25 novembre 2008
Pourquoi Martine Aubry devient Première Secrétaire du PS ?

102 VOIX c’est donc l’avance définitive que la commission de récolement présidée par Daniel Vaillant a accordé ce 25 novembre à Martine Aubry face à Ségolène Royal. Ce résultat -approuvé par les représentants de Ségolène Royal- sera soumis au Conseil National qui se réuni ce soir à la Mutualité à Paris.
Martine Aubry devient donc la nouvelle Première Secrétaire du Parti Socialiste et donc, la première femme à diriger ce mouvement depuis sa fondation par Jean-Jaurès en 1905 sur les restes de la SFIO.
La victoire de Martine Aubry laissera des traces indélébiles au sein du PS, tant celle-ci a été acquise sur fond de crise du mouvement lui-même après une âpre bataille de procédures engagée par les partisans de Ségolène Royal, et à une majorité si minime qu’elle oblige à bien des égards celle qui désormais est en charge de la destinée du PS.
Cet épisode douloureux pour le PS, bien qu’en passe de s’achever, devrait également révéler dans les prochains mois une véritable crise de confiance entre les militants et leurs dirigeants. Si la validation de l’élection de Martine Aubry ôtera une partie des soupçons quant à des cas de fraude éventuelle, cette dernière ne pourra pas faire l’impasse sur le recadrage de certaines fédérations où des résultats à 80/20 ou 75/25 demeurent quelque peu suspects alors que le résultat national affiche un surprenant 50/50….
Dans tous les cas, il est plus que nécessaire au Parti Socialiste de retrouver le chemin des idées pour proposer une alternance crédible et forte que les français attendent.
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24 novembre 2008
Pourquoi le PS n’est pas au bord de l’implosion ?
Entre le vote éclaté des motions, les débats du Congrès de Reims et le vote des militants qui a porté Martine Aubry et Ségolène Royal à une quasi égalité en termes de suffrages, le Parti Socialiste n’en fini plus de faire la une des journaux écrits et télévisés tant les commentateurs ou autres observateurs guettent et épient une hypothétique implosion.
Les socialistes seraient donc résolus à la rupture et incapables de restés unis au sein d’un même appareil ? Non vraiment, cette idée n’est à mon sens ni objective, ni réaliste….
Si la droite semble se réjouir en façade des difficultés du PS, elle cache en réalité une bien grande appréhension de sa part : OUI, les militants socialistes et leurs dirigeants ont recommencé à se poser des questions ! Cela ne fait donc pas rire cette droite qui assume tous ses paradoxes et ses propres troubles de manière décomplexée depuis que la magie d’un certain 21 avril 2002 avait plongé la gauche française dans un marasme qu’elle n’arrivait plus à chasser.
Oui mais voilà, depuis Nicolas Sarkozy est devenu Président de la République. Oui mais voilà, depuis la droite applique une politique désorganisée et s’attache à faire croire aux français que tous les réformes sont en marche. Oui mais voilà, la crise économique est venu rappeler douloureusement aux français qu’ils n’étaient et ne seraient pas épargnés au même titre que les autres. Oui mais voilà, le Peuple de Gauche s’est réveillé et veux faire entendre sa différence.
Il ne faut pas nier la bataille des Chefs au sein du PS. Elle est le reflet des batailles intestines de courants. La bonne nouvelle c’est que le PS n’est plus prêt à se noyer dans des synthèses boiteuses où chacun y trouve sa place physique mais où les idées se font plus feutrées.
C’est aussi le règne des militants qui s’exerce désormais. Les Chefs sont peut-être Chefs mais les troupes elles, décident. Et ces troupes sont devenues autoritaires puisqu’elles ne suivent plus la ligne qu’on lui fixe en haut lieu. Les militants socialistes ont fait leur révolution et c’est certainement la meilleure chose qui pouvait arriver au PS.
