25 avril 2012
"Mes années Sarkozy" épisode 1 : le péché d'impureté
20 décembre 2007
"Laïcité tu ne piétineras pas" !
Nicolas Sarkozy est fait Chanoine de St-Jean de Latran à Rome et vante la supériorité de l’enseignement du curé sur celui du professeur de l’école républicaine.
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30 mars 2012
Pourquoi le radicalisme se nourrit du repli carcéral ?

Lors de son allocation consécutive à l’assaut du Raid contre Mohamed Merah, le président Sarkozy a annoncé une batterie de mesures complémentaires visant à lutter contre le terrorisme. Parmi elles, une mesure concerne la mise en place d’une réflexion sur la propagation des idéologies extrémistes en prison.
En réponse à cette annonce, le journal La Croix a publié des extraits d’un courrier que lui a adressé Abdelhak Eddouk, coordinateur de l’Aumônerie musulmane à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, sur le constat du radicalisme religieux en prison et des propositions permettant d’y remédier :
« Y a-t-il un radicalisme religieux dans les prisons ? Ce phénomène existe bel et bien. Il faut être aveugle, pour ne pas dire complice, pour le nier. Seulement, le reconnaître ne doit faire de lui un phénomène majoritaire. Un seul cas, qui pourrait provoquer un drame tel que celui de Montauban et de Toulouse, serait toujours un cas de trop. Mais il ne doit pas nous conduire à l’extrême en stigmatisant et pénalisant la majorité de la population carcérale, en l’accusant de ce qu’elle n’est pas.
Il faut distinguer deux types de radicalisme au sein de la prison. Le radicalisme idéologique, exprimé par des individus qui se trouvent en prison à la suite des affaires liées à leur idéologie extrémiste, et cherchent par tous les moyens à s’imposer en tant qu’imams ou leaders autoproclamés. Le radicalisme de ces individus ne reconnaît aucune limite, comme il n’obéit à aucun ordre.
Il y a ensuite le radicalisme comportemental. Il est exprimé par des détenus influencés par les premiers. Pour la majorité, ils n’ont aucune formation religieuse. Cette forme de radicalisme s’exprime par un changement brutal dans leur apparence (barbe, tenue vestimentaire…), mais elle n’altère pas la reconnaissance du règlement intérieur des établissements pénitentiaires, ni les rapports avec le personnel. Elle peut provoquer des demandes à caractère cultuel, mais elle ne dépasse pas les limites de l’organisation carcérale.
Cette distinction s’avère nécessaire pour éviter tout amalgame dans les rapports avec les détenus. Depuis quelques années maintenant, le radicalisme religieux en prison n’est présenté que sous un seul et unique schéma, qui ne reconnaît aucune frontière, entre les détenus qui cherchent à donner un sens à leur vie et les détenus qui sont dans la revendication idéologique. Ce schéma ne laisse aucune chance à l’écrasante majorité des détenus qui, lorsqu’ils empruntent le chemin de la religiosité, ne sont que dans une démarche spirituelle provoquée par le regret.
Comment éviter le risque de radicalisation religieuse dans les prisons ? Les circuits classiques, qui permettent au détenu de garder les repères, dépendent beaucoup du parcours de vie de chacun. Mais les plus importants sont la famille et l’encadrement au sein de la détention. Un troisième se rajoute lorsqu’il s’agit de la pratique religieuse : la présence de l’aumônier. Lorsque le détenu est entouré d’une bonne prise en charge familiale, administrative et religieuse, ses chances d’une réinsertion post-carcérale sont plus que sûres.
La pire des situations qui puisse arriver aux détenus, notamment les jeunes récidivistes, c’est de ne plus avoir de contacts avec leurs proches. Perdre l’espoir d’un parloir familial, c’est rompre avec les racines. Ainsi, le jeune détenu devient le client idéal pour tout type d’endoctrinement.
L’autre prise en charge doit être administrative. Dans beaucoup de prisons françaises, les syndicats déplorent le manque de personnel, notamment de proximité, pour que toutes les activités, et donc les mouvements, puissent se faire dans des conditions satisfaisantes. Nous constatons aussi que certains détenus, pour plusieurs raisons, ne sont pas assez motivés pour suivre l’ensemble des activités proposées, malgré les efforts du personnel pénitentiaire et des autres intervenants. Une vigilance à l’égard de ce type de détenus est plus que nécessaire, car n’être inscrit à aucune activité ne veut pas nécessairement dire que le détenu n’a aucune activité.
