26 mars 2012

Pourquoi Mélenchon modifie tous les repères ?

 

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La société a perdu ses repères. Une poule n'y retrouverait pas ses poussins ! De tout temps les torchons étaient tenus à distance des serviettes. Si jadis, un gosse de riche répondait au style chemisette pantalon à pinces mocassins et raie sur le côté, le gamin de la basse lui s'en tenait fièrement au tee-shirt jeans troué baskets et cheveux en bataille.

Il y avait les « salauds » à droite et la « vermine » à gauche ! Si tu allais à l'école des curés et que papa était cadre, tu étais destiné à voter à droite ! Si en revanche tu allais à l'école des ânes et que papa ne dépassait pas la maîtrise en fin de carrière, tu voterais forcément à gauche !

Pour les meetings politiques c'était un peu la même chose. A droite c'était Bleu-Blanc-Rouge et Marseillaise quant la gauche était toute rouge point levé avec l'infatigable Internationale ! Depuis 2007, j'avais laissé ma France à droite en état de grâce rangée aux ordres de Nicolas Sarkozy, avec ma gauche égarée dans la ségosphère et un PC sous Buffet totalement écrasé.

Cinq années écoulées, les temps ont bien changé ! La droite a perdu la République quant Mélenchon a repris la Bastille ! L'UMP rempli les salles du Président de ses propres militants réquisitionnés quant Mélenchon déborde les boulevards parisiens de tout ce que la capitale compte de cocos et de bobos. Pour Sarkozy c'est meeting avec la clientèle des chiffres et des lettres et du JT de TF1 quant Mélenchon mise sur celle des chaînes infos et de toutes les séries US quant y'a pas Top Chef à la télé !

La France forte fortement ébranlée s'oppose à la reprise du pouvoir par un front d'un genre nouveau. Le président du Peuple se donne des airs de Chegevara quant le vrai candidat du Peuple emprunte quelques accents gaulliens. Allez comprendre Charles ! Sarkozy entonne la Marseillaise en solitaire quant Mélenchon la fait toujours précéder par cette satanée Internationale bras tous emmêlés de ses nouveaux camarades !

La société a changé. Tous les codes sont modifiés. Difficile de s'y retrouver même en jouant à qui et qui, où et pourquoi ? Si les rouges sont devenus bleus et que les bleus deviennent tout rouge, mais où sont donc passés les communistes ? C'est à n'y rien comprendre et j'en perds mon latin. L'insurrection civique serait-elle pour demain ? C'est une révolte ? Non Sire, c'est une Révolution !

A la manière de Dominique Muller : « Il s'en faut d'un rien pour que la raison s'égare quant on a perdu ses repères ».

 

01 janvier 2012

Pourquoi le grand défi de 2012 ?

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La voici venue l’année de tous les défis ! Prédictions des uns contre fantasme des autres, le calendrier de nos amis mayas viendra clore un cycle de plus de 5.000 ans le 21 décembre prochain. Encore quelques mois de patience pour voir se concrétiser une véritable apocalypse ou la révélation d’une imposture savamment organisée !

Mettons les prophéties de côté un instant en pensant qu’au printemps prochain, c’est le destin de la République et de la France qui est appelé à s’accomplir. Au travers des échéances cruciales que représentent les élections présidentielles et législatives, les français dessineront le visage de notre pays pour les 5 prochaines années.

L’année 2011 nous laissera le souvenir d’une surprenante nature qui reprend ses droits sur ce que l’Homme entend lui laisser et, sur la parole de tous ces Peuples qui ont usé de l’arme révolutionnaire pour s’assurer des lendemains plus démocratiques. Les crises financières, monétaires ou européennes, n’ont pas entaché la détermination des hommes à voire émerger des sociétés plus justes…plus humaines.

Comme à chaque nouvelle année, il est de bon ton de souhaiter que les plus pauvres soient un peu moins pauvres et que les plus riches soient un peu plus généreux. Vœu pieux. 

