11 mai 2012

Pourquoi tout est une histoire de symboles ?

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L’Histoire se nourrit de symboles. A travers eux, c’est l’assurance de la perpétualité des usages, des traditions et de la mémoire collective.

Ainsi, nous aurons entendu un discours de Nicolas Sarkozy emprunt de sincérité et d’une profonde solennité. Nous regretterons que celui-ci soit son dernier discours, celui dans lequel il remercie les français de leur confiance passée et où il reconnait sa défaite.

Ainsi, nous aurons vu et vécu l’appropriation de la place de la Bastille par un Peuple soulagé, heureux et fier d’avoir rendu l’alternance possible, d’avoir participé à porter François Hollande à la présidence de la République.

Ainsi, nous aurons entendu des « perdants » dignes pour la plupart, mais immanquablement obligés de souligner l’absence de drapeaux français sur cette prise de la Bastille revisitée. Nous nous sentons obligés de leur répondre en écho que ce n’est pas l’étendard, ni le nombre, qui font des uns des meilleurs français ou patriotes que les autres.

Ainsi, nous aurons assisté avec une certaine émotion, à une cérémonie du 8 mai qui place côte à côte deux présidents devant la tombe du soldat inconnu, unissant ainsi tous les français dans un seul et même devoir de mémoire.

Ainsi, nous aurons vu le 10 mai un président pas encore investi, célébrer la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, dans les jardins d’un Sénat qui a longtemps accueilli Victor Schœlcher, celui qui n’abandonna jamais l’idée que tous les hommes ont le droit d’être respectés dans leur dignité, quelque soit leur couleur de peau ou leur condition sociale.

Ainsi, nous garderons longtemps en mémoire cette galerie mythique, cette galerie de symboles perpétuels qui forgent l’idée d’une identité nationale appréciée, enfin retrouvée.

A la manière de Jean-Marie Adiaffi : « Un peuple qui ne sait plus interpréter ses propres signes, ses propres mythes, ses propres symboles, devient étranger à lui-même, perd foi en son destin. »

03 mai 2012

"Mes années Sarkozy" épisode 7 : le péché d'orgueil

8 novembre 2011

"Du Peuple souverain tu ne te moqueras pas" !

 

François Baroin, Ministre de l’Economie accuse la gauche d’être entré à l’assemblée Nationale en 1997 « par effraction ».

 

30 septembre 2011

Pourquoi le Sénat devient le cauchemar de la droite ?

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Une chambre parlementaire où l’alternance démocratique s’exerce est toujours un évènement important. Mais lorsque cette chambre c’est le Sénat tenue depuis plus de cinquante ans par la même majorité, cet évènement résonne comme un séisme politique qui laissera des traces pour longtemps !

Jamais une élection sénatoriale n’aura autant retenue l’attention de nos medias, pour la bonne et simple raison que depuis 1958 celle-ci ne présentait aucun intérêt puisqu’aucun changement de majorité n’y était possible. Hors depuis les régionales de 2004 où la gauche –et le PS en particulier- a remporté très largement toutes les élections intermédiaires, un basculement du Sénat était devenu envisageable voire fort probable.

Confiante dans son aura auprès des grands électeurs, la droite a pêché par excès d’orgueil en pensant que sa majorité en sortirait intacte. Dimanche dernier, au même titre que tous les français lors des précédents scrutins, les grands électeurs ne se sont pas contentés d’adresser un avertissement sans frais en infligeant une correction sévère à la droite et à l’UMP.

Dans une élection voulue confidentielle, dimanche soir les français ont été les témoins directs des arrogantes déclarations de certains représentants de l’UMP qui, non contents de nier une défaite historique, se sont laissés aller à des séquences d’explications démocratiques aux grands vainqueurs de la soirée.

