24 octobre 2011

Pourquoi ma dernière chronique putéolienne ?

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Promis, juré, craché ! C’est la der des der ! Je viens clore par la présente, le récit de mes chroniques putéoliennes. J’ai entendu, ici ou là, les reproches amicaux adressés par quelques lecteurs assidus qui s’étonnent de ne plus me lire.

Certains ont compris qu’il n’est pas possible d’être au four et au moulin et que depuis quelques semaines, je suis bien plus passionné par le choix de mes futurs meubles qu’un énième récit des cocasseries de la terre putéolienne qui m’a accueilli dix longues années durant.

Pourtant, c’est de bonne grâce que je me soumets à la volonté populaire aujourd’hui en rendant compte dans mes modestes colonnes de deux faits marquants venus troubler l’existence des habitants de Puteaux, la ville où il fait bon vivre !

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Le premier, sans doute en guise de bonus de départ, c’est la remise en route des deux escalators de la sortie B Le Dôme, permettant de s’extirper du hall des transports de La Défense et de vous conduire au bas de la majestueuse Grande Arche.

Il était temps ! Après trois ans de zone sèche pour les riverains comme pour les honnêtes travailleurs du quartier, ces escalators flambant neufs et tournants à vide depuis près de dix jours, viendront ravir et soulager les pieds et les dos endoloris.

Pour ceux qui vous mènent du célèbre Mac Do’ au Dôme, il faudra encore attendre que l’EPASA passe la commande au constructeur et se décide, une bonne fois pour toute, à faire chasser nos amis « les vilaines racailles » qui tiennent le squat depuis des années et qui se font un malin plaisir de maintenir ces appareillages salvateurs en mode « OFF ».

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Le second fait est plus troublant, plus surprenant mais terriblement putéolien. Concitoyens putéoliens et amis visiteurs, après l’invasion hideuse d’escargots et de lapins bleus ayant défiguré la bourgade alto-séquanaise en juin 2010, les rues de Puteaux ont été victimes ce week-end d’une invasion de canards ! Oui, des canards !

L’article paru dans le Canard Enchainé de la semaine passée évoquant la possibilité de comptes cachés de la Député-Maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud au Luxembourg ou dans d’autres paradis fiscaux, aurait du laisser les yeux et les oreilles des putéoliens en odeur de chasteté.

Comme par habitude, comme de bien entendu, une telle information aurait du passer comme une lettre à la Poste. Il est triste de devoir reconnaitre que les soupçons touchant un élu sont devenus monnaie courante. Mais à trop vouloir tout cacher, on fait en sorte que le plus grand nombre soit au courant ! La possibilité que les kiosquiers locaux soient empêchés de vendre librement ledit Canard, a provoqué la rébellion du journal, des élus locaux (de l’opposition uniquement je précise) et au final….de la France entière !

Ainsi donc, la marre aux canards s’est mutée en océan de bouses ! A Puteaux, c’est la manière humoristique de mettre les petits plats dans les grands !

Je ne résiste pas à l’envie de confier une nouvelle fois ma joie immense de quitter ce sinistre bourbier et de citer l’illustre Zaza Napoli dans la Cage aux Folles : « C’est vrai Renato, ces gens là sont dans une sacrée merde….Ca fait plaisir ! ».

Une promesse est une promesse, cette chronique solde mes dix de vie putéolienne. Promis, juré, craché ! Je ne vous ennuierais plus avec Puteaux….jusqu’à la prochaine fois !

A la manière de William Hazlitt : « Certaines personnes font des promesses pour le seul plaisir de ne pas les tenir ».   

28 septembre 2011

Pourquoi je quitte Puteaux ?

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En février 2010 j’avouais sous une forme policée mon intention de quitter Puteaux avec armes et bagages. Vaille que vaille, la décision une fois actée et datée (prévue au printemps 2012 grand maximum), demeurait le point essentiel de trouver un nouveau logis à Paris. C’est fait !

Une petite étude de terrain a suffi pour voir s’envoler mes rêves d’accéder la propriété. L’envolée irréelle des prix de l’immobilier intra-muros douche les esprits les plus conquérants. Ainsi, comme le tout à chacun je me rabats sur la location.

Après 10 années passées à proximité des tours du quartier de La Défense, le guerrier (ou le monstre selon les versions) tire sa révérence, salue bien bas ses nombreux interlocuteurs putéoliens, et s’en va se reposer à l’ombre de la Colonne de Juillet.