Je veux avant tout autre considération souhaiter que la France de 2012 opère un retour à ses fondamentaux. Que la France de 2012 s’imprègne d’une nécessité de droits et de devoirs pour tous. Que la France de 2012 retrouve l’essence même de sa devise de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

L’avenir de demain se construit dès aujourd’hui ! Soyons optimistes…le meilleur est pour demain !

En attendant ce bonheur qui nous tend les bras, je vous souhaite à toutes et à tous une très belle et très heureuse année 2012. Bonne année !     

A la manière de Voltaire : « J’ai décidé d’être heureux car c’est bon pour la santé ! ».

07 novembre 2011

Pourquoi cette satanée démocratie ?

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« Gouvernement du Peuple, par le Peuple, pour le Peuple ». C’est par ces quelques mots qu’Abraham Lincoln définissait le principe de la Démocratie qui affirme la souveraineté du Peuple. Ces mêmes mots qui sont aujourd’hui inscrits à l’Article II de la Constitution incarnant le principe même de la République Française.

Pour un Peuple, accéder à la Liberté -après avoir mené sa propre révolution- ou à l’indépendance -lorsque l’on a été soumis au joug d’une puissance étrangère- se révèle comme un exercice difficile et douloureux parfaitement imagé par le proverbe qui dit que « l’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ».  

Si les français sont restés calés sur leur propre modèle de Révolution, la « vraie », celle de 1789, et qu’ils sont toujours assez vantards pour penser que toutes les autres se sont calquées sur le modèle de celle-ci, ils ont oublié que la démocratie qui en a découlé n’a pas été de tout repos et que la République a du ferraillé durement avant de s’imposer –au début du siècle dernier- comme le régime politique de référence dans notre pays.

Ainsi, lorsqu’en 2011 le vent de la révolte a sonné dans les pays arabes et que les révolutions se sont succédées les unes après les autres, certains ont pensé que ces Peuples prendraient logiquement appui sur la version occidentale pour construire leur propre concept de Démocratie. Sauf que les Tunisiens ont donné une majorité relative à un parti islamiste modéré pour diriger leur nouveau Gouvernement et que les Libyens ont inscrit la Chariala loi islamique- comme référence de leur future Constitution.

Que n’a-t-on pas lu et entendu au sujet de ces vilains Tunisiens qui n’ont pas compris l’intérêt de chasser un dictateur voyou pour le remplacer par un Gouvernement dirigé par des islamistes sans nom ! Pourtant rien d’extraordinaire pour un pays où la Laïcité demeure une bizarrerie française.

Que n’a-t-on pas lu et entendu au sujet de ces sournois Libyensaidés de nos braves soldats- qui ont réussi à faire la peau au régime de terreur instauré par Khadafi et qui l’ont remplacé par un régime ultra-religieux et surtout…islamiste ! Pourtant rien d’extraordinaire pour un pays à dominante islamique.

A toutes celles et tous ceux qui ont la science infuse. A tous les historiens en herbe il convient de renvoyer au principe de l’autodétermination réaffirmé dans l’Article 1 alinéa 2 de la Charte des Nations-Unies de 1945 dans les buts de cette dernière :

« développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes ».

C’est au nom de ces droits que nous devons imposer l’idée qu’une révolution n’est pas supérieure à une autre. Que la volonté affirmée d’un Peuple, souverain, qui s’est battu pour sa propre Liberté, lui confère d’autorité le droit de choisir son propre destin même si celui-ci ne correspond pas au modèle qui est le notre ou que nous pensons le plus adapté.

Sur le même registre, il n’est pas inutile de rappeler que l’usage de la Démocratie peut conduire à de bien étranges paradoxes. Nous français, n’oublions jamais le 21 avril 2002 et le triste échafaud que nous avons réservé à la République ce jour là !

N’oublions pas non plus que des dirigeants choisis par le Peuple conduisent la politique pour laquelle ils sont élus. Lorsque ces derniers échouent, le Peuple sanctionne. Dans le même temps, ce même Peuple doit assumer pleinement les conséquences de ses choix. Les exemples grecs et de nombreux pays européens dans la crise que nous traversons actuellement renvoient un reflet désagréable de notre manque de discernement.

