08 février 2012
Pourquoi la civilisation égarée ?

La petite phrase prononcée le week-end dernier par Claude Guéant selon laquelle toutes les civilisations ne se valent pas, ne cesse d'alimenter le bottin mondain des chroniques politiques.
La droite est-elle à ce point en manque d'idées pour tenter, à quelques encablures d'une élection présidentielle périlleuse, de redonner sens et un énième sursaut à notre identité nationale voulue en péril depuis 2007 ?
C'est désormais chose courante : il convient de décrier ce que l'on ne peut contrôler.
Notre Ministre de l'Intérieur, pourtant adversaire acharné de la récidive de nos vilaines racailles, se lance à son tour dans le grand bain de la récidive des propos aussi choquants qu'outranciers qui viendront, n'en doutons pas, faciliter notre communication diplomatique et le retour de la France au rang des nations qui comptent.
Le plus étonnant -ou le plus choquant- c'est que l'avis du locataire précaire de la Place Beauvau, semble trouver un écho favorable chez les français qui lui donne raison de peu. Ainsi donc, c'est dit, toutes les civilisations ne se valent pas !
Soyons bons joueurs et saluons les bonnes intentions de Claude Guéant qui nous ramène à la réalité de notre triste existence. La civilisation supérieure, celle dans laquelle nous vivons naturellement, puise ses fondements dans l'idée saine selon laquelle tout homme né libre et égaux en droits.
Peu importe de savoir si, ici ou là, quelques imperfections viennent polluer cet idéal, en ces temps incertains il convient de dire et de s'entendre dire que nous sommes les champions.
Peu importe de savoir s'il subsiste, ici ou là, quelques inégalités. Même si nos compatriotes féminines peinent encore à comprendre la finalité du mot « égalité », même s'il vaut mieux s’appeler Jean qu'Hicham, même s'il convient de demeurer chrétien plutôt que de succomber à la doctrine d'un islamisme galopant, même s'il vaut mieux profiter de la générosité offerte par les Restos du cœur que de crever la dalle, même s'il convient d'être un hétérosexuel frustré plutôt qu'un homosexuel assumé puisque le caractère de ce dernier se révèle inférieur moralement au premier.
Non mes amis, je suis rassuré et veux rendre grâce ici à la bienveillante attention du gardien du dogme intérieur. Dans sa très grande sagesse et la pureté de son esprit malin, il nous a rendu l'espoir que rien n'est perdu et que nous pouvons continuer à glorifier le modèle de civilisation que nous avons construit et entretenu.
Une chose m'effraie toutefois. La vilaine possibilité d'être privé de cette clairvoyance et de cette conscience généreuse d'ici le printemps. Je n’ose imaginer un retour à l’anarchie de l'esprit, un retour de la pensée maudite, à l'éventualité de la dégénérescence de l'ordre moral. Certains prônent à un changement dès maintenant. Sacrebleu la civilisation libertaire revient au galop !
A la manière de Gaston Bouthoul : « la civilisation est une lutte contre la peur ».
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13 septembre 2010
Pourquoi la France s’est mise à l’index ?

L’offensive estivale du Gouvernement initiée suite au discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Grenoble le 30 juillet 2010 a été décrite comme un virage sécuritaire par les médias. En guise de virage nous avons hérité d’une surenchère de propos aussi détestables qu’insupportables.
Notre République était-elle au point de vaciller pour que nous retrouvions le concept d’une France où la sécurité nationale est transformée au rang de religion d’Etat ?
Je ne voudrais pas que la chasse aux Roms, confirmée ce matin par la circulaire de Brice Hortefeux aux Préfets, se transforme demain en chasse à l’envie. Demain, quel type de population sera-t-elle concernée ?
Le Gouvernement insiste sur le fait que ces expulsions sont conformes aux diverses réglementations et aux traités dont la France est signataire. Pourtant, c’est un fait nouveau, Nicolas Sarkozy a instauré l’idée qu’il était désormais possible d’entraver la liberté de circulation de citoyens même pour des ressortissants de l’Union Européenne.