J’emporte avec moi de nombreux souvenirs –bons et mauvais- sans amertume aucune et sans regrets. Je referme un chapitre du grand livre de ma vie pour en ouvrir un autre, ailleurs, que je souhaite bien meilleur encore.

Mes lecteurs assidus se doutent bien qu’il m’est difficile de partir sans penser à la très grande joie que cette annonce procurera à celles et ceux que j’ai bien volontiers enquiquiner durant quelques années !

Mes premières pensées vont à ma Céline, partie en d’autres lieux, avec qui j’ai partagé un bout de cette aventure putéolienne et à mes deux indéfectibles complices E.H. et A.K. (pour le mystère) qui ne m’ont jamais abandonné. Toutes les trois me suivront là où j’irais demain.

Les secondes vont à toutes celles et tous ceux que j’ai croisé ou qui m’ont accompagné au fil de ces 10 années putéoliennes. En premier lieu, mes anciens colistiers de Puteaux Ensemble et tous ceux qui se sont associés à la campagne des municipales de 2008, mes amis de l’Atelier des Idées bien entendu et à mes anciens camarades PS de la section de Puteaux avec qui tout n’a pas été toujours été très simple.

Aux uns et aux autres, j’apporte mon soutien et les invitent à ne jamais renoncer au rêve d’alternance, qui à l’image de la belle surprise du Sénat, s’accomplira un jour ou l’autre à Puteaux

Enfin, juste pour le plaisir, mes dernières pensées vont à la députée-Maire de Puteaux et Présidente de l’EPASA, Mme. Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui sera sans doute soulagée de savoir qu’elle compte désormais un adversaire de moins à affronter lors des prochaines échéances municipales de 2014. Rassurez-vous Madame, je vous laisse quelques perles ici et là, juste de quoi occuper les débats de votre majorité ! Sans rancune.

La vie est faite ainsi et dès le 1er novembre 2011 : je commence mes nouvelles chroniques parisiennes ! Le changement est aussi bon qu’il est nécessaire !

A la manière de Caleb Gattegno : « Vivre, c'est changer du temps en expérience ».

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04 août 2011

Pourquoi le Chevalier des Triangles Roses a rendu les armes ?

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Le 29 avril dernier, Rudolf Brazda, était fait Chevalier de la Légion d’Honneur. A 97 ans, il était le dernier survivant des hommes ayant été déportés au camp de concentration de Buchenwald pour le seul délit d’avoir été homosexuel.

Décoré dans ma ville de Puteaux, Rudolf Brazda avait pris le temps d’échanger avec quelques élèves du Collège Maréchal-Leclerc sur sa vie, sur sa famille et sur tous ses camarades qui ne sont jamais revenus du camp. Il avait accepté d’être élevé à cette dignité en souvenir de tous ceux qui avaient connus les mêmes souffrances que lui.

Rudolf Brazda, celui que j’avais surnommé le « Chevalier des Triangles Roses », s’est éteint paisiblement dans son sommeil à l’aube du 3 août.

Il ne reste qu’à vos pairs homosexuels de méditer votre exemple et de ne jamais oublier. Cher Rudolf, reposez en paix…

A la manière de Vercors : « L'humanité n'est pas un état à subir. C'est une dignité à conquérir ».

23 mars 2011

Pourquoi une question facile amène une réponse facile ?

 

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Magie ou hasard du suffrage universel, le premier tour des élections cantonales a réservé quelques surprises.

Dimanche 27 mars 2011, certains électeurs devront se prononcer sur des duels non souhaités ou inédits sonnant parfois comme un choix cornélien.

Lorsqu’il s’agit d’un duel traditionnel entre un candidat de droite et un candidat de gauche, le choix ne pose aucun problème ni aux électeurs, ni aux partis politiques. A question facile, réponse facile !

A l’inverse, lorsqu’un duel oppose un candidat du Front National à un autre de droite ou de gauche, certains responsables politiques semblent douter de la forme à donner à leur consigne de vote. Pourtant, à question facile, réponse facile !

Dans mon canton de Puteaux, le candidat de l’UMP sera opposé à celui du MoDem. Selon si l’on est de droite ou de gauche, une question facile devrait amener une réponse facile ! Oui mais, à Puteaux rien n’est jamais aussi évident et les deux protagonistes en liste ne sont point d’une innocence virginale. Pourtant, à Puteaux comme ailleurs, une question facile amène une réponse facile.

Il ne faut pas douter, comme par habitude, que le Peuple dans sa très grande sagesse saura déterminer au mieux ce qui sied à ses propres intérêts.