A la manière de Jacques Derrida : « Être démocrate, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique ».

04 février 2011

Pourquoi ce désir profond de Liberté ?

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Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

A cette époque je n’étais encore qu’un enfant.

Ceux qui avaient prédit le réveil de la Chine n’avaient pas menti. Ceux qui ont dit que les chinois abandonneraient le communisme se sont trompés. Ceux qui ont dit qu’elle adapterait son économie ont bien pensé.

A cette époque je n’étais encore qu’un enfant.

Ceux qui avaient prédit l’embrasement du monde arabe n’avaient pas menti. Ceux qui ont dit que l’islamisme ferait partout autorité se sont égarés. Ceux qui ont dit que les Peuples se soulèveraient n’ont pas été écoutés.

Cette époque n’est pas si loin, il y a trente d’ici. Mais à cette époque, ils étaient peu à penser que la seule aspiration de ces femmes et de ces hommes se concentrerait sur le désir profond de trouver le chemin de la Liberté.

Aujourd’hui je ne suis plus un enfant.

Convaincu qu’il ne faut jamais douter de la volonté des Peuples, je ne peux que souhaiter aux tunisiens et aux égyptiens que leurs Révolutions ne leurs soient pas ôtées.

A la manière de Charles Péguy : « Le modernisme est un système de complaisance. La liberté est un système de déférence. La liberté est un système de courage. La liberté est la vertu du pauvre ».  

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03 janvier 2011

Pourquoi ne jamais cesser de s’indigner ?

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Créer, c’est résister. Résister, c’est créer.

« Le motif de base de la Résistance était l’indignation. Nous, vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux… 

Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! 

Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger les conquêtes de la Résistance telles que la sécurité sociale, la retraite, la nationalisation des sources d’énergie et des grandes banques, la subordination des intérêts particuliers aux intérêts généraux…, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? Sinon parce que le pouvoir de l’argent, tellement combattu par la Résistance, n’a jamais été aussi grand, insolent, égoïste, avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat.

Il nous appartient aujourd’hui de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers : pas cette société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l’égard des immigrés, pas cette société qui remet en cause les acquis du programme du Conseil de la Résistance, pas cette société où les medias sont entre les mains des nantis et qui propose la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition de tous contre tous. 

Pour être efficace aujourd’hui, il faut agir en réseau, dans la non-violence et la conciliation de cultures différentes, se fonder sur les droits et utiliser les moyens modernes de communication… »

Extraits de : « Indignez-vous » de Stéphane Hessel aux éditions Indigène.

 

Commentaire de texte : Stéphane Hessel, ancien Résistant et Ambassadeur de France, ayant participé aux sessions portant création de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme en 1948, nous délivre ici un message d’espoir empreint d’une éternelle capacité de résistance.

A 93 ans, il invite les générations qui lui succèdent à ne jamais oublier, à ne pas céder au pessimisme et à ne jamais cesser de s’indigner. Il prend fermement position pour le rejet d’une société où l’homme est oublié, où l’homme est piétiné.

Stéphane Hessel refuse l’idée d’une société condamnée à tout accepter : des informations tronquées, une culture et une éducation au rabais, le règne de l’argent roi, le mépris des hommes et la négation de notre diversité.   

Il invite les plus jeunes à ne pas subir leur propre avenir mais à le construire sur des bases saines en usant des outils apportés par la modernité. FaceBook et Twitter devraient bientôt s’affoler…

Militant et engagé, Stéphane Hessel appelle les français à repenser une société qu’il estime en danger, à renouer avec la promesse républicaine d’égalité pour tous et à redécouvrir les valeurs universelles qui ont fait la France aux yeux du monde.

Une jolie leçon en forme de révolution pacifiste. Oublier c’est renoncer ! S’indigner c’est résister ! Pour que 2011 soit une grande année, il ne faudra jamais cesser de nous indigner…  

A la manière d’André Gide : « Quand je cesserai de m'indigner, j'aurai commencé ma vieillesse ».

