri Sellier
7- Régis Sada, 31 ans, assistant personnel édition musicale, rue Hoche
8- Martine Cabanne, 49 ans, cadre d'entreprise, quai de Dion Bouton
9- Laurent Méliz, 43 ans, réalisateur, allée Henri Sellier
10- Annie Keszey, 69 ans, principal de collège retraité, rue Roque de Fillol
11- Philippe Etienne, 56 ans, chef opérateur du son, avenue Gutenberg
12- Andréa Faxel, 33 ans, mère au foyer, square Léon Blum
13- Alain Sakot, 40 ans, directeur de production, rue Paul Bert
14- Sophie Carnot, 48 ans, experte développement durable, rue Paul Lafargue
15- Bernard Caumartin, 51 ans, ingénieur, rue Félix Pyat
16- Cécile Lamarque, 33 ans, inspectrice du Ministère des Finances, rue de l’Oasis
17- Olivier Jacques (Belge), 51 ans, directeur artistique, voie des Sculpteurs
18- Christelle Baudin, 30 ans, auteur compositrice interprète, rue Paul Lafargue
19- Romain Follet, 23 ans, développeur Internet, rue de Verdun
20- Nathalie Vigot, 36 ans, commerçante, rue Arago
21- Jean-Claude Sans, 64 ans, retraité de l'Opéra de Paris, voie des Sculpteurs
22- Clémentine Méliz, 19 ans, employée, allée Henri Sellier
23- Jean-Bernard Paulet, 55 ans, trésorier d'entreprise, avenue du général de Gaulle
24- Corinne de Maindreville, 52 ans, directrice de Projets, rue Marius Jacotot
25- Philippe Le Bourbouach, 55 ans, directeur communication, rue de la République
26- Eve Albertin, 26 ans, jeune diplômée, rue Victor Hugo
27- Olivier Lévêque, 23 ans, chargé de comptes, rue Arago
28- Danielle Stephan, 66 ans, juriste retraitée, rue Louis Pouey
29- Vincent Dubois, 39 ans, ingénieur informatique, rue Louis Pouey
30- Christel Smorgrav, 32 ans, traductrice, rue des Pavillons,
31- Alphonse Proffit, 27 ans, consultant systèmes informatiques, rue de l’Oasis
32- Séverine Katona, 29 ans, employée, rue Berthelot
33- Marc Conombo, 21 ans, étudiant, jardins Boieldieu
34- Laurence Neveu, 50 ans, auteur, rue de Verdun
35- Jean-Michel Chanavas, 49 ans, cadre en entreprise, rue Victor Hugo
36- Valérie Puyal, 38 ans, assistante commerciale, rue de la République
37- Sylvain Guiraud, 36 ans, consultant en informatique, rue Charles Lorilleux
38- Marjolaine Chiriaco-Amiaud, 29 ans, enseignante-chercheuse, rue Marius Jacotot
39- Cédric Jouve, 30 ans, entrepreneur, rue Charles Chenu
40- Claudine Viard, 60 ans, enseignante en droit public, place du sud
41- Marc Hochard, 38 ans, comptable, rue Monge
42- Sophie Arnaud, 35 ans, ingénieur en télécommunication, rue Legagneux
43- Cédric Tolédano, 36 ans, actuaire-consultant, rue de Brazza
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29 janvier 2008
Pourquoi un point N°2 sur la campagne municipale à Puteaux ?
Le 2 novembre 2007, j’ai publié sur ce blog le Point N°1 de la campagne municipale. Presque trois mois ont passé et l’accélération du rythme de la campagne m’oblige donc à dresser ce deuxième bilan intermédiaire.
Le 31 décembre dernier, le blog de démocratie participative Puteaux.org que nous avions lancé officiellement le 21 juin, a fermé ses portes définitivement pour laisser la place à une période nécessaire à la rédaction des synthèses de l’ensemble des contributions (109) écrites par les citoyens, ainsi que sur les commentaires que ces dernières ont initié.
Ces six mois de débats resteront un moment intense dans la vie démocratique putéolienne, tant cette ville n’avait rien connu de tel depuis près de 40 ans. Ce blog restera également une référence dans la conduite d’une campagne, puisqu’il s’est fait l’écho des interrogations et des propositions de simples habitants en se bornant à dresser un constat objectif sur l’état présent d’une commune et les espoirs de ce qu’elle pourrait devenir dans quelques années.