A toutes celles et tous ceux qui hésitent :

A la manière de Pablo Picasso : « je ne cherche pas, je trouve ! ».

19 mars 2011

Pourquoi les cantonales font la chasse aux caddies ?

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Les traditions sont faites pour être respectées. Ainsi la traditionnelle messe dominicale prêchée par monsieur le curé a été supplantée de longue date par un passage obligé au marché. Et au marché, point de monsieur le curé, la seule star c’est le caddie (dite « charrette mémé » pour les intimes) !

Arrivée du printemps et températures adoucies poussent le chaland à arpenter les étals en toute gaieté. Rien ne saurait venir gâcher sa douce quiétude, là où il fait bon respirer les émanations de nombreuses denrées. Pourtant, le répit aura été de courte durée…

Qui dit retour du printemps, dit retour des camelots et autres bonimenteurs ! Rassurez-vous bonne Dame, il n’est pas encore arrivé le temps des foires, il s’agit juste d’une campagne électorale…celle des dernières cantonales !

En ce moment sur les marchés, les tracts fusent de tous les côtés. Le moindre caddie resté ouvert ne sera pas épargné ! Si vous vous égarez dans les allées, les distributeurs sauront vous retrouver... La bataille est engagée… 

Passionnés que nous étions à nous délecter des couacs gouvernementaux et autres sondages pour intellos, nous en avions oublié de nous soucier du nom de notre prochain Conseiller.

Les 20 et 27 mars 2011 se dérouleront les élections cantonales. Pour les curieux ou les soucieux, la liste des cantons renouvelables cette année est disponible ici. Comme pour toute élection, les seuls messages à retenir sont « chaque voix construit la France » et « voter est le devoir de chaque citoyen ».

Dans mon irréductible Ville de Puteaux, 8 candidats sont en liste. Pas vraiment séduit par le casting local, je me suis beaucoup interrogé. J’ai tout de même trouvé l’escarpin rêvé pour mon pied. Pour mon dernier vote putéolien, je ne voulais rien avoir à regretter…

Conseil aux putéoliens : pour assurer la sécurité de votre caddie les dimanches de campagne, évitez les entrées de la rue Eichenberger et celle au coin du KikiFruit ! (C’est le patron du Monop’ qui va être content).

A la manière de Jacques Chirac : « les emmerdes volent en escadrille ».

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22 février 2010

Pourquoi je renonce à la vie politique ?

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Dernier épisode de mes variations saisonnières qui ont accompagné ce mois de février. Un titre de post volontairement calqué sur l'annonce faite par un certain Lionel Jospin au soir du premier tour de l'élection présidentielle de 2002 qui avait vu son éviction malheureuse au profit de Jean-Marie Le Pen qui n'en demandait pas tant.

Un titre accompagné d'un dessin emprunt d'une profonde ironie venu suggérer la phrase célèbre que le Général De Gaulle avait prononcé le 4 juin 1958 du haut du balcon du Gouvernement Général à Alger, suivi d'un discours où il n'avait rien promis, rien proposé et où il ne s'était engagé sur rien.

Renoncer à la vie politique ce n'est en aucun cas faire l'impasse sur une certaine vision de la France et encore moins sacrifier les valeurs portées par la République. Renoncer à la vie politique ce n'est pas non plus se considérer comme un citoyen en marge de la société qui décide de ne pas décider et donc, qui colle au peloton des abstentionnistes.

Je n'ai jamais pensé avoir la science infuse ès-politique, mais disposer plutôt d'une analyse relativement juste des évolutions de la société. Prendre le métro tous les jours vous donne la température de l'opinion ! Je n'ai jamais prétendu que je pourrais être un meilleur élu qu'un autre, mais sans doute ais-je pensé trop longtemps qu'on entre en politique par simple conviction.

Enfant puis adolescent, je n'arrivais pas à faire la distinction entre l'idéalisme de la vie politique -et donc des débats- et l'idéalisme de ce que représentent notre démocratie et la transcription dans la société de la promesse républicaine. J'ai compris avec surprise d'abord, dépit ensuite, que la politique était avant tout affaire d'intérêts locaux et particuliers.

De même, vos convictions politiques ne peuvent réellement prendre corps qu'une fois les milieux familial ou scolaire délaissés. Vos convictions se forgent à l'usure du temps au regard de votre vie sociale et professionnelle. Vos convictions politiques ne sont que le reflet de votre propre personnalité.  