Cette politique fait rougir de plaisir nos Ultras qui ne tarissent pas d’éloges sur ce retour d’être bien en France entre français… Il trouve cela tellement naturel qu’il pousse le Chef de l’Etat à quelques ajustements complémentaires de manière à faire place nette en tout point du territoire. Les minorités visibles ne manquent pas.
Le Parlement Européen et les Nations Unies ne manquent pas, quant à eux, de placer la France à l’index de la communauté internationale et de présenter notre pays comme raciste et xénophobe.
Au même moment, on nous affirme que la délinquance recule alors que les rues parisiennes –sombres et éclairées- connaissent une recrudescence de la grivèlerie organisée et que le risque d’attentat terroriste est au moins aussi élevé qu’en 1995. Dormez tranquille braves gens, les Roms eux rentrent chez eux….
En 2007, Nicolas Sarkozy avait promis aux français de nettoyer la banlieue au Karcher. Sauf erreur de ma part, c’est toute la France qui est finalement concernée.
A la manière d’Ahmadou Kourouma : « Prévenir la trahison, débusquer le faux ami, le jaloux parent, le traître avant qu'il inocule son venin est une opération aussi complexe que de nettoyer l'anus d'une hyène ».
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20 juin 2010
Pourquoi les discriminations raciales persistent-elles en France ?

Dans son rapport du 15 juin 2010, le Conseil de l'Europe juge que les mesures prises en France contre les discriminations sont insuffisamment dissuasives.
Ces discriminations à l'embauche, dans l'éducation ou dans la recherche d'un logement touchent particulièrement les musulmans, les roms ou les gens du voyage.
Internet est la cible des plus vives critiques du Conseil de l'Europe qui entend dénoncer l'essor des préjugés et des stéréotypes racistes.
La France souffre de la non reconnaissance de sa diversité qui représente, pourtant, toute la force d'une Nation qui a encore des choses à dire au monde.
Notons que certains débats comme celui de l'identité nationale ou de la future loi sur l'interdiction de la burqa (ou du nikab), n'ont pas permis de faire évoluer les esprits et les comportements dans le bon sens.
La situation est grave mais pas désespérée !
Une société qui refuse de changer est une société appelée à disparaitre. Les français connaissent désormais le chemin qui leur reste à parcourir.
Ci-dessus la nouvelle campagne de SOS Racisme contre toutes les formes de discrimination.
A la manière de Fernand Braudel : « La France se nomme diversité ».
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15 décembre 2009
Pourquoi Nadine Morano insulte-t-elle les jeunes musulmans de France ?

« Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c'est qu'il aime son pays, c'est qu'il trouve un travail, c'est qu'il ne parle pas le verlan, qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers »
Nadine Morano - Secrétaire d'Etat à la Famille et à la Solidarité
14/12/2009 Charmes (88) - débat sur l'Identité Nationale
Après le texte incompréhensible du Président Nicolas Sarkozy la semaine dernière, où le Chef de l'Etat appelle les musulmans de France à la « compréhension », c'est aujourd'hui par la voix de Nadine Morano et ses propos ci-dessus que l'on peut affirmer que rien ne va plus au sommet de l'Etat.
J'invite les représentants du Conseil Français du Culte Musulman à réagir à l'avalanche d'inepties dont nous sommes gratifiés depuis plusieurs semaines à travers ce débat qui mêle racisme et nationalisme primaires.
Pour ma part, ce que je veux de nos gouvernants, quand ils sont français, c'est qu'ils cessent de stigmatiser une partie de nos compatriotes, qu'ils préfèrent le travail aux propos de comptoir, qu'ils apprennent les finesses de la langue française et qu'ils remettent leurs idées à l'endroit.
Qu'en pensent nos compatriotes de Mayotte, 101ème département français, dont la population est musulmane à plus de 95% ?
La France et les idées républicaines ce n'est pas ça.
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03 décembre 2009
Pourquoi les français de souche ont retrouvé leur identité ?
Vous pensiez que le français de souche avait disparu ?
Rassurez-vous il s'était juste assoupi quelques heures devant TF1 !
Anti-tout dans l'âme, il ne concoit pas que son identité primaire déteigne dans la couleur. Le blanc, symbole de pureté, lui rappelle qu'il est bien né ici. C'est Bonux qui l'a dit !