C’est une démarche novatrice quelquefois raillée, mais souvent saluée par l’aspect concret, réaliste et cohérent des propositions ou solutions évoquées. Cette réussite populaire – plus de 55.000 visiteurs à ce jour – se révèle comme un véritable camouflet pour les appareils politiques qui ont trop longtemps estimé que la conduite des affaires d’une commune devait rester la propriété exclusive d’une élite agglomérée autour d’une même vision.
D’une démarche à une autre, le temps est venu de transformer l’essai et de lui donner sa forme définitive qui constituera le programme des citoyens putéoliens. L’équipe que je dirige est actuellement à la manœuvre et je me dois de rendre un hommage appuyé au travail produit par cette dernière. La cohésion, le pragmatisme et le sens pratique l’emportent sur les considérations individuelles. Chacun ajoute sa pierre à l’édifice en amendant les travaux réalisés et en les complétant si nécessaire. Les désaccords existent sur certains points, comme dans tout débat, mais aucun ne reste sans résolution.
Et la campagne de terrain ?
Jusqu’à la troisième semaine de janvier 2008, notre communication papier s’est axée sur le principe des comptes-rendus des sujets abordés sur Puteaux.org. Ainsi, au fil des semaines, les putéoliens ont pris connaissance de l’état d’avancement de notre « chantier » :
Pour une ville solidaire – Pour une ville citoyenne – Pour une ville qui investit dans sa jeunesse – Pour une ville qui entreprend – Pour une ville qui respire – Pour une ville qui bouge
Ces tracts sont le reflet précis des souhaits exprimés par les putéoliens. Ces rendez-vous ponctuels ont trouvé leurs lecteurs assidus et ont permis de poursuivre le rassemblement des habitants derrière un projet commun. Un point s’est distingué, celui d’une volonté de voir la Ville de Puteaux offrir à ses habitants : l’Excellence pour tous !
Depuis ce week-end (26 et 27 janvier), l’équipe de Puteaux Ensemble commence à décliner la communication qui sera la sienne jusqu’aux 9 et 16 mars prochains, dates auxquelles elle se présentera devant les électeurs. Nous disposons désormais d’une charte graphique complète et d’un logotype (dessiné par Olivier Jacques), qui retranscrit le travail et les valeurs que nous souhaitons incarner à l’occasion de ces élections municipales.
Le contenu a lui aussi évolué pour se faire l’écho des besoins exprimés dans tous les quartiers (on appelle cela la politique du banc cassé !) et pour lever un coin du voile de cette vision commune que nous souhaitons partager.
Chez nous, on n’impose pas les idées aux autres. On ne les invente pas non plus ! Ces idées sont le résultat des échanges, des commentaires et des réflexions qui nous ont été faites par les habitants. Rencontres dans les quartiers, boîtages ou tractages sur les marchés sont riches d’enseignements et contribuent à alimenter la réflexion de tous les participants. Un seul mot, une seule observation constatée et vérifiée sur le terrain peut réellement modifier une appréciation.
C’est cette nouvelle forme de démocratie de proximité qui nous distingue d’un fonctionnement partisan, et donc cloisonné aux thèmes spécifiques du clivage droite / gauche traditionnel. Notre équipe n’a aucun tabou et traite tout aussi bien de la sécurité alimentaire dans les écoles que…..des crottes de chien ! La réalité dépasse parfois la fiction :o) Cela évite également de toujours ramener le discours politique à des généralités plutôt que de traiter les points qui empoisonnent la vie quotidienne des habitants !
Et nos adversaires ?
Voilà une question à laquelle il est très difficile de répondre au jour d’aujourd’hui ! Manque de courage, que nenni, je crois avoir toujours rendu l’exactitude de ma pensée à travers mes écrits. Mais j’avoue que sur cette question je suis bien peine de répondre étant donné que toutes les cartes ne sont pas encore distribuées.
Ainsi on ne parle plus de « majorité sortante » puisque celle-ci s’est scindée en deux blocs distincts incarnés d’une part par Joëlle Ceccaldi-Raynaud (la fille) –apparemment investie par l’UMP- actuelle Députée Maire de la ville, et d’autre part par Charles Ceccaldi-Raynaud (le père) qui entend redonner à Puteaux un nouvel élan. Chacun dispose de ses partisans et personne ne se fait de cadeaux.