Sur le plan religieux, tout le monde s’accorde pour dire que les prisons françaises manquent cruellement d’aumôniers musulmans. Tous ceux qui sont sur le terrain estiment qu’il faut au moins tripler le nombre des aumôniers musulmans. Seulement, suffit-il de mettre un certain nombre d’aumôniers musulmans dans les prisons pour prétendre répondre à la demande ? Un aumônier dépourvu d’une formation adéquate risque de se trouver discrédité par un simple détenu qui ne maîtrise qu’une seule littérature religieuse, celle de la haine. »
Notons que le coordinateur de l’Aumônerie musulmane ne nie en aucune manière la fragilité de jeunes détenus face aux idéologies prônées par les ultras ou certains de leurs aînés, tout en soulignant l’importance d’une formation adaptée et d’un encadrement renforcé des personnels chargés de leur détention.
En trame des annonces du Chef de l’Etat, il faut relever une précipitation devenue coutumière à vouloir légiférer sur des sujets d’importance qui méritent pourtant d’être traités dans le calme et la sérénité. Toutes formulations de Lois ou de mesures rédigées dans la précipitation, conduisent trop souvent à de mauvaises interprétations dans la possibilité de leur mise en application sur le terrain. Les prisons ne font pas exception.
Le renforcement et le maintien des liens familiaux, le suivi psychologique et psychiatrique des détenus, ainsi que le développement des programmes d’éducation et de réinsertion prennent ici tout leur sens. La prison est une sanction. Elle a pour fonction d’écarter de la société ceux qui n’ont pas respecté les règles. Elle a toutefois l’impérieuse nécessité de préparer les détenus à leur retour dans une société de droits et de devoirs.
Toujours sur le même sujet : retrouvez l’avis du Contrôleur Général des Prisons, Jean-Marie Delarue, sur l’exercice des cultes en prison et l’article que j’avais consacré à ce rapport en mai 2011.
A la manière de François-René de Chateaubriant : « Tout crime porte en soi une incapacité radicale et un germe de malheur : pratiquons donc le bien pour être heureux, et soyons justes pour être habiles. »
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01 février 2012
Pourquoi le délicat sujet de la Laïcité ?

Lors de son meeting réussi au Bourget, François Hollande a lancé un pavé dans la mare en annonçant que, s’il était élu président de la République le 6 mai prochain, il ferait inscrire la Loi de séparation des Eglises et de l’Etat dans la Constitution.
Cette annonce surprenante n’a pas manqué de faire réagir dans le camp adverse, arguant que le candidat socialiste se lançait dans une réforme de l’inutile puisqu’il y est déjà fait mention dans l’article Ier de notre Constitution. L’avis d’une réforme de l’inutile est également partagé par l’auteur du blog ami et de référence Itsgoodtobeback, qui craint à mi-mot : au mieux un simple effet d’annonce et, au pire, un jeu politique trouble mais risqué.
Ledit bloggeur prête même à François Hollande et à ses conseillers, une manière habile de se défaire du problème épineux de la communauté musulmane de France qui réclame à corps perdus une aide à la construction de nouveaux lieux de culte. Il souligne par ailleurs, qu’une telle réforme constitutionnelle s’avérerait inapplicable dans certaines collectivités d’Outre-Mer ou pourrait conduire à une remise en question du Concordat d’Alsace-Moselle. A un point tel que notre blog très gai s’interroge sur les non-dits de l’équipe de François Hollande qui aurait en arrière pensée une éventuelle réforme du statut des collectivités territoriales. Si rien n’est précisé pour l’Outre-Mer, la 47ème proposition du candidat socialiste annonce que le régime d’Alsace-Moselle ne sera pas remis en question.
C’est justement cette précision qui fait réagir à gauche, puisque les gardiens de l’orthodoxie laïque (NDRL : les radicaux de gauche), pourtant soutiens de François Hollande, prétendent au contraire qu’une telle mesure renforcerait et validerait définitevement le traité concordataire qu’ils n’ont jamais cessé de contester.

La Laïcité, trésor de la République, continue de faire parler d’elle près de 110 ans après son adoption !
Voilà bien un sujet qui place notre personnel politique face à ses propres responsabilités. Notamment, celle de la cohérence avec le projet de société que l’on propose à la France et également, la responsabilité d’affirmer avec courage sa conviction la plus profonde.
Le fameux clivage droite / gauche que beaucoup estime désuet, retrouve ici sa plus belle expression. La loi sur la Laïcité et tout ce qu’elle implique dans la vie quotidienne des français, mérite un vrai débat, un grand débat ! L’élection présidentielle, instant précieux ou le Peuple dessine les contours de l’avenir de notre pays, est le meilleur moment pour chaque candidat, de réaffirmer sa vision personnelle de la Laïcité.
Sur ce point, si je partage les interrogations du blog ami Itsgoodtobeback -que je sais viscéralement attaché aux spécificités en vigueur dans notre France ultramarine- je rejoins tout autant la position défendue par les ultra-orthodoxes de la Laïcité qui ne comprennent pas le choix tangent de leur candidat. La position doit être claire et sans ambiguité.