Un ancien Premier Ministre comme Jean-Pierre Raffarin, pourtant grand homme d’Etat, qui explique sans rire les raisons pour lesquelles il est impensable de voir une majorité de gauche émerger au Sénat : « pour l’équilibre démocratique », « pour l’assurance d’une bonne gestion des travaux du Sénat » et « pour épargner à la Haute assemblée de devenir une tribune politique », suffit a donner une indication précise du rapport qu’entretiennent certains responsables politiques avec le pouvoir.

Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche et candidat à la primaire citoyenne, ne s’y ai pas trompé. En réponse à un Philippe Marini (rapporteur du Budget UMP) qui tenait ce même genre d’analyse il répondra avec éloquence : « C’est étrange, à chaque fois que la droite gagne une élection c’est normal. Lorsque la gauche gagne, c’est une erreur ou un danger pour la démocratie ! ».

L’éphémère bataille de Gérard Larcher pour conserver son Plateau (NDRL : la présidence du Sénat) a sonné le glas des espoirs de l’UMP sur ordre du président Nicolas Sarkozy qui l’a invité à renoncer à celui-ci.

Oui et ce n’est pas une nouveauté, il était vraiment inconcevable qu’une assemblée où une majorité est à gauche soit présidée par la droite ! Non monsieur le président de la République ce n’est pas une « grâce » que vous avez bien voulu accorder à la gauche ! La démocratie marche dans tous les deux sens.

Pour ma part, si vous vous doutez bien que je suis ravi du résultat final, je n’ai pas aimé cette élection sénatoriale et le climat politique dont nous sommes les otages depuis 2007.

J’accepte difficilement de recevoir un certificat perpétuel de « bonne conduite civique » par des responsables de l’UMP qui pensent que le pouvoir leur est acquis et qu’ils sont les seuls détendeurs du « made in France », de la vraie France !

J’accepte très difficilement cette arrogance devenue coutumière de la part d’hommes et de femmes qui ne sont que dépositaires d’une fonction et non les propriétaires.

Après le drame du 21 avril 2002, la gauche française avait sombré. Victime de ses dogmes d’antan, de ses batailles intestines et de son manque d’audace et de courage politique. Tout n’est pas réglé et il y a encore bien des questions à trancher. Toutefois, au travers de cette très belle victoire au Sénat et de toutes celles qui se sont succédées dans les élections intermédiaires depuis 2004, la gauche s’est reconstruite et est en passe de réussir sa mutation. Si tel est le cas, son horizon se dégage pour 2012 !

A la manière de Raymond Queneau : « Avoir un système borne son horizon ; n'en avoir pas est impossible. Le mieux est d'en posséder plusieurs ».

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26 septembre 2011

Pourquoi le jour où la gauche a pris le Sénat ?

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VICTOIRE HISTORIQUE

LA GAUCHE PREND LE SENAT

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22 septembre 2010

Pourquoi doit-on remercier le Luxembourg ?

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Une pensée, une idée, il ne faut point bouder. Une pensée pour nos voisins du Grand-duché. Quelle belle idée d’avoir participé à la création d’une seule et même communauté. Communauté de vie, communauté d’envie.

Le Luxembourg ne doit pas trembler. Le Luxembourg ne doit jamais douter. Sa place demeure aux côtés des grands pays fondateurs de l’Union Européenne qu’elle a rejoint pour la faire vivre et exister.

Vos amis français tiennent à vous remercier. Vous remercier pour les 75.000 frontaliers que vous recevez chaque jour pour travailler au cœur de vos cités.

De cela et en son époque, Napoléon III ne s’était donc pas trompé !  

A la manière de Friedrich Nietzsche : « Une âme délicate est gênée de savoir qu'on lui doit des remerciements, une âme grossière, de savoir qu'elle en doit ».

10 juin 2010

Pourquoi faut-il limiter le cumul des mandats ?

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Dans l'objectif du projet présidentiel pour 2012, le Parti Socialiste, par la voix de sa Première Secrétaire Martine Aubry, a relancé l'hypothèse de mettre un terme au cumul des mandats.