Quelque soit le résultat final et celle qui aura remporté le poste de Premier Secrétaire, sa tâche prioritaire sera de donner à tous la place qui lui revient. Un 50/50 oblige les uns à écouter et à prendre en considération les choix des autres.
Ce sera sans doute une opportunité pour s’interroger sur le fait que dans un résultat aussi serré à 50/50, certaines fédérations PS présentent des résultats à 75/25 ou à 80/20 ! En dehors des fiefs des candidates elle-même, dans des territoires « neutres » ces résultats restent aussi bizarres que suspects.
Non, le PS n’est pas au bord de l’implosion mais à réellement entrepris son travail de rénovation.
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22 juin 2007
Pourquoi, même Ségolène Royal, ne croyait pas au programme socialiste ?
« Même Ségolène Royal ne croyait pas au programme du PS » - Libération 22/06/2007 – Matthieu Ecoiffier
Contre-feux. Alors que le procès en responsabilité continue au PS et pourrait faire des étincelles demain au conseil national (le «Parlement» du parti), Ségolène Royal a voulu prendre les devants. Sur France Info, l'ex-candidate s'est plainte hier, d'avoir «dû reprendre dans son pacte présidentiel» le Smic à 1 500 euros et la généralisation des 35 heures. «Deux idées, a-t-elle ajouté, qui étaient dans le projet des socialistes et qui n'ont pas du tout été crédibles . » En clair, si «le travailler plus pour gagner plus» de Nicolas Sarkozy a écrasé les propositions économiques et sociales de Royal, c'est la faute aux archaïsmes socialistes. Et pas la sienne.
«Provocation». Non contente de s'exonérer de cette faiblesse manifeste de sa campagne, Ségolène Royal l'a par ailleurs attribuée à l'aile gauche du PS, rappelant que l'augmentation du Smic était une «idée phare de Laurent Fabius». Réplique du bras droit de l'ex-Premier ministre, Claude Bartolone : «Avoir dit cela, ce n'est pas simplement une erreur, c'est une faute . » Autre représentant de l'aile gauche du parti, le sénateur de l'Essonne, Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé une «provocation consternante» de la part de Royal, «preuve d'une très grande duplicité».
Pour ne pas être clouées au pilori, les troupes de Royal multiplient les contre-offensives. «Il y a eu les chausse-trapes, les coups bas de son propre camp, expliquait récemment Delphine Batho. On a eu quelques mois pour rattraper ce qui n'a pas été fait pendant des années en terme de programme. Malgré l'élan, l'espoir populaire, les gens ont senti que la gauche n'était pas prête à gouverner . » Et les pro-Royal de faire porter le chapeau de cette impréparation à François Hollande, dont l'art de la synthèse aurait «immobilisé» le PS. Gaëtan Gorce, député de la Nièvre , qui a réclamé à plusieurs reprises la démission du premier secrétaire, a annoncé hier qu'il démissionnait du secrétariat national du parti pour «ne pas contribuer à perpétuer» le «système des éléphants». «Ce qui est en cause, ce n'est pas ta personne, mais une méthode de travail, un système dont tu es la clé de voûte et qui paralyse le parti [...], entrave toute perspective de renouvellement», écrit-il dans une lettre à Hollande.
Suite de l’article à lire sur Libération
Il y a des moments dans la vie où l’on se sent seul au monde. Cette introduction sonne à mes oreilles comme une sorte de maxime vis-à-vis de mon scepticisme lors de la première partie de la campagne présidentielle.
Lorsque le projet socialiste à été lancé en interne, j’ai comme tout bon militant rempli mon quota de participation en adressant deux textes à la Commission Nationale sur deux thèmes qui me tiennent particulièrement à cœur : « l’état de la citoyenneté et son devenir » et sur « les conditions de vie des détenus dans les prisons françaises ».
A la conclusion de ce dernier, j’avais choisi de ne pas l’adopter en estimant que ce dernier pouvait être considéré comme un vaste « laxatif », n’avait rien de socialiste et rester très éloigné des besoins et des attentes des français. Il n’en reste pas moins que ce projet global avait reçu l’aval des militants du PS, qui avaient voté comme un seul homme sans même en connaître le contenu.