De même, on ne parle plus d’ « opposition sortante » tant il est difficile de s’y retrouver entre les absents perpétuels ou les votes (au Conseil Municipal) disparates entre chaque intervenant. Délicat de s’opposer sans opposants ! Mais semble-t-il quant on vote « pour » cela ne veut pas dire forcément que l’on est favorable au texte que l’on vient d’adopter ?!?….
Côté « Famille Ceccaldi-Raynaud »
LE PERE CHARLES : Si « Charles » mène sa bataille seul il est soutenu en sous-main par des nostalgiques des « bonnes vieilles années » du système qu’il a mis en place et qu’il a incarné durant près de 40 ans. Derrière ce soutien au père, c’est également un rejet total de la fille qui s’exprime et qui est souvent relaté dans nos échanges avec certains habitants. Surprenant quant on garde en mémoire que la transition s’est faîte de l’un à l’autre sans soulever d’émoi particulier. Un élément à prendre en compte, tant l’empreinte du père est restée forte dans les esprits.
Il faut avouer que malgré ses 82 printemps, Charles Ceccaldi-Raynaud mène une campagne active sur internet et sur le terrain. Il appelle au « Front Populaire » contre sa fille ! Il assure qu’il sera présent à l’occasion de ces élections via une liste dont il termine la composition.
LA FILLE JOËLLE : L’actuelle Députée Maire de Puteaux aurait-t-elle fini par accepter la rumeur qui ne cesse de parcourir les rues de « sa » ville et qui dessine chaque jour la très forte probabilité d’une « chronique d’une défaite monumentale annoncée » ? Elle a totalement déserté les rues de la commune et n’a à ce jour donné aucune communication de son bilan et de son futur projet municipal. Sans doute prépare-t-elle l’inauguration prochaine de la Médiathèque en toute clandestinité ? On fini presque par s’inquiéter puisque mêmes ses soutiens –si virulents il y a encore quelques semaines- ne se risquent plus au moindre commentaire sur le net, et prennent soin de ne plus apparaître en public. A moins que certaines langues trop bien pendues aient exprimé leur envie de partager leurs connaissances.
Côté « Opposition »
Si la bataille de la famille Ceccaldi-Raynaud apporte son lot de distraction, de déception ou de satisfaction (c’est comme vous voulez….), avec le PS –pardonnez l’expression- : on s’ennuie ferme !
Disons simplement que Stéphane Vazia est candidat, c’est désormais acquis. Que les militants militent le dimanche et que les sympathisants continuent de sympathiser. Un petit effectif qui a distribué quelques propositions conformes au discours habituel tenu par le PS de Puteaux. Une campagne comme une autre campagne.
On notera toutefois ces derniers temps une pointe d’agacement –qui s’apparente à de la jalousie- dans les comportements et dans les écrits. Rien de bien grave même si l’on observe avec une certaine inquiétude une dérive avérée, où les mots et les « manières » utilisés jadis par la famille Ceccaldi-Raynaud trouvent désormais un relais auprès de la section locale du PS. Logique lorsqu’il s’agit d’un combat d’appareil à appareil, mais beaucoup moins compréhensible lorsqu’il s’agit de semblables.
Esprit chagrin ? Non, juste taquin…. :o)
Et Puteaux Ensemble ?
Notre équipe s’est très largement agrandie ! Nous remplissons désormais nos salles de réunions, où règne une ambiance joyeuse mais toujours sérieuse. Un rassemblement de qualités et de compétences dans la diversité d’opinion. Notre dernier tract, une phrase reprend l’image que nous entendons refléter : Ni à droite, Ni à gauche, mais au cœur de la Cité !
Constituée majoritairement de citoyens sans étiquette, l’équipe de Puteaux Ensemble a obtenu il y a plusieurs semaines déjà le soutien des Verts représentés par Bruno Lelièvre, Sophie Carnot et Valérie Saliou. La semaine dernière, c’est le Modem de Puteaux qui est venu compléter la liste de nos soutiens.
