08 décembre 2010
Pourquoi un marché pour Noël ?

Les premières traces des marchés de Noël remontent au XIVe siècle en Allemagne ou en Alsace, sous l'appellation « Marché de Saint Nicolas ». Le premier document relatant un marché de Noël est daté de 1434 sous le règne de Frédéric II de Saxe, évoquant un « Striezelmarkt » qui a eu lieu à Dresde le lundi précédent Noël. Plus tard, la Réforme a perpétué la tradition en le rebaptisant « Christkindlmarkt » (marché de l'Enfant Christ) pour lutter contre le culte des saints. Le marché de Noël de Strasbourg date de 1570, celui de Nuremberg de 1628.
Au XIXe siècle, le Christkindelsmärik (en alsacien) se tenait au Frohnhof (place aux corvées) entre la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, le palais des Rohan de Strasbourg et le musée de l'Œuvre Notre-Dame (actuelle place du château) et avait lieu 8 jours avant Noël et jusqu'à la messe de minuit.
Un important renouveau, considéré comme commercial, a eu lieu au milieu des années 1990. De nombreuses villes en Europe ont instauré leur propre marché de Noël avec des chalets et parfois des attractions (patinoire éphémère, grande roue...).
Visitez le site du Marché de Noël de Strasbourg
Visitez le site des Marchés de Noël en France, en Belgique et en Suisse
A la manière de James Joyce : « Voilà ce qui fait le bon commerçant. Il vous fait acheter ce qu'il a besoin de vendre ».
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22 janvier 2008
Pourquoi désormais en France les citoyens homosexuels pourront adopter ?
STRASBOURG (AFP) - La France a été condamnée mardi pour discrimination sexuelle par la Cour européenne des droits de l'homme pour avoir refusé le droit d'adopter un enfant à une enseignante lesbienne.
"C'est une victoire de l'Egalité sur la peur, le préjugé et l'ignorance", s'est félicitée l'avocate parisienne de l'enseignante, Me Caroline Mécary.
L'arrêt aura des conséquences importantes pour tous les célibataires homosexuels car désormais "la France ne peut plus refuser un agrément à une personne célibataire en raison de son homosexualité et il en sera de même pour tous les autres pays membres du Conseil de l'Europe", souligne-t-elle.
Dans son arrêt, la Cour européenne "considère que la requérante a fait l'objet d'une différence de traitement" et souligne que cette différence "constitue une discrimination au regard de la Convention" puisqu'elle se rapporte uniquement à l'orientation sexuelle.
Par dix voix contre sept, les juges européens de la Grande chambre ont conclu à la violation de l'article 14 (interdiction de la discrimination) combiné avec l'article 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) de la Convention européenne des droits de l'homme. Ils ont alloué 10.000 euros à la plaignante pour dommage moral.
L'arrêt spécifie que "le refus d'agrément opposé à une femme en raison de son homosexualité constitue une atteinte à la vie privée et familiale, que cette atteinte est discriminatoire car fondée sur l'orientation sexuelle et qu'elle n'est ni justifiée, ni objective, ni nécessaire dans un Etat démocratique", analyse l'avocate parisienne.
La requérante, qui protège son anonymat sous les initiales E.B., est institutrice dans une école maternelle dans le Jura. Aujourd'hui âgée de 45 ans, elle vit depuis 1990 en couple avec une psychologue.
Souhaitant adopter un enfant, elle essuya un refus des services départementaux qui invoquèrent un défaut de "repères identificatoires" dû à l'absence de référent paternel et un moindre intérêt de sa compagne par rapport à une éventuelle adoption.
Les juridictions françaises confirmèrent le refus d'adoption en assurant que leur décision avait tenu compte des besoins et de l'intérêt d'un enfant adopté.
Le droit français, rappellent les juges européens, autorise déjà l'adoption d'un enfant par un célibataire, ouvrant ainsi la voie à l'adoption par une personne célibataire homosexuelle. La France n'aura donc pas à modifier sa législation pour se conformer à la décision obligatoire de la Cour, mais elle devra modifier l'interprétation et la mise en pratique de ses propres textes, selon les juristes européens.
Neuf pays européens (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Islande, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) admettent l'adoption par des couples homosexuels ou homosexuelles.
Lors de la procédure devant la Cour européenne, la Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme (FIDH), l'ILGA-Europe (the European Region of the International Lesbian and Gay Association), l'Association des Parents et futurs Parents Gays et Lesbiens (APGL) et la British Agencies for Adoption and Fostering (BAAF) avaient été autorisées à intervenir en qualité de tiers intervenants, une procédure exceptionnelle.