D’une part, considérer le caractère particulier des départements et territoires d’Outre-Mer (d’ailleurs explicitement reconnu dans la Constitution), c’est reconnaitre avant tout la richesse et la diversité qu’ils apportent à la République et à la France. Si les citoyens de ces bouts de France disposent d’une parfaite égalité vis-à-vis de leurs compatriotes de métropole, leurs traditions et leurs coutumes ne doivent en aucun cas être sous-estimées ou reniées. A ce titre, leur statut actuel demeure de fait intouchable. Il doit être assumé, assuré et protégé.
D’autre part, le droit local et social dont bénéficient les habitants d’Alsace-Moselle parait difficilement attaquable (NDRL : le régime de sécurité sociale), il peut-être mise en parallèle au droit coutumier existant ailleurs ; une réforme de fond se révélerait extrêmement couteuse tant pour l’Etat que pour les français concernés. En revanche, comment trouver encore une justification au régime concordataire qui reconnaît et organise les cultes religieux : catholique, luthérien, réformé et israëlite (Islam exclue), au seul motif d’un héritage passé ou d’une Histoire qui n’a plus aucune réalité à ce jour.
Dans la volonté affichée de François Hollande de réaffirmer l’ancrage laïc de notre République -volonté pleinement partagée- j’aurais souhaité qu’une distinction soit faite entre le respect des spécificités locales et tout ce qui touche, de près ou de loin, la sphère religieuse qui doit être reconnue et protégée certes, mais tenue éloignée de l’organisation publique.
Je suis partisan d’une République « une et indivisible » et non, d’une République « adaptée ». Pour y parvenir, celle-ci doit faire appliquer son principe en tout du point du territoire. Le temps est venu de tourner la page.
A la manière d’André Gide : « La bonne foi est une vertu essentiellement laïque, que remplace la foi tout court. »
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11 novembre 2011
Pourquoi l’immuable liberté d’expression ?

L’incendie volontaire ayant ravagé les locaux de Charlie Hebdo a fait couler beaucoup d’encre. Les criminels l’ayant perpétré ont commis, selon différents intervenants, une forme d’attentat contre le principe immuable de la liberté d’expression.
Les journalistes comme les politiques n’ont pas manqué d’ajouter leurs propres commentaires sur cette histoire et ont unanimement reconnu que Charlie Hebdo, au même titre que n’importe quelle autre support, dispose du droit légitime à livrer sa propre lecture du monde qui l’entoure. Ce monde où les religions ont une place toute particulière.
Ce débat s’est naturellement tenu au sein des familles ou lors de diners entre amis. C’est justement à l’occasion d’un d’entres-eux que cette vilaine liberté d’expression est venue s’immiscer entre la poire et le fromage !
Une question comme celle-ci amène toujours des avis tranchés, des avis partagés et des avis modérés. Difficile de mettre tout le monde d’accord. Vaille que vaille il faut tout de même prendre position.
Oui c’est vrai, certains propos ou certaines caricatures peuvent choquer. En fonction des convictions personnelles des uns, des croyances religieuses des autres ou des particularités physiques de tous, le traitement d’un sujet anodin peut se transformer en insulte caractérisée et discriminatoire.
Oui c’est vrai, majorité fait foi et lorsque ses propres habitudes divergent de celle-ci, il est plus facile de se retrouver dans une position attaquable.
Philippe Geluk, chroniqueur et « papa dessinateur » du Chat, reconnait que la liberté d’expression a pris pleinement son sens lors de l’élection de François Mitterrand en 1981, où critiquer et se moquer sans retenue est devenu possible sans contraintes, et de regretter dans le même temps que nous vivons depuis quelques années un dangereux retour de l’ordre moral qui entend tout contrôler.
Dans le même temps, il convient de définir ce qui est « sacré » donc intouchable et ce qui ne l’est pas. Les religions devraient en faire logiquement partie, mais pour un Etat laïc comme la France, la religion n’y fait pas exception. Le privilège de la fonction, comme celle de Chef de l’Etat, devrait bénéficier de cette grâce spécifique, mais dès lors comment grimer certaines gesticulations volontairement outrancières du sieur Nicolas Sarkozy ?
Pour expliquer les désaccords latents sur la question, certains opposent les laïcs aux religieux ou brandissent les divergences politiques entre la droite et la gauche. A mon sens, le débat sur la liberté d’expression ne rentre pas dans un cadre aussi restreint.
Elle n’y rentre pas car ce droit immuable réveille et révèle chez nous tous, ce qui est bon ou mauvais au même titre de ce qui est beau de ce qui est laid. La liberté d’expression permet de franchir toutes les barrières, de passer de l’autre côté du miroir, de nous transcender certainement, de nous blesser parfois mais de nous faire réaliser avant tout que nul ne détient seul la vérité et que seules la différence et la diversité font progresser l’Humanité !