Ces dernières années, et ne le cachons pas, depuis cette élection présidentielle ratée de 2002, j'ai observé bien malgré moi les tribulations de notre vie politique. Avant elle me distrayait et me faisait même rire, aujourd'hui elle m'attriste et m'ennuie profondément.

Renoncer à la vie politique c'est également dire stop aux actes dictés sous le coup de l'émotion, aux petites phrases et autres polémiques qui n'ont pour seule vocation de dresser un vaste écran de fumée devant l'absence de solutions concrètes.

Un slogan récent exprime à lui seul l'étendue de mon désespoir : « Innover dans la continuité ». Une jolie formule certes, mais qui démontre l'étendue des dégâts subie par notre démocratie. On innove pour faire changer les choses. On n'innove pas pour rester statique.

echarpe_elu.jpgUn élu se doit de rester fidèle aux engagements qu'il a pris devant ses électeurs. Mais un élu a le devoir d'inscrire ces mêmes engagements dans une vue globale qui dépasse souvent les seuls intérêts de la collectivité dont il a la charge. Il est trop facile d'appeler sans cesse à la cohésion et à la solidarité nationale lorsque ces mots, forts et porteurs d'idéaux qui doivent nous être communs, s'évaporent aux portes des circonscriptions électorales des uns et des autres.

Que dire également de cette vie politique moderne où chacun dispose du droit de tout dire -surtout de faire du mal- sans qu'il ne soit tenu responsable des paroles qu'il a prononcées ? Que dire de ces mots cassants, parfois blessants, qui sont tournés de telle manière à ce qu'il incline tantôt vers une provocation volontaire, tantôt vers une vérité difficile à assumer ? Nous ne lisons pas tous dans le marc de café ! La France, la République et les français ont le droit d'entendre des paroles claires, nettes et qui ne laissent place à aucune forme d'ambigüité.

Enfin, le vrai courage politique, la vertu suprême, celle prôné en son temps par le Général De Gaulle, c'est de ne pas faire subir aux français l'éternel diktat des partis. Toutes les intelligences, toutes les initiatives, toutes les convictions sont bonnes à prendre et à entendre lorsqu'elles sont mises au service de la Nation et de l'intérêt général.  

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La France ne peut être retenue en otage des dogmes et des vérités établies. La France a brillé en d'autres temps car elle a souvent pris le Monde à contre-pied. Elle n'a pas tout réussi, mais elle a souvent marqué son empreinte de manière indélébile. Cette France là, comme son Peuple, méritent qu'on les respecte.

Ma décision de renoncer à la vie politique est dictée aussi aujourd'hui, parce que j'ai compris que le pouvoir, le vrai pouvoir, n'est pas toujours entre les mains de ceux qui s'en prévalent. Le pouvoir invisible, qui présente parfois un jeu mêlé d'ombres et de lumières, existe au sein des associations, des relais d'opinion ou des fondations philosophiques et politiques.

Renoncer à la vie politique c'est enfin tenir le rôle que j'affectionne sans doute le plus : celui de Sainte-Rita patronne des causes désespérées. Disparaitre pour mieux lutter pour des causes oubliées comme l'Egalité de tous, l'obésité ou les conditions de détention en France. En clair, se faire oublier pour faire de la politique autrement.

A la manière de François Mitterrand : « Je crois dans les forces de l'esprit et je ne vous quitterai pas ».

09 février 2010

Pourquoi je vais quitter Puteaux ?

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Dans un post précédent « Pourquoi avoir changé mon blog ? », j'ai parlé des variations saisonnières qui viendraient prochainement égayer mon existence.

Chose promise, chose due, la première variation et je le confirme aujourd'hui devant vous : quitter Puteaux n'est plus un simple souhait. C'est désormais une décision actée. L'échéance elle-même est fixée. Au printemps 2012, j'humerai le parfum d'autres roses vieillies que celles de Puteaux.

Une annonce sans fracas qui confirme une analyse de longue date : pour un(e) célibataire normalement constitué(e), sans voiture, sans enfant ou sans attache familiale, vivre ici se résume à « voir Puteaux et mourir... » ! Même mes tortues ont lentement sombré dans la déprime à l'idée de grandir loin de toute sociabilité. Marie-Caroline s'est recroquevillée dans sa carapace et ne cesse de me bouder.