A LIRE SUR :
Je salue cette décision hautement symbolique de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, qui place la France devant ses responsabilités et ses incohérences.
Alors que partout en Europe et dans le Monde les droits des homosexuels ont progressé ces dernières années, la France est restée calée sur ses vieux principes hérités d’un autre âge.
Il est facile pour le pays dit des Droits de l’Homme de faire la leçon aux autres, tout en refusant catégoriquement de modifier sa propre législation.
Suite à cette condamnation, la France n’ait plus en mesure de se payer le luxe de considérer ses homosexuels comme des citoyens de seconde zone. Malgré toute l’énergie déployée, il sera difficile pour Nicolas Sarkozy de faire comme si ce débat n’existait pas.
Si les homosexuels français disposent désormais d’une jurisprudence leur signifiant qu’ils sont des citoyens comme les autres, ils sont en droit de connaitre la date à laquelle ils pourront s’unir aux yeux de tous devant la République.
Régis Sada
14:23 Publié dans Garçonnière & Homosexualité ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : politique, gay, mariage, strasbourg, cour européenne, jurisprudence, adoption |
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19 septembre 2007
Pourquoi la lutte contre l’obésité est désormais devenue un sujet d’actualité ?
STRASBOURG (Reuters) - La pratique régulière d'une activité physique permet de réduire les risques d'obésité et de maladies cardio-vasculaires chez les adolescents de manière significative, conclut une étude scientifique présentée mercredi à Strasbourg.
Pour des enfants affichant un indice de masse corporelle normal à l'entrée en 6e, le risque d'être en surpoids à la sortie du collège est ainsi réduit de plus de 50%.
L'activité physique permet par ailleurs d'augmenter de 6% le HDL-cholestérol dans le sang, encore appelé le "bon cholestérol" puisqu'il réduit les risques de maladies cardio-vasculaires.
"On en avait de fortes présomptions, mais on n'avait jamais montré jusqu'à présent qu'on pouvait renverser la vapeur", a déclaré mercredi le professeur Chantal Simon, en présentant les résultats de l'étude.
Un millier de collégiens répartis dans huit établissements du Bas-Rhin ont été observés durant quatre ans dans le cadre de ce programme mené par une unité de recherche que le Pr Simon dirige au sein de l'Université Louis Pasteur.
La moitié, ceux des collèges "action", se sont vu proposer des activités physiques au sein de l'établissement, durant les pauses, et en dehors. "Le plaisir de participer et le jeu" ont été mis en avant plutôt que la notion de compétition.
Quatre ans plus tard, 79% des adolescents de ces collèges pratiquaient des activités physiques extra-scolaires auxquelles ils consacraient 54 minutes de plus par semaine. Ils passaient 20 minutes de moins chaque jour devant la télévision.
Au sein du "groupe témoin" constitué par l'autre moitié des élèves, la proportion de jeunes pratiquant des activités physiques est passée de 65% à 47%, conformément à ce que l'on a pu observer chez les adolescents français et européens.
A la fin de leur 3e, 4,4% des élèves des collèges "action" qui affichaient un poids normal au départ étaient passés en situation de surpoids contre 9,8% des élèves des collèges "témoins". L'excès de poids concerne actuellement 15 à 20% des adolescents français.
L'étude note, par ailleurs, qu'à la fin de l'étude, 25,7% des mères des adolescents concernés disaient avoir une activité physique régulière contre 15,7% des mères de jeunes des collèges "témoins".
A LIRE SUR :
Trop longtemps méprisée, la lutte contre l'obésité est désormais intégrée comme un enjeu prioritaire de santé publique. Il n'est jamais trop tard pour s'en satisfaire.
Maintenant, en y regardant de plus près -et notamment concernant les publicités télévisées pour des produits sucrés ou salés- il ne faut pas tomber dans un excès de zèle.
D'un côté, il faut enseigner aux enfants qu'une alimentation équilibrée est gage de bonne santé, et d'un autre, il faut permettre à tous les ménages -et notamment les plus modestes- de disposer des moyens suffisants pour s'offrir le luxe d'acheter des fruits et des légumes en quantité.
De même, la pratique sportive doit être offerte à tous, et sur ce point le Gouvernement sera bien inspiré d'engager des négociations avec les collectivités territoriales et les fédérations sportives, afin d'envisager une option : un écolier = un sport.
Régis Sada
14:25 Publié dans Foudroyer l'obésité ? | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : france, obésité, santé, éducation, strasbourg, alsace, cholestérol |
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