A la manière de François Mitterrand : « Pourquoi a-t-on tant lutté pour la liberté ? Parce qu'elle est comme le pain, existentielle ».
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10 août 2011
Pourquoi avoir la foi ?

Paris, un samedi soir sur la terre, quatre gays en goguette viennent à échanger sur le sens de la vie et la place accordée à la religion.
Ces gays là sont plutôt du genre républicains. La Laïcité reste sacrée et la religion doit rester dans la sphère privée. L’un y est farouchement opposé, le second interrogateur, le troisième très évasif quant le dernier développe un ton suspicieux. Alors à la question : « C’est quoi avoir la foi ? »… les réponses se croisent et ne se ressemblent pas…
Première possibilité : Avoir la foi c’est accepter que quelques hommes et quelques vieux écrits puissent dicter les faits, les gestes et les pensées de plusieurs milliards d’individus…
Deuxième possibilité : La foi c’est quelque chose que l’on a en soi et que personne ne peut expliquer.
Troisième possibilité : Personne n’est obligé de croire…sans pour autant avoir la possibilité de se retrouver dans un groupe le reconnaissant contre non-croyant...
L’un des gays s’étouffe quant un second s’écrit : « C’est des conneries tout ça, y’a personne là-haut ! Vous avez vu une échelle pour y monter vous ? »
Toujours très disert, il poursuit par : « Dieu, s’il existe pour les gays, c’est un mix de Krishna entre Mylène Farmer, Rihanna et Madonna ! ». Blasphème honteux, simple boutade ou raccourci rapide d’un esprit embué…rions un peu…
Il fini par conclure : « Moi, je n’ai pas la foi, car c’est tout simplement contraire à toutes les lois de la physique ! ».
Mais à la fin, après toutes les hypothèses évoquées….personne ne sait toujours pas ce que c’est que d’avoir la foi ! Ce samedi soir sur la terre, une fois de plus…la foi est restée un grand mystère…!
La vraie liberté c’est peut-être ça finalement : celle d’avoir le droit d’avoir, ou de ne pas avoir la foi !
A la manière d’Arthur Koestler : « Il est facile de croire, facile de ne pas croire. Ce qui est dur c'est de ne pas croire à son incroyance ».
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04 mai 2011
Pourquoi prison et religion ne font pas bon ménage ?

La montée du Front National de ces derniers mois, le débat mort-né sur la Laïcité mené par l’UMP et la multiplication des propos de quelques responsables politiques, n’avaient pas manqués de faire réagir l’opinion publique en jetant l’Islam en France en pâture à une opinion publique française en proie aux craintes et aux doutes.
Si les choses semblent s’être tassées ces dernières semaines par une actualité internationale riche en rebondissements, certaines informations sont restées méconnues du grand public alors qu’elles auraient probablement apportées quelques explications contradictoires quant au respect du principe de Laïcité dans notre pays.
Alors que son maintien était en pleine discussion lors du débat parlementaire sur la création du poste de Défenseur des Droits, le Contrôleur Général des Prisons, Jean-Marie Delarue, a fait paraître le 24 avril dernier un avis sur l’exercice des cultes dans les lieux de privation de liberté. Cet avis, dont il est difficile de dire s’il sonne comme une pure coïncidence ou une véritable tentative de défendre son indépendance, clou une nouvelle la France et son Administration Pénitentiaire au pilori en dressant un constat peu flatteur de la liberté religieuse derrière les barreaux.
Prenant appui sur l’article 1er de la Constitution en introduction de son propos, cet avis rappelle que la liberté de conscience, la liberté de croire ou de ne pas croire ainsi que la pratique d’un culte demeurent des acquis fondamentaux pour tous les citoyens présents sur notre sol, qu’ils soient français ou étranger. Bien que privés de liberté de mouvement, les détenus prisonniers ou administratifs ne font pas exception à cette règle et que les lieux de privation de liberté doivent faire appliquer ce principe reconnu par les lois de la République. L’Etat doit donc prendre à sa charge les dépenses nécessaires pour la bonne exécution de ces pratiques tout en prenant en compte les dispositions relatives à un possible trouble à l’ordre public.
L’avis du Contrôleur Général des Prisons précise à l’Administration Pénitentiaire des données pour la bonne mise en pratique dans ses établissements. Ainsi, il indique les modalités de sélection et de recrutement des aumôniers (quelque soit leur confession), diverses instructions relatives à l’identification des objets de culte (livres sacrés, médaillons, reliques…) et des recommandations visant à rappeler que ce n’est pas au personnel ou à l’Administration Pénitentiaire de juger ou non de la bonne validité d’un culte par rapport à un autre.
