18 mars 2011
Pourquoi l’intervention en Libye était indispensable ?

Hier soir, nous devions être nombreux à attendre le résultat d’un vote incertain de ce même Conseil de Sécurité. Une résolution portée et initiée cette fois-ci à la demande de la France pour la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne ouvrant la voie à des frappes contre les troupes du Colonel Kadhafi en Lybie.
Une fois n’est pas coutume. Le président de la République a eu raison de prôner l’intervention en Lybie sous un mandat clair délivré par les Nations-Unies.
Personne ne peut se prévaloir d’une nature va-t-en-guerre. Lorsque la voie diplomatique permet de s’en dispenser, elle épargne des pertes humaines civiles ou militaires toujours trop lourdes à porter. Si la guerre reste toujours la plus mauvaise des solutions, elle s’impose parfois lorsque les circonstances l’exigent.
A la différence de la Tunisie ou de l’Egypte où ces peuples ont réussi à conduire leurs révolutions jusqu’à leur terme, le peuple libyen s’oppose depuis plusieurs semaines à l’arrogante résistance d’un Colonel Kadhafi prêt à le sacrifier pour demeurer en place.
La position d’observateur de la communauté internationale n’était plus tenable. Laisser perpétrer ces crimes en toute impunité l’aurait conduite au déshonneur. Le peuple libyen a souhaité se libérer du Colonel Kadhafi sans y parvenir seul. Il était du devoir de la communauté internationale et de la Ligue Arabe en priorité, d’apporter leur concours à cette aspiration légitime de changement.
Les innocents n’ont pas à payer le prix des délires paranoïaques d’un dictateur en fin de règne.
Certains s’attardent sur l’idée d’une victoire diplomatique (et politique) de Nicolas Sarkozy et des bénéfices qu’il pourra en tirer. Je me contente de penser que la France, patrie des Droits de l’Homme, assume aujourd’hui le devoir qui est le sien.
A la manière de Georges Henein : « Il existe des guerres justes. Mais le propre des guerres justes est de ne pas demeurer longtemps ».
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13 septembre 2010
Pourquoi la France s’est mise à l’index ?

L’offensive estivale du Gouvernement initiée suite au discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Grenoble le 30 juillet 2010 a été décrite comme un virage sécuritaire par les médias. En guise de virage nous avons hérité d’une surenchère de propos aussi détestables qu’insupportables.
Notre République était-elle au point de vaciller pour que nous retrouvions le concept d’une France où la sécurité nationale est transformée au rang de religion d’Etat ?
Je ne voudrais pas que la chasse aux Roms, confirmée ce matin par la circulaire de Brice Hortefeux aux Préfets, se transforme demain en chasse à l’envie. Demain, quel type de population sera-t-elle concernée ?
Le Gouvernement insiste sur le fait que ces expulsions sont conformes aux diverses réglementations et aux traités dont la France est signataire. Pourtant, c’est un fait nouveau, Nicolas Sarkozy a instauré l’idée qu’il était désormais possible d’entraver la liberté de circulation de citoyens même pour des ressortissants de l’Union Européenne.
Cette politique fait rougir de plaisir nos Ultras qui ne tarissent pas d’éloges sur ce retour d’être bien en France entre français… Il trouve cela tellement naturel qu’il pousse le Chef de l’Etat à quelques ajustements complémentaires de manière à faire place nette en tout point du territoire. Les minorités visibles ne manquent pas.
Le Parlement Européen et les Nations Unies ne manquent pas, quant à eux, de placer la France à l’index de la communauté internationale et de présenter notre pays comme raciste et xénophobe.
Au même moment, on nous affirme que la délinquance recule alors que les rues parisiennes –sombres et éclairées- connaissent une recrudescence de la grivèlerie organisée et que le risque d’attentat terroriste est au moins aussi élevé qu’en 1995. Dormez tranquille braves gens, les Roms eux rentrent chez eux….