12 mai 2009

Pourquoi le grand soir n’est pas pour demain ?

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A un mois des élections européennes qui se dérouleront le dimanche 7 juin de 8H à 22H, il n'est pas inintéressant de se transporter chez nos voisins d'outre-Rhin pour découvrir leur perception de la société française.

Courrier International reprend un article paru dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung qui exprime son opinion au lendemain des manifestations très suivies du 1er mai dernier en relevant avec justesse que, malgré la crise et cet esprit révolutionnaire qui anime de façon permanente nos compatriotes, les français ne sont pas prêts de renouer avec un 1789bis ou un Mai 1968 qui trouve aujourd'hui de nombreux détracteurs.

La journaliste allemande commence par évoquer le rituel subi par tout Chef d'Etat français qui se respecte, à savoir celui d'être brocardé sans ménagement par son Peuple en colère. Nicolas Sarkozy risque t-il lui-même de connaître un jour le réveil en sursaut d'un Louis XVI à qui l'on apprend la prise de la Bastille et qui demande : « c'est une révolte ? » et à qui le Duc de la Rochefoucauld-Liancourt répond : « Non, sire. C'est une révolution ! » ? La probabilité est faible pour ne pas dire quasi-nulle...

Arrive ensuite un rappel d'un sondage présenté par l'IFOP et dans lequel près de 60% des français s'attendent à une explosion sociale dans les prochains mois. « s'attendent »... le vilain est mot est lâché....les français donc « s'attendent » mais « n'osent rien ». Chacun compte beaucoup sur la réaction des autres mais se garde bien de prendre toute initiative. Continuons d'attendre donc....

Interrogé sur les risques de débordements plus inattendus voire d'un soulèvement de masse, l'historien Alain-Gérard Slama souligne que le mois de mai est traditionnellement un mois de contestation et que sa réussite en 2009 est dû à une addition des effets de la crise économique et de diverses mesures gouvernementales mal ficelées et donc rejetées.  Il conclu par l'évidence que pour que la mayonnaise contestataire prenne, il aurait fallu que les protagonistes n'ai plus rien à perdre, hors c'est l'inverse qui s'est produit. La récente enquête d'opinion confirme que si les français trouvent la politique de Nicolas Sarkozy médiocre, ils estiment qu'il demeure le plus à même d'être réélu en 2012 par défaut de projet alternatif concret.

L'économiste Bernard Maris prend le relais en relevant qu'entre l'échec d'une énième réforme des Universités qui a conduit à un blocage entre le Gouvernement et les grévistes, et les divers mouvements d'humeurs dans l'industrie qui ont vu des patrons pris en otage ou un saccage de bureau à la sous-Préfecture de Compiègne par les « Conti' », la Révolution tant attendue ne prend pas forme car submergée par les sentiments de peur et d'impuissance fasse à l'invisibilité d'un nouveau modèle social.

C'est une nouvelle fois le manque de dialogue social et le manque de cohérence des syndicats qui sont pointés du doigt. Comment relayer l'expression des salariés alors que la représentativité est minimale et que les revendications portent bien plus sur une préservation des acquis plutôt que sur de réelles avancées en matière de droit du travail ou sur les retraites ?

Non, le quotidien allemand reste convaincu que la Révolution du Peuple ne viendra pas du monde du travail « installé » malgré les incantations volontairement provocatrices proférées par certains leaders d'extrême gauche comme Olivier Besançenot qui enrage de voir le grand soir s'éloigner et sombrer dans les oubliettes de la mémoire.

Le regard interrogateur se dirige vers nos banlieues qui avaient enflammées les nuits de décembre 2005. La pression y est toujours très forte et même le Président du Sénat Gérard Larcher appelle le Gouvernement à ne pas oublier les quartiers où vivent une majorité de français d'origine immigrée. La résignation laisse lentement place à la révolte et les braises ne semblent pas prêtes de s'éteindre.

