16 décembre 2008
Pourquoi être élu impose un minimum de retenue ?

En temps de crise, il faut savoir rire de tout surtout du ridicule !
Comme je le souligne dans ma note sur la création de l’Atelier des Idées l’année 2008 a été riche en rebondissements. En cette fin décembre, les chaînes de télévision devraient nous abreuver de divers bêtisiers et autres rétrospectives en tout genre.
Si un producteur ou un réalisateur de ce type de programme a besoin d’un sujet à traiter, je lui propose la vie politique putéolienne qui regorge de quelques pépites croustillantes !
Ainsi, en cette fin d’année où bon nombre de français se pose la question de savoir s’ils pourront sauver leur emploi en 2009 et au moment où les Restaurants du Cœur et autres Banques Alimentaires font appel plus que jamais à la générosité des français, il convient de s’éterniser sur la situation dramatique que connaissent les élus putéoliens.
C’est le S.O.S. lancé par l’un d’entres-eux qui a attiré mon attention et qui me laisse partagé entre colère et désespoir.
Neuf mois après les élections municipales, on découvre par magie que tous les élus bénéficient d’un panier des merveilles d’un montant de 150 €, et pire encore, que disposer d’un mandat impose nettement plus de contraintes qu’il n’apporte de bienfaits lorsque l’on est pas un professionnel de la politique.
Neuf mois pour découvrir qu’être un simple et modeste conseiller municipal d’opposition –à Puteaux comme ailleurs- demande un minimum de retenue, et que l’on doit accepter ses propres contraintes par sens du devoir. Le devoir c’est tendre la main pour donner (de son temps) ou partager (ses convictions), et non pour attendre un quelconque rendu.
Il en va de même pour les biens dont on souhaite se dessaisir. Si l’on reçoit un présent et que l’on décide d’en faire profiter autrui, la véritable générosité c’est de le garder pour soi et non d’en faire une publicité particulièrement déplacée.
A quelques jours de Noël, c’est un triste hommage rendu aux 13 desserts servis en Provence. Une variante guère appréciable des fameux mendiants.
Non, le Conseil Municipal n’est pas la Cour des Miracles et la situation subie par les conseillers municipaux locaux n’est ni honteuse, ni anormale. Il ne fallait pas avoir les yeux plus gros que le ventre…
15:30 Publié dans Mystifier Puteaux ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : politique, puteaux, ridicule, betisier, noël |
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