Puteaux demeure une ville idéale pour un couple avec de jeunes enfants. Mais lorsque 20H ont sonné et que les tours de La Défense se sont vidées, cette ville s'apparente à la Mare Tranquillitatis où n'errent que de rares âmes égarées.  Pour survivre, la sanction est lourde : vous êtes condamnés à regarder Plus belle la vie ou à pleurer devant la Ferme Célébrités !

Trop c'est trop, après une dizaine d'années passées en terres putéoliennes, j'ai donc décidé de tout quitter pour changer de vie.

A la manière de Paul Auster : « On arrive à un certain point de la vie et puis il est trop tard pour changer ».

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01 février 2010

Pourquoi avoir changé mon blog ?

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Les premiers indices du printemps approchant amènent quelques changements. C'est donc en toute logique que depuis le 1er février 2010 mon blog a connu quelques transformations. Changement dans la forme, dans les couleurs et dans la présentation générale. Le fond reste lui inchangé et ma « plume » demeure intacte.

Le printemps est également synonyme d'annonces. Je ne manquerais donc pas de m'en faire l'écho dans un prochain post des variations saisonnières qui interviendront dans ma vie. Et il y en aura ! Pour les inquiets ou autres chroniqueurs mondains friands de nouvelles croustillantes : non, je n'ai pas décidé de prendre ma carte à l'UMP ! Soyez rassurés...

Une longue période de remise en question, de désillusions, de déceptions et de peine s'achève. Le moment est venu d'évoluer vers et sous d'autres cieux. Ces évolutions se moquent de la météo ou du rallongement des journées. Elles dépendent de ce que la vie vous réserve.

Mes « stats » 2009 sont venues me rappeler que je disposais de quelques lecteurs très réguliers, donc, que vous soyez bien ou mal intentionnés à mon égard : un grand merci pour votre fidélité. C'est donc naturellement à ces gentilles groupies que le prochain post s'adresse pour expliquer comment s'y retrouver dans cette nouvelle formule de mon blog.

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25 janvier 2010

Atelier des Idées : Hommage particulier à Philippe Séguin

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Premier Président de la Cour des Comptes, Philippe Seguin a permis aux responsables d'organismes divers et, de plus, aux citoyens ordinaires, d'accéder aux rapports sur la légalité et la « qualité » de gestions financières.

Un exemple

Le rapport, du 13/04/2007, comportant les observations définitives arrêtées par la Chambre Régionale des Comptes d'Ile de France sur la gestion du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) de Puteaux, de 2000 à 2004. Ce rapport complet est accessible sur le site www.ccomptes.fr/fr/CR13/documents/ROD/IFR200606-pdf

A partir des informations de ce rapport, prochainement, avant le débat d'orientation budgétaire, le Maire devra fournir au Conseil Municipal l'analyse annuelle des besoins sociaux de l'ensemble de la population. Sur cette base, le CCAS adoptera, en fonction des moyens dont il dispose, les modifications à apporter aux critères d'accès aux prestations et activités relevant de sa compétence. De plus, un rapport municipal regroupant l'intégralité des activités 2009 du CCAS, obligatoire, facilitera le choix d'éventuelles re- orientations.

Les anomalies de gestion, antérieures, devraient avoir disparu. Les quelques rappels suivants en faciliteront le constat.

- L'effectif réel du personnel de 94 personnes au 1/02/2006, était jugé « élevé » pour un CCAS et son écart avec l'effectif budgétaire autorisé, trop grand (164 personnes). La situation de quelques personnels contractuels du secteur administratif était critiquable (un déroulement de carrière particulièrement rapide, la rémunération illégale d'une collaboratrice de cabinet).

- L'éventail des 10 prestations était particulièrement large, certaines s'écartaient des mesures prises au niveau national, avec des risques pour les allocataires. D'autres privilégiaient des jeunes sans condition de ressources des familles...

- Les activités sociales et médico- sociales du CCAS auraient dû être retracées dans un budget annexe, appliquant les règles budgétaires et comptables de l'instruction M22.

- La situation financière de l'unique foyer- logement pour les personnes âgées, la Résidence Wallace, était déséquilibrée. Les faibles taux de couverture des dépenses par les produits de gestion étaient dus à des défaillances dans l'analyse des besoins d'hébergement, des possibilités de facturation et des coûts. Cette politique du CCAS ne tenait pas compte des possibilités d'aide personnelle au logement ni des capacités contributives d'une moitié des résidents. (La fermeture du foyer Edgar Quinet en 2003, suppose une information sur l'usage actuel de ses locaux).

- L'activité des repas à domicile, devait être rattachée au CCAS et financièrement intégrée au budget annexe « Maintien à domicile ».