Vœu pieux ou promesse irréaliste, cette détermination laisse l'UMP muette et le PS une fois encore très partagé. Gérard Collomb, Député-maire de Lyon et François Hollande, Député et Président du Conseil Général de la Corrèze, se sont exprimé contre cette mesure qui placerait selon eux, le PS dans une fâcheuse posture face à l'UMP.

Pour faire valoir leur désapprobation, ces deux élus brandissent le fait que les élus locaux se trouveraient fortement désavantagés pour être entendus de Paris.

Les partisans de cette mesure évoquent quant à eux, une ouverture du cercle politique, l'émergence d'une nouvelle génération face à l'hégémonie des barons locaux et une facilité pour parvenir à une représentation diverse et paritaire.

Quoi que l'on puisse en penser, tous les arguments sont valables et recevables. Valables dans le sens où les requêtes des élus provinciaux doivent trouver un juste écho à Paris où siège le Parlement, et recevables car ils expriment une volonté de démocratisation de la représentation politique.

Favorable au non cumul des mandats, j'estime que cette décision n'est viable que si elle est liée à quelques éléments. Tenir compte de la taille de l'exécutif local dirigé (une commune rurale ou une petite ville, n'exige pas la même disponibilité d'un élu que le Maire de Paris ou le Président d'un Conseil Général), la fin du mille-feuilles territorial qui voit les compétences se chevaucher et, que les Collectivités Locales disposent enfin d'un véritable contre-pouvoir.

Si les Collectivités Locales disposent aujourd'hui d'une représentation à travers le Sénat, force est de constater qu'en tout état de cause, et bien que le travail de celui-ci aie été souligné, l'Assemblée nationale décide toujours.

C'est à mon sens, l'effet boomerang du choix du Président Nicolas Sarkozy de donner la primauté de la réforme des conseillers territoriaux au lieu de privilégier celle du Sénat, de son mode d'élection et du contre-pouvoir efficace qu'il peut exercer à l'image du Sénat américain.

Le non cumul des mandats, c'est garantir un travail effectif de nos élus et une juste représentation de nos régions.

A la manière de Jean-Luc Hees : « Il y a soixante millions de personnes, dans ce pays, qui n'habitent pas qu'en région parisienne ! On devrait s'en souvenir un peu plus souvent... ».

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22 juin 2009

Pourquoi le Président de la République doit parler devant le Congrès ?

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Un Congrès dans l'œil du cyclone !

C'était une caractéristique de la démocratie française depuis 1875. Le Président de la République était le seul Chef d'Etat à ne pas pouvoir s'exprimer devant les deux chambres que constituent le Sénat et l'assemblée Nationale.

Cette disposition avait été voulue dans une époque ballotée entre le principe naissant d'une laïcité affirmée et un retour de la monarchie possible par défaut de républicanisme mal affirmé. Pour éviter toute tentative de coup d'état ou d'influence sur les représentants du Peuple, le Chef de l'Etat était interdit d'expression directe devant ces derniers. En 2008, Nicolas Sarkozy avait ordonné une révision de la Constitution lui permettant de palier à cette spécificité française en souhaitant à l'époque qu'il puisse s'adresser aux Parlementaires dans leurs hémicycles respectifs, ce qui lui avait été refusé par sa propre majorité.

Ce droit d'expression du Président devant le Congrès est une très bonne chose. C'est un exercice logique qui se révèle être un moment important dans de nombreuses démocraties du monde, à l'image du discours sur l'état de l'Union prononcé chaque année par le Président américain devant son Congrès. Le Président parle devant les représentants du Peuple, et il assume les lignes de la politique qu'il entend conduire pour le pays.

A 15H00, Nicolas Sarkozy pourra s'exprimer librement et sans contraintes devant une majorité béatement acquise à son discours et une opposition clairsemée avec des socialistes présents qui se retireront ensuite et des Parlementaires Verts et Communistes qui boycotteront une cérémonie virant au Sarko' Show.