Jean-Marie Delarue ne s’en tient pas là. Il pointe du doigt de nombreuses disparités entre les différentes religions et qui portent atteinte au respect de la pratique des cultes. Si certaines règles de sécurité doivent être observées dans les prisons (manipulation de certains objets à caractère religieux) et si tous les rites ne peuvent être accomplis de la même manière qu’à l’extérieur, l’équité n’est pas de mise et l’Islam est une nouvelle fois présentée comme minorée. Au même titre que ce qui doit être pratiqué dans les cantines scolaires, la question de la variété et de la diversité des consommables proposés aux menux (ou cantinés par les détenus) ne peut être occultée.
Ce rapport entend également prévenir les propos ou les comportements vexatoires des personnels pénitenciers à l’attention des détenus souhaitant pratiquer leur culte en toute simplicité à défaut de pouvoir le pratiquer en toute liberté.
L’objectivité et l’indépendance de Jean-Marie Delarue dans les recommandations qu’il prodigue doivent être saluées. En revanche, chacun est en droit de s’étonner que les pouvoirs publics n’aient pas jugé nécessaire d’engager une concertation et un travail sérieux visant à rendre à la France des motifs valorisant sur les conditions de détention qu’elle impose aux femmes et aux hommes qu’elle prive de liberté.
Consulter le rapport d’activité 2010 du Contrôleur Général des Prisons.
A la manière de Jacques Chirac : « L’Etat républicain, c’est aussi la Laïcité ».
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01 avril 2011
Pourquoi la belle histoire d’amour entre Mayotte et la France ?

Mayotte, petite ile perdue au milieu de l’Océan Indien, n’a jamais cessé de nous conter sa belle histoire d’amour avec la France.
Celle-ci débute en 1841 où Mayotte –alors rattachée au Gouvernorat de Madagascar- est acquise au Sultan musulman Adriantsoly et acquiert le statut de colonie au même titre que les trois autres iles des Comores dont elle fait partie.
Territoire d’Outre-mer en 1946, c’est le référendum d’autodétermination de 1974 qui marque la première volonté des mahorais de demeurer au sein de la République. Ils votent à plus de 90% pour le maintien contrairement au reste des Comores.
Malgré la revendication de l’Union des Comores qui accède à l’indépendance en 1975, et aux protestations de l’Union Africaine, la France organise un second référendum en 1976 où 99,40% des mahorais votent pour un ancrage définitif à la République française. Depuis 1995, les Nations-Unies ne considèrent plus Mayotte comme une occupation de territoire illégale de la France. Elle était une Collectivité d’Outre-mer depuis 2003.
Aujourd’hui, 31 mars 2011, Mayotte devient le 101ème département français (5ème DOM), faisant suite au résultat du référendum du 29 mars 2010 où la population a voté « OUI à la départementalisation » à plus de 95% des voix.
Chers compatriotes de Mayotte, nous sommes nombreux à vous souhaiter la bienvenue dans la départementalisation et vous remercier de votre inaltérable attachement à la France et aux valeurs portées par la République !
Au moment où la métropole s’agite et bruisse de palabres diverses et variées sur les questions relatives à la place de l’Islam et d’une modification potentielle de la loi sur la Laïcité, on se surprend à observer que la République sait s’adapter à certaines spécificités des territoires qu’elle administre.
C’est notamment le cas à Mayotte où 95% de la population est musulmane, où les enfants partagent leur temps entre l’école de la République et une école coranique, et où l’implantation de mosquées (même avec des minarets) ne met pas en émoi l’opinion publique.
Une spécificité qui a valeur d’exemple puisque Mayotte bénéficie d’un statut dérogatoire au Code Civil et à la Laïcité, touchant à certaines dispositions matrimoniales, de droits foncier ou de succession. Une dérogation qui peut-être mise en parallèle avec le Concordat d’Alsace-Moselle, jamais remis en question, qui permet pourtant au Chef de l’Etat de nommer les évêques et de considérer les prêtres comme des fonctionnaires. Catholiques, protestants et juifs sont concernés par ce Concordat, à l'exception notable de l'Islam.
Avec les résultats électoraux énumérés ci-dessus, et malgré quelques voix discordantes, il est difficile de dénier l’idée que l’on puisse se revendiquer musulman et pleinement français. Lors du second tour des élections cantonales, nos compatriotes mahorais ont voté à 64,55 %, enregistrant ainsi le meilleur score au niveau national !
Nos compatriotes de Mayotte n’ont jamais douté et jamais cessé d’affirmer leur respect pour la République et de proclamer leur belle histoire d’amour avec la France. Une histoire d’amour qui dure depuis plus de 150 ans.
Sur les airs d’un proverbe mahorais : « Atrala ufa alopara watru wasudziha* ».