Dès que Ségolène Royal fut désignée, elle avait clairement affirmé que son pacte présidentiel ne serait pas un copié-collé du projet des socialistes. Les réactions n’avaient pas manqué d’animer les débats internes. Malgré cela, la grande famille socialiste est passée au-dessus de ces considérations pour soutenir « loyalement » celle qui porterait le flambeau pour l’élection présidentielle. Plusieurs points du Pacte Présidentiel avaient laissé ma moue dubitative de socialiste-libéral s’exprimer. La généralisation des 35H00 et le SMIC à 1.500 €, en faisaient partie.
Les 35H00 ont toujours été portés en tête de gondole par le PS, sans jamais accepter d’en assumer les conséquences pour les salariés. Si l’idée de partager le temps de travail était une noble idée à la base, elle a été détournée de son axe par la loi Aubry II qui a permis une désorganisation des plus grandes conventions collectives, a paupérisé dangereusement les conditions de vie des salariés les plus faibles et n’a jamais trouvé sa place au sein des PME. Nous ne parlerons pas de leur application dans le secteur hospitalier où les 35H00 ont créées une situation préoccupante au niveau de l’organisation.
Le SMIC à 1.500 € défendu bec et ongles par la « gauche » du Parti Socialiste, a été présenté comme un juste retour des choses et une chance pour les salariés que l’on peut considérer comme des précaires permanents. Quel cadeau extraordinaire… Il fallait bien un package comme celui-ci pour tenter de renforcer la digue qui avait cédée sous le poids de l’application des 35H00. Quelle vision d’avenir pour ces millions de salariés qui peinent à boucler leurs fins de mois ! On ne saura jamais si cette somme était en brut ou en net. Cela n’a plus aucune espèce d’importance. Les salariés « smicards » se contenteront des baisses de charges, de la TVA sociale et des revalorisations que Sarkozy et Fillon leur imposeront dans les cinq prochaines années.
Voilà donc qu’après l’échec de la Présidentielle et l’échec aux élections législatives, Ségolène Royal reconnaît sans se cacher qu’elle n’avait jamais cru à ces deux mesures, tant elles présentaient un caractère cynique couplées à une aberration économique.
Ces deux mesures étaient dogmatiques. Ces deux mesures n’étaient pas de gauche. Ces deux mesures n’étaient pas socialistes. Ces deux mesures étaient des bêtises construites sur l’idée que toutes les entreprises sont faites sur le même schéma, qu’elles sont toutes capables d’assumer des augmentations de leurs charges sans que cela se répercute sur leurs salariés, sur leur productivité, sur leur compétitivité et au final, sur leur survie.
Les 35H00 ne sont pas appliqués et ne seront jamais appliqués ailleurs que dans les entreprises publiques et les grandes sociétés. Les salariés des PME n’en verront jamais la couleur –à part en de rares exceptions- car ils savent que cela ne permet pas à leur entreprise de se développer, de vendre et de produire pour faire face à la demande de leurs marchés respectifs. Ce n’est ni un progrès social car cela a contribué à la paupérisation des salariés modestes et moyens, et n’est pas bénéfique pour les entreprises.
Le SMIC à 1.500 € - brut ou net – sera effectif à la fin de la nouvelle législature. Effectif, car le jeu des revalorisations annuelles permettra d’arriver à ce plafond. Les salariés au SMIC en 2012, toucheront donc ce qui constitue désormais comme la « prévision socialiste », rien de plus.
Je m’étonne en revanche que Ségolène Royal n’ai pas poussé plus loin sa réflexion sur le contenu du Projet Socialiste. Ce projet n’a jamais retenu l’attention, car il était complet sur la forme, mais vide au sens de la manière dont il convenait de répondre aux attentes. Sur les sujets régaliens du PS comme la santé et l’éducation, le projet était vague et ne donnait aucune vision réaliste de l’ampleur de la tâche nécessaire à mener pour redonner la confiance aux français. Partant de ce constat, il était difficile pour Ségolène Royal de porter et de défendre un ensemble qui ressemblait à s’y méprendre comme un voile.