Ce ralliement a causé quelque émoi ici et là, puisque la Fédération Départementale du Modem a choisi de soutenir la liste présentée par Christophe Grébert plutôt que de présenter une liste autonome, comme cela était souhaité par quelques militants de la section locale. Beaucoup de choses ont été dites –d’autres passées sous silence- et cela n’a pas manqué d’alimenter les diners en ville.
Christophe Grébert a présenté il y a quelques jours les six premières personnalités qui seront présentes sur la liste Puteaux Ensemble : Christophe Grébert (sans étiquette), Sylvie Cancelloni (Modem), Bruno Lelièvre (les Verts), Evelyne Hardy (sans étiquette), Frédéric-Michel Chevalier (sans étiquette) et Nicole Berlemont (sans étiquette).
Au total, 22 hommes et 21 femmes se soumettrons aux suffrages de leurs pairs en mars prochain. Des citoyens libres, indépendants dans leurs convictions et concentrés sur un objectif commun : construire et porter le programme municipal des citoyens putéoliens.
Cette liste s’appellera : Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble !
Et Christophe Grébert ?
Le Grand Patron comme je l’ai surnommé :o) est en pleine forme !
Plus sérieusement, Christophe Grébert se rend compte chaque jour des très nombreux chantiers à mettre en œuvre pour répondre aux nombreuses attentes des putéoliens.
Les questions liées au logement (pas seulement aux HLM), à la sécurité publique et au cadre de vie reviennent le plus souvent au fil des discussions. Beaucoup d’interrogations sur la gestion d’une ville totalement repensée et renouvelée.
Les commentaires sont appréciés et appréciables. Les propositions de notre équipe et l’excellente connaissance des dossiers par Christophe Grébert , semblent remporter un écho très favorable auprès de la population.
Un Christophe Grébert serein, plus posé et plus calme, qui s’étonne presque de voir son vœu de rassemblement et d’unité citoyenne s’opérer sous ses yeux et fonctionner en toute autonomie.
En conclusion ?
Vous l’aurez compris, même si notre ville ne compte que 43.000 âmes, sa campagne municipale réserve quelques surprises et ne manque pas d’intérêt. La campagne officielle n’est pas encore ouverte, mais les propositions elles sont au rendez-vous ! A Puteaux, les citoyens ont fait leur révolution : celle des idées et du travail collectif !
Je souhaite rendre hommage à « mes filles et à mes gars ». Tous ces citoyens exceptionnels et exemplaires qui me permettent de vivre une aventure humaine extraordinaire. Quelque soit le temps, l’heure ou la rigueur que cela impose, ils mettent leurs vies de famille et/ou personnelles en parenthèse pour élaborer un vrai projet.
Ils n’attendent pas de récompense, ils n’attendent pas de poste, ils attendent simplement de parvenir à l’Excellence démocratique et républicaine pour leur ville. Ils y parviendront en construisant une ville qui leur ressemble….
Il y a encore tant à faire, tant à dire et à écrire….. Le travail ne manque pas mais l’énergie et l’envie de bien faire est bien présente. Une campagne électorale c’est long et dur. Les coups bas arriveront en leur temps, chacun en reste bien conscient.
Notre Histoire reste encore à écrire et au final, les putéoliens décideront de leur destin. Comme un préambule une chose est désormais acquise : A Puteaux, bien plus qu’ailleurs, quelque chose a changé….
Régis Sada - Directeur de Campagne de C. Grébert
18:40 Publié dans Kyrielle Puteaux Ensemble ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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24 janvier 2008
Pourquoi la liste « Puteaux Ensemble » a réussi le pari du rassemblement au centre, à droite et à gauche ?
Lorsque Christophe Grébert m’a confié la direction de sa campagne à l’occasion de ces municipales, je n’ai jamais pensé que cela donnerai lieu à autant de rebondissements….et -je dois bien l’avouer- à autant de travail !
C’est vrai que lorsque l’on travaille toute la journée : préparer et gérer une campagne –même municipale- impose une gymnastique de ses agendas privé et professionnel, et impose une rigueur dans la préparation des argumentaires. La force d’une équipe de citoyens indépendants réside que chacun y dispose de sa place et donc de responsabilités et de charges qui lui sont propres. En cela, je salue l’énergie des « miens » qui m’apportent une aide non négligeable et qui assument leur rôle avec brio.
Evitons de noircir le tableau, car une campagne de terrain aussi passionnante et pesante soit-elle, réserve tout de même de nombreux points de satisfaction.