*On n’échappe pas à son destin
Ce post est spécialement dédicacé à un ami précieux et grand amoureux de Mayotte
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30 mars 2011
Pourquoi l’union des religions de France pour la Laïcité ?
Les six plus grandes instances représentatives des cultes pratiqués en France signent aujourd’hui une tribune commune contre la volonté de l’UMP de lancer un débat sur une refonte de la loi sur la Laïcité.
Elles appellent à préserver ce qui constitue le socle des valeurs républicaines en refusant toute stigmatisation inutile à un an d’une élection présidentielle.
Le laïc convaincu que je suis ne boude pas son plaisir de publier cette tribune unanime et historique.

La Conférence des Responsables de Culte en France a été créée le 23 novembre dernier et elle regroupe six instances responsables du Bouddhisme, des Églises chrétiennes (Catholique, Orthodoxe, Protestante), de l’Islam et du Judaïsme. Cette initiative est justifiée par la volonté d’approfondir notre connaissance mutuelle, par le sentiment de contribuer ensemble à la cohésion de notre société dans le respect des autres courants de pensée, et par la reconnaissance de la laïcité comme faisant partie du bien commun de notre société.
La laïcité est un des piliers de notre pacte républicain, un des supports de notre démocratie, un des fondements de notre vouloir vivre ensemble. Veillons à ne pas dilapider ce précieux acquis. Il nous parait capital, pendant cette période pré-électorale, de bien garder sereinement le cap en évitant amalgames et risques de stigmatisation.
Nous signons ensemble cette tribune sans aucun esprit polémique ou partisan. Une parole commune nous semble néanmoins nécessaire. Notre cohésion au sein de la Conférence que nous avons fondée, est significative dans notre société française. Elle a été rendue possible grâce notamment au climat de coopération instauré entre les religions, que la "laïcité à la française" et ses évolutions depuis plus d'un siècle ont permis.
Mais cette cohésion ne signifie pas pour autant uniformité ! Elle ne nous engage nullement en faveur d'un quelconque amalgame syncrétiste ou d’un nivellement de nos positions individuelles et celles des cultes que nous représentons. Nous travaillons ensemble dans la confiance, en intégrant nos histoires et identités respectives. Nous continuons à avoir des approches différenciées sur telle ou telle question, sans pour autant faire de nos différences des facteurs d'opposition. Nous sommes déterminés à réfléchir et à œuvrer ensemble sur la durée, en relation avec les autorités et les forces vives de notre pays, afin que le facteur religieux y soit un élément de paix et de progrès.
L'accélération des agendas politiques risque, à la veille de rendez-vous électoraux importants pour l’avenir de notre pays, de brouiller cette perspective et de susciter des confusions qui ne peuvent qu'être préjudiciables. Nous en sommes conscients. Cela ne doit pas nous dissuader pour autant de rappeler l'essentiel quand il le faut. Nous restons très attentifs aux évolutions profondes de notre société, notamment celles qui concernent les religions, dans le respect du cadre de la République. Ces évolutions appellent parfois des adaptations voire des améliorations du cadre juridique et règlementaire de l’expression et de la vie des cultes en France. Nous ne manquerons pas d’être une force positive de propositions dans ce sens.
Faut-il dans le contexte actuel un débat sur la laïcité ? Le débat est toujours signe de santé et de vitalité. Le dialogue est toujours une nécessité. Il a un rôle majeur dans une société libre, démocratique et respectueuse de la personne humaine. Mais un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul ? Ce ne sont ni les débats, ni les travaux qui manquent dans ce domaine ! La Loi 1905 est déjà plus que centenaire. Elle a permis d’apporter depuis lors des solutions à des questions nées de nouvelles situations et des évolutions de notre société dans un monde de plus en plus rapide. Tous les cultes adhèrent sans réserve à ses principes fondamentaux tels qu’ils s’expriment en particulier dans ses deux premiers articles. Mais les modalités d’application de ces principes restent toujours perfectibles.
Faut-il recenser tous les colloques et autres séminaires qui ont abordé en long et en large la question de la laïcité et de ses applications dans notre pays depuis des années? Faut-il rappeler, dans la période récente, les travaux étendus et exhaustifs de la Commission présidée par le Professeur Jean Pierre MACHELON qui ont donné lieu à un rapport sur les « relations des cultes avec les pouvoirs publics » remis au ministre de l’intérieur le 20 septembre 2006 ? Ce rapport avait abordé d’une manière approfondie les différents aspects liés à l’exercice du culte en France dont celui du « support institutionnel » de son exercice dans notre pays. Faut-il rappeler de même les travaux du « Groupe juridique inter-cultes » qui travaille depuis 2007, dans le prolongement des recommandations du Groupe MACHELON, au sein du Ministère de l’intérieur, et où siègent des représentants des principaux cultes ? Ce groupe a bien fonctionné et a permis la publication de plusieurs circulaires dont la dernière, du 23 juin 2010, conjointe aux Ministères de l’intérieur et des finances, aborde d’une manière détaillée à l’attention des préfets, des directeurs départementaux des finances publiques et des trésoriers payeurs généraux, les différents aspects liés au « support institutionnel de l’exercice du culte en France » ? Faut-il rappeler aussi la production intellectuelle abondante d’articles et d’écrits divers, ainsi que les nombreux ouvrages qui paraissent sur l’histoire, les fondements, la pratique et les perspectives de la laïcité en France ? La liste en sera longue. Elle illustre parfaitement toute la richesse et la profondeur de notre expérience française de la laïcité. Nous y reviendrons lors de la rencontre publique que nous comptons organiser en octobre prochain.