Si cette nouveauté est une bonne chose, elle apporte une nouvelle fois la preuve que la réforme constitutionnelle voulue par Nicolas Sarkozy en 2008, était une réforme trop faible et qui place la France devant les incohérences d'une Constitution mal adaptée à l'idée d'une hyper présidence opposée à un Parlement qui ne prend pas toute la mesure de son pouvoir législatif. La Vème République initiée par le Général de Gaulle a été pensée pour sortir notre pays des perpétuelles querelles partisanes existantes sous la IIIème et la IVème République, et en donnant à la présidence de la République un rôle de protecteur au-dessus des partis.

Si Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac se sont adaptés à cette forme de pouvoir, celle-ci a volé en éclat avec un Nicolas Sarkozy qui entend assumer une super-Présidence en laissant les miettes de la mise en œuvre à son Premier Ministre. Nicolas Sarkozy a manqué de courage politique. En 2008, il fallait franchir le pas et décider que le Chef de l'Etat élu par tous les français devient également un chef politique -ce qu'il est de fait avec l'UMP- et donc qu'il est en mesure d'engager sa propre responsabilité devant les élus du Peuple. Le poste de Premier Ministre devenait de facto inutile. Cette nouvelle vision nécessitait une réforme plus large : le passage à la VIème République.

Les Parlementaires Verts et Communistes ont choisi de boycotter ce rendez-vous. Le PS après quelques hésitations a choisi d'y être présent en partant ensuite. Ces députés et ces sénateurs contestent le fait que le discours du Président sera suivi d'un débat sans vote....et sans présence de l'intéressé. La démocratie française a encore de nombreux progrès à faire. Le plus amusant reste le fait que celles et ceux qui devraient la faire avancer -les Parlementaires- sont souvent les plus réfractaires à souhaiter que leurs petits privilèges soient confisqués.

Cette nouvelle étape est un petit sillon marqué mais non creusé. Cette réforme constitutionnelle inutile car boiteuse, en appelle une autre plus large et indispensable à un véritable renouveau démocratique en France. Oui à un Président actif à l'intérieur comme à l'extérieur et à un Parlement qui constitue un véritable contre pouvoir.

Régis Sada

 

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01 octobre 2008

Pourquoi le Sénat reste un "Etat" en marge de notre "Etat"....à nous ?

Au moment où la crise frappe le monde et l’Europe. Au moment où Nicolas Sarkozy et François Fillon demandent aux français de se serrer la ceinture afin d’assurer la poursuite des réformes promises. Au moment où les français doutent chaque jour du « miracle » promis par son président de la République.

 

Un micro Etat dans l’Etat continue de se graisser et de s’engraisser sur le dos des français et de nos finances publiques : le Sénat ! Dans ce palais extraordinaire, dans ce Monaco parisien, les 343 habitants (les sénateurs), ne sont pas tenus de se restreindre et continuent à bénéficier des avantages qu’ils se sont arrogé.

 

Revue de presse avec « Le Sénat, le pays où la vie est moins chère » lancé le 30/09/2009 par le Journal Le Monde et écrit par Patrick Roger :

 

senat.jpg« Gérard Larcher, qui devait être élu, mercredi 1er octobre, à la présidence du Sénat, a déclaré vouloir une plus grande "transparence" sur les comptes de l'institution. Un audit des finances devrait être engagé. "Tout sera examiné, sans exception", a assuré le sénateur (UMP) des Yvelines. »

 

« Il faisait référence, notamment, aux conditions accordées au président sortant, Christian Poncelet, qui s'est vu attribuer par la questure du Sénat, depuis 2004, un appartement de 200 mètres carrés situé rue Bonaparte, dans le très huppé 6e arrondissement de Paris, dont il aurait la jouissance "à vie". Le secrétaire général adjoint de l'UMP, Xavier Bertrand, s'en est ému : "Il faut mettre un terme à cette idée aberrante d'avoir un appartement à vie pour le président du Sénat", a-t-il déclaré dimanche. Lundi, M. Poncelet a fait savoir qu'"évidemment" il libérerait cet appartement à la fin de son mandat de sénateur, en 2014. »

