01 septembre 2010

UE Medef 2010 : Pourquoi Cisco a mis le monde aux pieds du Medef ?

 

cisco.jpeg

Avoir le monde à ses pieds, qui n’en a jamais rêvé ? Cisco a réussi cette prouesse lors de la séance plénière d’ouverture de l’Université d’Eté du Medef 2010. Des intervenants à Shanghai, New Delhi, Riyad ou Washington, distants pourtant de plusieurs milliers de kilomètres, sont venus déjeuner avec Laurence Parisot sur le Campus d’HEC.

Une technologie poussée, une scène, trois écrans plasma, une table virtuelle est le tour est joué. La salle pleine à craquer et une Laurence Parisot en maîtresse de cérémonie écoutent John Chambers, PDG de Cisco, se satisfaire du rôle des entreprises européennes face à la crise, Wang Yan, fondateur de Desina.com (premier site chinois), dans un français remarquable, parler des problèmes rencontrés par la Chine en manque désormais de main d’œuvre et d’infrastructures appropriées ou Hari Bhartia, Président de la Confédération pour l’industrie indienne, rappeler l’essor des pays émergents qui ont converti leur industrie d’hier pour créer l’innovation d’aujourd’hui. 

Mention spéciale à Tom Donohue, Président de la Chambre de Commerce américaine, qui insiste fermement sur une Europe qui a su résister efficacement à la crise, alors que les Etats-Unis restent fragiles et peinent à sortir la tête de l’eau car soucieuses de l’évolution des réformes engagées par l’administration de Barack Obama.

On retiendra enfin l’intervention de Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, venu marteler que l’Afrique fait face à l’une des plus grave crise alimentaire et pénurie d’eau du siècle, et que les investisseurs occidentaux ne pourront plus se payer le luxe de ne rien voir et de ne rien entendre.

L’Université d’Eté du Medef n’a pas été le théâtre d’une énième rediffusion d’Avatar, mais d’une illustration probante de ce que les échanges futurs sont appelés à devenir. La technologie développée par Cisco a réussi le pari de réunir toute la planète à Jouy-en-Josas.

A la manière de Françoise Dolto : « Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l'entraide et la solidarité visant à un but commun : l'épanouissement de chacun dans le respect des différences ».

UE Medef 2010.jpg

26 juin 2008

Pourquoi le MEDEF et le Ministère de la Justice misent sur la réinsertion professionnelle des détenus ?

logo medef.jpgDébut juin, la Ministre de la Justice Rachida Dati avait présenté son projet de loi de réforme pénitentiaire qui a été largement contesté, tant les mesures annoncées se présentent comme des « arlésiennes » qui voient rarement une application concrète dans les prisons de notre pays. Ce n’est pas une nouveauté, nous y avons droit à chaque changement de majorité à l’assemblée Nationale.

La presse nous gratifie de faits sensationnels mais oublie souvent d’informer sur les initiatives intéressantes. Récemment, une est passée totalement inaperçue alors qu’elle peut contribuer à améliorer les conditions de vie et de réinsertion des détenus.

Le 28 mai 2008, la Présidente du MEDEF Laurence Parisot et la Ministre de la Justice Rachida Dati étaient réunies à la Maison d’Arrêt de Villepinte pour la signature d’un protocole d’accord national sur la réinsertion des détenus.

Ce protocole engage les deux intervenants sur les principes suivants :

1/ susciter l’intervention en milieu carcéral des responsables d’entreprises afin de mener des actions d’information sur les entreprises et les métiers auprès des détenus.

2/ favoriser la préparation à la sortie des personnes placées sous main de justice qui bénéficient d’un aménagement de peine par la mise en œuvre de contrats de professionnalisation, dont l’objectif est de favoriser l’insertion ou la réinsertion des jeunes et des demandeurs d’emploi en leur permettant d’acquérir une formation professionnelle.

3/ contribuer à la réinsertion professionnelle durable des personnes sortant de prison.

A travers ses antennes territoriales, le MEDEF a la possibilité de mettre ses entreprises adhérentes (et intéressées par la démarche) en relation avec l’ensemble des établissements pénitentiaires du territoire. Ceci permettra de dresser un inventaire précis du nombre de détenus qui souhaitent (ou à qui l’on propose) une réinsertion professionnelle, de déterminer les secteurs d’activités demandeurs, de repérer le nombre de postes possibles et d’assurer un suivi de formation entre les entreprises et les détenus.

Cette initiative va dans le bon sens et mérite d’être appuyée car elle vise à lutter efficacement contre la récidive. Aujourd ’hui, si le taux d’illettrisme dans les prisons est encore beaucoup trop élevé (12,30 % en 2006) et que pas moins du quart des détenus suivent un enseignement régulier, les formations qualifiantes étaient restées le parent pauvre. Les emplois extérieurs étant souvent réservés à des détenus de bonne conduite et en fin de peine.