Secouée par des crises à répétition, politique, économique, financière et morale, la période actuelle manque de lisibilité mais sans doute pas d’espérance ! Le devoir de ceux qui sont « en responsabilité » consiste à éclairer le chemin et à élaborer des solutions conformes au bien de tous. N'ajoutons pas de la confusion dans la période trouble que nous traversons. Nous militons ensemble pour une laïcité de bonne intelligence.
La laïcité n’est pas séparable des valeurs fondamentales que nous partageons, en particulier de la dignité et du respect de la personne humaine et de sa liberté inaliénable. Ces valeurs qui ne peuvent s’épanouir que dans la confiance mutuelle source de paix pour notre société.»
SIGNATAIRES :
Cardinal André VINGT-TROIS, président de la Conférence des Évêques de France
Avec Mgr Laurent ULRICH, vice-président de la Conférence des Évêques de France
Pasteur Claude BATY, président de la Fédération protestante de France
Avec le pasteur Laurent SCHLUMBERGER, membre du Conseil de la Fédération protestante de France, président du Conseil national de l’Église réformée de France
Métropolite EMMANUEL, président de l’Assemblée des Évêques orthodoxes de France
Avec le Métropolite Joseph, secrétaire de l’Assemblée des Evêques orthodoxes de France
Et Mr. Carol SABA, porte-parole de l’Assemblée des Évêques orthodoxes de France
Grand Rabbin Gilles BERNHEIM, Grand Rabbin de France
Avec le rabbin Moshé LEWIN, porte-parole du Grand Rabbin de France
M. Mohammed MOUSSAOUI, président du Conseil français du culte musulman
Avec M. Anouar KBIBECH, secrétaire général du Conseil français du culte musulman
Révérend Olivier WANG-GENH, président de l’Union bouddhiste de France
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23 février 2011
Pourquoi la France doit-elle remercier ses musulmans ?

Force est de constater que depuis l’accession de Nicolas Sarkozy à l’Elysée en 2007, la France ne connait pas la crise en matière de multiplicité de débats ! Faut-il s’en plaindre ? Certes pas, puisque l’on juge la vitalité d’une démocratie aux nombre de débats censés faire réfléchir une société sur ses propres évolutions.
Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012, le Chef de l’Etat entend livrer aux français les premières orientations de sa future campagne dans l’attente, bien entendu, de la confirmation de sa candidature.
Lors de l’émission « Paroles de Français » diffusée le 10 février sur TF1, Nicolas Sarkozy a évoqué la question de l’Islam dans notre pays. Dans le même temps, il a chargé l’UMP de mettre en place à compter du mois d’avril, une convention portant sur la place des religions en France. Au regard de ses propres déclarations et de celles portées par différents responsables de l’UMP, il n’y a aucun doute à avoir sur le fait que l’Islam sera, une fois de plus, au cœur d’un débat contrarié et contrasté.
Le Président du Conseil Français du Culte Musulman, Mohammed Moussaoui, approuve l’idée d’un débat permettant de se pencher sur l’exercice des cultes dans notre pays et la place des religions dans la République. Il craint toutefois, que celui-ci donne lieu à de nombreux dérapages « contrôlés » ou « volontairement incontrôlés » à l’image de celui mené sur l’identité nationale.
Je partage naturellement les craintes politiquement correctes de Mohammed Moussaoui, tout en sachant que cette convention de l’UMP et le débat qui en découlera donnera lieu à un déballage honteux et nauséabond dirigé contre nos compatriotes musulmans.
Le passage de Nicolas Sarkozy sur les erreurs commises en France au nom du multiculturalisme est une preuve évidente de cette mauvaise foi latente. Si Rachida Dati, ancienne Ministre de la Justice, appelle à ne pas « stigmatiser l’Islam » et que la Secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, défend l’idée que « les français ne nourrissent aucune défiance vis-à-vis de l’Islam », les dents commencent à grincer même au sein de la majorité.
Aux bons, aux vrais, aux seuls français qui prétendent défendre les intérêts nationaux, il convient de rappeler le contenu de l’Article Premier de notre Constitution :
« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée ».