Le « petit noir » n'est que le reflet de son café pris au PMU du coin. Le « petit beur » est toujours fabriqué par la Biscuiterie Nantaise et le « gay » n'est associé qu'au pinson qui le réveille tendrement dans sa douce France.
Réticent de nature à toute forme de culture, il préfère les gauloiseries entendues chez les candidats de la Roue de la Fortune. Les livres sont réservés aux intellos qui ne comprennent rien aux vraies valeurs.
Le français de souche aime l'histoire. Celle qu'il réécrit chaque jour à sa manière et à son avantage. Il ne rate jamais une occasion d'assister aux célébrations d'anciens combattants en gonflant la poitrine au son de la Marseillaise.
Le français de souche aime le cinéma. Son Star-Wars à lui c'est l'énième rediffusion d'AU BON BEURRE qui lui rappelle une France que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre.
Arcbouté sur ses acquis et ses congés payés, il est ravi d'une nouvelle amitié franco-suisse venue chasser les minarets qui risquaient de faire effondrer ses clochers bien aimés.
Le français de souche est de droite et de gauche. Il n'est pas raciste lui, c'est les autres ! Il aime la France bien plus que tous et entend le faire savoir. Il profite des débats pour faire entendre sa voix de peur de se faire bouffer par celles et ceux qui entendent lui voler son identité de français.
Fin
Pour combien de temps encore, sommes nous condamnés à nous faire agresser chaque jour à la radio, à la télévision ou dans la presse par cette ultra minorité de MAUVAIS FRANCAIS qui pensent qu'ils ont le droit de tout dire sans être inquiétés ?
Ma conception de l'identité française c'est de respecter scrupuleusement chaque ligne de notre Constitution. C'est brandir la devise de la République : LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE. C'est ne pas attendre de respect de la part des autres lorsque l'on demeure incapable d'être respectueux pour soi-même.
Je n'aime pas cette France et je n'aime pas ces français qui piétinent nos idéaux, nos valeurs et nos symboles communs. La France a toujours été une terre de tolérance et la « racaille aux idées primaires » ne vaut pas mieux que celle qui brûle des voitures !
Pas d'angélisme ou de compréhension pour ceux qui ne respectent pas les règles communes. Mais pas de compassion non plus pour ceux qui salissent l'image de notre pays et pourrissent la société par leurs idées nauséabondes qui ne débouche à rien d'autre qu'au nationalisme.
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29 janvier 2007
Pourquoi je suis heureux et soulagé de l’exclusion de Georges Frêche ?
Je ne le cache pas : après les valses hésitations de certains militants socialistes, après les premières déclarations de Ségolène Royal et avec une certaine connaissance des coulisses du PS, je n’étais pas convaincu que la Commission Nationale des Conflits du PS prendrait la décision évidente de mettre Georges Frêche à la porte du Parti Socialiste.
Ce « baron » local, clientéliste et démagogique à souhait, tenait dans ses mains le destin de la quatrième Fédération socialiste de France. Durant des années, il usait de ce pouvoir local pour arroser les uns et les autres, pour faire taire toute contestation et asseoir ainsi son pouvoir.
Ce droit était visiblement pour lui « divin ». Un droit divin qui lui permettait de franchir régulièrement la ligne jaune de la parole vexante, de l’insulte et de la discrimination flagrante.
Mais les temps ont changé, des lois ont été votées et les citoyens sont désormais « protégés » contre les débordements et les égarements verbaux de quelques iconoclastes vieillis physiquement et mentalement.
Cette exclusion de Georges Frêche sonne pour moi comme une victoire. Le PS a grandi car cette décision a été le fruit des milliers de motions votées dans les sections locales, des pétitions signées dans les fédérations et des dénonciations sur le net. Georges Frêche a été abattu par les militants de la base eux-mêmes.
Bien sûr, vous trouverez encore quelques-uns de ses soutiens à Montpellier. Ce sont généralement des gens qui ont accepté de faire allégeance au grand « Georges ». Ils doivent se sentir très mal depuis samedi, car le boss s’est fait décapité.