La conclusion est laissée au Ministre du Travail Brice Hortefeux qui décèle une accalmie sur le front syndical et prétend que le Gouvernement entend l'expression des syndicats tout en préférant soi-disant être aux côtés des victimes de la crise. Oui mais voilà, il manque un mot dans cette déclaration..... « TOUTES »..... Oui Monsieur le Ministre, c'est à TOUTES les victimes de la crise que vous vous devez. Hors les diverses mesures mises en place ici et là, correspondent bien plus à des réponses catégorielles qu'à une réponse à l'intérêt du plus grand nombre.

En France, c'est de ce plus grand nombre que l'on surnomme souvent la « majorité silencieuse » que sont parties toutes les Révolutions.....

Lire « le grand soir n'est pas pour demain » sur Courrier International

Consulter le Journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung

Régis Sada

 

13 février 2007

Pourquoi la démocratie participative rime avec Révolution citoyenne ?

medium_marianne_citoyen.jpg« Démocratie participative », l’expression est lâchée ! Bénéfique pour certains et véritable affront à la démocratie représentative pour les autres.

Quelle signification peut-on donner à cette expression lancée par Ségolène Royal, un soir de grande séreinitude ou de bravitude ?

La démocratie participative ne doit pas s’expliquer, elle s’impose d’elle-même dans le pays ou le principe de la République inscrit dans sa Constitution, annonce fièrement : « Gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple ».

Cette nouvelle forme de consultation, dote les citoyens d’un pouvoir de pression et d’obligation de résultat. Elle réinstaure l’idée qui n’aurai jamais due être oublier : que les Elus sont mandatés pour pourvoir à la parole du Peuple.

Les français ont volontairement abandonné leur pouvoir durant plusieurs décennies, en pensant sans doute à tort, que seule une poignée de femmes et d’hommes étaient capables de conduire les grands desseins de la Nation. En 2007, la désillusion est cruelle et la chute est sévère. Le fossé s’est creusé et les citoyens ont été bernés par une classe politique qui n’a eu de cesse de profiter, d’utiliser et de détourner à leur propre avantage le sens même du mot « démocratie ».

Cette classe politique si fière, si digne, qui se présente en chevalier blanc sur vos écrans, met sur le dos des syndicats, des grands patrons, de l’Europe, de la gauche ou de la droite, la responsabilité de sa propre incompétence et de son manque de courage face aux grands enjeux qui se sont succéder après la guerre.

Il plaisait au Peuple de lui dire que la France était belle, que la France était forte, que la France était riche et enviée dans le monde entier. Ces femmes et ces hommes ont simplement oublié de préciser aux français, que le monde regarde la France avec envie pour son histoire et non pour ses acquis.

Le temps de la réforme est malheureusement passé, et la démocratie participative peut permettre d’associer et de responsabiliser les français sur l’état des fondations de la Maison qui menacent de s’écrouler. Ainsi, la classe politique se défaussera un peu de ses propres responsabilités en laissant glisser au Peuple : « si vous nous aviez écouter plus tôt ».

 

medium_parvenu.jpgLES OPPOSANTS A LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

La démocratie participative est souvent brocardée par celles et ceux que l’on caractérise comme des jacobins. Ces mêmes personnes qui prennent le pouvoir un jour – toujours par les urnes certes – par adoubement de gens poussés dans le désarroi (comme au lendemain de la guerre), ou par succession divine de papa qui offre à son rejeton son acquis.

Ces français exemplaires ne portent pas d’étiquette politique, minimisent leurs convictions personnelles souvent inexistantes, et assurent le bon Peuple de leur entière dévotion tout en restant pendus aux ordres donnés par leur hiérarchie politique.

Toujours en éveil devant les besoins de leur population, ces dignes successeurs des seigneuries d’antan entendent conserver jalousement leur titre de " Représentant du Peuple ".