C’est au nom de ces valeurs fondamentales, qu’il ne m’est plus possible de fermer les yeux et d’accepter la dérive sectaire de propos que certains entendent désormais ériger en uniques vérités.
Le Front National a défendu seul l’idée selon laquelle les musulmans représentaient un danger pour la France et pour la République. Malgré les discours fortement imprégnés de haine et d’intolérance face à la montée de ce péril, ni la République islamique et encore moins la Charia, ne se sont imposées en France !
Ces propos profondément anti-républicains ont été portés et relayés pendant près de 30 ans. Ils imbibent désormais toutes les couches de notre société. Prêtés très longtemps à la seule extrême-droite ces propos ont débordé sur la droite dite républicaine, et parfois même, et c’est encore plus stupéfiant, chez certaines personnes se réclamant de la gauche.
En France, il est hors de question de porter un préjudice moral ou physique sur les traditions des chrétiens ou des juifs. A l’inverse, avec les musulmans tous les droits sont permis !
On ne se refuse rien lorsqu’il s’agit de prétendre que l’Islam est porteuse d’une idéologie de haine et de violence. Lorsque l’on dresse des parallèles douteux entre délinquance et origines ethniques. Lorsque l’on compare des fidèles à des « occupants » quant ces derniers sont contraints à prier dans les rues par manque de lieux de culte qui leurs soient accessibles. Lorsque l’on se permet de vouloir intégrer des jeunes issus de l’immigration alors que ces derniers ne sont rien d’autre que des français comme les autres !
Comment peut-il en être autrement ? C’est vrai, le Président de la République lui-même avait appelé les musulmans de France à la « tolérance » lors du débat sur la Burqa et sur les minarets… C’est vrai, le Président de la République n’oublie jamais de souligner les « racines chrétiennes » et maintenant les « racines juives » de la France… Il omet dans le même temps -comme beaucoup d’autres- de dénoncer un Concordat d’Alsace-Moselle qui ne se justifie pourtant plus, et dans lequel l’Islam est toujours exclue.
Il n’est pas acceptable d’envisager une France où les citoyens sont catalogués, insultés et stigmatisés à longueur de journée ! Il n’est pas concevable qu’une République comme la nôtre s’abaisse à ôter des libertés et des droits à certains citoyens, lorsque ces mêmes libertés et ces mêmes droits sont reconnus à tous les autres !
Les responsables français du culte musulman reconnaissent eux-mêmes que rien n’est simple et que des adaptations sont nécessaires pour l’avènement d’un Islam de France. A la seule condition que l’on veuille bien se pencher sur cette question et sur aucune autre.
Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus et car je crois à la force des valeurs portées par la République, il m’apparait indispensable que la France remercie ses compatriotes musulmans.
Oui la France que j’aime, la France à laquelle je crois, doit remercier ses compatriotes musulmans pour le sang-froid et la dignité dont ils font preuve face aux attaques répétées dont ils sont victimes !
A la manière d’Ernest Jaubert : « L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions ».
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20 décembre 2010
Pourquoi la fin de l'Avent ?

L'Avent (du latin adventus : venue, arrivée du Messie) est la période qui couvre quelques semaines précédant Noël, quatre (la dernière pouvant être incomplète) dans la tradition de l'Église latine. Dans les Églises utilisant le calendrier romain, l'Avent débute le quatrième dimanche avant Noël, et marque le début de l'année ecclésiastique ou liturgique.
Chez les Orientaux et les Mozarabes, comme dans le temps chez les Celtes, Espagnols et Gaulois, le temps de l'Avent dure six semaines, en commençant soit le 11, soit le 15 novembre. La couleur liturgique de cette période est en général le violet. Certains épiscopaliens et luthériens utilisent du bleu, et certains byzantins utilisent du rouge ou du blanc.
Depuis le pape Grégoire Ier, nommé aussi Grégoire le Grand, l'Avent représente pour les catholiques la période où l'on se prépare à la venue du Christ, à sa naissance.
Le symbole principal de l'Avent est sans conteste la lumière, ce qui est compréhensible à cette époque de l'année. La lumière non seulement chasse l'obscurité mais aussi représente l'espoir et la lutte contre le mal.
Au gré des fêtes, l'attente de Noël se transforme en célébration de la lumière et de la fécondité. Les jours sombres se remplissent de lumières.
Préparer Noël c'est transformer les tristes journées de novembre en instants féeriques plein d'espoir. C'est conjurer les mauvais sorts apportés par l'imagination transie par le froid et la nuit. C'est conjurer la mort. Le soleil se couche, vive le soleil et célébrons-le.
A la manière d’un dicton de l’Avent : « il faut les Avents froids et secs si l'on veut boire sec ».
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