En 2007, Nicolas Sarkozy avait promis aux français de nettoyer la banlieue au Karcher. Sauf erreur de ma part, c’est toute la France qui est finalement concernée.
A la manière d’Ahmadou Kourouma : « Prévenir la trahison, débusquer le faux ami, le jaloux parent, le traître avant qu'il inocule son venin est une opération aussi complexe que de nettoyer l'anus d'une hyène ».
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21 avril 2009
Pourquoi la France doit rester à la Conférence sur le Racisme de Genève ?

Suite aux propos racistes et antisémites prononcés à la tribune par le Président Iranien Marmoud Ahmadinejad, le monde est en ébullition et le microcosme politique français s'interroge à gauche comme à droite sur la nécessaire présence de la France à cette conférence.
Chacun y va de sa petite formule en s'offusquant que la France n'ai pas adopté la position des Etats-Unis, de l'Italie ou de l'Allemagne, qui ont préféré la politique de la chaise vide.
J'avoue ne pas bien comprendre cette levée de boucliers. Les français habituellement si prompt à jouer les donneurs de leçons en matière de démocratie et de défense des Droits de l'Homme, seraient désormais prêts à « baisser leur culotte » devant les racistes, antisémites et autres révisionnistes de tout poil.
Avez-vous observé l'attitude du Président Iranien durant son discours et son regard au moment où les délégations européennes ont quitté la salle ? Ce dernier a souri avec ironie et arrogance ! Satisfait de son petit effet.
La position de la France est juste et adaptée à la situation. Il n'est pas question de laisser à quelques fanatiques le loisir de déverser leur haine. Il n'est pas non plus question de punir le peuple iranien pour les égarements de ses représentants. L'Iran n'est pas une démocratie. Son peuple est opprimé et chaque jour des exécutions primitives sont faites en place publique. Le monde laisse faire....
L'échec de la démocratie, l'échec des Droits de l'Homme et l'échec des grandes puissances à ne pas « régler » le sort de ces fondamentalistes religieux. Le constat est sévère pour la communauté internationale en Iran comme dans de nombreuses autres régions du monde.
Si la France n'était pas allée à cette Conférence, elle aurait renié cette image qu'elle porte depuis la Révolution française : celle de la patrie des Droits de l'Homme. Si notre pays n'est plus là pour exprimer sa vision, pour exprimer sa désapprobation, pour relayer les idéaux de justice et de liberté : qui le fera ?
C'est sans doute la Secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade qui est dans le vrai : « Ne laissons pas la tribune de l'ONU aux extrémistes » !

Pourquoi la France a-t-elle finalement décidé de se rendre à la conférence contre le racisme organisée à Genève sous l'égide des Nations unies ?
Rama Yade : Après avoir été négocié âprement, le texte qui sert de base à la conférence présente des avancées positives. Il est équilibré et ne dépasse pas les lignes rouges fixées par la France. Il a notamment été expurgé des déclarations à connotation antisémite. N'y figure plus également le concept de diffamation des religions que nous ne souhaitons pas voir intégrer dans le corpus international. Nous respectons les croyances de chacun, mais, au pays de Voltaire, la critique des religions ne doit pas être pénalisée. Enfin, la question de la liberté d'expression a été traitée de manière convenable. Par ailleurs, cette conférence doit permettre à la France de réaffirmer sa détermination à lutter contre le racisme. Notre pays a un bilan à faire valoir dans ce domaine. Ne laissons pas la tribune de l'ONU aux extrémistes. Il faut être présent pour leur apporter une contradiction immédiate.
Le boycott de plusieurs nations serait-il donc contre-productif ?
Je respecte le choix de ces pays. Ils le font pour des raisons qui leur appartiennent et restent compréhensibles. Mais nous pensons que la politique de la chaise vide n'est pas la manière la plus appropriée de défendre les valeurs de la France. Face aux dérapages éventuels, il est important d'être sur place et de réaffirmer ce en quoi nous croyons. C'est-à-dire la démocratie, l'État de droit, la liberté d'expression, l'égalité hommes-femmes, la lutte contre l'impunité.