Par son comportement et ses propos, Georges Frêche n’était plus digne d’être socialiste. Comment un parti pouvait-il accepter plus longtemps que l’un de ses représentant salissent celles et ceux que ses camarades entendent protéger et représenter dès cette année ?
Comment justifier des propos infâmes qui frôlaient les thèses défendues par l’extrême-droite ? Le PS n’avait pas d’autre choix que de mettre à la porte cet élu indigne. Reste à mettre au pas ses soutiens locaux du Conseil Régional de Languedoc-Roussillon, afin qu’ils se choisissent un autre Président plus digne. Les verts et les Communistes locaux ont également soutenu le « Baron de Septimanie ».
Je suis un défenseur de la liberté d’expression. Mais la liberté d’expression doit être limité quant des mots peuvent porter atteinte à la dignité d’autres citoyens. Je pense beaucoup de choses des gens que je déteste. Si j’en parle en privé, je m’abstiens de le faire en public.
Les lois existent pour tous. Les élus comme les autres doivent être exemplaire dans leurs propos. Georges Frêche a été condamné par la justice et par son parti, reste à l’UMP à entrevoir la possibilité de passer le balai dans ses travées. Vu les récentes condamnations, les candidats au départ ne manquent pas.
Bonne retraite à Georges Frêche, loin des caméras et des français…
Régis Sada
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19 janvier 2007
Pourquoi les « justes de France » devaient entrer au Panthéon de la République ?
Il existe dans Paris un monument qui représente, plus que tout autre, le sens de mes modestes combats et des convictions que j’entends défendre chaque jour. Ce monument c’est le Panthéon.
Sous ce dôme reposent ou sont honorés pour l’éternité, les femmes et les hommes, qui par leurs combats, leurs actes et leur sens de la justice, ont fait honneur à la République et à la France.
Hier, et sous l’impulsion du Président de la République Jacques Chirac : Victor Hugo, Emile Zola, Jean Jaurès, Jean Moulin ou André Malraux, ont fait une place méritée aux 2.725 Justes de France.
On parle des "Justes", mais qu'est-ce exactement qu'un Juste ?
L'idée de « Justes des Nations » vient du Talmud (traité Baba Batra, 15 b). Au long des générations, il a servi à désigner toute personne non juive ayant manifesté une relation positive et amicale envers les Juifs.
Le Mémorial Yad Vashem décerne le titre de Juste des Nations aux non-Juifs qui pendant la Seconde Guerre mondiale et la Shoah ont aidé des Juifs en péril, au risque de leur propre vie, sans recherche d'avantages d'ordre matériel ou autre. Le titre de Juste des Nations est décerné sur la foi de témoignages des personnes sauvées ou de témoins oculaires et documents fiables.
Ces "Justes parmi les nations" sont honorés à Yad Vashem, à Jérusalem.
« Et je leur donnerai, dans ma maison et dans mes murs, un mémorial (Yad) et un nom (Shem) qui ne seront pas effacés » Bible, Isaïe 56
Pour moi, jeune et modeste citoyen, ces « justes » et tous ceux qui ont combattu la barbarie et la folie des hommes, méritent le respect et la reconnaissance infinie de la Nation.
Leur acte de bravoure demeure un exemple pour les générations d’aujourd’hui, en démontrant que la différence était une chance et que rien n’était au-dessus de la vie des hommes.
Ils « reposent » désormais en paix au Panthéon, permettant ainsi à chaque français de venir s’incliner devant les femmes et les hommes, qui ont rendu l’honneur de la France et de la République.
Régis Sada
PARIS - Jacques Chirac a présidé jeudi au Panthéon l'hommage de la Nation aux Justes de France, qui ramenèrent la "lumière" dans les "ténèbres" de la France occupée en sauvant des juifs d'une mort quasi certaine en déportation.
Le chef de l'Etat et Simone Veil, présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah , ont dévoilé une inscription en leur honneur dans la crypte du monument où reposent des grands hommes comme Jean Moulin, Victor Hugo et Victor Schoelcher.
Dans un long discours prononcé en présence de centaines de Justes, de juifs sauvés et de nombre de leurs descendants, le chef de l'Etat a rendu hommage aux personnes "de toutes classes sociales, dans toutes les professions, de toutes les convictions" qui sauvèrent des milliers de juifs dans les "ténèbres" de l'Occupation.