 

Ce matin, Christian Poncelet a annoncé son renoncement

 

« En 2007, le Sénat a reçu une dotation de 314,5 millions d'euros, à laquelle s'ajoutent 11,5 millions pour le jardin du Luxembourg, 1,5 million pour le Musée du Luxembourg et 13,6 millions pour la chaîne parlementaire Public Sénat. Soit une dotation totale de plus de 340 millions d'euros. »

 

« Outre ces fonds publics inscrits au budget de l'Etat, le Sénat est assis sur un véritable "tas d'or" qui, lui, n'est assujetti à aucune règle, si ce n'est celle de la prospérité. Pour en comprendre l'origine, il faut faire un petit retour en arrière, lorsqu'en 1992 le gouvernement - de gauche - avait demandé le rapatriement au budget de l'Etat des excédents financiers des deux Assemblées. L'Assemblée nationale s'y était soumise, reversant en deux fois près de 4 milliards de francs. Le Sénat, alors présidé par René Monory, s'y était refusé. »

 

« Cette "cagnotte" a été placée et produit chaque année de somptueux revenus. La réserve du Sénat - habilement dissimulée sous la rubrique "caisse de retraite des anciens sénateurs" - s'élevait fin 2006 à 537 millions d'euros, dont 24 millions générés au cours de l'année par les intérêts des placements financiers. A cela s'ajoute une autre caisse, celle des personnels du Sénat : 613 millions d'euros fin 2006, dont 32 millions de résultats financiers au cours de l'exercice. Au total, le Sénat a engrangé, en 2006, 56 millions d'euros de produits financiers ! »

 

« Le principal argument avancé par le Sénat pour justifier l'existence de ces réserves est que les ressources qu'elles génèrent permettent d'alimenter le régime autonome de retraite du Sénat, fondé à la fois sur la répartition - les cotisations - et sur la capitalisation, évitant ainsi de grever le budget de l'Etat. En réalité, sur les 24,3 millions d'euros de pensions que la caisse de retraite des sénateurs a versés à ses affiliés en 2007, 13,1 millions l'ont bien été par les produits financiers dégagés par cette caisse. Mais 7,9 millions ont été financés par les cotisations "patronales", c'est-à-dire en réalité le budget de l'Etat - et 3,3 millions par les cotisations des sénateurs. Le montant des cotisations "patronales" représente 2,4 fois celui des cotisations "salariales", alors que ce rapport est habituellement de l'ordre de 1,5. »

 

« Le système n'allège pas la charge de l'Etat, mais il permet de verser de confortables retraites aux sénateurs : une moyenne de 4 250 euros par mois servis en 2006, à comparer aux 2 880 euros versés en moyenne aux députés. Cela n'a pas empêché la majorité sénatoriale de partir en guerre contre les régimes spéciaux de retraite, à l'unisson du gouvernement. »

 

« Le Sénat dispose donc, au total, d'un budget de 340 millions d'euros et d'une double réserve de 537 millions et 613 millions d'euros. Le "magot" du Palais du Luxembourg atteint ainsi 1,5 milliard d'euros. Ces dotations et réserves budgétaires ne doivent pas être confondues avec ce qui est communément appelé la "réserve parlementaire". Il s'agit pour cette dernière de crédits ministériels, votés chaque année à la fin de la discussion budgétaire, et mis à la disposition des deux Chambres, proportionnellement au nombre de parlementaires. Ces crédits, de l'ordre de 55 millions d'euros pour le Sénat, sont gérés discrétionnairement par le président et le rapporteur général de la commission des finances, qui les répartissent entre leurs collègues. »

 

« Le Sénat continue pourtant à mener grand train. Avec ses 343 sénateurs, ses 1 226 fonctionnaires - dont 2 secrétaires généraux, 22 directeurs et 220 administrateurs (cadres) - dont les salaires comptent parmi les plus élevés de la fonction publique, et plus d'un millier d'assistants parlementaires, le Sénat est un Etat dans l'Etat. Pour qu'il puisse espérer retrouver une image vertueuse, cela suppose d'abord qu'il accepte, en matière budgétaire, de se soumettre - enfin - à la règle commune. Au futur président d'indiquer, à présent, ce que seront ses choix. »

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29 septembre 2008

Pourquoi le Parlement prend l’obésité comme un problème grave et sérieux ?