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19 décembre 2008
Pourquoi le Vatican est favorable à la dépénalisation de l'homosexualité ?
L’Agence Reuters révèle aujourd’hui que le Vatican souhaite la dépénalisation de l'homosexualité à travers le monde mais juge qu'un projet de résolution des Nations unies à ce sujet va trop loin. Le monde bouge mais à l’image de ce qui se produit actuellement en France, on note un net retour des conservatismes anciens.
A l’ONU comme précisé dans cet article, de nombreux pays mélangent encore systématiquement homosexualité et pédophilie. Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir !

Le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, a précisé que la délégation du Vatican à l'Onu, qui a le statut d'observateur, avait exposé jeudi soir sa position sur ce dossier et critiqué les termes de la résolution appuyée par les pays européens.
"Le Saint-Siège continue de préconiser que tout signe d'injuste discrimination envers les personnes homosexuelles soit évité et appelle tous les Etats à renoncer aux sanctions pénales contre elles", précise le Vatican sur son site internet (www.vatican.va).
"En même temps, le Saint-Siège observe que les termes de cette déclaration (de l'Onu) vont bien plus loin que l'intention susmentionnée."
Le Vatican, hostile au mariage homosexuel, relève notamment dans le projet de résolution les termes d'"orientation sexuelle" et "d'identité sexuelle" qui peuvent, selon lui, créer le flou dans la législation.
L'observateur permanent du Saint-Siège à l'Onu, l'archevêque Celestino Migliore, avait déjà mis en garde contre ce texte, affirmant qu'il risquait d'amener de nouvelles discriminations "implacables", mais contre le mariage hétérosexuel.
"Par exemple, les Etats refusant de reconnaître comme un 'mariage' les unions de même sexe seront mis au pilori et feront l'objet de pressions", a-t-il dit à une agence de presse catholique française.
L'homosexualité est toujours un délit dans 77 pays et elle est même punie de mort dans sept d'entre eux, notamment l'Iran, l'Arabie saoudite, le Soudan et le Yémen.
Un texte appuyé par des délégations arabes et lu jeudi par la Syrie estime que le projet défendu par les Européens peut conduire à la "normalisation sociale, voire à la légitimation, de nombreux actes déplorables, comme la pédophilie".
"Nous constatons avec inquiétude les tentatives de créer de 'nouveaux droits', de 'nouveaux critères', en se fondant sur une interprétation erronée de la Déclaration universelle des droits de l'homme et des traités internationaux", ajoute ce texte.
Le père Lombardi a précisé à Reuters que le Vatican ne soutenait pas ce texte appuyé par les pays arabes.
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10 décembre 2008
Pourquoi la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ?

Inspirée de la déclaration de l'indépendance américaine de 1776 et de l'esprit philosophique du XVIIIème siècle, la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 marque la fin de l'Ancien Régime et le début d'une ère nouvelle.
Les valeurs qui sont mises en avant se veulent universelles et peuvent être considérées comme fondatrices de la démocratie moderne. Elles auront un grand retentissement au XIXe siècle et inspireront des textes similaires dans de nombreux pays d'Europe et d'Amérique latine, avant d'être largement reprises dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée le 10 décembre 1948 par les Nations unies.
Elles inspirent également la Convention européenne des Droits de l'Homme signée à Rome le 4 novembre 1950.
En lisant les cinq premiers articles de ce texte (sur 30 articles), on constate rapidement les écarts constatés avec ce que connais le monde d’aujourd’hui. La France ne fait malheureusement pas exception. A méditer :
Article 1
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2
1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Consultez l’intégralité du texte de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme sur le site des Nations Unies.