"Quel courage, quelle grandeur d'âme il leur a fallu", a-t-il lancé avant de citer une phrase du Talmud : "Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier".
"Vous, Justes de France, avez transmis à la Nation un message essentiel pour aujourd'hui et pour demain : le refus de l'indifférence, de l'aveuglement", a-t-il ajouté.
Avant lui, Simone Veil avait elle aussi salué le courage des 2.725 Justes de France inscrits au Mémorial Yad Vashem de Jérusalem mais aussi de tous les anonymes "grâce auxquels les trois-quarts des juifs de notre pays ont échappé à la traque" en venant en aide à des gens qui n'étaient pour eux "rien d'autre que des hommes, des femmes et des enfants en danger".
Sur les quelque 75.000 juifs français déportés pendant la guerre, seuls 2.500 sont revenus, dont Simone Veil.
Douze ans après avoir reconnu la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des juifs, Jacques Chirac a longuement dépeint le "cauchemar" de la France occupée, dénonçant "l'illusion tragique du recours (au maréchal Philippe) Pétain et le déshonneur de Vichy".
"En France, un sombre linceul de résignation, de lâcheté, de compromissions recouvre les couleurs de la liberté, de l'égalité et de la fraternité", a-t-il dit. "Soudain, devant (les) yeux incrédules (des juifs de France, ndlr), la République abdique, rend les armes à Pétain et à Laval, cède la place à une clique revancharde et haineuse".
INTRANSIGEANCE FACE A L'EXTREMISME
Le discours de Jacques Chirac a été précédé de la projection d'un film de la cinéaste Agnès Varda et suivi d'un concert de poèmes de Paul Eluard sur une musique de Francis Poulenc.
La cérémonie s'est déroulée en présence du chef du gouvernement, Dominique de Villepin, de plusieurs ministres dont Nicolas Sarkozy et des anciens Premiers ministres Lionel Jospin et Laurent Fabius. Le président de Yad Vashem était présent, ainsi que les hauts représentants de toutes les confessions religieuses.
Dans son intervention, Jacques Chirac a souligné l'aspect contemporain du message des Justes, dont le combat "pour la tolérance et la fraternité, contre l'antisémitisme, les discriminations, le racisme, tous les racismes, est un combat toujours recommencé".
A trois mois de la présidentielle, le chef de l'Etat a aussi mis en garde contre les extrémismes et les tentations négationnistes.
"Si l'on transige avec l'extrémisme, il faut bien le mesurer, on lui offre un terreau pour prospérer, et tôt ou tard on en paye le prix", a-t-il prévenu. "Face à l'extrémisme; il n'y a qu'une attitude : le refus, l'intransigeance".
L'inscription dévoilée dans la crypte du Panthéon commence par ces mots : "Sous la chape de haine et de nuit tombée sur la France dans les années d'occupation, des lumières, par milliers, refusèrent de s'éteindre".
Le Panthéon sera ouvert gratuitement au public du 19 au 21 janvier.
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17 janvier 2007
Pourquoi Georges Frêche va s’en tirer avec la bénédiction de Ségolène Royal ?
Le 22 novembre dernier j’ai posé la question sur ce même blog « Pourquoi garder Georges Frêche au PS ? ».
Dans le texte accompagnant cette interrogation, j’ai dénoncé les tentatives de compréhension et d’explication de certains de mes camarades sur les propos de ce personnage. On s’offusque du terme « racaille » employé par Nicolas Sarkozy, mais l’on hésite (ou refuse) à dénoncer ceux prononcés par un chef de barronie socialiste.
Les militants expriment leur mécontentement, et la direction nationale promet des sanctions et une convocation devant la commission des conflits.
L’affaire s’estompe peu à peu (comme toujours) et Georges Frêche se paye le luxe de lancer un communiqué hier soir, expliquant qu’il prend volontairement du recul vis-à-vis du PS en attendant sa comparution devant la commission le 26 janvier, et afin de ne pas gêner la campagne de Ségolène Royal.
Déjà, rien que pour cela, on constate que le vieux lion n’a rien perdu de sa superbe et reste sur la conviction de son bon droit.