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L’Assemblée se penche sur l’obésité galopante – Le Monde – 29/09/2008

La mission parlementaire d'information sur la prévention de l'obésité rendra publique, mardi 30 septembre, ses conclusions et présentera 80 propositions pour répondre à ce "véritable problème de société". En France, un adulte sur deux est en surcharge pondérale et un sur six est obèse, tandis qu'un enfant sur cinq souffre de surpoids. La prise en charge de l'obésité, facteur de risque majeur pour les maladies chroniques (maladies cardio-vasculaires, diabète), coûte entre 10 et 15 milliards d'euros chaque année à l'Assurance-Maladie, souligne Valérie Boyer, présidente de la mission parlementaire. Mais la députée UMP des Bouches-du-Rhône insiste également sur les coûts sociaux "énormes" et "les souffrances individuelles" induits par l'obésité.

Les propositions contenues dans le rapport présenté mardi devant la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale concernent aussi bien l'industrie agroalimentaire, la distribution, les consommateurs, les médias, les professionnels de santé... Parmi elles, des propositions "très concrètes", comme la promotion de l'allaitement maternel.

DES FRUITS ET LÉGUMES DÉTAXÉS ?

Certaines mesures envisagées divisent d'ores et déjà le gouvernement, comme la proposition de moduler les taxes sur les produits alimentaires. Dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France daté du 29 septembre, Valérie Boyer explique qu'"une pomme devrait être moins taxée qu'un snack. Or, aujourd'hui, ces deux produits sont taxés à 5,5 %. Il faudrait augmenter la TVA sur certains produits comme les barres chocolatées et la faire baisser sur d'autres, comme les fruits et légumes". Pour la députée, qui envisage même la suppression de la TVA pour les fruits et légumes, "il faut d'abord se mettre d'accord sur les outils scientifiques qui permettront de définir la qualité nutritionnelle des aliments". La veille, sur Europe 1, le ministre du travail, Xavier Bertrand, s'était dit hostile à une telle mesure : "Je n'y suis pas favorable, parce que vous savez ce qui se passerait ? Cela augmenterait les prix, et je ne suis pas sûr que ça change les comportements."

 

Pour Valérie Boyer, l'objectif n'est pas d'imposer des interdits, mais d'"apprendre aux Français à maîtriser leur apport calorique et à le gérer par rapport à leur activité physique". La députée n'entend pas "stigmatiser l'industrie agroalimentaire", mais "accompagner les industriels pour qu'ils proposent des produits qui soient positifs pour la santé". L'amélioration du dépistage précoce de l'obésité et l'identification par la Halde des discriminations liées à cette affection figurent parmi les autres propositions de la mission parlementaire.

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22 septembre 2008

Pourquoi au lendemain des sénatoriales la gauche continue à pleurer sur elle-même ?

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C’est hier dimanche 21 septembre 2008 dans le plus grand secret, que ce sont déroulées les élections sénatoriales qui a vu renouveler un tiers des sièges de cette assemblée méconnue des français et si contestée pour son utilité et le mode de désignation de ses représentants.

Pour celles et ceux qui l’ignorent encore, le Sénat ne représente pas le Peuple mais les collectivités locales et territoriales. Héritage d’une France passée, les petites communes rurales y sont surreprésentées au détriment des villes et des grands ensembles urbains.