Une campagne électorale s’étale sur la durée, et cette durée amène autant de surprises que de rebondissements. Pour preuve, en voici un petit récapitulatif :
30 mai 2007 : Christophe Grébert annonce sa candidature officielle à la Mairie de Puteaux en précisant que même adhérent du PS local, il appelle à un vaste rassemblement citoyen sur son nom à l’occasion des municipales de mars, comptant sur le soutien d’autres partis et mouvements politiques.
10 septembre 2007 : Par une lettre adressée à tous les militants de la section de Puteaux, Christophe Grébert renonce officiellement à solliciter l’investiture du Parti Socialiste compte-tenu de la campagne de dénigrement que sa candidature a soulevé et restant conscient que le choix final était déjà connu.
19 octobre 2007 : Après des échanges avec leurs alliés « naturels » du PS et la décision de leur Conseil Départemental, le rassemblement des Verts et des Ecologistes de Puteaux décident d’apporter leur soutien à la démarche de démocratie participative initiée par Christophe Grébert. Bruno Lelièvre occupera la place de N°3.
5 décembre 2007 : La toute jeune association Soyons Fiers de Puteaux ! représentée par son Président -Bernard Caumartin- et son Trésorier –Jean Bernard Paulet- se joint au projet citoyen présenté par l’équipe de Puteaux Ensemble.
14 décembre 2007 : Le PS de Puteaux annonce que Robert Bernasconi présentera une liste MODEM aux municipales des 9 et 16 mars 2008.
19 janvier 2007 : Philippe Etienne, Président de l’Association SACSO, annonce qu’il sera candidat –en son nom personnel- sur la liste présentée par Christophe Grébert.
21 janvier 2007 : Le blog Puteaux Ensemble affiche la couleur en titrant « Puteaux Ensemble, une force qui se lève ! »
24 janvier 2007 : Sylvie Cancelloni annonce que la Fédération départementale du Mouvement Démocrate (MODEM) a validé le ralliement à la liste Puteaux Ensemble portée par Christophe Grébert. Elle occupera la place N °2.
Vous l’aurez compris, mener une campagne municipale à Puteaux vous évite l’ennui et ne cesse de vous surprendre presque chaque jour. Le grand rassemblement citoyen soutenu par des appareils politiques que Christophe Grébert avait rêvé en mai 2007 s’est construit et concrétisé en janvier 2008. Des femmes et des hommes sans appartenance politique ou se revendiquant du Centre, de la Droite ou de la Gauche, constitueront donc cette « Task Force » des idées neuves…..
Le 9 mars prochain, c’est donc un trio de choc et totalement inattendu qui présentera la liste citoyenne « Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble ». Aux côtés de Sylvie Cancelloni (Modem) et de Bruno Lelièvre (Les Verts), Christophe Grébert offrira aux putéoliens une chance d’offrir un vrai projet pour la Ville de Puteaux.
La campagne est désormais lancée maintenant que les acteurs principaux se sont dévoilés (moins une incertitude….). L’envie et l’énergie ne manquent pas, convaincu par le travail exceptionnel mené par l’équipe que j’ai le grand plaisir de guider.
Entousiaste ne veut pas dire conscient des difficultés…..Mais conserver un moral fort est déterminant sur une période aussi longue. Les citoyens rendront leur jugement dans les prochaines semaines.
Régis Sada
Directeur de Campagne de Christophe Grébert
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23 janvier 2008
Pourquoi un logo pour la liste Puteaux Ensemble ?
VOICI LE LOGO DE PUTEAUX ENSEMBLE
Notre campagne est désormais lancée !
Aujourd'hui, Christophe Grébert a dévoilé le logo de la liste Puteaux Ensemble qui sera repris sur tous les supports de notre campagne.
La force de notre liste réside dans la complémentarité des personnes qui la compose et dans la diversité d'opinion. Notre équipe a souhaité se doter d'un logo qui transmette les valeurs qu'elle entend défendre à l'occasion des élections municipales des 9 et 16 mars prochains.
Ce logotype est une création d'Olivier Jacques (Belge habitant Puteaux depuis longtemps) qui a rejoint notre équipe il y a quelques semaines.
Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble....
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22 janvier 2008
Pourquoi à Puteaux une force se lève ?