MAIS…
Qu’apprend t on aujourd’hui ? Que la candidate officielle du Parti Socialiste – Ségolène Royal – interrogée sur RTL ce matin, prononce les termes suivants :
"Je pense que ce qu'il a fait est bien et qu'on peut en rester là", a réagi Mme Royal. Toutefois, "c'est à lui de voir comment (...) il peut continuer à exprimer des excuses pour des mots qui ont profondément blessé et avec lesquels je suis en désaccord", a ajouté la candidate à la présidentielle.
Donc malgré la surveillance accrue de mon blog, de la part de quelques fouineurs socialiste à grosse truffe qui traquent activement toutes les humeurs d’éventuels militants mécontents, je me sens le droit de poser encore et toujours cette question :
DE QUI SE MOQUE T-ON ???
Alors que Georges Frêche n’a jamais donné l’impression que certaines de ses paroles étaient de simples dérapages, et que mois après mois il les a cumulé.
Alors que la Direction Nationale du PS a toujours protégé les égarements de ce monsieur, à la seule raison qu’il détient les clés de l’une des Fédération les plus importantes de France.
Ce dragon de la politique est aujourd’hui « excusé » et « caressé dans le sens du poil » par Ségolène Royal, qui continue sur sa lancée de ne « pas effrayer les français au moment où ils reprennent confiance ».
Je ne peux ni accepter, ni cautionner, ni tolérer que l’on mette une sourdine à des actes ou des propos indignes, à la seule raison de ne pas déranger le bon déroulement d’une campagne électorale.
C’est une méthode mafieuse qui confirme les principes de renoncement et du manque de conviction. C’est un élément supplémentaire qui me confirme qu’avec ce type de raisonnement, je ne suis pas convaincu que le meilleur choix pour la France porte le nom de Ségolène Royal.
Au final, Georges Frêche s’en tire à bon compte et avec la bénédiction des Cieux socialistes.
Chacun doit rester en paix avec sa conscience. Pour moi : trop c’est trop !
Je porte un idéal de gauche pour la France et pour la République , qui ne ressemble en rien à cette méthode d’amnésie de copinage.
Je n’ai pas besoin d’être membre du PS pour me convaincre que mes idées sont de gauche. Le socialisme, ce n’est pas que dans les écrits, c’est aussi une philosophie qu’il convient d’adopter en toutes circonstances.
Régis Sada
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22 novembre 2006
Pourquoi garder Georges Frêche au PS ?
Le Président du Conseil Régional de Languedoc Roussillon – Georges Frêche – s’est une nouvelle fois distingué en évoquant sa surprise de voir 9 « blacks » sur 11 joueurs de l’équipe de France, étant donné que ces mêmes blacks sont souvent issus de milieux plus défavorisés que les « blancs » !
Une fois encore, ce dernier a rappelé à ses « amis » régionaux et membres de sa majorité (PS – PC – VERTS) ce qu’il avait fait pour eux, et ce qu’il pourrait déballer demain s’ils le lâchaient.
Une fois encore ces derniers on baisser les yeux (pour ne pas dire autre chose) et ont trouvé mille et une vertu à ce dragon de la politique.
Une fois encore, beaucoup de militants socialistes tenteront de « comprendre », « d’expliquer » ou parler « d’instrumentalisation de la droite » des propos tenus par ce personnage.
A quelques mois du « grand changement » tant attendu et du « devoir de victoire » de Ségolène Royal, le militant socialiste que je suis demande à sa Direction Nationale d’avoir le courage de mettre ce HONTEUX DE LA REPUBLIQUE à la porte du Parti Socialiste.
La politique ce n’est pas simplement des mots et des promesses. Cela doit aussi être l’expression des : convictions, de la probité et de la protection des idéaux Républicains que tous les français sont censés partager.
Mon cher François (Hollande), le 21/12/2005 tu m’as demandé « d’être fier d’être de gauche à condition que le PS relève, lui aussi, le défi ! »…
Je te prends aux mots Camarade ! Je compte sur ta détermination à nettoyer notre parti des tâches brunes qui commencent sérieusement à salir nos militants.
Régis Sada
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