Un voile ne protège pas du froid….une couverture hypothermique si. Le 6 mai 2007, les français ont tranché en recouvrant les espoirs d’une gauche orpheline, d’une jeunesse métissée et de salariés fauchés. Le 6 mai 2007, les français ont tranché en recouvrant le Parti Socialiste de cette couverture hypothermique. Cela suffira-t-il pour réveiller chez certains militants l’instinct de progrès et anéantir à jamais son penchant naturel au dogmatisme destructeur ?
Régis Sada
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12 avril 2007
Pourquoi Nicolas Sarkozy inquiète-t-il aussi les citoyens homosexuels ?
Par Sophie LAUTIER
PARIS (AFP) - Dans le Marais, cœur de la communauté gay parisienne, l'indécision semble dominante à gauche comme à droite et nombre d'homosexuels se disent inquiets de la candidature de Nicolas Sarkozy, notamment après ses déclarations sur le déterminisme génétique.
"Les gens sont très indécis, la communauté gay est aussi divisée que la population, elle a les mêmes préoccupations: vivre mieux, avoir un travail, un salaire décent, etc.", déclare Lionel, un magistrat parisien souhaitant garder l'anonymat, assis au comptoir du Central, le plus ancien bar gay du Marais.
Cette analyse revient souvent dans le discours d'homosexuels qui ne font plus de leurs revendications identitaires (mariage, adoption) ses éléments déterminants de leur choix.
"De toutes façons, tous les grands candidats susceptibles d'être élus ont promis d'améliorer le Pacs ! Les gays sont comme tout le monde, ils ne votent pas en fonction de leur sexualité", renchérit François Ruquet, co-créateur de l'agence immobilière La Garçonnière , qui aide les couples homos, en butte à une discrimination latente, à se loger.
Après avoir voté "Arlette" en 2002, au premier tour, pour "s'amuser", Damien Fabre, son associé de 43 ans, n'a toujours pas fait son choix, plutôt désabusé après "trois décennies de promesses non tenues, parce que ce ne sont plus les politiques qui gouvernent mais les financiers".
Lionel est "très embêté": militant PS depuis toujours, il juge sa candidate "socialiste mais conservatrice et perçue comme très rigide" et constate que des amis iront voter Bayrou "parce que le personnage de Ségolène les dérange".
"Vous avez vu 2002 ? Je voterai socialiste, utile", assure Jérôme Fleury, serveur du Central, qui rêve d'un Smic à 1.500 euros et ne parle jamais de politique avec son employeur, "un homo pacsé d'origine écossaise, en France depuis 30 ans et de droite... puisque patron!".
Si certains assurent qu'ils connaissent "des gays qui votent Le Pen", le vote contestataire pourrait cette fois être "tiédasse et au milieu", selon Sébastien Grisez, gérant de la librairie Les mots à la bouche. Sa clientèle, gay à 75%, ne s'est pas ruée sur les essais politiques pourtant bien en évidence.
Si aucun candidat ne soulève d'enthousiasme, Nicolas Sarkozy déclenche, lui, un malaise même chez des électeurs de droite. Les options "communautaires" du candidat de l'UMP gênent Bertrand Aubin, 23 ans, qui vient d'achever ses études de droit. " La France , ce n'est pas les Etats-unis. C'est dangereux, c'est peut-être pour cela que j'aurai du mal à voter Sarko".
Nathan (prénom d'emprunt), 26 ans et encarté depuis 7 ans au RPR puis à l'UMP, est un "gros déçu de Sarkozy" qui ne les a "pas assez suivis sur l'homoparentalité, l'adoption".