- Le club 102 était très peu financé par ses bénéficiaires, avant 2004.

La faiblesse du suivi et de l'analyse des besoins était illustrée par le manque de maîtrise des activités payantes (foyer- logement, aide- ménagère, animation).

La Cour Régionale des Comptes exigeait, du CCAS, une politique rigoureuse.

Philippe Séguin est décédé le 7 janvier 2010. Sa mémoire a été unanimement saluée par l'ensemble de la classe politique française qui a reconnu en lui « l'éternel Républicain ».

Annie Keszey

15 juillet 2009

Atelier des Idées : 19 rue collin à Puteaux, un taudis en plein centre-ville

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19 rue Collin à Puteaux : un taudis en plein centre-ville

Une fracture sociale de proximité.

Ce second rapport, définitif, a été établi à partir des documents d'archives du Syndic, du Conseil Syndical et de copropriétaires , de 1992 à 2008. Les archives sont incomplètes, le précédent syndic ayant conservé certains documents essentiels, en particulier les dossiers des débiteurs.

Cependant ces 16 ans d'histoire sont éclairants

L'immeuble dégradé du 19 Rue Collin, au cœur de Puteaux, est un immeuble privé. C'est le bâtiment D d'une copropriété découpée, quant à sa gestion, en 10 parties de A à J, aux numéros 111, 113, 115 Rue Jean Jaurès et aux 17 et 19 Rue Collin. La cour, dont l'entretien et les réparations devraient être assumées par LRDM... Monoprix (lots 176, 177, 178, 179, selon le règlement de copropriété), était un cloaque... jusqu'au miracle d'aujourd'hui : quelqu'un a dégagé et nettoyé l'espace ! (la Mairie)

Les volets, en premier plan de la façade, sont ceux de la loge de l'employé des parties B, C, D.

La mairie de Puteaux a demandé, plusieurs fois, des travaux d'urgence, en 2001, en 2006 (contre le saturnisme, l'insalubrité) ...et vient d'initier, à la suite d'un premier rapport, une large réunion afin d'envisager, certainement, un meilleur avenir.

L'inégalité entre les bâtiments

Copropriété unique, elle frappe les passants par la hiérarchie qui s'est établie, au fil du temps, entre les divers bâtiments : le bâtiment A, qui abrite Monoprix, en particulier, montre une façade sur rue, restaurée, en très bon état, la porte d'entrée de l'immeuble est sécurisée par un digicode... La façade « tragique » du D est ornée de volets de guingois et d'une porte d'accès ouverte en permanence.

Les couloirs intérieurs, refaits pour A, B, C ne le sont pas pour D. Les escaliers du A sont cirés, parfaits, les parties communes du D sont d'une rare saleté. Cette saleté a été plusieurs fois dénoncée par le précédent conseil syndical et l'actuel, mais sans effet.

L'employé d'immeuble de A dispose d'un logement correct, le logement pour l'employé de B, C, D est un réduit indigne dont la surface s'est encore rétrécie à partir d'une partition interne, semble-t-il, (illicite ?) sur laquelle les responsables du moment ont fermé les yeux.

Ce ne sont pas les seules différences.

La gestion, assurée par le même Syndic, sur une longue durée, se concrétise par des votes en Assemblées Générales de Copropriété pour lesquels les copropriétaires du Bâtiment D ne peuvent, JAMAIS, avoir aucune des majorités prévues. Ils subissent, structurellement. L R M D GES IMMO Monoprix dispose de 11 668/18 020 de parts de copropriété, c'est plus que la majorité absolue. L'article 22 de la loi du 10/07/1965 apporte un rectificatif en réduisant ce nombre de voix à la majorité des voix des autres copropriétaires mais 6 copropriétaires sur 117, dont aucun de D, possèdent  les 2/3 de la copropriété.

Les Assemblées Générales n'attirent pas les nombreux petits copropriétaires dont ceux du D qui doivent affronter la barrière de la langue, la complexité des comptes, la « diplomatie » des informations et le point sur les débiteurs. Le compte-rendu de la 1ère réunion du nouveau conseil syndical fin 2008 est resté affiché ½ journée dans l'entrée du D : plusieurs fois remis, il a toujours été retiré. Faute de présents, plusieurs assemblées extraordinaires ont eu lieu, augmentant ainsi le coût des charges.

A partir d'une gestion incompétente, les bâtiments sont devenus, peu à peu, en conflit d'intérêt.

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