Sans formation professionnelle et sans entreprise qui donne une chance au détenu à sa sortie, c’était un retour rapide, voire logique, vers l’exclusion et la précarité qui sont souvent responsables de la récidive.

Ce dispositif ne résoudra pas tous les problèmes mais pourra contribuer à une reprise de confiance en soi pour nombre de détenus (ou d’anciens détenus), tout en leur permettant de retrouver un semblant de dignité. De plus, cela aura très certainement un impact positif sur le « climat » souvent explosif dans certains établissements.

Chacun sait que le chômage est un facteur de nivellement vers le bas de notre société, qui contribue à la désespérance sociale et conduit certains à la délinquance. Il est donc nécessaire de tout mettre en œuvre pour le réduire et de donner à tous les moyens de construire sa vie professionnelle.

Bravo au MEDEF et au Ministère de la Justice. Parfois  : ensemble tout devient possible….. 

Régis Sada

 

Témoignages de formateurs dans les prisons

Etudier en prison sur Animafac

"Les détenus à l'école" dans l'Express

18:45 Publié dans Changer la prison en France ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : medef, prison, justice, parisot, dati, emploi, formation | |  Facebook

05 mars 2008

Pourquoi il faut soutenir l'action de Laurence Parisot face à l'UIMM ?

J’ai choisi de relayer l’appel de Laurence Parisot, car je crois sincèrement dans sa volonté de « nettoyer » le patronat français de ses moutons noirs.

Au moment où les appareils politiques ont du mal à faire le ménage (ex. : réhabilitation de Georges Frêche côté PS à Montpellier ou adoubement d’Alain Carignon côté UMP à Grenoble), je crois nécessaire d’appuyer toutes les initiatives servant à mettre un terme avec cette France d’hier, bercée entre corruption et mélange des genres.

Si cela peut aider à rendre notre société plus propre et plus transparente, il ne faut pas faire l’économie de déballer ces pratiques qui portent un lourd préjudice aux entrepreneurs qui prennent des risques et aux salariés qui subissent les conséquences sociales de ce type de pratiques.

Régis Sada

 

MESSAGE DE LAURENCE PARISOT AUX ENTREPRENEURS

1718153278.jpgNous sommes tous des hommes ou des femmes d'entreprise, profondément attachés aux valeurs de l'entreprise, et nous nous sommes donné depuis le premier jour l'objectif partagé de réconcilier les Français avec l'entreprise.

Nous voulons de l'éthique et de la transparence. Nous voulons des règles du jeu claires, parce que nous aimons la vérité, parce que nous sommes des acteurs responsables, et parce l'économie de marché est à cette condition.

C'est pourquoi nous nous sommes tous indignés quand nous avons appris que de nouveaux accords obscurs concernant encore des sommes d'argent importantes avaient été conclus au sommet de l'Uimm.

Trop c'est trop !

Nous devons tous condamner publiquement ces pratiques pour qu'elles prennent définitivement fin, pour qu'elles ne puissent plus jamais ressurgir d'aucune façon, pour qu'elles cessent d'entacher l'image de l'entreprise, l'image des entrepreneurs, l'image du Medef, l'image de chacun de nous.

Il faut se donner les moyens d'un nouveau départ. J'ai donc demandé à l'ensemble des membres de l'Uimm qui détiennent des mandats nationaux au titre du Medef de remettre ces mandats à la disposition du Medef.

Je vous précise que les mandats locaux, détenus par les adhérents des Uimm locales, ne sont en aucun cas concernés car je suis certaine que les adhérents Uimm sur le terrain sont tous des chefs d'entreprises de bonne volonté, et qu'ils ne se reconnaissent pas dans les pratiques qu'ils découvrent. Comme des milliers d'autres mandataires, ils donnent bénévolement ce qu'ils ont de plus précieux, c'est-à-dire leur temps, aux instances paritaires dans lesquelles ils siègent. Ils ont un engagement et un comportement exemplaires.

C'est pourquoi j'appelle toutes les Fédérations, tous les Medef territoriaux et toutes les Uimm locales à rester proches et solidaires au nom des valeurs de l'entreprise.

C'est pourquoi j'appelle l'ensemble des chefs d'entreprise de toutes tailles, TPE, PME, moyennes et grandes entreprises, à nous rejoindre dans ce mouvement et à se mobiliser à nos côtés pour faire bouger les lignes.

Nous voulons créer ensemble le patronat du 21è siècle, entrepreneurial, ouvert, transparent et éthique, au service de toutes les entreprises et au service de la France.

Je compte sur vous et vous pouvez compter sur moi pour que nous soyons ensemble les garants d'une unité patronale élargie et fière d'elle-même.

Laurence Parisot - Présidente du MEDEF

A LIRE SUR :

Medef

14:43 Publié dans Bien s'engager ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : medef, parisot, uimm, corruption, patronat, politique | |  Facebook