Après son interview dans Philosophie Magazine où M. Sarkozy semblait adhérer à la thèse d'un déterminisme génétique pour expliquer la pédophilie, le jeune militant "aimerait lui demander ce qu'il pense réellement de nous" parce qu'"il existe un amalgame répandu entre pédophiles et pédés".
"Après les pédophiles et les suicidaires, pourquoi ne dirait-il pas ça des homos ? C'est gravissime", s'inquiète Lionel.
D'autant que ces homosexuels, "privilégiés" à Paris où ils peuvent vivre comme bon leur semble disent-ils, soulignent les évolutions de mentalités encore nécessaires: pour "qu'être homo en province ne soit plus l'horreur", selon Nathan ou Bertrand, pour "ne plus avoir besoin de mentir pour adopter", d'après Lionel ou Damien.
A LIRE SUR :
Je continue à penser que penser à « catégoriser » les français dans ces diverses enquêtes d’opinions n’aide pas à lutter contre toutes les formes de discriminations. Au moment où le besoin d’unité de cohésion dans le Peuple n’a jamais été aussi fort, on poursuit lentement mais sûrement à parler de « français issus de l’immigration », « d’homosexuels », de «musulmans »….Insistons sans relâche sur le mot simple de CITOYEN et de FRANÇAIS avant tout.
Toutefois, ce reportage à le mérite de confirmer –une fois de plus- que les citoyens homosexuels, sont des français comme les autres, qui connaissent les mêmes préoccupations, les mêmes soucis et les mêmes attentes que les autres. Parcourir les rues du Marais est certes une évidence pour un journaliste parisien, pourtant ce même journaliste parisien devrait savoir que le Marais connaît de jour en jour une pénurie d’homosexuels. Les homosexuels, comme partout ailleurs en France, se sont fondus dans la masse et se retrouvent dans les mêmes endroits que les autres.
Sur le fond maintenant, il est indéniable que cette campagne présidentielle intéresse les français, mais confirme le sentiment général d’une vaste fumisterie conduite par des écuries politiques aphones et des candidats aussi risibles qu’inaptes à remplir la fonction présidentielle.
Tous les français aspirent au changement, ils sont conscients que la société à évolué beaucoup plus vite que leur système politique et institutionnel. La mainmise de l’arrière garde conservatrice ou revancharde s’est estompée dans les actes comme dans les esprits au cours des vingt dernières années.
Le problème, c’est que la France de 2007 est encore et toujours gérée avec des méthodes d’après-guerre. Les pratiques et les mentalités n’ont changé que par l’arrivée de nouvelles générations plus soucieuses de vivre en harmonie avec les autres et le monde extérieur, que sur la base de cette France, de cette vieille France qui s’est laissé vivre et coulée durant plusieurs décennies.
Par avance je m’excuse d’orienter mon propos, mais vraiment là l’instant est aussi grave que décisif : pour moi la France et les français n’ont rien à attendre de bon d’une élection de Nicolas Sarkozy.
Si j’ai salué le débat interne mené au sein de l’UMP sur les questions liées à l’homosexualité, et si j’ai fortement décrié le silence assourdissant d’un PS empêtré dans les contradictions distillées par Ségolène Royal, je ne peux me résoudre à penser que cet homme emporte adhésion et sympathie.
Pour Nicolas Sarkozy, les homosexuels ne dérangent personne tant qu’ils restent à leur place et qu’ils ne revendiquent pas autre chose que ce qu’ils peuvent produire. L’hostilité de ses barons feront que ses engagements de campagne se transformeront en « cauchemar » pour des citoyens homosexuels soucieux d’être entendus et reconnus comme des citoyens à part entière.
En repensant à ses propos sur la racaille, sur l’identité nationale, sur la pédophilie et sur sa gestion de la sécurité publique, comment est-il possible d’envisager un retour en grâce d’une France ouverte et déterminée à tourner la page de toutes les politiques menées depuis plus de 30 ans ?
Comment penser que ce garçon qui a tenté de dissimuler ses mauvaises pensées pendant de longs mois, et qui les ressort chaque jour par de petites notes acidulées, avait pu changer ?