« Autour de moi, mieux que des partis : des hommes et des femmes de tous horizons, chefs d’entreprises ou d’établissements scolaires, cadres, spécialistes divers, représentants d’associations, commerçants… Au total, une équipe représentative de la diversité de la ville et de ses quartiers qui, au travail depuis un an, a acquis une véritable expertise locale et est capable dès aujourd’hui de rendre sa fierté à Puteaux ! »
Christophe Grébert
A Lire et à commenter sur http://www.puteauxensemble.com
Notre projet citoyen sur http://www.puteaux.org
Le blog de Christophe Grébert sur http://www.monputeaux.com
Les élections municipales auront lieu les 9 et 16 mars 2008.
Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble....
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11 janvier 2008
Pourquoi la liste citoyenne « Puteaux Ensemble » présente ses vœux aux putéoliens ?
2008 s’annonce comme une année clé pour lancer notre commune sur la voie de l’Excellence.
C’est par l’engagement de tous les habitants que nous construirons une ville plus belle, mieux gérée et plus démocratique...
Christophe Grébert et toute son équipe de campagne, vous présente leurs meilleurs vœux de bonne et heureuse année.
Le 21 juin 2007, nous avons ouvert le blog www.puteaux.org pour permettre à chaque habitant de participer à l’élaboration d’un projet utile et concret pour notre commune : le projet des citoyens putéoliens pour tous les putéoliens.
Entre septembre et décembre, nous vous avons tenu informé de l’évolution de ce projet à travers les « Lettres aux Putéoliens » distribuées dans votre boîte aux lettres et sur les marchés.
Des putéoliens, des femmes, des hommes, de simples citoyens comme vous, ont choisi de rejoindre notre équipe de campagne et de participer activement à ce projet collaboratif.
Forts de ce mouvement citoyen, de ces multiples rencontres, de vos témoignages et du bon sens mis en action dans les textes publiés, « Puteaux Ensemble » dresse aujourd’hui son tout premier bilan :
www.puteaux.org c’est une centaine de contributions mises en ligne sur tous les sujets (le logement, les écoles, le cadre de vie, la sécurité, l’environnement, etc) et plus de 50.000 visiteurs en 6 mois !
L’équipe de « Puteaux Ensemble » vous a distribué 50.000 « Lettres aux Putéoliens » !
Nous avons pris l’engagement de concentrer notre discours sur le principe de la proposition. Cet engagement sera tenu dans quelques semaines lorsque la synthèse de toutes les contributions donnera naissance au : PROJET DES CITOYENS PUTEOLIENS.
Les souhaits des habitants s’expriment vers l’envie de voir Puteaux relever les grands défis de la modernité. Ces défis passent par une ville plus belle et plus démocratique, plus vivante et plus humaine, gérée avec justesse et générosité, une ville ouverte sur le monde.
La future majorité municipale de Puteaux devra concentrer ses efforts au bien-être de ses habitants en leur offrant un cadre de vie plus harmonieux et plus respectueux de l’environnement, en rendant à la ville son histoire architecturale et patrimoniale, renforçant également l’identité de tous ses quartiers.
Elle devra aussi redessiner une nouvelle forme de démocratie municipale. Une démocratie où les élus s’engagent à respecter le mandat qui leur est confié et rendent des comptes. Une démocratie où les habitants deviennent les décideurs dans de nouveaux espaces qui y sont dédiés. Une démocratie où chacun dispose de droits et a aussi des devoirs.
Elle devra toujours assurer ses habitants d’une gestion financière juste, saine et cohérente. Une gestion où chaque euro dépensé l’est dans un projet concerté. Une gestion qui donne à tous les Putéoliens les moyens de vivre, de grandir, de découvrir et de partager.
Elle devra enfin assurer un rayonnement de notre commune dans le département et la région pour préparer les chantiers de demain. Si le quartier d’affaires de La Défense constitue une vitrine précieuse pour notre ville, Puteaux doit s’ouvrir sur le Grand Paris et sur le monde.
Chaque jour un peu plus, les citoyens imaginent une ville plus belle, une ville à vivre…. Les 9 et 16 mars prochains, ENSEMBLE, NOUS CONSTRUIRONS UNE VILLE QUI NOUS RESSEMBLE !
A LIRE SUR : Puteaux Ensemble
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