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29 juillet 2008
Pourquoi l’ONU épingle (une nouvelle fois) la France pour la situation de ses prisons ?
Libération – édition du 28 juillet 2008
Un rapport du Comité des droits de l'Homme demande une révision de la loi sur la «rétention de sûreté» des détenus et dénonce la surpopulation carcérale et le mauvais traitement des étrangers.
Le Comité des droits de l'Homme de l'Onu a tancé la France pour une série de pratiques de privation de liberté et de traitement des étrangers en France, critiquant notamment la "rétention de sûreté" et la surpopulation carcérale, dans des "observations" obtenues ce lundi par l'AFP.
Dans sa ligne de mire, la loi du 21 février 2008 sur la «rétention de sûreté» des détenus. Le comité juge qu'elle devrait être rééxaminée. Autre point noir : la surpopulation carcérale et les conditions qui règnent dans les prisons -les comportements non déontologiques de certains agents pénitentiaires, notamment le recours à l'isolement cellulaire et les violences. Le plan visant à augmenter la capacité d'accueil des prisons pour atteindre 63.500 places d'ici 2012 est par ailleurs jugé «nettement insuffisant».
Selon le Comité des droits de l'Homme, la France «devrait limiter la durée de rétention avant jugement et renforcer le rôle des juges des libertés et de la détention». Il argue notamment que dans les affaires de terrorisme et de criminalité organisée, la détention provisoire peut atteindre quatre ans et huit mois.
Sur la manière dont les étrangers sont traités par l'Etat français, l'organisme «note avec préoccupation» que «de très nombreux» sans papiers et demandeurs d'asile «sont retenus dans des locaux inappropriés : zones d'attente dans les aéroports et centres et locaux de rétention administrative» et ne sont «pas correctement informés de leurs droits». Il regrette aussi que l'Etat français n'ait «pas ouvert d'enquête» sur des allégations de mauvais traitements d'étrangers et de demandeurs d'asile, «ni sanctionné comme il convient leurs auteurs». Le comité des droits de l'Homme s'inquiète enfin des mesures d'expulsions mises en place, notamment la procédure dite «prioritaire», permettant que l'expulsion physique d'un étranger ait lieu «sans attendre la décision d'un tribunal si la personne est renvoyée vers un pays d'origine sûr».
Le Comité regrette que le rapport de la France ait été soumis «avec un retard de six ans». Il fixe le cinquième rapport périodique qu'elle devra fournir à juillet 2012.
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Réforme Dati : quelques avancées et beaucoup de déceptions
Nos amis chinois apprécieront certainement !
Régis Sada
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10 octobre 2007
Pourquoi il faut un moratoire universel sur la peine de mort ?
Au nom des cinq millions de personnes qui ont signé la pétition intitulée « Moratoire 2000 » lancée par la Communauté de Sant’Egidio et Amnesty International, nous, les signataires, renouvelons notre appel pour un moratoire sur les exécutions et l’abandon de la peine ca- pitale, car nous sommes convaincus que la peine de mort:
- Enfreint le droit universellement reconnu à la vie ;
- Est le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit ;
- Présente le risque constant de commettre une erreur irréparable : l’exécution d’un innocent ;
- Ne constitue pas un moyen supplémentaire de dissuasion contre la criminalité ;
- Introduit la violence dans les sociétés où l’État tue au nom de la loi.
Nous saluons les progrès importants accomplis sur la voie de l’abolition de la peine capitale à l’échelle mondiale et notons que 130 nations ont supprimé la peine de mort de leur législation ou ont cessé de l’appliquer.
Nous invitons tous les gouvernements à se mobiliser en faveur d’un monde sans exécution afin de contribuer au renforcement de la dignité humaine et de participer à l’évolution progressive des droits de l’Homme.
Nous demandons aux États membres de l’Assemblée générale des Nations unies d’approuver massivement un moratoire international sur les exécutions.
Signez la pétition sur :
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