Il n’y a pas eu de débat, il n’y en aura pas et il n’y en aura plus. Personne ne doute qu’au soir du 6 mai, si Nicolas Sarkozy était élu Chef de l’Etat la France connaîtra une période plus qu’instable. C’est même un risque fort –et non dénué de sens- d’embrasement qui guette. Cela permettra sans doute à ce garçon « généreux » et « génétiquement modifié » de justifier sa politique de retour à l’ordre moral. Croire dans une France qui peut et qui doit changer, ce n’est pas voter pour une France qui replace des valeurs identiques à celles prônées du temps de « travail, famille et patrie ».
Je veux encore croire au sursaut du Peuple, car je ne souhaite pas que le 7 mai 2007 au matin ressemble pour moi à un 22 avril 2002. Je veux encore croire aux valeurs d’unité, d’universalité, de tolérance et de modernité d’une France apaisée et tranquille. Une France qui accepte l’idée que tout n’est pas parfait mais que changer les choses est possible avec volonté, courage et détermination.
J’en veux terriblement à ce Parti Socialiste qui n’a pas rempli sa mission et qui pourrai faire payer l’addition aux français en étant restant convaincu qu’il était préférable de donner une image plutôt qu’un projet à la France.
Ensemble, tout devient possible….c’est vrai. Mais c’est sans doute encore plus vrai sans Nicolas Sarkozy. C’est mon sentiment et c’est mon ultime conviction. Je ne souhaite pas de cet homme là pour défendre les valeurs de la République et de la France.
Ma France à moi se construira dans l’union et non, dans la stigmatisation et la privation des libertés individuelles. Je veux encore pouvoir rêver et penser librement. Rêver et penser que l’avenir sera plus beau que celui que nous ont réservé des gens qui ne pensent qu’à leur carrière.
C’était la chronique d’un citoyen très inquiet et d’un socialiste aussi déçu que perturbé...
Régis Sada
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17 janvier 2007
Pourquoi Georges Frêche va s’en tirer avec la bénédiction de Ségolène Royal ?
Le 22 novembre dernier j’ai posé la question sur ce même blog « Pourquoi garder Georges Frêche au PS ? ».
Dans le texte accompagnant cette interrogation, j’ai dénoncé les tentatives de compréhension et d’explication de certains de mes camarades sur les propos de ce personnage. On s’offusque du terme « racaille » employé par Nicolas Sarkozy, mais l’on hésite (ou refuse) à dénoncer ceux prononcés par un chef de barronie socialiste.
Les militants expriment leur mécontentement, et la direction nationale promet des sanctions et une convocation devant la commission des conflits.
L’affaire s’estompe peu à peu (comme toujours) et Georges Frêche se paye le luxe de lancer un communiqué hier soir, expliquant qu’il prend volontairement du recul vis-à-vis du PS en attendant sa comparution devant la commission le 26 janvier, et afin de ne pas gêner la campagne de Ségolène Royal.
Déjà, rien que pour cela, on constate que le vieux lion n’a rien perdu de sa superbe et reste sur la conviction de son bon droit.
MAIS…
Qu’apprend t on aujourd’hui ? Que la candidate officielle du Parti Socialiste – Ségolène Royal – interrogée sur RTL ce matin, prononce les termes suivants :
"Je pense que ce qu'il a fait est bien et qu'on peut en rester là", a réagi Mme Royal. Toutefois, "c'est à lui de voir comment (...) il peut continuer à exprimer des excuses pour des mots qui ont profondément blessé et avec lesquels je suis en désaccord", a ajouté la candidate à la présidentielle.
Donc malgré la surveillance accrue de mon blog, de la part de quelques fouineurs socialiste à grosse truffe qui traquent activement toutes les humeurs d’éventuels militants mécontents, je me sens le droit de poser encore et toujours cette question :
DE QUI SE MOQUE T-ON ???