La droite y est confortablement installée depuis sa création et observe avec une jubilation ostentatoire les gesticulations d’une gauche qui préfère se plaindre du système électoral plutôt que de se concentrer à se faire l’écho des dossiers qui y sont traités.

Qu’elle est mignonne et attendrissante cette gauche revancharde qui se roule dans ses mornes complaintes d’une serveuse automate. Qu’elle me plait cette gauche qui s’auto satisfait lorsqu’elle arrive aux responsabilités et qui se prend les pieds dans le tapis de ses propres contradictions. Qu’elle me gonfle cette gauche qui renonce à corriger certaines incohérences démocratiques et qui se plait à les pointer du doigt.

Un certain Jean-Marie Bockel n’a jamais hésité à lancer un mot, un seul, qui suffit à caractériser cette gauche qui s’est perdue dans un océan de médiocrité : L’AUDACE !

Où est cette gauche qui parle d’égalité entre les citoyens ? Où est cette gauche qui parle de changer de Constitution ? Où est cette gauche qui souhaite enfin diriger avec son temps en oubliant ses vieilles formules du passé ? Où est cette gauche qui donne envie aux jeunes de se lever et d’affronter les inégalités et les atteintes aux libertés ? Où est cette gauche réaliste qui ne perd pas de temps pour satisfaire ses chapelles mais qui agis pour le bien de tous ?

Cette gauche existe. Cette gauche résiste. Mais cette gauche est invisible car elle n’a pas été capable de chasser ses vieux démons. Cette gauche a laissé la droite diriger la France depuis 2002 car elle est incapable de se monter à la hauteur des enjeux et des exigences des français. Cette gauche s’est perdue sous les ors de la République. Cette gauche n’a plus d’idées et a perdue l’envie de se surpasser pour les gens qui l’attende.

Lorsque les français décideront de donner une nouvelle chance à cette gauche, celle-ci n’aura pas le droit à l’erreur. Elle devra enfin se lancer dans ses grands chantiers dont elle nous abreuve chaque jour : le droit de vote des étrangers (je n’y suis pas spécialement favorable), l’égalité des droits pour tous les citoyens (adoption et mariage homosexuel), réforme des institutions (une vraie Constitution moderne), réforme des systèmes de retraite (arrêtez la langue de bois et s’attaquer à la pénibilité du travail et aux acquis devenus injustifiés)…..

A quant le jour du grand retour ? Seuls les français le savent et le peuvent…. Ce jour là, le jour où cette gauche muette sera capable de surpasser ses dogmes poussiéreux, elle sera à même de corriger cette erreur démocratique que constitue le Sénat. Une Haute Assemblée élue par un parterre d’initiés à l’ombre des citoyens et à la marge de la démocratie. Si son importance institutionnelle n’est plus à démontrer, c’est bel et bien sa représentation et le mode de désignation qui posent problème.

Un Sénat moderne doit être élu par les citoyens eux-mêmes. Une Sénat moderne qui représente les territoires doit s’en faire le reflet parfait : les français habitent maintenant dans les villes, c’est un fait. Un Sénat moderne doit disposer de

Femmes et hommes politique de gauche : arrêtez de vous plaindre ! Votre problème n’est que celui de votre propre égo ! Le jour où vous avez réalisé que le monde avait évolué et que la société française s’était muée, c’était le jour où les français n’ont plus voulu de vous (de nous). Le jour où les français ont sanctionné votre incapacité à corriger ce que vous dénoncez aujourd’hui.

Ne soyez plus comédiens du passé. Devenez acteurs des idées de demain !

Oui vraiment, plutôt que la gauche pleure sur son sort actuel, je préfèrerai qu’elle pleure sur le sort des français et pense avec intelligence à ses propres erreurs du passé ! Mais oui, faut-il encore qu’elle soit capable de comprendre que ce n’est pas avec les idées du passé que l’on fait tourner la roue du progrès. En cela, le retour de Martine Aubry –par exemple – n’est pas un signe positif envoyé à son électorat potentiel.

Régis Sada

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