Ce bon Peuple qui les assaille de demandes, de caprices et de désirs. Ce bon peuple à qui l’on trouve quelques vertus au moment d’assurer sa réélection et à qui l’on n’hésite pas d’abreuver de promesses intenables ou de cadeaux empoisonnés qui l’obligeront à maintenir son soutien pour tenir ses menus présents.

Modèle de droite uniquement ? Détrompez-vous.. Si cela est moins vrai à Paris et en Région Parisienne, les successions de plein droit existent bel et bien à gauche, dans ce que j’appelle les baronnies.

Tradition politique peu employée en milieu rural, mais très en vogue dans les villes petites et moyennes qui disposent de revenus du contribuable suffisants pour alimenter les desideratas des uns et des autres.

A tous ces gens, la démocratie participative fait peur, car elle donne aux citoyennes et aux citoyens les moyens de se faire entendre, de se faire écouter et de se faire respecter. Elle tranche avec l’ordre de soumission habituellement établi, et ramène ces quelques parvenus de la République aux portes d’une Révolution citoyenne bien hasardeuse pour leur avenir.

 

medium_citoyen.jpgLES PARTISANS DE LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

Ils sont nombreux et se comptent par millions dans notre pays. Ils sont majoritaires car on trouve ces bêtes curieuses au sein du Peuple. Ce même Peuple à qui l’on a menti et que l’on a cocufié durant les belles années.

Le démocrate participatif est généralement une femme ou un homme issu d’un milieu modeste – ancienne classe ouvrière – légèrement embourgeoisé par les années, car il n’est plus ouvrier mais est présenté comme un collaborateur (certains sont du bon côté de la barrière).

Il est plutôt jeune – jusqu’à 45 ans – car ses parents n’ont pas vieilli et le considère toujours comme le « petit ». Ses parents jouissent de leur retraite bien méritée mais jamais financée. Il est plus urbain que rural sauf s’il est marié et qu’il a des enfants. Il travaille dans une société de service plutôt que dans une usine, puisque celles-ci ferment les unes après les autres.

Il s’adonne au sport ou offre son temps dans une association. Il aime sa vie, son quartier et ses amis. Il se contente de ce qu’il a et demande juste que l’on s’occupe de ses problèmes directs, de l’aménagement de son quartier ou que ses représentants ne passent pas leur temps à gémir sur des généralités et pensent « proximité » avant tout.

Il est instruit selon ses propres capacités et parce que ses parents lui ont martelé que seules des études réussies l’amèneraient à une vie professionnelle pleine de promesses.

En 2002, en 2004 et en 2005, lors des divers scrutins électoraux, il s’est fâché fort en votant même contre son propre camp. La droite l’a trahie en le pillant petit à petit et en réduisant ses libertés, et la gauche lui a menti car elle l’a appâtée avec de belles promesses coûteuses et souvent non financées. Cette gauche l’a pillé et l’a dévalorisé. Ces menteurs ont mis à mal l’équilibre de la société dans lequel il vit, en réussissant à monter certains français contre d’autres français.

medium_revolution.jpgCe démocrate aime la France et souhaite que la devise de la République « Liberté, Egalité, Fraternité » ne soit pas simplement un cachet apposé sur le fronton de sa Mairie. Ce démocrate doute de lui car il sait qu’il n’est pas entendu. Il veut se rebiffer mais n’en a pas les moyens, alors il se lance dans la démocratie participative pour partager ses envies, ses besoins, ses soucis et son souhait de ressouder l’essentiel.

Si en 2007, ce démocrate participatif n’est pas entendu et respecté, il trouvera d’autres moyens pour se faire entendre. Il donne un dernier avertissement avant sanction. S’il n’est pas entendu il fera se lever un nouveau vent de Révolution. La formule est usée mais a fait ses preuves. Si la guillotine n’existe plus heureusement, le bulletin de vote peut s’avérer une arme bien plus tranchante.

A quelques semaines des élections du Président de la République et des Représentants du Peuple, les citoyens passifs jusqu’ici se sont réveillé… il flotte un doux air de Révolution Citoyenne.

Régis Sada