Alors que Georges Frêche n’a jamais donné l’impression que certaines de ses paroles étaient de simples dérapages, et que mois après mois il les a cumulé.
Alors que la Direction Nationale du PS a toujours protégé les égarements de ce monsieur, à la seule raison qu’il détient les clés de l’une des Fédération les plus importantes de France.
Ce dragon de la politique est aujourd’hui « excusé » et « caressé dans le sens du poil » par Ségolène Royal, qui continue sur sa lancée de ne « pas effrayer les français au moment où ils reprennent confiance ».
Je ne peux ni accepter, ni cautionner, ni tolérer que l’on mette une sourdine à des actes ou des propos indignes, à la seule raison de ne pas déranger le bon déroulement d’une campagne électorale.
C’est une méthode mafieuse qui confirme les principes de renoncement et du manque de conviction. C’est un élément supplémentaire qui me confirme qu’avec ce type de raisonnement, je ne suis pas convaincu que le meilleur choix pour la France porte le nom de Ségolène Royal.
Au final, Georges Frêche s’en tire à bon compte et avec la bénédiction des Cieux socialistes.
Chacun doit rester en paix avec sa conscience. Pour moi : trop c’est trop !
Je porte un idéal de gauche pour la France et pour la République , qui ne ressemble en rien à cette méthode d’amnésie de copinage.
Je n’ai pas besoin d’être membre du PS pour me convaincre que mes idées sont de gauche. Le socialisme, ce n’est pas que dans les écrits, c’est aussi une philosophie qu’il convient d’adopter en toutes circonstances.
Régis Sada
13:30 Publié dans Décoder la politique ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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12 janvier 2007
Pourquoi la médiocrité amène un dicton codé ?
Ce qui débecte le plus dans la nature humaine, c’est la volonté de briser les autres quant on manque : d’audace, de compétences et de capacités.
Sans idées et sans envie de dépasser ses propres difficultés, on se ridiculise aux yeux des autres et l’on perd toute crédibilité.
En sombrant peu à peu dans le dogmatisme, on frôle doucement le sovietisme et le fascisme. A des propos litigieux, répondons sous des airs religieux.
Internet offre désormais aux citoyens français la plus belle revanche : celle de blogger et de se livrer en toute liberté.
Associant mon humeur du jour au récent voyage de Ségolène Royal en Chine, je ne résiste pas à vous faire partager mon nouveau dicton chinois :
« CONVICTIONS AU TOP NE PEUVENT AVOIR PEUR DU FLOP - CERTAINS ESPOIRS DECUS SONT LE FRUIT DE LANGUES BIEN TROP PENDUES »
Bien mal acquis ne profite jamais… A bon entendeur…
Régis Sada
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09 janvier 2007
Pourquoi je n'aime pas les dictons chinois de Ségolène Royal ?
Comment casser une image ? En se présentant chaque jour devant les caméras de télévision pour dire des banalités et sourire sans rien proposer.
Vieille habitude des journalistes ou très mauvaise passe pour Ségolène Royal, dans tous les cas, Ségolène je te l'affirme en toute simplicité : JE N'AIME PAS TES DICTONS CHINOIS !
Les français sont actuellement dans l'attente, de quoi ? Tout le monde se le demande.
A près de 100 jours du premier tour de l'élection présidentielle, le moment n'est plus à la boutade, à la risette ou à tout autre forme de bêtise pour amuser la galerie.
Le temps des idées et des propositions est venu.... Les français attendent des réponses et non des questions aux problèmes qu'ils rencontrent chaque jour.
Ségolène, pour te convaincre du bien fondé de ma pensée, je te donne en toute intimité mon dicton à moi, rien que pour toi :
"AUCUNE IDEE EN JANVIER, GROSSE RACLEE LE 6 MAI"!
Tu vois, tout le monde peut en dire des conneries ! Pas besoin : d'être Enarque, d'être une femme, d'être élu et encore moins d'être....socialiste !
20:15 Publié dans Décoder la politique ? | Lien permanent | Envoyer cette note
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